MARSEILLE

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Provence-Alpes-Côte d'Azur : carte administrative

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Cathédrale de la Nouvelle-Major à Marseille

Cathédrale de la Nouvelle-Major à Marseille
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Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Marseille

Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Marseille
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Chef-lieu des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille a longtemps lié son destin à la mer, laissant pendant des siècles une large part des fonctions administratives et culturelles à Aix-en-Provence. Elle est au cœur d'une aire urbaine (Marseille - Aix-en-Provence) de plus de 1,7 million d'habitants en 2012, la troisième de France derrière Paris et Lyon, qui s'étend de l'étang de Berre à l'ouest, au massif de la Sainte-Baume à l'est, et à la Durance au nord. La cité phocéenne, longtemps ville-port et ville industrielle, affirme, au début du xxie siècle, son rôle de métropole méditerranéenne.

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Carte administrative de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. 

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Cathédrale de la Nouvelle-Major à Marseille

photographie : Cathédrale de la Nouvelle-Major à Marseille

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Vue de la cathédrale de la Nouvelle-Major (XIXe siècle), de style romano-byzantin, depuis les jardins du palais du Pharo, à Marseille. 

Crédits : Frédéric Soltan/ Corbis/ Getty Images

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La formation de la cité

Marseille a été fondée vers 600 avant J.-C. par des Grecs venus de Phocée, en Asie Mineure. Le site primitif de Massalia est celui d'une calanque bien protégée de la houle. Les versants des collines orientés au sud, à l'abri des vents du nord-ouest, dominent directement la baie du Lacydon, où se jetait un petit fleuve côtier (talweg suivi approximativement par la Canebière aujourd'hui). Sur le sommet des collines, des temples sont édifiés par les Grecs, puis par les Romains. Le mur d'enceinte hellénistique (ier siècle avant J.-C.), dont les vestiges sont visibles dans le jardin du Centre Bourse, épouse les courbes de niveau au bas de la pente. Les entrepôts du port de commerce romain ont été construits au ier siècle après J.-C., sur les plages littorales, au pied de la butte des Moulins (occupée aujourd'hui par le quartier du Panier).

Au Moyen Âge, un rempart enferme la vieille ville : au sommet de la butte, la ville haute, ou ville épiscopale ; la ville basse ou vicomtale, vouée aux activités de commerce, s'étendait autour du port (aujourd'hui le Vieux-Port). Au xviie siècle, les plaines alluviales des ruisseaux de Rome et de Longchamp qui se jetaient dans l'anse du Lacydon, marécageuses à l'époque antique, sont choisies comme site d'extension de la ville. Le plan des nouveaux quartiers, pour une ville dont la population a fortement augmenté aux xvie et xviie siècles, est mis en œuvre, à partir de 1660, sur une trame orthogonale. La superficie de la cité est doublée. Un nouveau rempart, qui comprend dix portes s'ouvrant sur des voies radiales, est construit. Il s'appuie sur les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, constructions militaires de l'époque de Vauban, qui dominent toujours la ville et le Vieux-Port. Celui-ci est désormais le point central de la cité. Au xviie siècle, un axe important nord-sud est créé, de la porte de Rome à la porte d'Aix. Il englobait le Cours, espace central de promenade à l'époque classique, sur lequel est plantée une double rangée d'arbres. Aujourd'hui, les cours Saint-Louis et Belsunce, de part et d'autre de la Canebière, en demeurent les témoignages patrimoniaux. Avec les rues en damier du centre-ville dessinées au xviie siècle, ils constituent les axes à fonctions centrales de Marseille.

Au xixe siècle, la ville connaît un important développement économique et démographique. Les quartiers industriels et ouvriers s'étendent très largement au nord-ouest, en arrière du nouveau port de la Joliette, créé au milieu du siècle ; sur le littoral de la rade de Marseille, au nord ; le long de la route vers Aubagne et Toulon, dans la vallée de l'Huveaune, à l'est. Ces faubourgs, structurés autour des gares et des noyaux villageois, sont à dominante de couches sociales populaires. Dans la seconde moitié du xxe siècle, une grande partie des établissements industriels installés dans la ville (industries métallurgiques, chimiques, alimentaires et industries nées du commerce colonial du port) migrent vers la périphérie, laissant la place à des espaces en friches ou à des zones d'entrepôts en voie de requalification. Les grands ensembles ont comblé les interstices entre les noyaux villageois : construction de près de mille logements collectifs de 1950 à 1975. À partir de 1970, la ville s'étire jusqu'à 20 ou 30 kilomètres du centre. Les anciens terroirs agricoles du bassin de Marseille sont réduits à une peau de chagrin. Les collectifs et les pavillonnaires les submergent. De nouvelles centralités apparaissent autour des grands complexes commerciaux localisés près des autoroutes et des voies rapides (Plan de Campagne ; Saint-André ; Bonneveine ; la Valentine ; Aubagne). La banlieue accueille les zones industrielles et les technopôles (Château-Gombert et Luminy). Dans les années 1980, les communes périurbaines sont gagnées par l'urbanisation pavillonnaire, en lotissements le plus souvent. La périurbanisation sort même du bassin de Marseille et s'étale en nappe autour des villages. Elle suit l'axe des autoroutes de liaison urbaine vers Aix-en-Provence, Marignane, Toulon et Nice.

