ÉPHÉMÈRE, arts

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En 1911, Filippo Tommaso Marinetti, l'inventeur du futurisme, proclamait avec virulence : « À la poésie du souvenir nostalgique, nous opposons la poésie de l'attente fiévreuse. Aux larmes de la beauté qui se penche tendrement sur les tombes, nous opposons le profil tranchant, aiguisé, du pilote, du chauffeur et de l'aviateur. À la conception de l'impérissable et de l'immortel, nous opposons, en art, celle du devenir, du périssable, du transitoire et de l'éphémère. » Après l’émergence de ce mouvement, puis des happenings, des performances, du land art et des pratiques in situ apparus un demi-siècle plus tard, l'art aurait-il changé de régime, quittant l'éternel pour choisir l'éphémère – ou bien cela ne serait-il que fantasme, ou lieu commun ?


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Véronique GOUDINOUX, « ÉPHÉMÈRE, arts », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ephemere-arts/