BELGIQUEGéographie

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Belgique : carte physique

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Canal de Bruges (Belgique)

Canal de Bruges (Belgique)
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Belgique : principales régions urbaines

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Belgique : population

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CapitaleBruxelles
Langues officiellesallemand, français, néerlandais
Unité monétaireeuro (EUR)
Population11 357 000 (estim. 2017)
Superficie (km2)30 528
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Pays densément peuplé au cœur de l'Europe du nord-ouest, traversé par d'énormes flux de circulation, la Belgique (België en néerlandais) présente une variété de milieux assez exceptionnelle pour une surface aussi restreinte : extrémité de la grande plaine germano-polonaise, bas plateaux limoneux, massif ancien, bordure du bassin sédimentaire parisien. Cette diversité a inspiré les géographies classiques du pays, développées à une époque où l'attention était surtout portée sur le monde rural. Mais aujourd'hui, dans un pays très largement urbanisé ou rurbanisé, on ne peut plus aborder la géographie de la Belgique sans faire référence à la division – qui tend à s'approfondir – entre les deux communautés linguistiques (voire trois, si on prend en compte la petite minorité germanophone). La superposition des clivages communautaires et des différences dans les comportements politiques et les dynamiques économiques entre le nord et le sud du pays posent des questions fondamentales quant au devenir même de l'État belge.

Belgique : carte physique

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Carte physique de la Belgique. 

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Canal de Bruges (Belgique)

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Canal bordé de maisons aux façades médiévales, dans le quartier de l'hôpital Saint-Jean à Bruges. 

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Le cadre géographique

Un petit pays densément peuplé

Avec 11,3 millions d'habitants en 2015 sur 30 528 km2, la Belgique est le deuxième pays le plus dense d'Europe, après les Pays-Bas. La région flamande (13 522 km2), au nord, et Bruxelles (161 km2) rassemblent 65 p. 100 de la population sur 45 p. 100 du territoire (560 hab./km2), alors que la région wallonne (16 844 km2), au sud, ne compte que 213 hab./km2. Le pays est au contact, d'une part, des fortes densités et des armatures urbaines serrées de l'Europe rhénane, et, d'autre part, des zones moins peuplées de l'intérieur de la France qui se terminent dans le sud-est de la Belgique.

Belgique : principales régions urbaines

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Les régions urbaines belges de plus de 200 000 habitants en 2002 (en milliers de personnes). 

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60 p. 100 des Belges sont néerlandophones ; ceux-ci sont localisés dans le nord du pays. Les 40 p. 100 de francophones se trouvent dans le sud du pays et à Bruxelles. La très grande majorité – de l'ordre des neuf dixièmes – de la population bruxelloise utilise le français. De plus, 70 000 germanophones habitent à l'est de la province de Liège, une zone acquise après la Première Guerre mondiale.

Comme dans toute l'Europe du nord-ouest, la croissance de la population est faible : 2,6 p. 1 000 par an, en moyenne, sur la période de 1981 à 2005, mais 4,9 p. 1 000 de 2001 à 2005, avec un bilan naturel annuel moyen de 0,9 p. 1 000 sur cette dernière période et un bilan migratoire de 4,1 p. 1 000. Cette faible croissance est, de plus en plus, due à l'immigration, voire à la fécondité un peu plus élevée des immigrés récents, en particulier à Bruxelles.

Belgique : population

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Densité de population et grandes agglomérations belges (source : C. Vandermotten et P. Medina Lockhart). 

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L'espérance de vie est élevée (80,8 ans en 2010), légèrement plus en Flandre (81,4 ans) qu'en Wallonie (80 ans) et à Bruxelles (80,5 ans). Cela reflète la plus grande prospérité de la Région flamande, où le revenu fiscal moyen par habitant était supérieur de 7 p. 100 à la moyenne belge en 2003 (7 p. 100 inférieur en Wallonie et 14 p. 100 inférieur à Bruxelles-Capitale, en sachant qu'une part importante des travailleurs bruxellois aux revenus élevés habitent en périphérie, hors de la Région-capitale).

La pyramide des âges est vieillie, avec plus de 17 p. 100 de 65 ans et plus, et une classe d'âge de 40-44 ans qui est plus de 40 p. 100 plus fournie que la catégorie des 0-4 ans. La fécondité a baissé dès la fin du xixe siècle, en premier lieu dans le bassin industriel wallon, puis dans les grandes villes telles que Bruxelles (Brussel), Anvers (Antwerpen) et Gand (Gent). Elle a résisté plus longtemps dans les zones rurales, surtout dans les régions flamandes périphériques, en particulier en Campine, et en Ardenne, où le poids du catholicisme était fort. Après une chute radicale entre 1965 et 1975 (2,6 enfants par femme en 1965, contre 1,7 en 1975), la fécondité se maintient à un niveau très bas, autour de 1,7 enfant par femme.

