SALONS LITTÉRAIRES

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Les écrivains et la bonne société.

Comme nous l'avons vu, au regard d'autres formes de sociabilité mondaine, une des grandes spécificités des salons parisiens est la place qu'y occupent les écrivains. Leur présence régulière et durable au sein de la bonne société a été souvent commentée par les historiens et a donné lieu à des interprétations divergentes. Doit-on considérer que les auteurs qui fréquentent les salons ne sont que des arrivistes sans scrupules, plus intéressés par les succès mondains que par leur œuvre, ou doit-on, au contraire, en déduire que les salons sont des lieux soustraits à l'empire du pouvoir, entièrement consacrés à la littérature et à la conversation et où les différences sociales n'ont plus cours ? Évidemment, aucune de ces solutions simplistes n'est satisfaisante. Il faut plutôt essayer de comprendre comment s'est formé historiquement ce lien particulier entre la bonne société et une partie du monde littéraire. En France, une telle alliance s'est nouée dans la première moitié du xviie siècle. Les belles-lettres, les sciences et la philosophie sortent des milieux savants pour toucher de nouveaux publics, mondains et féminins ; de nouvelles formes de distinction sociale fondées sur les divertissements littéraires et la maîtrise de la conversation sont mis en avant par la société de cour ; enfin, de nouvelles représentations de l'écrivain font accéder celui-ci au rang des personnes qu'il convient d'inviter et de recevoir. Entre les élites parisiennes et les écrivains à succès, du moins ceux qui acceptent de jouer le jeu de cette bonne société en contribuant par leurs poésies, leurs lettres et leurs bons mots à ses divertissements, se noue alors une alliance de longue durée qui s'exerce durablement jusqu'au xxe siècle. Même des auteurs dont l'œuvre semble éloignée des formes prônées par les salons, tels les frères Goncourt, auteurs de romans réalistes volontiers critiques, fréquentent avec assiduité le salon de la princesse Mathilde et sont nostalgiques d'un xviiie siècle mondain et rococo largement fant [...]


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Écrit par :

  • : maître de conférences en histoire moderne à l'École normale supérieure

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LES FEMMES SAVANTES, Molière - Fiche de lecture

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Avant-dernière comédie de Molière (1622-1673) , Les Femmes savantes font écho aux Précieuses ridicules (1659) qui ont ouvert la carrière parisienne de l'auteur. Sur le même motif (les femmes et leur volonté de prétendre au savoir et à l'art dans une société de salon), Molière est passé d'une pièce en un acte et en prose, fondée sur des types, faisant la satire de précieuses provinciales entichée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-femmes-savantes/#i_22689

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Dans le chapitre « De la bohème à l'avant-garde »  : […] La « bohème » de Murger reste caractéristique des années 1840-1850, enveloppant à la fois les milieux du journalisme, ceux de ce que l'on a nommé la « fantaisie », et le réalisme de la brasserie Andler autour de Gustave Courbet et de Champfleury. Mais si la mort de Murger en 1861 est saluée par les Goncourt comme la « fin de la bohème », ce n'est là que figure de style. La génération libérale de 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boheme/#i_22689

BONAPARTE ÉLISA (1777-1820) princesse de Lucques et de Piombino (1805) grande-duchesse de Toscane (1809)

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Grâce à une bourse, Élisa fait son éducation à la maison royale de Saint-Cyr, de 1784 à 1792. En 1797, elle épouse un capitaine corse, Félix Bacciochi, homme d'une parfaite nullité (bien que membre de la famille impériale, il n'atteindra le grade de général de division que péniblement en 1809), mais qui aura la bonne grâce de n'encombrer jamais ni la vie privée ni l'activité gouvernementale de son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/elisa-bonaparte/#i_22689

