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DESCARTES (R.)

René Descartes est à la fois le plus célèbre et le plus grand des philosophes français. En France, cependant, sa célébrité ne tient pas toujours à son génie, mais à une simplification désastreuse de sa doctrine, où l'on ne voit qu'un rationalisme étroit et à courte vue : chacun, alors, croit pouvoir invoquer à tout propos l'autorité de Descartes, et se dire cartésien. En réalité, la philosophie de Descartes est d'une extraordinaire complexité, et sa richesse telle qu'on y peut découvrir la source de toute la philosophie moderne. Les grands métaphysiciens du xviie siècle (Malebranche, Spinoza, Leibniz) ont construit leurs systèmes en réfléchissant sur celui de Descartes dont, bien entendu, ils s'éloignent souvent, mais par rapport auquel ils se situent toujours. Les analyses de Locke, de Berkeley, de Hume ont leur source dans le cartésianisme. La fameuse « révolution copernicienne » de Kant n'est, en un sens, qu'une reprise de la primauté, accordée par Descartes, au sujet pensant sur tout objet pensé. Hegel tient Descartes pour un héros. Et, plus récemment, Edmund Husserl a donné à ses conférences prononcées à Paris en 1929 le titre de Méditations cartésiennes.

Il est donc difficile de parler de cartésianisme. Le cartésianisme, c'est ce que, dans les esprits les plus divers, la philosophie de Descartes est devenue. Il y a un cartésianisme méthodologique, qui consiste à ne se fier qu'à l'évidence rationnelle, un cartésianisme scientifique, qui se confond avec le mécanisme, un cartésianisme métaphysique, qui tient l'existence de notre pensée pour notre première certitude. Aux yeux de Malebranche, Descartes est celui qui a permis d'édifier une philosophie véritablement chrétienne, aux yeux des femmes savantes de Molière, il est l'auteur de la théorie des tourbillons, aux yeux de Victor Cousin, il est le soutien du spiritualisme. Pour mettre tout cela en ordre, et pour apercevoir le lien entre des affirmations qui, souvent, peuvent paraître opposées, il faut donc revenir à Descartes lui-même.

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Ferdinand ALQUIÉ, « DESCARTES (R.)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/

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DESCARTES (R.), en bref

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Populaire au point d'avoir produit un adjectif – « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont redevables de découvertes fondamentales), Descartes fond… Lire la suite
DESCARTES (R.) - (repères chronologiques)

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Naissance de René Descartes à La Haye, en Touraine. Il entre au collège des jésuites de La Flèche. Galilée invente la lunette astronomique. Descartes obtient sa licence en droit à Poitiers. En Allemagne, révélation, en rêve, « d'une science admirable ». Descartes voyage (France, Italie, séjour de deux ans à Paris). Composition des Règles pourLire la suite
DESCARTES ET L'ARGUMENTATION PHILOSOPHIQUE (dir. F. Cossuta)

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L'œuvre de Descartes, qui fonde le rationalisme des temps modernes, peut-elle résister aux analyses réductrices des sociologues, des linguistes, des théoriciens de l'argumentation ? La philosophie doit-elle se résigner à n'être qu'un phénomène social, un « reflet » selon les marxistes, un « écho » selon les durkheimiens, un effet de langage selon… Lire la suite
LA DIOPTRIQUE (R. Descartes)