La proportion d'étrangers (8,3 p. 100 de la population totale en 2005) a de moins en moins de signification sociologique puisque la plupart des enfants nés en Belgique de parents étrangers acquièrent automatiquement la nationalité belge. Il n'empêche que les étrangers représentaient, en 2005, 5 p. 100 de la population en Région flamande, 9 p. 100 en Wallonie et 26 p. 100 à Bruxelles-Capitale. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, ceux-ci, peu nombreux, provenaient surtout des pays limitrophes. Mais au cours des années 1920 arrivent des immigrés italiens et d'Europe centre-orientale. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'immigration est organisée par l'État, pour le travail dans les charbonnages, puis dans d'autres secteurs de l'industrie ou des transports. De nombreux Italiens seront suivis par des Espagnols, des Marocains, des Turcs. L'immigration massive est stoppée en 1974, suite au renversement du cycle économique. Elle fait place à des mouvements individuels. La population issue de l'immigration augmente aujourd'hui, avant tout grâce à son bilan naturel. La mondialisation économique et la présence, à Bruxelles, des institutions européennes et de l'O.T.A.N. ont également accru le nombre d'étrangers issus de pays riches et d'Europe centre-orientale. La présence congolaise, issue de l'ancienne colonie belge, est assez faible (2,2 p. 100 de la population étrangère, alors que les Marocains en constituent 8,1 p. 100 et les Turcs 4,3 p. 100) ; les Congolais établis en Belgique sont plus des hommes d'affaires, des étudiants, des réfugiés politiques que des travailleurs à faible qualification.

Les contrastes régionaux

Les paysages sont variés et relèvent de trois grands ensembles naturels – les plaines septentrionales, une bande intermédiaire de bas plateaux et les reliefs des massifs anciens de la haute Belgique. On peut y ajouter, à l'extrême sud-est du pays, une frange du Bassin parisien. Sous l'influence d'un climat tempéré océanique, aux hivers doux et aux étés modérés, le relief détermine des nuances : les précipitations augmentent de la côte (687 mm/an) vers l'Ardenne, à l'est (plus de 1 000 mm/an). La continentalité, toute relative, augmente vers l'est : les températures sont plus basses en hiver et plus élevées en été.

Belgique : les régions

Belgique : les régions

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Les régions. 

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Les plaines septentrionales

Les altitudes sont le plus souvent au-dessous de 50 mètres dans le nord du pays. C'est l'extrémité de la plaine germano-polonaise et du bassin de la mer du Nord. Les sédiments tertiaires et quaternaires recouvrent un socle primaire qui s'enfonce rapidement vers le nord (il est à — 1 000 mètres à la frontière avec les Pays-Bas). La plaine est plus argileuse au sud, plus sablonneuse au nord. Les sables sont soit des sédiments marins, soit une couverture nivéo-éolienne déposée durant les phases froides du Quaternaire. En Flandre proprement dite (les provinces de Flandre occidentale et de Flandre orientale), les sols, même sablonneux, ont été fertilisés dès le Moyen Âge par un travail intensif. Cette zone et les parties proches du Brabant, entre Anvers et Bruxelles, furent très précocement urbanisées et se caractérisent par un habitat rural très dense. Le travail textile à domicile y fut, dès le Moyen Âge, un complément aux ressources de l'agriculture, sur de petites exploitations. À partir de la fin du xixe siècle, l'usage des engrais facilita le développement d'une agriculture très intensive, caractérisée aujourd'hui par l'importance de l'élevage hors-sol, bovin et porcin.

Près de la côte, ainsi que sur les rives du cours inférieur de l'Escaut, des polders ont été reconquis sur la mer et les vasières à partir du bas Moyen Âge. Les polders fluviaux sont protégés du fleuve par des digues, les polders maritimes sont séparés de la mer par un mince cordon dunaire rectiligne, aujourd'hui très largement bâti. À l'inverse de la Flandre intérieure, la grande exploitation agricole prévaut.

À l'est d'Anvers, se trouve la plaine sablonneuse campinoise. Vers le nord-est, en Campine limbourgeoise, elle cède la place à un bas plateau, qui s'élève et domine la Meuse par un talus, à près de 100 mètres d'altitude. Ce plateau de sables et de graviers est un ancien cône deltaïque du fleuve. En Campine, les sables de couverture, déposés en avant de l'extension maximale de la calotte glaciaire quaternaire, ont parfois été modelés en dunes continentales. Cette zone peu fertile est restée longtemps couverte de landes, souvent en propriété communale jusqu'au milieu du xixe siècle. Il en subsiste des lambeaux, mais la lande a le plus souvent cédé la place à des pinèdes, qui ont fixé les sables, et, aujourd'hui, à une urbanisation et à une industrialisation diffuses.