CAFÉS LITTÉRAIRES

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  • Gérard-Georges LEMAIRE
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Dans le chapitre « Un espace alternatif »  : […] Dans une large mesure, les cafés ont servi d'alternative aux cours princières, aux ruelles du xvii e  siècle, puis aux salons de l'aristocratie du xviii e  siècle et de la majeure partie du xix e  siècle, le plus souvent régis par les femmes. Ce gouvernement féminin sur la vie intellectuelle a été fustigé par Molière dans ses Femmes savantes  : cette pièce satirique permet de voir que les rites e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cafes-litteraires/#i_22689

CÉNACLES ROMANTIQUES

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  • France CANH-GRUYER
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Dans le chapitre « Autour de Victor Hugo »  : […] Le Cénacle proprement dit est encore appelé « Cénacle de Joseph Delorme », en l'honneur du célèbre poème de Sainte-Beuve dans lequel ce terme se trouve appliqué au groupe d'amis et d'artistes qui, de 1827 à 1830 (à peu près du « manifeste » de la préface de Cromwell à l'apothéose d' Hernani ), furent au cœur de la révolution romantique. Certes, Sainte-Beuve, qui entre en relation avec Victor Hu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cenacles-romantiques/#i_22689

CHARRIÈRE ISABELLE DE (1740-1805)

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CONTES, Charles Perrault - Fiche de lecture

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Dans le chapitre « Un art du naturel »  : […] Tenant de ceux (les Modernes) qui revendiquaient une liberté de la littérature par rapport aux modèles antiques contre ceux (les Anciens) qui en prônaient l'imitation, académicien depuis 1671, bon politique sous Colbert, chef de file et champion de la dramaturgie moderne, du nouvel art chrétien, des auteurs contemporains du siècle de Louis XIV, de la langue, de la littérature et de la nation franç […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contes-charles-perrault/#i_22689

CONTES DE FÉES, Madame d'Aulnoy - Fiche de lecture

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La comtesse d'Aulnoy (Marie Catherine Le Jumel de Barneville, baronne d'Aulnoy, 1650-1705) est surtout connue, au xvii e  siècle, pour le scandale énorme dont elle a été l'objet. Elle fut en effet convaincue, en 1669, d'avoir dénoncé à tort son mari, le baron d'Aulnoy, pour avoir tenu des propos outrageants contre le roi. Cette calomnie, qu'elle et sa mère avaient diffusée pour se débarrasser d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contes-de-fees-madame-d-aulnoy/#i_22689

DEFFAND MARIE marquise du (1697-1780)

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  • Édouard GUITTON
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Sainte-Beuve ( Lundis I et XIV) et Gustave Lanson ( Choix de lettres du XVIII e siècle ) ont parlé admirablement de M me du Deffand. Ame d'une richesse exceptionnelle, elle offre une image exemplaire du sort de la femme sous l'Ancien Régime. Son œuvre tient dans sa correspondance et sa conversation : sûr moyen de parvenir à la postérité. Supérieurement intelligente, elle a su en toute circonsta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marie-deffand/#i_22689

DUCLOS CHARLES PINOT (1704-1772)

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Écrivain breton, né et mort à Dinan, très récemment sorti de l'oubli parce qu'on a pu voir dans son Commentaire sur la Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal (publié en édition posthume) une des sources principales de l' Essai sur l'origine des langues de J.-J. Rousseau (cf. J. Derrida, De la grammatologie , Paris, 1965), Duclos a surtout été connu de son temps comme romancier et comme hi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-duclos/#i_22689

ÉCOLE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
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Dans le chapitre « Cénacle, académie, chapelle »  : […] Le vague de l'école occuperait ainsi une position médiane entre l'académie (qui marque un degré maximal d'institutionnalisation) et la « chapelle » (qui se caractérise par une institution autoproclamée, peu ou pas reconnue en dehors de ses membres). Le terme d'académie désigne bien à l'origine – le grec Akademia  – une école, c'est-à-dire un lieu d'enseignement, en l'occurrence celui de Platon à A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-litteraire/#i_22689