Écrit par :  Bernard PIRE

René Descartes (1596-1650) publie à Leyde (Hollande) La Dioptrique en appendice de son Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Il y montre que sa méthode est supérieure à la façon commune. Dans les deux premiers discours, intitulés « De la lumière » et « De la réfraction », il… Lire la suite
DISCOURS DE LA MÉTHODE, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Publié à Leyde en 1637, en français et anonymement, le Discours de la méthode servait d'introduction à un recueil d'études scientifiques. Le titre complet en explicite le contenu : Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Plus la Dioptrique, les Météores et la Géométrie qui sont desLire la suite
MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Les Méditations métaphysiques (Meditationes de prima philosophia, 1641) sont la première œuvre proprement philosophique de Descartes (1596-1650), et d'ailleurs le premier ouvrage publié sous son nom. Alors que le Discours de la méthode (1637) garde un caractère de circonstance, ne se voulant que le préliminaire à des ess… Lire la suite
LES PASSIONS DE L'ÂME, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Paru en novembre 1649 à Paris et Amsterdam, rédigé directement en français comme le Discours de la méthode (1637), Les Passions de l'âme est le dernier grand ouvrage de René Descartes (1596-1650), installé depuis peu à Stockholm, et le dernier texte publié de son vivant. Il s'agit d'abord, comme le titre l'indique, d'un traité de… Lire la suite
AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique"  : …  le champ politique, chez Machiavel et chez Hobbes, dans le champ plus proprement philosophique chez *Descartes, pour qui, on le sait, le réamorçage de la philosophie ne peut se faire qu'à travers l'épreuve du doute, non seulement méthodique, mais hyperbolique. Il est caractéristique que, sous l'exposant du soupçon, dans Les Passions de l'âmeLire la suite
ALQUIÉ FERDINAND (1906-1985)

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…  d'y lire. Elle pénètre enfin au cœur des œuvres des grands philosophes, à commencer par celles de *Descartes, pour qui Alquié avait une grande admiration et dont il a renouvelé l'approche. Alquié montre que Descartes est parti de la science à laquelle il a demandé la solution de tous les problèmes, puis qu'il a découvert que celle-ci ne pouvait… Lire la suite
ALTÉRITÉ, philosophie

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Dans le chapitre "L'affirmation du sujet : le « cogito » cartésien"  : …  *Commençons donc par ce qu'Edmund Husserl nommait « la proto-fondation cartésienne de l'ensemble de la philosophie des temps modernes ». Le cogito cartésien se veut un fondement ultime, résidu d'un doute radical naissant de la remise en cause du savoir : le sujet qui doute fait table rase de toutes les opinions jusqu'ici reçues en sa… Lire la suite
ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et philosophie

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Dans le chapitre "L'architecture des philosophies, de Platon à Hegel"  : …  décide alors de couper court : d'« absolutiser » l'idée de fondement en repartant de zéro. *Le texte des Réponses aux septièmes objections est significatif : Descartes se compare à un architecte qui « creuse » jusqu'au « roc » (c'est-à-dire qui doute jusqu'au cogito) afin de construire enfin quelque chose de bien fondé.… Lire la suite
ASÉITÉ

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… *Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les… Lire la suite
ATTENTION

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Dans le chapitre "Aperçu historique"  : …  esprit permet de voir les choses plus clairement ou au contraire de ne plus les remarquer. De même, *Descartes note qu’une idée apparaît plus claire et distincte quand l’attention se dirige vers elle. Au xixe siècle, David Ferrier, un neurophysiologiste anglais, note le rôle des régions préfrontales du cerveau dans l’attention,… Lire la suite
AUGUSTINISME

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Dans le chapitre "Les influences philosophiques"  : …  augustinienne dans le développement de la philosophie cartésienne. Non point, comme le dit lui-même *Descartes, que ce dernier ait connu tels textes augustiniens qu'il aurait assimilés entièrement, mais parce qu'aux yeux des contemporains la rencontre du cartésianisme et de l'augustinisme parut merveilleuse. Malgré les différences fondamentales… Lire la suite
AUTOMATE

Écrit par :  Jean-Claude BEAUNEAndré DOYONLucien LIAIGRE

Dans le chapitre "Les « automations » de la Renaissance"  : …   ; ces dispositifs permettaient la commande automatique par tambour d'un flux d'air et d'eau. *Descartes, qui visite, en 1630, les jardins de nos rois, pense que le corps n'est qu'une machine où Dieu met tout exprès « les pièces requises pour qu'il marche, mange, respire et imite toutes nos fonctions ». Les nerfs seront comparés aux tuyaux d'… Lire la suite
BELAVAL YVON (1908-1988)