Croissance démographique et développement urbain

L'évolution démographique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en deux phases contrastées, explique les mutations de l'espace urbain. De 1945 à 1975, la commune de Marseille a gagné 300 000 habitants environ, la moitié de la population des années 1950. Au milieu du xxe siècle s'amorce, en effet, une période de croissance économique marquée par de fortes créations d'emplois, qui ira s'amplifiant jusqu'en 1970. Elle détermine un afflux de population active venue de la France entière. S'y ajoutent les rapatriés d'Afrique du Nord. Enfin, des dizaines de milliers d'immigrés arrivent chaque année pendant cette période de forte croissance économique. À partir de 1975, Marseille est affectée par un puissant mouvement d'inversion démographique, très soudain. La population de la commune passe de 900 000 habitants en 1975 à 800 000 en 1990, reste au même niveau en 1999 mais atteint 861 000 habitants en 2012 (deuxième ville de France). À la diminution de population semble succéder, depuis 1990, un regain d'attractivité démographique, en partie liée à l'installation de familles monoparentales, d'étudiants et jeunes ménages et d'étrangers dans les quartiers centraux (logements vacants dans le parc immobilier ancien et logements réhabilités dans le cadre d'opérations d'aménagement concertées).

La ville a connu, corrélativement, un profond brassage de population depuis les années 1960. La première conséquence est une recomposition sociale profonde, dans laquelle les familles issues d'Afrique, surtout du Maghreb, ont une place importante, ce qui a conduit à une multiplicité de références culturelles et religieuses. La seconde est l'accentuation de la segmentation socio-spatiale. Au nord de la Canebière se trouvent les quartiers populaires ; les taux de chômage y sont très supérieurs à la moyenne marseillaise ; le poids des étrangers et des familles issues de l'immigration récente est très élevé. Toutefois, depuis le début du xxie siècle, diverses opérations d'amélioration de l'habitat sont menées (dans le quartier du Panier, dans le centre-ville, etc.), transformant le paysage urbain et social. Au sud s'étendent « les beaux quartiers ». Les couches moyennes et supérieures y représentent plus de 50 p. 100 des actifs et des retraités. Les quartiers est sont plus composites.

L'hémorragie démographique de Marseille a pour cause, en premier lieu, le phénomène de périurbanisation, qui correspond à un nouveau mode d'habiter et de travailler. Dans le périurbain proche (correspondant au réseau de transports publics de la ville) et dans le périurbain éloigné (lié au réseau d'autoroutes urbaines), trois couronnes concentriques (à 10-15, 20-25 et 30-35 km du centre) peuvent être repérées sur le territoire de l'agglomération. La seconde explication réside dans la crise industrielle qui frappe l'ensemble du département des Bouches-du-Rhône, et plus particulièrement Marseille.

Restructuration économique

De 1975 à 1990, la commune a perdu près de 60 000 emplois industriels (bâtiment et travaux publics compris), soit environ la moitié de ses actifs industriels. La crise des industries marseillaises remonte à la première moitié du xxe siècle et s'est accélérée dans les années 1950-1970 : restructuration des industries alimentaires ; quasi-disparition de la métallurgie lourde ; transfert des établissements industriels des quartiers nord vers les zones industrielles de Vitrolles, d'Aix-les-Milles, de Peynier-Rousset, ceux des quartiers est et sud partant vers la plaine d'Aubagne, et, plus récemment, vers les zones d'entreprises de Gémenos et La Ciotat. La baisse de l'activité du bâtiment, à partir de 1975, accélère la contraction de l'emploi industriel proprement dit. Le secteur industriel, aujourd'hui, regroupe à peine 14 p. 100 des actifs dans les constructions mécaniques, électriques, l'agroalimentaire, la chimie, le bâtiment et les travaux publics. En conséquence, Marseille est, depuis les années 1970, une ville à dominante tertiaire (plus de 76 p. 100 des actifs). Mais, à la différence de Paris, qui présente le même taux de cols blancs, Marseille a un volume insuffisant de tertiaire « stratégique » (services aux entreprises ; entreprises de conception, d'innovation) et de tertiaire tourné vers l'international.