Les bas plateaux limoneux du centre

Une ligne discontinue de collines (monts de Flandre, Ardennes flamandes, collines du Hainaut septentrional, collines du Hageland) marque la transition entre les plaines septentrionales et les bas plateaux. Ceux-ci s'élèvent d'ouest en est, d'une trentaine de mètres à l'est de l'Escaut jusqu'à plus de 300 mètres à l'est de la Meuse liégeoise. Il s'agit, successivement, des plateaux du Hainaut, du Brabant, de Hesbaye et, à l'est de la Meuse, du pays de Herve. Ces bas plateaux sont le plus souvent couverts d'une couche de lœss, limons éoliens périglaciaires fertiles.

Les faibles altitudes et le soubassement argileux déterminent, en Hainaut, un réseau hydrographique dense de petites vallées peu marquées dans une topographie molle.

Le soubassement du plateau brabançon est formé de sables tertiaires ; les vallées, moins nombreuses, s'y encaissent plus nettement. Elles atteignent, en quelques endroits du Brabant wallon, le socle des roches primaires de l'anticlinorium du Brabant. En Brabant méridional s'étendent de grands bois, souvent sur les versants des vallées, la Senne et ses affluents de la rive droite et la Dyle, mais aussi parfois sur le plateau lui-même. Les plus importants (les forêts de Soignes et de Meerdaal) doivent leur conservation à leur ancien statut domanial : ils furent des terres de chasse des ducs de Brabant.

La Hesbaye méridionale a un soubassement de terrains secondaires crayeux perméables. Le réseau hydrographique est peu développé. Les bois sont très rares : l'openfield est exclusif, autour de villages groupés.

Les bas plateaux du Hainaut, du Brabant et de Hesbaye sont, de longue date, tournés vers les grandes cultures – céréales – et, depuis le xixe siècle, betteraves, sur des exploitations souvent en faire-valoir indirect, dont la taille et la prospérité étaient attestées par la présence de grosses fermes au plan en carré autour d'une cour centrale, situées dans les villages ou isolées. Beaucoup de ces fermes furent des censes, seigneuriales ou ecclésiastiques, indivises sous l'Ancien Régime, surtout caractéristiques du Brabant et de la Hesbaye. Les exploitations étaient de moindre taille en Hainaut, où la prairie occupait une plus grande surface. Aujourd'hui, l'agriculture mécanisée pratique sur ces terres des assolements complexes, associant fourrages verts, prairie artificielle et maïs aux céréales panifiables et à la betterave.

À l'est de la Meuse, en pays de Herve, le lœss est plus rare. Les terrains argileux recouvrent le socle primaire. Le plateau est très disséqué, du fait de l'importance du dénivelé entre les sommets et les niveaux de base de la Vesdre et de la Meuse. C'est un bocage, du moins depuis le xvie siècle, pays d'élevage et de fermes dispersées. L'évolution vers le bocage est due à de fortes densités, qui ont contraint au développement d'un travail du textile à domicile, favorisé par la contrebande près des frontières des Provinces-Unies, du pays de Liège, du duché de Limbourg et des terres d'Empire sous l'Ancien Régime (jusqu'à la fin du xviiie siècle, lorsque l'occupation française met fin à ces enchevêtrements territoriaux). Aujourd'hui, le bocage est mis à mal par la mécanisation agricole et l'urbanisation diffuse.

Les bas plateaux sont limités, au sud, par le sillon des vallées de la Haine, de la Sambre, de la Meuse et de la Vesdre. Ce sillon entaille une structure synclinale, où affleurent les terrains houillers.

Au sud du sillon Sambre-Meuse

Au sud de la Sambre et de la Meuse commence la haute Belgique, désignée dans le vocabulaire touristique sous le nom des Ardennes, extension abusive d'un terme qui doit être utilisé au singulier pour ne désigner qu'une de ses régions constitutives (la partie sud, la plus élevée). Les roches du primaire affleurent partout, sauf dans l'extrême sud-est.

Les molles crêtes et les dépressions parallèles du plateau du Condroz sont encore souvent recouvertes de lœss. Les exploitations agricoles sont grandes et les fermes-châteaux nombreuses. Les altitudes restent modestes, autour de 300 mètres. Les bois alternent avec les prairies et les terres de grande culture. C'est un relief appalachien typique. Les crêtes sont en relief dans des grès du Dévonien supérieur, en position anticlinale. Les dépressions, les chavées (vallées souvent sèches), creusent les calcaires du Carbonifère, en position synclinale. Le relief ne prend un tour vigoureux que là où les crêtes et les dépressions, orientées d'ouest - sud-ouest en est - nord-est, sont traversées par des vallées épigéniques perpendiculaires, qui déterminent des paysages pittoresques (vallée de la Meuse entre la frontière française et Namur, vallée du Hoyoux, Ourthe liégeoise).