Écrit par :  Michel FICHANT

…  unis, des classiques nous parlent de la réalité même d'un monde, à laquelle ils s'égalent. *Mathématiques, physique, métaphysique seront ainsi, chez Descartes et Leibniz, perçus d'abord comme des faits de langue que l'on ne peut comprendre qu'en apprenant à les lire sans traduction en langage d'aujourd'hui, dans l'original même : « Chaque… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

Dans le chapitre "Le bien comme perfection"  : …  soient prisonnières d'une conception de la nature humaine, d'ailleurs fort difficile à penser. *Les philosophes du xviie siècle, à la suite de Descartes, ont tenté de définir le bien humain et le bonheur en rapport avec la perfection ontologique de l'individu. Une des formulations les plus explicites de cette conception du… Lire la suite
CALCUL ET RATIONALISATION - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pierre MOUNIER-KUHN

…  un incendie et Schickard ne poursuit pas ce projet qui n'aura donc aucune influence historique. * René Descartes, dans le Discours de la méthode, définit la méthode rationnelle de résolution des problèmes : diviser chaque difficulté en opérations ou en éléments aussi simples que possible. C'est la base de l'algorithmique. Blaise Pascal… Lire la suite
CALCUL INFINITÉSIMAL - Histoire

Écrit par :  René TATON

Dans le chapitre "Le problème des tangentes"  : …  du xviie siècle. Avant même la publication du traité de Cavalieri, Fermat et *Descartes se trouvent engagés dans d'importantes recherches concernant, en particulier, le « problème des tangentes », d'où sortiront les premiers éléments du calcul différentiel. Disciple de Viète, rénovateur de l'algèbre et grand connaisseur des… Lire la suite
CARTÉSIANISME

Écrit par :  Pierre GUENANCIA

Le cartésianisme désigne d'abord la philosophie de* René Descartes (1596-1650) avant de s'appliquer et de s'étendre à ses successeurs immédiats et, au-delà, aux philosophes qui se réclament de lui, même si le contenu et le style de leurs doctrines diffèrent sensiblement de ce qui caractérise sa… Lire la suite
CLASSICISME

Écrit par :  Pierre DU COLOMBIERHenri PEYRE

Dans le chapitre "L'esprit du classicisme"  : …  l'image de ce mouvement. Il avait été de mode, avec quelques citations banalement empruntées à *Descartes et à Boileau, d'identifier classicisme et rationalisme. En un certain sens, Descartes avait voulu faire de la raison, partagée entre tous les hommes de quelque culture, et fondement de la science, l'ordonnatrice du monde. Mais on a pu tout… Lire la suite
CLERSELIER CLAUDE (1614-1684)

Écrit par :  Paul DIBON

… *Le nom de Clerselier, qui fut avocat au parlement de Paris, reste indissolublement lié à celui de Descartes. Adrien Baillet, dans sa Vie de M. Descartes (1691), dit de lui que « la passion qu'il avoit conçue pour la philosophie et les écrits de M. Descartes se communiqua tellement à sa personne que tous les intérêts de l'un devinrent les… Lire la suite
CONCEPT

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Genèse et évolution des concepts"  : …  universel et nécessaire, qui excède par principe ce que peut donner l'expérience. Les « idées innées » de *Descartes sont, elles aussi, indépendantes de l'expérience, mais elles ne sont pas de simples formes d'unification ; elles ont un contenu déterminé. Et, s'il en est ainsi, c'est qu'elles ont un caractère intuitif. Ce sont des intuitions… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

, posth. 1765). Locke et Leibniz affrontent une difficulté héritée du scepticisme antique et que* René Descartes pensait avoir réglée : le doute méthodique des Méditations métaphysiques (1641) pose de manière radicale le problème de la disjonction entre la représentation et la réalité par l'hypothèse initiale d'un malin génie « qui a… Lire la suite
CORPS - Soma et psyché

