ALEXANDRIE

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Égypte : carte administrative

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Ruines d'Alexandrie, 1882

Ruines d'Alexandrie, 1882
Crédits : Hulton Getty

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-600 à -200. Philosophes et conquérants

-600 à -200. Philosophes et conquérants
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Le site et le plan de la ville antique

Alexandrie est installée, en effet, sur une bande de terre séparant la mer et le lac Mariout aujourd'hui en grande partie asséché. Le littoral est bas et inhospitalier, le cap Zéphyrion est l'unique abri de la ville de Canope. Très ouverte aux vents du large, la rade d'Alexandrie est fermée par une suite de récifs dangereux et deux petits promontoires : le cap Lochias et la presqu'île de Pharos (primitivement une île) sont les seules protections. L'arrière-pays était tout à fait infertile et en outre peu sûr, étant le domaine des « Bergers », population vivant dans les marécages, en dehors des lois. Bien pis, l'eau n'arrivait pas jusqu'à ce rivage déshérité et des citernes saumâtres assuraient le ravitaillement en eau. L'audace d'Alexandre fut de ne pas se laisser rebuter par ces incommodités. La construction de la digue joignant l'île de Pharos à la terre permit à la ville d'avoir deux ports. Le creusement et l'entretien d'un grand canal puisant ses eaux dans le bras canopique du Nil, aujourd'hui disparu, alimenta la ville en eau potable. Grâce aux collines de Rhakotis, du Brucheion et du Paneion, l'agglomération lui parut capable d'être protégée (et Bonaparte lui donna raison en installant son camp sur ces hauteurs dominant les ports). Enfin la richesse de la plaine s'étendant à l'est du lac Mariout et les moyens de faire parvenir les produits d'Égypte jusqu'au port commercial, installé sur le lac Maréotis, lui donnèrent l'audace de bien augurer de l'avenir d'une telle fondation, malgré les difficultés géographiques apparentes. Par la force de la nature, bien plutôt que par la volonté de son créateur, Alexandrie prit ainsi cette forme particulière, qui était celle d'une chlamyde déployée et posée à plat. La distance entre la mer et le lac représente sa hauteur et la ligne des remparts qui au sud clôturent la ville par un dispositif légèrement arrondi figure les angles inférieurs de cette sorte de cape des voyageurs et des éphèbes. Comme à Athènes, une enceinte continue enfermait la cité [...]

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Écrit par :

  • : directeur de recherche au C.N.R.S., directeur du Centre d'études alexandrines
  • : agrégé de l'Université, professeur à l'Institut de géographie du Proche et Moyen-Orient, Beyrouth
  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Dijon

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Pour citer l’article

Jean-Yves EMPEREUR, Jean-Marc PROST-TOURNIER, André BERNAND, « ALEXANDRIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandrie/