PALMYRE

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Syrie : carte administrative

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Palmyre, carrefour caravanier

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Grande colonnade de Palmyre, Syrie

Grande colonnade de Palmyre, Syrie
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Palmyre : plan

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La civilisation palmyrénienne

Vers 129, Hadrien visite Palmyre, alors à l'apogée de sa puissance économique. La ville se transforme : le temple de Baalshamîn est rebâti par Hadrien, le sanctuaire de Bêl est achevé, de nouveaux tombeaux s'élèvent. Mais, surtout, l'urbanisme s'ordonne autour de la reconstruction de l'agora, et de l'édification de la première section de la grande colonnade. À l'ouest, la route de Homs recoupe celle de Damas et pénètre dans la ville par la place ovale et par une voie à colonnade. La grande colonnade, longue de 1 100 mètres, relie ce centre à l'autre pôle de la ville, le temple de Bêl ; entre les deux, la voie s'infléchit au point marqué par l'arc tétrapyle, qui est vraiment le centre de la ville nouvelle. Les portiques de l'agora, vaste cour de 71 mètres sur 84, sont alors ornés de plus de deux cents statues, qui représentent des caravaniers, des militaires et des fonctionnaires. Non loin de là se dresse le théâtre, édifié au milieu du iie siècle et fidèle au modèle romain. Le cadre urbain de Palmyre est donc très proche de celui que les fouilles ont révélé à Gerasa, à Apamée sur l'Oronte, ou de celui que les textes décrivent pour Antioche.

Grande colonnade de Palmyre, Syrie

Grande colonnade de Palmyre, Syrie

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Grande colonnade de Palmyre. Vue de la partie de la colonnade formant l'axe principal de la ville. Première moitié du IIe siècle. Palmyre, Syrie. 

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Palmyre : plan

Palmyre : plan

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Plan de Palmyre (d'après J. Stracky, "Palmyre", Paris, 1952) 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les sanctuaires élevés à la même époque font beaucoup plus appel au fonds indigène et à l'influence mésopotamienne. La divinité la plus importante, Bêl, qui a emprunté son nom au grand dieu de Babylone, est en fait une divinité autochtone, Bôl, qu'il faut rapprocher des Baal phéniciens. En tout cas, Bêl est adoré dès le iiie siècle avant J.-C. ; il sera assimilé à Zeus. Un relief de son temple le montre en lutte avec l'anguipède, devant Héraclès, les dieux phéniciens Shadrapa, Atargatis et Ichthys, et une divinité palmyrénienne : on voit donc que Bêl fait partie d'un panthéon composite, où l'influence syrienne est nette.

Il est souvent associé à Aglibôl, dieu taureau et dieu lunaire à la fois, et à Yarhibôl, dieu solaire qui est aussi le protecteur des sources. Les statues de la [...]

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  • : membre de l'Institut, professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

André LARONDE, « PALMYRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/palmyre/