Écrit par :  Pierre FÉDIDA

Dans le chapitre "Projet scientifique et distinction soma-psyché"  : …  l'extension, la partialisation objective et la détermination physique du soma. « Par le corps, dit *Descartes, j'entends tout ce qui peut être terminé par quelque figure, qui peut être compris en quelque lieu, et remplir un espace en telle sorte que tout autre corps en soi exclu » (Méditation seconde). Pour aussi générale que soit une… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'assentiment"  : …  de la science, mais le terme fort et actif dans le couple de l'assentiment et de la représentation. *La notion stoïcienne de l'assentiment commande la philosophie cartésienne du jugement, laquelle se trouve curieusement au carrefour de la tradition platonicienne sur les rapports du savoir et de l'opinion et de la tradition stoïcienne sur les… Lire la suite
DE LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ, livre de Nicolas Malebranche

Écrit par :  Francis WYBRANDS

…  (1638-1715) occupe dans la lignée des philosophes post-cartésiens une place particulière. *D'une part, il semble tout devoir à Descartes : la lecture, en 1664, du Traité de l'Homme fut en effet à l'origine de sa vocation philosophique. D'autre part, il s'en éloigne radicalement pour renouer avec une philosophie empreinte de… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les théories de l'explication"  : …   : les énoncés sur ces entités sont invérifiables et n'ouvrent la voie à aucune activité pratique. *Descartes admet encore deux substances qui se diversifient entre les phénomènes individuels. Dans le cadre du paradigme cartésien (l'explication par figure et mouvement), on ne peut pas comprendre comment la modification de l'état d'un corps a pour… Lire la suite
DIALECTIQUE

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "D'Aristote à Descartes"  : …  e siècle, l'art de la démonstration par question et réponse est l'objet d'une étude séparée. *La dialectique est alors bien proche d'être un art de la ruse. C'est ainsi en tout cas que la comprend Descartes lorsqu'il écrit dans la seconde partie du Discours de la méthode  : « En les examinant, je pris garde que, pour la logique, ses… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Dieu et le « cogito »"  : …  pour comprendre ce dont il s'agit quand on parle du Dieu de la métaphysique moderne. Ainsi, chez *Descartes, la philosophie ne peut s'arrêter à « ce qui s'appelle Deus en latin, et qui est adoré par les hommes » (lettre à Mersenne déjà citée). Penser Dieu, c'est aussi comprendre que les vérités d'entendement « sont quelque chose de… Lire la suite
DOUTE

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Présent dans les discours les plus divers, le doute n'est pas plus un concept méthodologique qu'un argument pédagogique, à quoi cependant on l'a maintes fois réduit. De Socrate à Descartes, de Montaigne à Lessing et de Kierkegaard à Nietzsche, il transforme le cours d'une réflexion en expérience ; dans un discours en première personne comme dans un… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

Dans le chapitre "Le dualisme en philosophie"  : …  partir de Platon se reproduit dans les temps modernes à partir de Descartes, puis à partir de Kant. *Descartes a fondé la philosophie peut-être la plus dualiste. En définissant l'âme par la seule pensée et le corps par la seule étendue, il les distinguait radicalement, supprimant tout intermédiaire. Il permettait ainsi à la science de ne plus… Lire la suite
DURÉE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalité. Pour saint Thomas, la durée est, suivant la formule d'E. Gilson, « de même nature que le mouvement même de l'être qui dure ». Descartes, au nom du mécanisme, rejette le principe de permanence fondé par les scolastiques sur les formes substantielles.… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'épistémologie « post-cartésienne »"  : …  On ne peut ignorer que certains thèmes de la pensée de* Descartes se sont trouvés placés par lui, et pendant quelque temps après lui, au centre d'une philosophie de la science. C'est d'abord l'idée d'une rationalité de l'étendue. Nous avons de l'étendue des idées claires et distinctes, qu'il est possible d'enchaîner pas à pas en conservant… Lire la suite
ÉQUATIONS ALGÉBRIQUES