Marseille possède cependant deux atouts pour le xxie siècle :

– Le port marchand, qui s'étend de la Joliette à Fos-sur-Mer, demeure le premier port de la Méditerranée et le cinquième d’Europe (trafic total de 86 millions de tonnes en 2012). Il induit des activités tertiaires multiples de gestion, de commerce et de transport, d'encadrement juridique, financier, d'hôtellerie et de restauration. En outre, le développement des loisirs de croisière favorise le trafic de passagers. Le port joue un rôle majeur dans l'économie tertiaire de la ville.

– Son dynamisme en matière de recherche scientifique et technologique. Marseille ambitionne de devenir la plus importante plate-forme de recherche de la Méditerranée (la deuxième en France). Elle compte actuellement plusieurs milliers de chercheurs regroupés sur des sites associant instituts universitaires et laboratoires de recherche scientifique, unités d'application et de transfert de technologie, établissements de création et d'innovation (mathématiques, informatique, robotique, intelligence artificielle, biotechnologie, recherches offshores, recherches médicales et génétiques). Elle abrite deux pôles technologiques, à Luminy, au sud, et à Château-Gombert, au nord-est de la ville.

Des actions volontaires pour remédier à la « crise » sociale ont été mises en œuvre par l'État et les collectivités locales, en vue de revitaliser les fonctions d'accueil, en termes d'habitat et de tourisme, et celles de direction et de gestion de l'économie, qu'elle a perdues depuis les années 1970, sous l'effet de la périurbanisation et de la crise industrielle. Le projet Euroméditerranée, lancé en 1992 et confirmé lors de la conférence de Barcelone en 1995 sur la mise en place du processus euro-méditerranéen, vise à redonner à Marseille le rôle de métropole économique et culturelle rayonnant sur l'ensemble du bassin méditerranéen qu'elle avait au début du xxe siècle dans le cadre du système colonial. L'objectif est double : requalification des quartiers urbains très dégradés, hérités de la révolution industrielle et du système portuaire du xixe siècle, au nord de la porte d'Aix et en arrière du port de la Joliette ; construction d'un nouveau pôle de bureaux accueillant des entreprises de commerce international (Euromed Center), de recherche et d'innovation technologique et industrielle, de gestion des affaires, de création culturelle (la Cité de la Méditerranée).

L'amélioration du système de transport (T.G.V.-Méditerranée depuis juin 2001 ; construction d'un tramway ; nouveau port de passagers de la gare maritime d'Arenc ; rôle majeur joué par l'aéroport de Marseille-Provence) accroît les fonctions régionales et internationales de Marseille, tout à la fois vers l'Europe, avec laquelle elle est bien reliée par l'axe rhodanien, et vers la Méditerranée, avec laquelle elle a toujours eu des relations privilégiées. Le choix de Marseille comme capitale européenne de la culture en 2013 est l'occasion pour la ville de réaliser la rénovation du site emblématique du Vieux-Port, qui fait la part belle aux piétons, et d'inaugurer le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) conçu par l'architecte Rudy Ricciotti.

Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Marseille

photographie : Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Marseille

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Le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), conçu par l'architecte Rudy Ricciotti au bord du Vieux-Port de Marseille, est relié au Fort Saint-Jean par une passerelle. Inauguré en 2013 alors que la ville était la capitale européenne de la culture, le musée connaît... 

Crédits : L. Riciotti

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—  Lucien TIRONE, Universalis

Bibliographie

R. Bertrand & L. Tirone, Le Guide de Marseille, La Manufacture, Paris, 1991

Musée d'Histoire de Marseille, Parcours de villes. Marseille : 10 ans d'archéologie, 2 600 ans d'histoire, Édisud, Aix-en-Provence, 1999

M. Roncayolo, Les Grammaires d'une ville : essai sur la genèse des structures urbaines à Marseille, éd. de l'École des hautes études en sciences sociales, Paris, 1996 ; Marseille. Les territoires du temps, éd. locales de France, Paris, 1996

É. Temime, Histoire de Marseille de la Révolution à nos jours, Perrin, Paris, 1999

L. Tirone, « Marseille et l'aire métropolitaine hier et aujourd'hui », in Méditerranée : revue géographique des pays méditerranéens, t. 73, vol. 2-3, 1991.

Écrit par :

  • : maître de conférences honoraire, agrégé de géographie, université de Provence

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Pour citer l’article

Lucien TIRONE, « MARSEILLE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/marseille/