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GOSPEL

Les héritages du gospel

À partir de 1950, le gospel exerce une influence manifeste ou latente sur la plupart des branches de la musique afro-américaine. Le rhythm and blues (Little Richard, Ray Charles) puis la soul music (Aretha Franklin, Al Green, James Brown, Stevie Wonder) s'en inspirent, de même que le rock and roll (Elvis Presley, George Harrison en solo).

Le doo-wop, dont le groupe Sonny Til & The Orioles est le précurseur, représente une sorte de pendant ludique, profane (et commercial) du gospel. Cette musique se caractérise par une prédilection pour les ballades, un travail sur les voix, qui emprunte au gospel, et une utilisation abondante d'onomatopées (comme dans le scat*). Dans les années 1950, le genre fait fureur avec comme chefs de file The Platters et The Driffters.

Plus récemment, de grandes chanteuses lyriques noires comme Jessye Norman ou Barbara Hendricks ont interprété avec plus ou moins de réussite des gospels ainsi que des negro spirituals.

Du côté de la musique populaire, The Pointer Sisters mélangent le jazz, le gospel et le rhythm and blues (Energy, 1978).

Prince (Parade, 1986) et le hip-hop chanté (Boyz II Men) ont puisé dans cet héritage en superposant à leur sons samplés* et électroniques issus du funk des harmonies vocales travaillées où l'on retrouve l'expressivité du chant noir sacré. Le L.A. gospel rap (gospel rap de Los Angeles) se situe à la croisée des deux genres.

— Eugène LLEDO

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Écrit par

  • : compositeur, auteur, musicologue et designer sonore

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • NEGRO SPIRITUAL ET GOSPEL

    • Écrit par Denis Constant MARTIN
    • 3 176 mots
    • 3 médias

    Les chants évangéliques noirs des États-Unis, les gospel songs (de Gospel, Évangile), constituent le domaine le plus authentiquement populaire de la musique afro-américaine. Chaque dimanche, les temples méthodistes, baptistes, pentecôtistes, sanctifiés résonnent de millions de voix qui louent...

  • BROWN JAMES (1928 ou 1933-2006)

    • Écrit par George LIPSITZ
    • 1 166 mots
    • 1 média
    ...pour vol de voitures. Condamné à une peine de huit à seize ans de prison, il est relâché trois ans plus tard pour bonne conduite. Il forme un quatuor de gospels, The Flames (qui prendra en 1956 le nom de James Brown And The Famous Flames), qui attire l'attention du chanteur de rhythm and blues et...
  • BURKE SOLOMON (1936 env.-2010)

    • Écrit par Universalis, Robert D. PRUTER
    • 440 mots

    En mêlant, au début des années 1960, le gospel des églises afro-américaines avec le rhythm and blues, le chanteur américain Solomon Burke s'est affirmé comme l'un des pionniers de la musique soul. Il est l'auteur des mythiques Everybody Needs Somebody to Love (1964), immédiatement...

  • COOKE SAM (1931-1964)

    • Écrit par Universalis, David RITZ
    • 442 mots

    Chanteur, compositeur et producteur américain, né le 22 janvier 1931 à Clarksdale (Mississippi), mort le 11 décembre 1964 à Los Angeles (Californie).

    Sam Cooke (de son vrai nom Samuel Cook) est une figure majeure de la musique populaire américaine et, avec Ray Charles, l'une des voix noires les...

  • DUKE AND PEACOCK RECORDS

    • Écrit par Universalis, Charlie GILLETT
    • 264 mots

    Une décennie avant l'ascension de Motown, le label discographique afro-américain Duke and Peacock Records, né à Houston, est déjà une entreprise florissante. Don D. Robey, propriétaire de boîte de nuit soupçonné d'accointances avec la pègre, fonde Peacock Records en 1949 ; il va gérer sa firme...

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Voir aussi