ÉMILIE DU CH TELET ET MARIE-ANNE LAVOISIER. SCIENCE ET GENRE AU XVIIIe SIÈCLE (K. Kawashima)

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  • Gabriel GACHELIN
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Dans le chapitre « Le rôle des salons »  : […] La question des liens entre sciences et genre se développe selon une dimension singulière au xviii e  siècle, période pendant laquelle la science expérimentale et les théories scientifiques qui en sont issues deviennent des moteurs de l’activité intellectuelle. Dans ce domaine qui n’existait auparavant que surtout sous la forme des sciences de l’ingénieur et de l’observation, quelle place peuven […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emilie-du-chatelet-et-marie-anne-lavoisier-science-et-genre-au-xviiie-siecle/#i_22689

FOYERS DE CULTURE

  • Écrit par 
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  •  • 9 694 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre «  Une civilisation de la conversation : les salons »  : […] Les lumières du Versailles culturel de Louis XIV étaient à peine éteintes que les salons reprenaient à Paris le rôle qui avait été le leur au début du xvii e  siècle. Non que l'hôtel de Rambouillet ait été le premier salon littéraire. On peut trouver dès le milieu du xvi e  siècle, et même en province, des embryons de salons qui attirent les lettrés et créent une certaine convivialité culturelle. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foyers-de-culture/#i_22689

GEOFFRIN MADAME, MARIE-THÉRÈSE RODET (1699-1777)

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
  •  • 354 mots
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Bourgeoise intelligente, M me Geoffrin sut devenir riche malgré des origines modestes ; son père était valet de chambre de la dauphine, sa mère n'avait pour elle qu'un esprit très distingué. M. Geoffrin, qu'elle épouse à quinze ans, ne lui apporte pas de très grands biens, mais elle sait les faire fructifier par un remarquable esprit d'ordre et d'économie. Elle a surtout à cœur d'aider les gens d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madame-marie-therese-geoffrin/#i_22689

CLASSICISME

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER, 
  • Henri PEYRE
  •  • 13 796 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'époque et le milieu »  : […] Le bon goût n'était sans doute pas plus répandu chez les contemporains de Périclès ou d'Auguste, dans la Florence des Médicis ou chez les sujets de Louis XIV qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous n'ignorons pas que Sophocle, Euripide et Ménandre n'ont pas toujours, et loin de là, été couronnés sur la scène grecque et que les grands succès du xvii e  siècle ne sont pas allés à Racine ou à Molière. Les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classicisme/#i_22689

JULIETTE RÉCAMIER, MUSE ET MÉCÈNE (exposition)

  • Écrit par 
  • Robert FOHR
  •  • 1 014 mots

Fille d'un notaire royal puis receveur des finances à Paris, née à Lyon en 1777, Juliette Bernard prit le nom sous lequel elle est devenue célèbre en épousant, pendant la Terreur, un homme bien plus âgé qu'elle, le banquier Jacques-Rose Récamier, avec qui elle entretint une affection platonique. Juliette Récamier garda toujours des liens avec sa ville natale, où, exilée par Napoléon, elle revint v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juliette-recamier-muse-et-mecene/#i_22689

MAXIMES, François de La Rochefoucauld - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 029 mots

Dans le chapitre « Une écriture aristocratique »  : […] Il est nécessaire de comprendre d'emblée qu'il s'agit ici d'une écriture aristocratique, élaborée collectivement, dans les cercles et les salons d'après la Fronde, marquée par une désinvolture ostentatoire – signe du « Grand » qui n'avoue pas qu'il écrit parce que écrire serait, en l'espèce, déchoir –, déterminée par le ressentiment face au pouvoir royal et par l'impuissance politique à agir. D'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maximes/#i_22689

