LOGIQUE

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Algèbre de Boole

Algèbre de Boole
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Tripartition signe-sens-référence

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Bertrand Russell

Bertrand Russell
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L'ère de la logique dite « classique »

Déclin de la logique

À partir de la Renaissance, la logique connaît une longue période de relative torpeur. L'humaniste naissant s'oppose à tout ce qui rappelle l'enseignement scolastique et l'autorité d'Aristote. L'intérêt se déplace de la logique vers l'art de la dialectique et la recherche d'une méthode. Ces deux traits se remarquent dans le premier ouvrage de logique écrit en français, la Dialectique (1555) de Pierre de la Ramée (Ramus), qui avait commencé sa carrière par de violentes attaques contre Aristote. Les modifications qu'il apporte à la syllogistique sont assez anodines, mais les modi ramistorum ont été célèbres et ont rivalisé pendant un temps avec ceux d'Aristote. Succédant à l'humanisme de la Renaissance, l'avènement de la physique moderne, qui demande son organon à la mathématique, et non plus à la logique, ajoute au discrédit où celle-ci est tombée. Ce que veulent maintenant les philosophes, c'est une méthode pour connaître la vérité des choses, et non pour assurer seulement la cohérence du discours. Cet esprit nouveau anime, assez paradoxalement, la plus célèbre des logiques de l'époque, celle dite de Port-Royal (1662) où, pendant deux siècles, les « honnêtes gens » prendront contact avec cette discipline. Elle y est réduite à ses éléments essentiels et traitée sur des exemples concrets ; son propos est d'apprendre à juger sainement plutôt qu'à raisonner correctement ; elle est couronnée, comme chez Pierre de la Ramée, par des conseils de méthode, directement inspirés de Descartes et de Pascal.

Leibniz

L'exception la plus considérable à cette désaffection générale pour la logique est celle de Leibniz. En logique comme ailleurs, ce philosophe de la continuité évite la rupture. Il accepte ce qui a été fait, il le reprend, mais pour l'approfondir. La logique traditionnelle n'est qu'un échantillon d'une logique générale, qui reste à établir. La syllogis [...]

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Écrit par :

  • : docteur ès lettres, chargé de recherche au C.N.R.S.
  • : professeur honoraire à la faculté des lettres et des sciences humaines de Toulouse

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Autres références

«  LOGIQUE  » est également traité dans :

ANALOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre DELATTRE, 
  • Alain de LIBERA
  • , Universalis
  •  • 10 454 mots

Dans le chapitre « Le point de départ « aristotélicien » : histoire d'un contresens »  : […] Si l'histoire de la « théorie aristotélicienne de l'analogie » est l'histoire d'un contresens médiéval, ce contresens fait partie de l'histoire même de la transmission des textes d'Aristote. Interprétée en termes de corpus, la théorie médiévale de l'analogie se présente comme la fusion forcée de trois textes d'inspiration, de portée et de significa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/

ANALYTIQUE PROPOSITION

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 456 mots

Le mot « analytique » a au moins trois sens. 1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proposition-analytique/

ANTINOMIE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 372 mots

N'est pas antinomie n'importe quelle contradiction, mais seulement celle qui joue entre des lois — soit des lois juridiques ou théologiques, soit des lois de la raison (Kant), soit des thèses déduites de lois logiques (théorie des ensembles) —, ni n'importe quel paradoxe, mais seulement ce qui heurte l'attente d'une cohérence entière dans un systèm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antinomie/#i_2

CATÉGORIES

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 6 074 mots

Dans le chapitre « Les classifications »  : […] Les catégories détruisent l'identité massive et confuse de la totalité. Signifiant des « acceptions de l'être » (Aristote, Métaph. , 1028  a 10 sqq.), elles instillent la complexité là où il ne paraissait y avoir qu'unité, et elles effectuent une classification de l'expérience. Chaque cadre catégorial peut être le point de départ pour des classifi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories/#i_2