Le Condroz est limité, au sud, par une dépression large d'une dizaine de kilomètres, entaillée dans les schistes tendres et gélifs du Dévonien supérieur : c'est la Famenne à l'est de la Meuse, la Fagne à l'ouest du fleuve. Les sols argileux, humides en hiver, parfois desséchés en été, sont couverts de bois et de prairies. La zone est peu densément peuplée. La dépression est bordée, au sud, par une étroite bande de calcaires du Dévonien moyen, à laquelle on a donné le nom de Calestienne. Cette bande calcaire domine la dépression, mais elle est, à son tour, plus basse que le massif ardennais qui la borde au sud. Les rivières qui la traversent descendent de l'Ardenne et donnent naissance à des phénomènes karstiques, dont les grottes de Han constituent le plus spectaculaire.

Le massif ardennais est une pénéplaine, resoulevée à partir du Tertiaire, qui s'élève d'ouest en est. Il culmine dans les Hautes Fagnes (signal de Botrange, 694 m.). C'est la partie occidentale du Massif schisteux rhénan. Il est formé à la fois de schistes, de phyllades et de quartzo-phyllades du Dévonien inférieur, du Cambrien et du Silurien. Le massif ardennais est traversé de part en part, en territoire français, par la vallée encaissée de la Meuse. L'érosion a également creusé des vallées étroites, aux versants couverts de forêts, qui entaillent les bordures du massif ardennais : Basse-Semois, Haute-Lesse, Ourthe entre Houffalize et Hotton, Amblève... Le plateau est lui aussi largement boisé, pour moitié environ en feuillus, pour l'autre en épicéas, plantés comme bois de mine à partir du xixe siècle, sauf autour de Bastogne où la prairie domine. De petits villages de clairières parsèment les zones plus forestières du haut plateau. Toutefois, dans l'Ardenne du nord-est, en dehors des vastes forêts de l'Hertogenwald et des tourbières des Hautes Fagnes, partiellement reboisées, les paysages relèvent plus du bocage herbager. L'agriculture de subsistance en faire-valoir direct était encore la norme en Ardenne au xixe siècle, la forêt assurant un complément de ressources à une céréaliculture pauvre. Les populations peu nombreuses de ces terres infertiles jouissaient, de la sorte, d'une aisance supérieure à celle des agriculteurs intensifs de la Flandre surpeuplée. L'exclusivité de la prairie ne remonte donc qu'au début du xxe siècle. L'Ardenne et les bordures calcaires de la Calestienne connaissent un développement touristique important, qui a déjà débuté au xixe siècle et est devenu un phénomène de masse après la Seconde Guerre mondiale, grâce à leurs vallées attrayantes et à leurs faibles densités, qui séduisent les habitants des plaines du nord-ouest européen. Les Hautes Fagnes sont ouvertes aux skieurs de fond.

À l'extrême sud-est, on atteint le Bassin parisien, avec un paysage de cuestas qui découpent les terrains du Secondaire. La frontière franco-belge se trouve au sommet du front de la plus imposante des trois cuestas de la petite partie belge du Bassin, celle des calcaires bajociens. La présence d'une couche de minette dans ces terrains a entraîné, à la fin du xixe siècle, une extension marginale du bassin sidérurgique lorrain, mais l'usine d'Athus a été fermée en 1977.

La formation de l'espace économique

Alors qu'au xixe siècle la Wallonie fut un foyer majeur, et très précoce, de la révolution industrielle sur le continent européen, tandis que la Flandre subissait une forte crise économique, la situation s'est inversée après la Seconde Guerre mondiale. La Wallonie, avec la fermeture des charbonnages, a perdu de larges pans de son industrie lourde et souffre d'une faible diversification de son secteur des services, alors que la Flandre s'appuie sur une forte croissance industrielle durant la seconde moitié du xxe siècle. Et au centre du pays, l'économie de la Région de Bruxelles-Capitale, qui est devenue un pôle de services majeur au niveau européen, se diffuse sur une vaste aire périphérique, dans les Régions flamande et wallonne.

Les héritages proto-industriels et la révolution industrielle

Au moment de l'indépendance, en 1830, la carte économique de la Belgique est encore très semblable à celle du Moyen Âge et des Temps modernes : fortes densités et intensité de l'urbanisation dans le triangle Bruxelles-Louvain-Anvers et en Flandre intérieure, où les villes encadrent une proto-industrie rurale linière. Cette dernière s'effondre dans les années 1840 à cause de la concurrence anglaise et du désintérêt de la part du grand capital belge, qui se tourne vers le charbon et l'industrie lourde. Cela précipite la Flandre dans une crise durable. Toutefois, l'industrie du coton est apparue à Gand à partir du début du xixe siècle, tandis que l'industrie de la laine se développe dans la région de Verviers.

