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FRANCE, archéologie

Les intervenants

La loi de 1941 chargeait de son application le ministre des Affaires culturelles. Celle du 21 janvier 1942 créa des circonscriptions archéologiques. En 1964, un Bureau des fouilles et antiquités fut constitué au sein de l'administration centrale. Quelques postes à temps plein commencèrent, peu à peu, à être affectés aux circonscriptions régionales. Le tournant se situe en 1981 lorsque, dans le cadre de la nouvelle direction du patrimoine, fut créée une sous-direction de l'archéologie chargée « d'étudier, de protéger, de conserver et de promouvoir le patrimoine archéologique national » (arrêté du 2 février 1981). En dépendent les directions des Antiquités qui s'inscrivent dans le cadre des vingt-deux régions de programme ; systématiquement dédoublées (antiquités préhistoriques, antiquités historiques) à l'origine, elles tendent depuis peu à être regroupées en une direction unique par région.

Placé auprès du ministre chargé de la Culture, le Conseil supérieur de la recherche archéologique, créé en 1964 et modifié en 1985, « connaît des questions relatives aux recherches archéologiques intéressant le territoire national ». Il réunit, selon des procédures diverses (membres de droit, membres élus, membres nommés), des représentants des divers ministères, des institutions ou des corps intervenant dans l'archéologie nationale, et l'on y trouve aussi des membres d'associations et des archéologues bénévoles.

Cette diversité traduit la variété des intervenants. En fait, il faut distinguer entre les opérations liées à des sauvetages et les autres, dites « fouilles programmées ». Ces dernières sont souvent dirigées par des chercheurs du C.N.R.S., des universitaires, des enseignants et des bénévoles (surtout en préhistoire). En revanche, les sauvetages – pour des raisons évidentes (programmation rapide, durée importante, conditions difficiles) – incombent le plus souvent à d'autres archéologues. Partiellement, aux agents du ministère de la Culture dont les effectifs, en dépit d'une progression récente spectaculaire, demeurent insuffisants. Des collectivités territoriales (départements et municipalités) ont recruté environ 120 archéologues (chiffre pour 1988) avec des statuts divers. Eux aussi assurent une partie des opérations. Mais cela reste insuffisant, si bien que, depuis quelques années, une archéologie « contractuelle » s'est développée à mesure qu'augmentaient les financements.

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. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Inventaire archéologique : un exemple pionnier

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Jacques Boucher de Perthes

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Autres références

  • LA FRANCE ARCHÉOLOGIQUE (dir. J.-P. Demoule)

    • Écrit par Laurent-Jacques COSTA, Universalis
    • 800 mots

    Ouvrage collectif, réunissant quelque cent soixante contributeurs sous la direction de Jean-Paul Demoule, alors président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, La France archéologique. Vingt ans d'aménagements et de découvertes (Hazan-INRAP, Paris) dresse,...

  • ACHEULÉEN

    • Écrit par Michèle JULIEN
    • 123 mots

    L’Acheuléen est une civilisation de la préhistoire ; son nom vient du gisement de Saint-Acheul, faubourg d'Amiens, où fut découvert un outillage du Paléolithique inférieur dont la pièce caractéristique est le biface. Cette culture apparaît en France vers — 700 000, mais en Afrique...

  • ALÉSIA

    • Écrit par Michel REDDÉ
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    Premier site de l'histoire de la nation française, Alésia a été rendu célèbre par le fameux passage de la Guerre des Gaules (VII, 68-89) dans lequel César met en scène la défaite de Vercingétorix en 52 avant J.-C. Devenu « lieu de mémoire » et symbole national de la résistance à...

  • ANGOULÊME, histoire de l'art

    • Écrit par Pierre DUBOURG-NOVES
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    Angoulême, érigée en civitas à la fin du iiie siècle ou au début du ive, conserve de cette époque les restes d'un soubassement de rempart aux parements en gros appareil régulier. Le blocage intérieur, constitué de vestiges de monuments (colonnes, blocs sculptés, inscriptions...),...

  • ARCHÉOLOGIE (Méthodes et techniques) - La prospection archéologique

    • Écrit par Alain TABBAGH
    • 3 206 mots
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    Les prospections électriques menées par Michel Dabas avec le système autotracté ARP(c) sur l'agglomération religieuse gallo-romaine duVieil-Évreux (Eure), site étudié par Laurent Guyard, permettent une lecture du sous-sol beaucoup plus rapide qu'avec les traditionnelles méthodes manuelles....
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