Écrit par :  Jean ITARD

Dans le chapitre "La théorie « générale » des équations"  : …  des « solutions impossibles » pour la « certitude de la règle générale et pour son utilité ». Pour *Descartes, en 1637, « les racines ne sont pas toujours réelles, mais quelquefois seulement imaginaires, c'est-à-dire qu'on peut bien toujours en imaginer autant que j'ai dit en chaque équation, mais qu'il n'y a quelquefois aucune quantité qui… Lire la suite
ERREUR

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "L'erreur en mathématiques"  : …  de certaines théories mathématiques : géométrie élémentaire, arithmétique, probabilités, etc. *Descartes exprime ainsi la conviction qui, au fond, a prévalu pendant des siècles parmi les mathématiciens : « La déduction, ou la simple inférence d'une chose à partir d'une autre [...], ne saurait être mal faite même par l'entendement le moins… Lire la suite
ESPACE, mathématique

Écrit par :  Jean-Marc SCHLENKER

Dans le chapitre "Le paradigme riemannien"  : …  *Un autre point de vue sur la géométrie apparaît au milieu du xviie siècle, lorsque René Descartes remarque que la position des points de l'espace euclidien peut être décrite par la donnée de trois nombres, ses coordonnées cartésiennes, qui indiquent la position de ses projections sur trois droites orthogonales. Ainsi, des objets… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "De Descartes à Kant"  : …  , par l'austérité initiale de la Contre-Réforme, puis par le maniérisme et enfin par le baroque. *Le classicisme ne s'impose qu'au xviie siècle, d'abord dominé par les arts poétiques inspirés d'Aristote, puis conscient de lui-même avec Descartes. Non que ce dernier ait constitué une esthétique : la structure de son système lui… Lire la suite
ÉTHER

Écrit par :  Marie-Antoinette TONNELAT

Dans le chapitre "Éther et milieux subtils"  : …  La physique de *Descartes suppose que l'Univers plein est constitué par des milieux plus ou moins grossiers. Pour ne laisser aucun vide, des mouvements tourbillonnaires prennent naissance. Quant à la lumière, c'est une pression, une « tendance au mouvement » que transmet le milieu le plus subtil. Celui-ci fait fonction d'un éther immobile et rigide… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Dans le chapitre "La découverte de l'existence"  : …  est que la vie et la mort de Socrate aient été pour lui un thème de réflexion existentielle. Quand *Descartes écrit : « Je pense, je suis », c'est son existence d'être pensant qu'il affirme ; et ce n'est qu'après avoir prouvé l'existence de Dieu qu'il peut affirmer l'union de l'âme et du corps. Et c'est bien d'une telle union qu'il a conscience… Lire la suite
FERMAT : DÉTERMINATION DES TANGENTES À UNE COURBE

Écrit par :  Bernard PIRE

  *Magistrat exerçant à Toulouse et à Castres, Pierre de Fermat (1601-1665) consacrait aux mathématiques ses moments de loisirs. En 1629, il invente une méthode de recherche des maximums et des minimums qui apparaît comme un travail précurseur du calcul différentiel. En 1638, l'application de cette méthode à la détermination… Lire la suite
FERMAT PIERRE DE (1601-1665)

Écrit par :  Catherine GOLDSTEINJean ITARD Universalis

Dans le chapitre "Calcul infinitésimal"  : …  et q. Cette méthode, qu'il fit connaître en 1638, ne fut pas immédiatement comprise par *Descartes. La polémique qui s'éleva à ce sujet entre les deux mathématiciens est une des plus célèbres et des plus dures du xviie siècle. Mais les procédés des deux antagonistes, qui, en dernière analyse, reviennent au même, ne… Lire la suite
GASSENDI PIERRE GASSEND dit (1592-1655)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Savant et philosophe français, né près de Digne, reçu docteur en théologie en 1614 à Avignon, Gassendi est ordonné prêtre en 1616 et enseigne la philosophie à l'université d'Aix-en-Provence de 1617 à 1623. Il y fait des observations astronomiques détaillées, se déclare partisan de Copernic et entre en correspondance avec Galilée. Il partage ensuite… Lire la suite
GÉOLOGIE - Histoire