LECTURE

  • Écrit par 
  • Henri-Jean MARTIN, 
  • Martine POULAIN
  •  • 10 498 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La lente visualisation du discours écrit »  : […] Cependant, ces typographes, qui veillèrent si soigneusement à la correction de leurs textes et qui furent pour la plupart d'admirables metteurs en page, continuèrent à présenter les œuvres sans paragraphes ni blancs. Comment donc pouvait-on lire au xvi e  siècle les œuvres de Rabelais ou les Essais de Montaigne sans qu'aucun blanc permette de respirer, au long de dix pages, ou parfois plus encore […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lecture/#i_22689

LENCLOS ANNE dite NINON DE (1616-1706)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 388 mots

Courtisane française, célèbre par sa beauté (mais c'est déjà la légende qui parle, il faudrait dire sans doute son « agrément » ou son « charme ») et par son esprit, Ninon de Lenclos décide très jeune de vivre indépendante comme un homme. Elle a dès lors « des galans en assez bon nombre » (Tallemant des Réaux), pour une nuit ou pour trois mois, parfois plus longtemps (Villarceaux) ; parmi eux des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lenclos-anne-dite-ninon-de/#i_22689

LESPINASSE JULIE DE (1732-1776)

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
  •  • 452 mots

La célébrité de Mlle de Lespinasse tient à ce qu'elle a tenu un salon (1764-1776), fréquenté notamment par son grand ami d'Alembert et par d'autres fidèles tels que Condillac, Marmontel, Condorcet, Turgot. À dire vrai, elle n'eut son propre salon qu'après avoir rompu avec la marquise du Deffand et entraîné avec elle la plupart des hôtes de son ancienne patronne. La brouille entre les deux femmes f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/julie-de-lespinasse/#i_22689

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIIe s.

  • Écrit par 
  • Pierre FRANTZ
  •  • 7 651 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Littérature et société : la formation d’un espace public »  : […] L’évolution de la littérature est, plus qu’à aucune autre époque précédente, étroitement liée à celle de la société et des pratiques sociales . La production de livres augmente considérablement à partir de 1720 et plus encore après 1760. La publication de livres qui appartiennent au domaine des sciences et des arts est encore plus significative, d’autant qu’elle s’effectue au détriment des livres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviiie-s/#i_22689

MÉNAGE GILLES (1613-1692)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 794 mots

L'un de ces abbés qui occupent tant de place dans l'histoire de la littérature française au xvii e siècle. Un abbé, mais non un prêtre : il n'ira pas au-delà du sous-diaconat qu'il reçoit en 1648 ; ses confortables revenus ecclésiastiques lui permettent dès lors de donner tout son temps aux études et aussi, plus tard, à la vie de salon. C'est un abbé fort savant, mais qui fait sonner trop haut sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilles-menage/#i_22689

MORALISTES

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 2 456 mots

Dans le chapitre « Entre littérature et philosophie »  : […] Dans son ouvrage pionnier consacré aux Morales du Grand Siècle (1948), Paul Bénichou avait souligné qu'il abordait la littérature en tant que « creuset où notre expérience directe de la vie et de la société s'élabore déjà philosophiquement mais sans rien perdre encore de sa force immédiate ». Il remarquait aussitôt que la littérature française, en général, répondait « plus que toute autre » à c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moralistes/#i_22689

POMPADOUR JEANNE ANTOINETTE POISSON marquise de (1721-1764)

  • Écrit par 
  • Louis TRENARD
  •  • 839 mots

Fille de Louise-Madeleine de La Motte, protégée du fermier général Lenormant de Tournehem, et de François Poisson, employé des frères Pâris. Celui-ci, accusé de concussion au moment de la disgrâce des Pâris (1725), dut fuir la France et Jeanne Antoinette, ainsi que son frère Abel, fut élevée par Lenormant. Ambitieuse, M me Poisson fait donner à sa fille une éducation soignée et lui inspire le goû […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeanne-antoinette-pompadour/#i_22689