COGNITIVES SCIENCES

  • Écrit par 
  • Daniel ANDLER
  •  • 19 239 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Logique et raisonnement »  : […] Pendant longtemps, la logique a été considérée comme fournissant les règles du raisonnement idéal : n'est-elle pas la science de l'inférence valide, c'est-à-dire de l'opération permettant de passer à coup sûr de prémisses vraies, ou supposées telles, à une conclusion vraie ? Si tel de nos raisonnements ne se conforme pas aux canons de la logique, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-cognitives/#i_2

CONCEPT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 3 815 mots

Les théories de la connaissance s'accordent généralement à reconnaître qu'il y a essentiellement, dans l'être humain, deux modes de connaissances de la réalité, l'un qui porte directement sur le concret, saisi dans sa singularité, l'autre qui n'atteint le réel qu'à travers des déterminations de caractère abstrait (séparées des individus concrets e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept/

CONTEXTE, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 185 mots

Dans le chapitre « Les approches logiques et sémantiques de la notion de contexte »  : […] Dans une tout autre perspective, les approches logiques de la langue ont été confrontées à la question du contexte, à propos de la définition de la notion d'« identité ». C'est le logicien allemand Gottlob Frege qui, à la fin du xix e  siècle, a montré l'inadéquation de la définition classique de l'identité dans certains types de contextes. Selon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contexte-linguistique/

CONTINGENCE

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 892 mots

Dans le chapitre « La contingence dans la pensée scientifique »  : […] L'idée de contingence prend-elle rang au milieu des concepts scientifiques ? À coup sûr, elle appartient, depuis l'Antiquité, à la logique, où elle qualifie le contraire du nécessaire. Joue-t-elle aussi un rôle dans les sciences de la nature et dans les sciences sociales ? […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contingence/

CONTRAIRES & CONTRADICTOIRES, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 392 mots

Distinction qui, en logique aristotélicienne, concerne essentiellement les propositions et secondairement les termes. Deux propositions contradictoires sont opposées à la fois en quantité (quelques / tous) et en qualité (affirmation / négation) : « Tous les chats sont gris » / « Quelque chat n'est pas gris » — « Aucun chat n'est vulgaire » / « Quel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contraires-et-contradictoires-logique/

CONVERSION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 391 mots

Dans la logique aristotélicienne, la « conversion » est un procédé d'inférence immédiate qui consiste à transposer les termes d'une proposition de la forme sujet-prédicat de telle sorte que le prédicat devienne sujet et le sujet prédicat, et ce de façon que la proposition converse n'affirme rien de plus que la proposition initiale. Exemples : Tous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conversion-logique/#i_2

COPULE, logique

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 261 mots

Du latin copula ( cum apio , « attacher avec, ensemble ») : « lien », puis « lien charnel », copule désigne dans nos langues indo-européennes le verbe « être » dans sa fonction de prédication, c'est-à-dire de lien entre un sujet et un attribut, ou prédicat, au sein d'une proposition. Cette fonction copulative ne s'étend pas seulement aux verbes qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/copule-logique/#i_2

DÉFINITION

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 505 mots

Traditionnellement, définir, c'est expliciter, lorsqu'il s'agit d'un mot, et, lorsqu'il s'agit d'un être, c'est lui assigner un statut ; on définit par genre prochain et différence spécifique : « La rose est une fleur d'églantier dont les étamines sont devenues pétales. » Cela présuppose : sur le plan ontologique , le primat métaphysique de la subs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/definition/

DÉVELOPPEMENT DU RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Pierre BARROUILLET
  •  • 1 346 mots

Dans le chapitre « Le raisonnement chez l’enfant selon Piaget »  : […] Réfutant à la fois les approches alors en vogue du nativisme, de l’empirisme et de la Gestalt-théorie, Piaget propose que les structures du raisonnement humain ne sont ni innées ni extraites de l’environnement au travers de l’expérience sensible que nous en avons, mais construites au cours d’un lent processus de coordination et de structuration des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-du-raisonnement/#i_2