C'est le sillon wallon qui fut le lieu principal d'une révolution industrielle précoce, associant le charbon et la métallurgie lourde. L'extraction artisanale de la houille, qui remonte au Moyen Âge, était complétée par un artisanat métallurgique (clouterie dans la région de Charleroi, armurerie à Liège, etc.) ou par la verrerie (autour de Charleroi). À partir du début du xixe siècle, la grande industrie métallurgique se concentre sur le charbon, sauf dans le Borinage (à l'ouest de Mons), où l'extraction charbonnière reste plus exclusive. Cette croissance industrielle fut largement contrôlée par les banques d'affaires, implantées à Bruxelles. Face à cette modernisation, les forges au charbon de bois des vallées forestières de l'Ardenne et de l'Entre-Sambre-et-Meuse disparaissaient vers 1850.

Bruxelles, très tôt, et Anvers, après 1880, connaissent aussi un fort essor industriel, dans les secteurs axés sur les biens de consommation et les industries technologiques de la fin du xixe siècle, qui requièrent une main-d'œuvre spécialisée et diversifiée, ou dans les secteurs qui transforment, à Anvers, des matières premières importées.

Les structures industrielles orientées vers les produits semi-finis, mises en place au xixe siècle, évoluèrent assez peu au cours de l'entre-deux-guerres, et furent complétées par la mise en exploitation du bassin charbonnier profond du moyen Limbourg. Mais on observe déjà, alors, un début de glissement de l'industrie vers le nord du pays, surtout dans l'axe métropolitain central. Ainsi, l'industrie de montage automobile apparaît entre les deux guerres, tant en périphérie bruxelloise que dans la zone portuaire d'Anvers.

L'après-Seconde Guerre mondiale

Les besoins en énergie et en biens d'équipement à la sortie de la guerre revigorent, durant un temps, les charbonnages et l'industrie lourde wallonne, après la crise des années 1930. Mais, à la fin des années 1950, la crise charbonnière s'installe. L'arrivée massive, à partir de 1959, de capitaux étrangers, encouragée par des lois d'expansion économique destinées spécifiquement à les attirer, et par la position centrale de la Belgique dans le Marché commun européen, bouleverse la carte industrielle. Les nouvelles industries de montage s'implantent dans les bassins de main-d'œuvre du nord du pays, surtout le nord-est, ou dans les espaces portuaires (pétrochimie, sidérurgie maritime). Le capitalisme flamand des petites et moyennes entreprises des régions textiles, qui s'était assoupi durant le xixe siècle, retrouve sa vigueur, en particulier dans la région de Courtrai (Kortrijk).

Les mutations récentes

Depuis 1974 et le renversement de cycle économique, la désindustrialisation prévaut. L'extraction charbonnière appartient au passé, tant en Wallonie qu'en Campine (les dernières mines y ont été fermées en 1984 et en 1992, respectivement). Les industries lourdes wallonnes ont subi une crise profonde. Malgré la mise en place de parcs industriels, la reconversion est difficile dans une région où les services marchands sont mal développés. L'économie est plus dynamique dans les parties de la Wallonie jusque-là moins industrialisées, surtout en Brabant wallon, proche de Bruxelles.

Les régions périphériques flamandes, Flandre occidentale et nord-est, résistent mieux au phénomène de désindustrialisation : leur appareil industriel est plus récent, il a été mis en place à partir des années 1960.

Belgique : géographie de la valeur ajoutée

Belgique : géographie de la valeur ajoutée

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Géographie de l'économie belge. Répartition de la valeur ajoutée produite en 2005 (source : C. Vandermotten & P. Medina Lockhart). 

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Depuis les années 1990, les dynamiques les plus fortes, liées à la tertiarisation et à l'internationalisation de l'économie, s'observent à nouveau dans l'espace métropolitain central. Certes, les centres des plus grandes villes connaissent des croissances plus faibles que leurs périphéries, mais ils concentrent, surtout à Bruxelles, les activités les plus productrices de valeur, finances, services aux entreprises, fonctions administratives majeures. La présence des institutions européennes est déterminante pour l'économie bruxelloise, de manière soit directe, par les activités de son personnel propre, soit induite, à travers la présence de représentations officielles, de lobbyistes et l'impact sur le commerce, l'hôtellerie, etc. La logistique, la maintenance, le commerce de gros, les laboratoires, ainsi qu'une partie des services à forte valeur ajoutée et très insérés dans les réseaux internationaux préfèrent des localisations périurbaines ; ainsi, la zone de Zaventem, près de l'aéroport national, au nord-est de la capitale, est devenue une des plus dynamiques du pays. C'est aussi dans cette région métropolitaine centrale que se trouvent deux des trois principaux ports, Anvers et Gand.

Répartition de la population et armature urbaine

La répartition de la population reflète les modalités du développement économique tout autant que l'impact hérité des milieux naturels.

