CAFÉS LITTÉRAIRES

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Walter Gropius et Le Corbusier

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Blasco Ibáñez

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Café Griensteidl, R. Völkel

Café Griensteidl, R. Völkel
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Depuis une époque déjà lointaine en Orient, pendant trois siècles en Occident, les cafés ont joué un rôle fondamental dans l'histoire des idées, des arts et de la chose écrite. Ils ont servi de bureaux académiques, de salles de lecture, de poste, de lieux d'écriture ou de réunion, de salles des ventes, de compagnies d'assurance, de cellules de méditation, de microcosmes pour penser ou pour rêver, de rendez-vous galants ou de quartier général de conspirateurs ou de révolutionnaires, de scènes pour des lectures poétiques, parfois de musées. Ils font souvent office de salons démocratiques et de laboratoires pour les pensées les plus audacieuses et les formes les plus novatrices. Il n'existe pas une forme spécifique et définie du café littéraire : sa physionomie et son esprit varient selon les époques, les lieux, le caractère de ses habitués, les contrastes des différents milieux et des différentes personnalités qui s'y côtoient. Du café de poètes au café d'artistes, du café le plus humble au plus fastueux, du café aux mœurs légères à celui qui imite les palais de l'aristocratie, en passant par ses déclinaisons, comme le cabaret artistique dont la formule évolue et se diversifie à son tour, ses facettes multiples sont la représentation d'un univers intellectuel, esthétique et émotionnel toujours changeant.

Les origines

Nul ne sait quand le café a été découvert. Un théologien voyageur du xviie siècle, Antonio Fausto Nairone, grand connaisseur du Proche-Orient, relate qu'un moine aurait vu ses chèvres s'agiter bizarrement après avoir brouté les feuilles et les graines d'un arbuste. Il prépare une décoction rudimentaire et invente le kawa. Un siècle plus tard, Richard Bradley raconte la même histoire en la rendant un peu plus crédible : il remplace le bon moine chrétien par un chevrier arabe. L'orientaliste Antoine Galland considère que cette version « se rapproche fort de la fable ». Il préfère prêter foi à un manuscrit d'Abdelcader écrit au xve siècle. Ce texte explique qu'un certain Aldhabban [...]


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Gérard-Georges LEMAIRE, « CAFÉS LITTÉRAIRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cafes-litteraires/