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 039 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Origine éléatique ? »  : […] D'après un texte d'Aristote rapporté par Diogène Laërce (IX, 29), Zénon d'Élée serait l'« inventeur de la dialectique ». Cette proposition, qui n'a de sens que dans le cadre de l'interprétation logique donnée par Aristote des anciens philosophes, n'a guère de chance d'être plus assurée que la précédente ; elle mérite pourtant d'être analysée. Zénon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/

DIALLÈLE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 462 mots

Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos , nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autre proposition, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diallele/

DIALOGUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD, 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 420 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du dialogisme au dialogue »  : […] À l'inverse de l'habitude, il convient donc de définir le dialogue à partir du dialogisme du discours. Les tentatives constructivistes renouent fort heureusement avec la synthèse médiévale de la logique et de la rhétorique. C. Perelman et N. Rescher montrent dans la dispute rationnelle une méthode pour conduire systématiquement une controverse, et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialogue/

DILEMME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 180 mots

Originellement, le dilemme désigne un argument à deux prémisses. Sa signification s'est restreinte, chez les rhéteurs hellénistiques du ii e siècle, aux arguments dont les stances du Cid représentent pour nous le meilleur exemple : – Si je tue don Gormas [le père de Chimène], je perds Chimène. – Si je ne tue pas don Gormas [et ainsi me déshonore] […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dilemme/

DISCOURS PARTIES DU

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 602 mots

L'étude systématique des différences portant sur les éléments (« parties ») mis en jeu dans le langage réalisé (« discours ») a été entreprise il y a fort longtemps par les grammairiens. C'est déjà pour les Indiens un début d'inventaire structural que d'inventorier le verbe, le nom, les prépositions et les particules. En Grèce, pour Aristote, « l'é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parties-du-discours/#i_2

ENTHYMÈME, rhétorique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 221 mots

Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote ( Premiers Analytiques , II, xxvi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enthymeme-rhetorique/

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Sciences formelles, sciences empiriques »  : […] Le développement simultané, et parfois conjoint, d'une mathématique et d'une physique semble poser plus que jamais la question de leurs statuts respectifs et de leurs rapports instrumentaux. Les néo-positivistes du Cercle de Vienne, qui se sont explicitement posé le problème dans les années trente, l'ont généralement résolu d'une façon radicale en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « L'existence n'est pas un prédicat »  : […] Rappelons brièvement la réponse donnée jadis par Leibniz. Pour Leibniz, il y a « une raison » pour que quelque chose existe plutôt que rien, en vertu du principe même de la raison suffisante. Cette raison doit se trouver dans un Être nécessaire – autrement, on devrait à nouveau chercher une cause en dehors de lui, en vertu de laquelle lui-même exi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empirisme logique et la construction logique du monde »  : […] Le programme empiriste classique ne peut mener qu'au scepticisme, parce qu'il paraît incapable de fonder la connaissance, et en particulier la connaissance scientifique, sur l'expérience sensible : comment celle-ci, si elle est intrinsèquement subjective, peut-elle justifier une connaissance objective et universelle ? Et comment peut-on espérer dér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_2

EXTENSION & COMPRÉHENSION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 443 mots

Distinction introduite par la Logique de Port-Royal et portant sur les idées universelles : « J'appelle compréhension de l'idée les attributs qu'elle enferme en soi, et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles, et l'égalité de ces trois angles à deu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extension-et-comprehension-logique/#i_2

FORMALISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 5 002 mots
  •  • 1 média

Au sens moderne la formalisation est la présentation des théories scientifiques – et, en premier lieu sinon exclusivement, des mathématiques – dans le cadre d'un système formel , permettant de caractériser sans ambiguïté les expressions du langage et les règles de démonstration recevables. On aurait tort de considérer pour autant que l'importance s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/formalisme/#i_2

GOODMAN NELSON (1906-1998)

  • Écrit par 
  • Jacques MORIZOT
  •  • 856 mots

Né en 1906 dans le Massachusetts, Nelson Goodman incarne le paradoxe surprenant d'être à la fois un représentant exemplaire du laborieux travail technique qui est celui du philosophe logicien et un explorateur ouvert à la variabilité extrême des mondes symboliques dans lesquels se meut l'humanité. Élève de C. I. Lewis à Harvard, il y obtient son Ph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nelson-goodman/#i_2

HEURISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
  •  • 8 415 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Heuristique générale ou la logique de la découverte »  : […] Toute épistémologie est tenue de décider de deux problèmes : comment la certitude peut-elle être atteinte dans la connaissance scientifique – problème que l'on a coutume d'indexer sous le titre de « problème des fondements » –, et comment la découverte est-elle possible, découverte qui s'insère dans un mouvement spécifique résumé dans le terme de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heuristique/

IDENTITÉ

  • Écrit par 
  • Annie COLLOVALD, 
  • Fernando GIL, 
  • Nicole SINDZINGRE, 
  • Pierre TAP
  •  • 13 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les significations de l'identité et la logique de l'identité »  : […] On n'entrera pas dans l'étude de la logique de l'identité, si ce n'est d'une certaine façon pour noter que les deux dimensions mentionnées y interviennent encore. C'est en relation avec l'égalité et la substituabilité que l'identité est élucidée – plutôt qu'elle n'est définie, comme l'a observé Frege dans le texte qu'on a cité au début (Frege ajou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/identite/

IMPLICATION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 289 mots

Comme tout concept exact, l'implication prend sens dans une théorie, ici la théorie des fonctions de vérité, et elle est solidaire des autres notions de cette théorie : notions de proposition et de valeur de vérité. L'implication s'exprime par la définition du foncteur conditionnel ; la notation p  ⊃  q , ou p  →  q , se lit : «  p implique q  » o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/implication-logique/

IMPLICATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 558 mots

Il y a implication, au sens usuel, lorsqu'une chose en contient une autre, de manière non apparente mais réelle, de sorte que la chose contenue, d'abord inaperçue, peut être rendue manifeste. En philosophie, la définition est plus stricte : un objet de connaissance en implique un autre si cet autre résulte nécessairement du premier ; le premier éta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/implication-philosophie/#i_2

INDUCTION, philosophie

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 253 mots

Le processus de pensée qu'on appelle induction et qui relève de la méthode reconstructive évoque une question obscure qui peut se formuler ainsi : existe-t-il, à côté des inférences nécessaires qui se fondent sur le principe de la déduction, des inférences qui seraient seulement probables et reposeraient sur un autre principe, celui de l'inductio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/induction-philosophie/#i_2

INFÉRENCE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 196 mots

Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b  » à « Quelque b n'est pas a  »), tandis que le raisonnement comporte nécessa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inference/#i_2

INFINI RÉGRESSION À L'

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 838 mots

Parce qu'expliquer c'est remonter du présent à ce qui l'a précédé, du composé au simple, la régression à l'infini est un procédé logique qui tente de rencontrer une limite ou un terme premier ne dépendant plus d'aucune condition. L'impossibilité d'accomplir ainsi la régression, s'agissant d'un tout infini, est un argument sceptique, tandis que des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regression-a-l-infini/#i_2

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « Les perspectives classiques »  : […] Toute doctrine de la raison a cherché à situer la liaison judicative vis-à-vis de ses corrélatifs, d'une part la liaison associative des épreuves sensibles, d'autre part la cohésion qui unit les éléments du concept ou ceux du discours probatoire. On peut parler d'une tradition de la « philosophie du jugement », qui voit dans celui-ci la mesure prin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/

LINGUISTIQUE - Théories

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 6 894 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La sémantique formelle »  : […] L'attention privilégiée, voire exclusive, accordée aux faits de syntaxe est une des caractéristiques du structuralisme américain et du courant des grammaires formelles, contrairement à ce qui s'est passé en Europe, où la question du sens n'a jamais été évacuée par les linguistes, même au sein du structuralisme. Outre-Atlantique, les approches forme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-theories/#i_2

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 603 mots

Les questions de raisonnement logique occupent une place aussi importante dans la philosophie indienne, d'un bout à l'autre de son histoire, que dans la tradition occidentale. Ce n'est que dans les années 1930 que la plupart des Occidentaux ont fini par reconnaître ce fait, dont l'étude reste encore aujourd'hui exposée à la négligence. Il y a deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique-indienne/#i_2

MÉTALOGIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 422 mots

Étude des propriétés des systèmes logiques. Une fois construit comme système, un formalisme peut lui-même devenir objet d'étude. Les propriétés les plus importantes des systèmes formels sont les suivantes : tout d'abord, dans l'ensemble des formules constructibles dans un système, il en est qui ne sont pas démontrables et le système est dit cohéren […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metalogique/

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 008 mots

Dans le chapitre « Considérations historiques »  : […] Ce n'est pas un hasard que l'invention et les premiers développements de l' algèbre coïncident avec le renouveau de l'idée de méthode : à l'origine, l'algèbre se présente comme un système de règles opératoires qui prescrivent comment transformer des symboles indépendamment de leur interprétation. Elle possède donc le caractère essentiel d'une métho […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/

MODALITÉ, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 706 mots

Terme de logique dont la linguistique fait deux emplois relativement distincts : pour A. Martinet, le mot désigne les déterminants grammaticaux du nom et renvoie à la classe des « actualisateurs » défini, indéfini, singulier, pluriel. Cette acception repose sur la distinction saussurienne entre langue et parole : pour devenir des éléments du discou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalite-linguistique/#i_2

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

La notion logico-linguistique de modalité désigne, au sens classique, toutes les modifications du sens d'une proposition par des expressions permettant d'asserter cette proposition comme nécessaire, possible, impossible ou contingente. Elle est alors dite aléthique et a été étudiée, depuis Aristote, par les philosophes et les logiciens dans le ca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_2

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
  • Sylvanie GUINAND, 
  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 24 440 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Perspective épistémologique »  : […] L'usage des modèles, qui sont élaborés naturellement pour les besoins des différentes sciences, pose des problèmes étendus à la logique et à l'épistémologie. La logique est concernée en ce que les modèles donnent matière à l'étude sémantique, qui s'intéresse aux rapports des signes avec la réalité, et à l'étude pragmatique, qui reconnaît les motif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modele/

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 830 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le modèle structural »  : […] Pour Claude Lévi-Strauss, le représentant le plus important de cette école en France, la mythologie doit être considérée comme une « mytho-logique », c'est-à-dire comme la mise en œuvre d'une sorte de logique qui ne peut être entendue que si l'on recourt aux présuppositions principales d'un modèle structural de langage. Selon ce modèle, élaboré par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_2

NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

  • Écrit par 
  • Benoît FRYDMAN
  •  • 1 330 mots

Dans le chapitre « Restauration de la fonction rhétorique »  : […] Selon l'école de Bruxelles, il existe bien une logique propre au raisonnement pratique, mais celle-ci ne se réduit pas à la logique formelle, telle qu'elle a été conçue d'après l'idéal des démonstrations mathématiques. Perelman reproche à Descartes d'avoir imposé une conception trop étroite de la raison, réduisant celle-ci à la certitude et à l'é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouvelle-rhetorique-droit/#i_2

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Les objets, le langage et la pensée »  : […] Sans aborder ici les très intéressants problèmes posés au psychologue, il suffira de noter que ce que l'on nomme objet, à quelque niveau que ce soit – immédiat ou élaboré – de l'exercice de la pensée, ne peut être confondu sans plus avec des données, considérées indépendamment de leur assemblage et organisées en unités distinctes, que l'on nommera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/

OPPOSITION CONCEPT D'

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 18 813 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La logique : Robert Blanché »  : […] Dans son ouvrage sur Les Structures intellectuelles (1966), R. Blanché entreprend la description des structures naturelles de la « pensée commune » en l'opposant à la pensée scientifique. D'après lui, la forme fondamentale sous laquelle se présente la pensée commune est la structure oppositionnelle. Sa matrice est constituée par le schème de cou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-d-opposition/#i_2