La haute Belgique a les densités les plus faibles, même si elles augmentent autour d'Arlon, dans l'extrême sud-est. De même, le nord-est est moins densément peuplé que la Flandre intérieure, malgré une forte fécondité jusque dans les années 1960. Cette situation est, certes, le reflet d'une faible fertilité des sols, mais également de l'intense travail agricole en Flandre intérieure depuis des siècles, en relation avec l'urbanisation précoce. Le caractère relatif de l'interdépendance de la fertilité des sols et des densités de population se retrouve dans les polders, terres fertiles mais pays de grandes exploitations conquises sur les terres submersibles par des abbayes médiévales et par des grands propriétaires, qui ont des densités moins importantes que celles de la Flandre sablonneuse.

Les fortes densités antérieures à la révolution industrielle ont augmenté avec l'industrialisation et la métropolisation dans la partie centrale de l'ancien duché de Brabant, entre Bruxelles, Louvain (Leuven) et Anvers et, plus à l'ouest, jusqu'à Gand. Les Flamands appellent ce quadrilatère central le Vlaamse ruit, c'est-à-dire le losange ou les facettes du diamant flamand. Comme partout en Belgique, mais plus encore ici, les fortes densités sont tout autant le fait de la périurbanisation et de la rurbanisation que de la proximité des villes entre elles. L'urbanisation des campagnes a commencé dès la fin du xixe siècle : les gouvernements belges ont alors encouragé les migrations alternantes quotidiennes de travail, appelées « navettes », qui bénéficiaient de la densité exceptionnelle du réseau ferré principal et de chemins de fer vicinaux, créés à partir de 1885. Le but était d'éviter de trop fortes concentrations ouvrières et de garder les ouvriers dans les villages, sous le contrôle des organisations catholiques.

En Wallonie, la seule zone de fortes densités, en dehors des récentes extensions périurbaines bruxelloises sur le Brabant wallon, est l'ancien sillon industriel. L'urbanisation préindustrielle était limitée dans le sud du pays. Les deux villes les plus importantes étaient les deux cités épiscopales historiques, Tournai, à l'extrême ouest de la Wallonie, et surtout Liège. Ce sillon, urbanisé au xixe siècle, est jalonné des agglomérations de Mons-Borinage, La Louvière, Charleroi, Namur et Verviers. Celles-ci ponctuent une conurbation diffuse, où s'enchevêtrent sites industriels – trop souvent en friche – et habitat, avec les alignements caractéristiques de maisons ouvrières des corons.

La navette a été amplifiée après la Seconde Guerre mondiale avec l'utilisation de l'automobile, la promotion de l'accession à la propriété individuelle et une politique laxiste d'aménagement du territoire qui n'a pas freiné la dispersion de l'habitat. La Belgique, et surtout le nord du pays, est ainsi devenue un pays où les villes alternent avec des espaces périurbanisés ou rurbanisés. Il n'est, dès lors, plus possible de caractériser les villes par la seule population de leur agglomération morphologique, cet espace urbanisé sans solution de continuité autour du noyau historique. Il faut également considérer une aire fonctionnelle plus large, définie par la zone de forte attractivité sur les navetteurs.

Ainsi, si l'aire morphologique de Bruxelles est déjà, avec près de 1,5 million d'habitants, bien plus large que l'entité administrative de Bruxelles-Capitale, l'aire fonctionnelle couvre les provinces du Brabant wallon et du Brabant flamand, sauf au nord-est la zone polarisée par Louvain, l'est de la Flandre orientale, de larges portions du nord du Hainaut et de la province de Namur. L'aire fonctionnelle d'Anvers s'étend sur les arrondissements d'Anvers et de Malines (Mechelen)– cette dernière ville jouant un rôle de centre secondaire –, et sur l'extrême nord-est de la Flandre orientale. Gand polarise le nord-ouest de la Flandre orientale. Ces trois grandes aires fonctionnelles centrales et celle de Louvain sont contiguës ; les mouvements de navette y sont importants, en particulier vers Bruxelles (qui attire, en outre, de nombreux travailleurs issus d'autres régions urbaines du pays). Ainsi, il est possible de définir une région métropolitaine centrale belge plus de 5 millions d'habitants.

En outre, Courtrai, Ypres (Ieper), Mouscron et Tournai se situent dans un ensemble transfrontalier centré sur Lille. À l'est du pays, le duopôle Hasselt-Genk, ainsi que Liège et Verviers, constituent, avec Maastricht, Geleen-Sittard et Heerlen aux Pays-Bas et avec Aix-la-Chapelle (Aachen) en Allemagne, l'Euregio Meuse-Rhin, s'étendant sur trois pays. Des coopérations tendent à se mettre en place. L'extrême sud-est, autour d'Arlon, est de plus en plus polarisé par le dynamisme des fonctions financières internationales du Luxembourg.

Ainsi, seule une faible part de la population du pays, essentiellement dans la Wallonie rurale méridionale, vit hors de l'influence directe des grandes aires métropolitaines.