PRÉCIOSITÉ

  • Écrit par 
  • Roger LATHUILLÈRE
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Dans le chapitre « Le vrai visage de la préciosité »  : […] En réalité, la préciosité a revêtu des aspects beaucoup plus complexes. Elle n'est pas cet esprit superficiel et léger qu'on lui attribue d'ordinaire. Frivole parfois, attirée par des riens galants tels qu'on en trouve dans les Poésies de Voiture, les Recueils manuscrits de Valentin Conrart, ceux de Charles de Sercy, elle ne se cristallise pas seulement dans quelques jeux gratuits des ruelles, co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preciosite/#i_22689

PROVERBE DRAMATIQUE

  • Écrit par 
  • Hélène LACAS
  •  • 869 mots

Plutôt qu'un genre littéraire, le proverbe est, à l'origine, un divertissement de salon dont la naissance a été favorisée par la brillante vie mondaine de la fin du règne de Louis XIII. C'est « une scène en plusieurs scènes qu'on écrivait ou que souvent on improvisait entre soi sur un simple canevas et qui renfermait un petit secret [...]. Le secret était le mot même du proverbe (par exemple : Sel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proverbe-dramatique/#i_22689

PROVERBES

  • Écrit par 
  • Marc SORIANO
  •  • 3 126 mots

Dans le chapitre « Mise à mort et résurrection »  : […] Autre caractère fondamental des proverbes : leur lien avec la paysannerie. Les soulèvements populaires du xvii e siècle vont obliger les intellectuels, intermédiaires culturels, à prendre parti pour ou contre leur emploi. Cette option n'est pas évidente dans le Trésor de la langue française (1605), dictionnaire de Nicot qui s'ouvre sur une suite de cent vingt proverbes, ni dans La Comédie des p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proverbes/#i_22689

RUELLE, histoire littéraire

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 339 mots

Le xvi e siècle a connu des salons curieux de littérature, comme celui des dames des Roches. Mais avant le xviii e siècle, le salon comme pièce de réception n'existe que dans les palais. Au xvii e , c'est dans la « ruelle » (en fait, dans la chambre à coucher) que reçoit la maîtresse de maison allongée sur son lit, ou sur un lit de repos si elle dispose, comme M me  de Rambouillet, d'une chambre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ruelle-histoire-litteraire/#i_22689

SCUDÉRY MADELEINE DE (1607-1701)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 352 mots

Née au Havre, orpheline, Madeleine de Scudéry reçoit une éducation d'une solidité rare pour son sexe, qui contrebalance son goût précoce des romans, et elle se fixe à Paris. Sa laideur lui ôte l'espoir de s'y marier, mais son esprit et l'agrément de sa conversation lui ouvrent l'hôtel de Rambouillet. Elle se lie avec Mlle Paulet et avec Montausier, Chapelain, Conrart, Ménage, Godeau. Bientôt « Sap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madeleine-de-scudery/#i_22689

STAËL GERMAINE DE (1766-1817)

  • Écrit par 
  • Simone BALAYÉ
  •  • 1 331 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'héritage des Lumières »  : […] Germaine Necker, baronne de Staël, est la fille du célèbre banquier genevois Necker, dernier grand ministre de Louis XVI. Sa mère tint à Paris l'ultime salon littéraire du siècle ; née dans cette ville, la jeune fille grandit en conversant avec les derniers Encyclopédistes, avec les célébrités littéraires, avec les représentants de l'aristocratie et de la politique. Protestante, elle épouse en 17 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madame-de-stael/#i_22689

VARNHAGEN VON ENSE RAHEL (1771-1833)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 142 mots

Née Levin, à Berlin, Rahel Varnhagen, femme du monde, a tenu un important salon littéraire à Berlin au début du xix e  siècle. Élevée dans une famille juive orthodoxe, elle possédait des qualités intellectuelles remarquables. Sa maison devint, après 1803, un lieu où se retrouvaient sans cérémonie les principales personnalités littéraires et scientifiques de l'époque. Elle épousa, en 1814, un diplo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rahel-varnhagen-von-ense/#i_22689

Pour citer l’article

Antoine LILTI, « SALONS LITTÉRAIRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/salons-litteraires/