PARADOXE

  • Écrit par 
  • Yannis DELMAS-RIGOUTSOS
  •  • 1 632 mots

Dans le chapitre « Trois grandes classes de paradoxes »  : […] Au sens fort, on peut séparer les paradoxes en trois grands types, qui jouent des rôles discursifs et épistémologiques différents. Dans les trois cas, le paradoxe se présente comme un récit qui comporte, explicitement ou implicitement, trois moments logiques : le premier pose un décor, convoque des représentations d'une petite scène, souvent fort […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paradoxe/#i_2

PARALOGISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 256 mots

Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la dialectiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paralogisme/#i_2

PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

  • Écrit par 
  • Michel MEYER
  •  • 1 393 mots

L'œuvre de Chaïm Perelman s'inscrit depuis la fin des années 1950 dans le paysage de la pensée contemporaine, avec la parution du Traité de l'argumentation (2 vol., P.U.F., Paris, 1958) qu'il a écrit en collaboration avec M me  Olbrechts-Tyteca. Par la réhabilitation de la rhétorique, qui retrouve le statut philosophique que Platon lui avait dénié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chaim-perelman/#i_2

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 227 mots

Dans le chapitre « Les « Recherches logiques » »  : […] C'est dans les Recherches logiques (1900-1901), « ouvrage inaugural », que le projet et les thèses essentielles de la phénoménologie sont exposés pour la première fois ; leur portée excède donc largement ce qui en fait l'objet principal : le problème du statut d'une logique pure comme théorie de la science. Husserl y déploie d'abord une critique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_2

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « La loi Falloux »  : […] Il fallut la loi Falloux pour venir – momentanément, mais à quel prix ! – à bout de l'œuvre de Cousin. La réaction fit tomber des sanctions sur les professeurs de philosophie qui se refusaient à reconnaître l'autorité de la religion. De nombreux professeurs refusèrent de prêter serment et furent ainsi écartés de l'enseignement. En 1852, l'enseignem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_2

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
  •  • 13 431 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le présupposé philosophique de l'analyse »  : […] Quand l'éditeur d' Analysis publie une sélection d'articles sous le titre Philosophy and Analysis (1954), il emprunte son épigraphe au Tractatus  : « L'objet de la philosophie est la clarification logique de la pensée. » Voilà bien une déclaration à laquelle tous les analystes pouvaient souscrire. Les philosophes diffèrent quant au point de dépa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/

PRÉDICAT, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 234 mots

Le terme « prédicat » a été repris par la linguistique à la tradition logique. Dès l'Antiquité, ce terme a été utilisé par les logiciens pour désigner l'attribut qui est prédiqué d'un sujet. Ainsi, dans le traité des Catégories , Aristote présente-t-il les dix catégories, c'est-à-dire les dix manières dont un attribut peut être prédiqué d'un suj […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/predicat-linguistique/#i_2

PRÉDICATS CALCUL DES

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 276 mots

Dans la logique aristotélicienne, la distinction du sujet et du prédicat est à la fois d'ordre linguistique (grammatical), d'ordre ontologique (la substance et ce qu'on peut dire d'elle) et d'ordre logique. Le prédicat est affirmé d'un sujet ; il est dit lui appartenir : « La blancheur appartient à Callias », ou « Callias est blanc ». La logique mo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-des-predicats/

PREUVE, épistémologie

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 3 341 mots
  •  • 1 média

Une proposition est dite prouvée si, ayant été établie par une méthode reconnue, elle fait l'objet d'une croyance. Cette formulation permet de distinguer quatre versants dans la théorie de la preuve : 1 o  un élément sémantico-formel, la proposition qu'il s'agit de prouver ; 2 o  un dispositif objectif de mise à l'épreuve de la proposition ; 3 o  l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuve-epistemologie/#i_2

PROPOSITION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 658 mots

Il convient d'abord de distinguer la phrase, le jugement, l'énoncé et la proposition. La phrase est une entité linguistique, soumise à des règles grammaticales, qui assurent sa correction, et à d'éventuels critères stylistiques ; on considère qu'elle exprime un jugement ou un énoncé ; elle est susceptible d'être proférée verbalement par un individ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proposition-philosophie/#i_2