Si la population est concentrée dans celles-ci, la localisation de la production et des fonctions de décision et de commandement du secteur tertiaire l'est plus encore (dans les plus grandes zones métropolitaines et leurs parties centrales, notamment Bruxelles). Anvers est un centre de commandement important, mais bien moins ouvert sur l'international que Bruxelles, sauf dans des secteurs spécifiques liés à l'activité portuaire et à la logistique.

Les transports

L'urbanisation, l'intensité de l'activité économique, la précocité de la révolution industrielle, une position au cœur de l'Europe du nord-ouest expliquent la densité du maillage par les routes et les autoroutes, les chemins de fer et les voies d'eau. La position centrale de Bruxelles au sein du système économique, acquise dès le lendemain de l'indépendance, puis dans le réseau des navettes, et la suprématie de la Région flamande au niveau des densités de population et de dynamisme économique, au cours de la seconde moitié du xxe siècle, se reflètent dans l'architecture des réseaux et dans les flux qui les animent.

Bruxelles est au centre d'une étoile ferroviaire. L'interconnexion entre les branches nord et sud de cette étoile a été assurée, en 1952, par une jonction souterraine. Celle-ci est le tronçon le plus chargé du réseau, assurant à la fois la desserte pour les navetteurs et le transit international (à l'exception de l'Eurostar vers Londres et de certains Thalys vers Paris). Les branches de l'étoile convergeant vers Bruxelles accueillent aussi un réseau express régional, qui ne devrait être totalement achevé qu’au milieu des années 2020, dans le but de désengorger les accès autoroutiers à la capitale. Le réseau ferré est bien plus dense et plus fréquenté en Région flamande qu'en Wallonie. Au sud de l'axe de la Sambre et de la Meuse, seule la ligne de Namur vers le Luxembourg a un trafic relativement important de voyageurs. Celui-ci est plus faible sur l'axe de la dorsale wallonne (Tournai-Verviers) que sur les radiales qui relient les grandes villes wallonnes à Bruxelles. Une ligne à grande vitesse double, depuis 2003, la voie classique entre Bruxelles et Liège. Elle dessert Aix-la-Chapelle depuis 2008. Une autre ligne à grande vitesse a été ouverte, en 2007, entre Bruxelles, Anvers et les Pays-Bas. Quant au port d'Anvers, il est l'origine et l'aboutissement des principaux flux du trafic ferroviaire de marchandises.

La Belgique s'est également dotée d'un réseau serré d'autoroutes gratuites qui convergent vers la ceinture autoroutière enserrant Bruxelles ; une grande ellipse extérieure passe par Gand, Anvers, Liège, Namur, Mons et Courtrai. Ici aussi, le réseau est bien plus chargé du côté flamand, avec les flux les plus denses sur les rings (les ceintures) de Bruxelles et d'Anvers et sur les radiales aux abords de la capitale. Outre le trafic généré par les ports d'Anvers, de Zeebrugge et de Gand, une part importante de la circulation de camions est en transit.

L'aéroport de Bruxelles-National (ou Brussels Airport) est, en fait, situé en Région flamande, mais la proximité de la capitale entraîne des problèmes environnementaux qui opposent politiquement la Région de Bruxelles-Capitale à la Région flamande et à l'État fédéral. Le trafic (23,4 millions de passagers en 2015) est spécialisé dans les relations directes entre Bruxelles et de nombreux aéroports européens, en liaison avec son rôle de capitale européenne. Deux aéroports wallons ont connu, au début du xxie siècle, une expansion remarquable, dans des créneaux différents. Charleroi, rebaptisé Brussels South Airport, concurrence Bruxelles-National pour les vols à bas tarifs (low-cost), avec un trafic de 6,9 millions de passagers en 2015. Liège-Bierset s'est spécialisé dans le transport de courrier express et de fret et dans les vols charters.

Les voies d'eau connaissent un trafic intense, surtout dans le nord du pays, et sont, au minimum, au gabarit de 1 350 tonnes pour les plus fréquentées. Outre l'Escaut maritime en aval d'Anvers, les principales voies d'eau sont le canal maritime de Gand à Terneuzen, l'Escaut et la Lys, le canal maritime de l'Escaut à Bruxelles, le canal Albert (qui relie Anvers à Liège), la Meuse et la Sambre, le canal de Bruxelles à Charleroi. Le remarquable ascenseur de Strépy-Thieu, inauguré en 2001, raccorde le canal de Bruxelles à Charleroi au canal de Mons à l'Escaut (dénivelé de 73 m.) et permet un trafic à grand gabarit entre Liège et Dunkerque.

L'aménagement du territoire

Dans un pays aussi peuplé, l'aménagement du territoire semblerait devoir jouer un rôle majeur. Pourtant, à la différence des Pays-Bas, il fut une pratique tardive. La première loi nationale date de 1962. Sa mise en œuvre s'est traduite par la couverture du territoire par des plans d'affectation des sols (les plans de secteur). Mais les surfaces réservées aux différentes formes d'urbanisation l'ont été de manière très large par rapport aux besoins, et les plans de secteur sont loin d'avoir freiné la dispersion de l'habitat et des activités ainsi que leur localisation le long des routes.

