FRANCE, archéologie

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Un peu d'histoire

Pendant longtemps – jusqu'au xixe siècle –, ce furent les monuments et les objets laissés sur notre sol par les Romains qui ont intéressé humanistes, historiens et... collectionneurs. L'idée que d'autres vestiges – aussi bien pré-romains que médiévaux – pouvaient avoir leur importance ne se fit jour, timidement, qu'à la Révolution, et encore sous des formes ambiguës, par exemple celle de la « celtomanie » qui trouva son origine dans l'ossianisme (qui séduisit tant les romantiques) et qui sévit plus d'un demi-siècle.

Au cours de la plus grande partie du xixe siècle se développèrent en province de très nombreuses sociétés savantes qui consacrèrent une forte part de leur activité à la recherche « archéologique » (au sens le plus large : l'étude des monuments de toutes époques alliée à des activités de terrain). Des membres de la société bourgeoise se passionnèrent pour leur terroir et l'on vit, par exemple, de grands négociants comme Bulliot, à Autun, se lancer à la recherche de la fameuse capitale gauloise des Éduens, Bibracte. À Paris même se créèrent des organismes officiels comme le Comité des travaux historiques ou la Commission des monuments historiques qui, quoique essentiellement tournés vers l'art monumental, n'hésitèrent pas à aider en les subventionnant des recherches archéologiques de terrain. Cependant, alors que, pour l'archéologie française à l'étranger (que Champollion, par exemple, avait fait briller d'un vif éclat), des « magistères » avaient été créés, on ne vit rien de tel pour les « antiquités nationales ». Le poids des civilisations gréco-romaines demeurait prépondérant : les grands personnages visitaient l'Italie et la Grèce, les collections qu'ils se constituaient étaient faites de pièces étrangères à de rares exceptions près. Un cas significatif est celui de Napoléon III auquel on doit les premières campagnes archéologiques de grande importance à Alésia : il s'agissait pour lui non de rechercher des traces du passé national, mais d'écrire l'histoire [...]

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Inventaire archéologique : un exemple pionnier

Inventaire archéologique : un exemple pionnier
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Jacques Boucher de Perthes

Jacques Boucher de Perthes
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Pour citer l’article

Christian GOUDINEAU, « FRANCE, archéologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 janvier 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/france-archeologie/