PROPOSITION CATÉGORIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 158 mots

Énoncé simple, originellement affirmatif, chez Aristote et selon l'étymologie (depuis lors, on a admis la spécificité de l'énoncé simple négatif), la proposition catégorique attribue un prédicat à un sujet, par exemple : « les chats sont fidèles », « les lémuriens sont gracieux ». La proposition catégorique ne contient ni condition (à la différence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proposition-categorique/

PROPOSITIONNEL CALCUL

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 272 mots

Logique des propositions inanalysées, reliées par des connecteurs propositionnels (non ; et ; ou ; si..., alors...), qui sont des foncteurs de vérité ; ce qui signifie que la valeur de vérité du composé est directement et mécaniquement fonction (d'après les définitions de la négation, de la conjonction, de la disjonction et de l'implication) des va […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-propositionnel/

PROTOCOLAIRES ÉNONCÉS

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 649 mots

Notion d'épistémologie contemporaine, d'origine anglo-saxonne, qui traduit l'anglais protocol sentences et l'allemand Protokoll Sätze . Avant toute spécialisation philosophique, le terme allemand Protokoll désignait un compte rendu, un procès-verbal, notamment des débats d'un procès. C'est autour des années trente que les néo-positivistes (membre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enonces-protocolaires/

QUANTIFICATION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 694 mots

Notion usitée en logique des prédicats. On peut, avec W. V. O. Quine, diviser en trois la logique contemporaine : 1. La théorie des fonctions de vérité a pour objet les structures logiques engendrées en construisant des propositions composées à partir de propositions simples, à l'aide des particules « et », « ou », « non », « si..., alors... » ; o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quantification-logique/

RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ
  •  • 5 005 mots

Le mot de raisonnement est ambigu. On ne dispose pas, pour ce qu'il recouvre, de deux vocables, comme c'est le cas pour le concept et le terme qui le désigne, pour le jugement et la proposition qui l'exprime. Un raisonnement, c'est d'abord une certaine activité de l'esprit, une opération discursive par laquelle on passe de certaines propositions po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raisonnement/

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « La raison et la connaissance »  : […] Être rationaliste, c'est assurément d'abord accorder un statut sans équivoque à ce que nous connaissons par expérience à travers le truchement de nos sens. Se proposer de reconstruire intégralement toute notre connaissance du monde par le seul effort d'une pensée abstraite ne saurait être une position tenable aujourd'hui, et procéderait d'une espèc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_2

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] Une théorie des catégories fournit un lieu dans lequel peut s'inscrire le concept de relation et assigne à celui-ci une place déterminée dans ce lieu ; il le situe, si l'on peut dire, topologiquement. On retiendra ici deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d' Aristote et celle de Kant. Chez […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/

SCIENCES - Sciences et discours rationnel

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 6 601 mots

Dans le chapitre « Les divers types de science et leurs modes de validation : le type formel pur »  : […] Il n'est guère possible de parler de « la » science en toute généralité, sauf à en rester à un discours extrêmement formel, car le domaine de la connaissance scientifique se fragmente en sous-domaines dont chacun a sa spécificité et ses présuppositions propres. En première approximation, on pourra distinguer trois grands types de science : le type […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sciences-et-discours-rationnel/#i_2

SOPHISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 901 mots

Transcription du grec sophisma , désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit que du fe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophisme/#i_2

STRATÉGIE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Gérard MAUGER
  •  • 846 mots

La notion de stratégie, enchaînement ordonné de « choix » conscients, guidés par le calcul rationnel ou par des motivations éthiques et affectives, est associée à la tradition intellectualiste et subjectiviste qui, de René Descartes à Jean-Paul Sartre, a dominé la philosophie occidentale. Dans La Distinction (1979), Pierre Bourdieu reconnaît à Sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/strategie-sociale/#i_2

LA STRUCTURE DE L'APPARENCE, Nelson Goodman - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 917 mots