À la suite de la régionalisation du pays, l'aménagement du territoire relève de la compétence exclusive des Régions depuis 1980. Certes, les plans de secteur survivent à cette régionalisation (sauf à Bruxelles où un nouveau document plus adapté à la problématique urbaine porte le nom de Plan régional d'affectation des sols), mais ils sont encadrés par des législations régionales différentes et, surtout, par de nouveaux schémas d'orientation spécifiques. En effet, chaque Région veut mettre en œuvre des principes d'aménagement moins gaspilleurs d'espace et plus respectueux du développement durable.

En Wallonie, le Schéma de développement de l'espace régional (S.D.E.R. ; 1999) insiste sur l'importance des villes, le renforcement de leur structuration, dans une région marquée par son passé industriel. L'insertion dans une économie postindustrielle impose de développer des coopérations transfrontalières et transrégionales avec des pôles extérieurs plus puissants tels que le Luxembourg, Lille, Hasselt, Maastricht, Aix-la-Chapelle, et surtout Bruxelles. Le S.D.E.R. insiste sur la nécessité d'éviter la dispersion de l'habitat et de concentrer les développements sur les pôles les plus accessibles en transports en commun et les mieux équipés. Les deux Eurocorridors qui traversent le territoire wallon – la dorsale wallonne et l'axe Bruxelles-Luxembourg – doivent être plus que de simples axes de transit et doivent fixer des activités susceptibles de contribuer au redéploiement régional. L'environnement, le patrimoine, les paysages sont reconnus comme des atouts dans le contexte d'une Europe du nord-ouest densément peuplée.

En Région flamande, la multiplication de petites et moyennes villes proches les unes des autres, la dispersion de l'habitat, le dynamisme économique, la culture et l'élevage intensifs ont conduit à de sérieux problèmes environnementaux : un niveau de pollution parmi les plus élevés d'Europe, le mitage des espaces semi-naturels (zones agricoles, espaces verts, etc.), des corridors d'activité économique le long du canal Albert et des grands axes autoroutiers. Le Ruimtelijk Struktuurplan Vlaanderen (1997) se donne pour objectif de protéger les espaces libres qui subsistent et de préserver ce qui reste du cordon dunaire littoral. Il propose l'implantation de barrières vertes entre les zones périurbaines autour des villes.

Au cœur de l'Europe du nord-ouest, la Belgique est un petit pays aux paysages diversifiés, prospère mais politiquement fragile. Cette fragilité tient à son dualisme linguistique, mais elle est sous-tendue par des dynamismes économiques opposés entre le nord et le sud du pays, qui se sont renforcés à partir des années 1960, la crise charbonnière, puis celle de l'industrie lourde au sud s'opposant à une forte croissance industrielle au nord. Ainsi, la Wallonie peine à se reconvertir, la Flandre est une des zones les plus riches de l'Europe et, entre elles, Bruxelles, capitale très internationalisée, étouffe dans ses limites très étroites. La fédéralisation du pays à la fin du xxe siècle a traduit ces différentes trajectoires économiques – et politiques –, mais évitera-t-elle la faillite de l'État belge ?

—  Christian VANDERMOTTEN

Bibliographie

※ Géographie

M. Antrop, P. de Maeyer, C. Vandermotten & M. Beyaert dir., La Belgique en cartes. L'évolution du paysage à travers trois siècles de cartographie, Lannoo, Tielt, 2006

C. Christians & L. Daels dir., « Belgium. A geographical introduction to its regional diversity and its human richness », Bull. de la Société géographique de Liège, 24, 1988

J. Denis dir., Géographie de la Belgique, Crédit communal, Bruxelles, 1992

F. Depuydt dir., Fascinerende landschappen van Vlaanderen en Wallonië, Davidsfonds, Louvain, 1995

M. A. Lefevre, L'Habitat rural en Belgique. Étude de géographie humaine, Université de Paris, Paris, 1925

C. Vandermotten & P. Marissal, La Production des espaces économiques, t. 1, Université de Bruxelles, Bruxelles, 2e éd., 2004.

※ Sites Internet

Banque nationale de Belgique : www.bnb.be

Institut national de Statistiques : statbel.fgov.be

Service public fédéral Economie : ecodata.mineco.fgov.beuet economie.fgov.be

Société royale belge de géographie : www.srbg.be

Écrit par :

  • : docteur en sciences géographiques, professeur à l'Université libre de Bruxelles, membre de la classe des lettres de l'Académie royale de Belgique, président de la Société royale belge de géographie

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Pour citer l’article

Christian VANDERMOTTEN, « BELGIQUE - Géographie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/belgique-geographie/