ARS NOVA

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Les compositeurs

En France, deux noms dominent le xive siècle : celui de Guillaume de Machaut et celui de Philippe de Vitry.

Philippe de Vitry (1291-1361), né à Vitry en Champagne, théoricien et compositeur, servit les rois Charles IV, Philippe VI et Jean II en qualité de notaire royal, maître des requêtes et conseiller. Il fut à la fin de sa vie évêque de Meaux. On a pu identifier certaines de ses œuvres, pour la plupart des motets qui ont été publiés par Leo Schrade (Polyphonies du XIVe siècle).

Des recherches ont également permis d'identifier certains chantres de la chapelle pontificale en Avignon, parmi lesquels se trouvaient d'éminents compositeurs. Mais il s'agit de musiciens de la fin du xive siècle, qui servaient le pape Clément VII, au début du Grand Schisme (Clément VII occupa le trône pontifical de 1378 à 1394). Il faut citer Jean-Simon de Haspre, dit Hasprois ; Mayhuet de Joan (Mattheus de Sancto Johanne) ; Jean Haucourt (Johannes de Alta Curia).

Citons aussi le grand musicien liégeois Johannes Ciconia, qui résida en Avignon après 1350, au service du cardinal Gil Albornoz, et devait ensuite s'installer à Padoue où son influence et sa réputation furent grandes.

D'autres noms nous sont parvenus, mais ils représentent l'ars nova à son déclin ; mentionnons les Parisiens Jean Vaillant et Pierre Taillandier ; Mathieu Solage, qui servit le duc de Berry ; Jacques de Senlèches, François Andrieu, Trebor, Cuvelier et, au début du xve siècle, ceux que Martin Le Franc cite en son Champion des Dames comme ayant « enchanté tout Paris » : Carmen, Césaris et Tapissier.

En Italie, il y eut trois générations de compositeurs. Ce fut d'abord en Italie du Nord que se situa le centre de l'activité musicale, autour de Milan, Venise, Vérone et Padoue. Nous citerons, parmi les maîtres les plus éminents, Giovanni da Cascia et Jacopo da Bologna, qui servirent tous deux Martino della Scala, tyran de Vérone de 1329 à 1351. Puis, l'activité se déplaça vers le sud, et Florence, cité de Dante et de Boccace, devint la métropole artistique qu'e [...]


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Pour citer l’article

Roger BLANCHARD, « ARS NOVA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-nova/