ANGOULÊME, histoire de l'art

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Angoulême, érigée en civitas à la fin du iiie siècle ou au début du ive, conserve de cette époque les restes d'un soubassement de rempart aux parements en gros appareil régulier. Le blocage intérieur, constitué de vestiges de monuments (colonnes, blocs sculptés, inscriptions...), a enrichi le Musée archéologique de la Charente avec, en particulier, des lions et de gros chapiteaux corinthiens ornés de têtes, de l'époque des Antonins.

Son premier évêque, Ausone, fut enterré dans un cimetière suburbain le long de la voie antique menant à Bordeaux. Un sarcophage paléochrétien de calcaire tendre orné de deux oiseaux affrontés buvant dans une coupe et encadré de rinceaux en bas relief y a été trouvé (Musée municipal).

Lorsque, en 508, Clovis reprit la ville sur les Wisigoths, il détruisit la cathédrale existant intra-muros. Il en fit rebâtir une, dédiée à saint Pierre, élément principal d'un groupe épiscopal. On conserve de l'édifice mérovingien deux chapiteaux de marbre blanc, du viie siècle, issus des ateliers d'Aquitaine, encadrant la baie d'axe dans l'abside du xiie siècle.

L'époque romane fut féconde en Angoumois. Mais toutes les églises de cette période ont disparu à Angoulême, sauf un fragment de nef à l'église Saint-André, le chevet plat à triplet d'un petit oratoire Saint-Martin transformé en maison, et l'actuelle cathédrale.

Cathédrale Saint-Pierre, Angoulême

Cathédrale Saint-Pierre, Angoulême

Photographie

Cathédrale Saint-Pierre, Angoulême, façade occidentale, début du XIIe siècle. Le pignon central et les clochetons ont été ajoutés vers 1861-1862 par l'architecte Paul Abadie (1812-1884). 

Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

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Pour citer l’article

Pierre DUBOURG-NOVES, « ANGOULÊME, histoire de l'art », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/angouleme-histoire-de-l-art/