Dans le chapitre « Nominalisme et phénoménisme »  : […] Le projet de Nelson Goodman, dans La Structure de l'apparence , s'inscrit dans la tradition de B. Russell, C. I. Lewis et R. Carnap, visant à une reconstruction rationnelle et logique des concepts de la connaissance scientifique. S'il se livre à une lecture attentive et critique de l' Aufbau de Carnap, il s'en écarte sur deux points essentiels : l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-structure-de-l-apparence/#i_2

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 820 mots

Dans le chapitre « La syllogistique »  : […] La théorie du syllogisme, ou syllogistique, se trouve presque entièrement constituée dans les écrits d'Aristote. On se sert néanmoins habituellement, pour l'exposer, de la systématisation entreprise par Boèce ( v e - vi e  s.) et poursuivie jusqu'à Pierre d'Espagne ( xii e  s.). C'est à ce dernier, notamment, que l'on doit la dénomination des diff […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syllogisme/

SYLLOGISME FIGURES & MODES DU

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 117 mots

On distingue diverses figures du syllogisme suivant la fonction jouée par le moyen terme dans les deux prémisses : sujet ou prédicat. Dans le tableau suivant sont notées toutes les combinaisons possibles des deux prémisses pour chaque figure, et on a étoilé les modes reconnus comme valides au Moyen Âge (soit davantage que n'en reconnaissait Aristot […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/figures-et-modes-du-syllogisme/

SYMBOLE

  • Écrit par 
  • Dominique JAMEUX
  •  • 5 520 mots

Dans le chapitre « L'interprétation symbolique »  : […] Interpréter un symbole, c'est évidemment se demander de quoi il est symbole. La psychanalyse, l'histoire de l'art (du moins celle qui ne se contente pas d'assurer la chronologie) se posent la question d'une manière très apparente : il en est de même, d'une manière plus seconde mais tout aussi importante, à l'intérieur d'une problématique des « lan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbole/#i_2

SYSTÈME, épistémologie

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 4 154 mots

Dans le chapitre « La déductibilité »  : […] De façon générale, un discours de type théorique se présente comme une suite de propositions formulées dans un langage qui peut être entièrement artificiel (c'est-à-dire construit selon des règles précises, adoptées à l'avance) ou consister en une extension du langage naturel (obtenue en ajoutant à celui-ci des termes nouveaux, définis dans le co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systeme-epistemologie/#i_2

TAUTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 840 mots

Dans le langage ordinaire, énoncer une tautologie, c'est dire la même chose deux fois ; c'est affirmer un truisme, une évidence triviale, voire parler à vide et finalement ne rien dire. S'il n'est pas totalement dépourvu de signification, le discours tautologique est du moins dénué d'intérêt et il ne véhicule aucune information ; comme le jugement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tautologie/#i_2

VALIDITÉ, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 605 mots

Propriété de l'inférence qui la qualifie quant à sa fonction essentielle. L'inférence consiste à passer de propositions vraies assertées comme prémisses à une proposition vraie assertée comme conclusion. Si l'inférence est telle que, si je suis assuré de la vérité des prémisses, alors je le suis également de la vérité de la conclusion, l'inférence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/validite-logique/

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « Le sujet de la vérité »  : […] « Vérité » ainsi que son antonyme « fausseté » sont des adjectifs substantivés. Ces adjectifs, « vrai » et « faux », ne peuvent être employés proprement que comme prédicats. Quels sont les sujets possibles pour de tels prédicats ? Ils ne peuvent être attribués, en toute rigueur, à des choses, mais seulement à ce que nous pouvons dire ou penser sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_2

VÉRITÉ VALEUR DE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 246 mots

Expression exclusivement technique, usitée en logique moderne. Les valeurs de vérité sont au nombre de deux : le vrai et le faux. Elles sont assignées aux propositions atomiques (de manière analogue à l'assignation de valeurs numériques aux expressions algébriques). La valeur de vérité des propositions composées ou moléculaires est directement fonc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeur-de-verite/

Voir aussi

Pour citer l’article

Jan SEBESTIK, Robert BLANCHÉ, « LOGIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/