Écrit par :  François ELLENBERGER

Dans le chapitre "Le XVIIe siècle et les théories de la Terre jusqu'en 1729"  : …  en 1710). Durant la première moitié du siècle, un seul auteur majeur est à signaler : il s'agit de *Descartes, avec ses Principia philosophiae (1644). Il échafaude une cosmogonie d'une grande audace, dont le livre IV final est consacré à la genèse du globe terrestre : il voit les éléments s'assembler en sphères concentriques. Vers la fin,… Lire la suite
GÉOMÉTRIE

Écrit par :  François RUSSO

Dans le chapitre "La géométrie analytique"  : …  Il est assez habituel de considérer que la géométrie analytique a été créée par *Descartes. En réalité, cette vue est trop simple. Si la « géométrie analytique » est prise au sens moderne de l'expression, celle de Descartes en était encore assez éloignée. D'autre part, plusieurs éléments caractéristiques de la géométrie analytique avaient été… Lire la suite
HASARD

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "La fonction réductrice des rites et des maximes"  : …  sinon les aléas objectifs, du moins l'impression désagréable qu'ils provoquent. Bien plus, comme *Descartes l'a montré dans le Discours de la méthode, une attitude résolue n'a pas seulement une utilité subjective, mais une portée objective : « Ma seconde maxime était d'être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais… Lire la suite
HEURISTIQUE

Écrit par :  Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI

Dans le chapitre "Vers l'heuristique comme psychologie de la découverte"  : …  qui va inéluctablement conduire à une interprétation psychologiste. On voit, en particulier chez *Descartes, s'opérer une véritable transformation dans l'idée de méthode de découverte. Yvon Belaval a montré en quoi la méthode cartésienne, tout en se révélant plus que celles qui l'ont précédées une « propédeutique de créateur », bouleverse… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "La science et le monde naturel"  : …  qui l'institue comme science, ainsi que l'indique déjà le double sens du mot mathesis. *Il y a une étroite et nécessaire solidarité, proclamée et déjà, pour l'essentiel, appliquée par Descartes, entre la transparence à elle-même d'une conscience conçue comme représentative, la théorie de la certitude déductive fondée sur l'intuition de… Lire la suite
HUET PIERRE DANIEL (1630-1721)

Écrit par :  Universalis

…  d'une série d'essais philosophiques affirmant la faillibilité de la raison humaine, et notamment *de deux ouvrages de controverse qui marqueront leur temps : Censura Philosophiae Cartesianae (1689, « Critique de la philosophie de Descartes ») et Nouveaux mémoires pour servir à l'histoire du cartésianisme (1692). Il s'efforce… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les problèmes cartésiens et l'idéalisme"  : …  *Descartes accorde aux idées une existence objective, c'est-à-dire en tant qu'elles sont des représentations. Elles sont le terme immédiat du connaître : « Je ne puis avoir aucune connaissance de ce qui est hors de moi que par l'entremise des idées que j'en ai eues en moi et je me garde de rapporter mon jugement immédiat aux choses, et de leur rien… Lire la suite
IMMÉDIAT

Écrit par :  Dominique LECOURT

Dans le chapitre "Le privilège de l'immédiat"  : …  *La philosophie cartésienne s'adosse à une découverte scientifique, celle de la géométrie algébrique, ou « géométrie analytique ». L'essentiel de cette découverte est consigné dans le Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Constatant que les méthodes algébriques s'appliquaient aussi bien… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Infini et éthique"  : …  enfance de la pensée absolue. On peut se demander cependant si une autre voie n'est pas possible. *La présence enseignée par Descartes de l'Idée d'infini dans une âme, créée trop petite pour la contenir, indique que son altérité ne limite ni n'absorbe, qu'elle exalte l'âme à laquelle, selon la logique formelle, elle devrait porter atteinte. Que l'… Lire la suite
INNÉISME

Écrit par :  Jean-Louis DUMAS

… *Doctrine philosophique d'après laquelle sont en quelque sorte inscrits ou présents dans l'esprit humain des idées, des vérités (rapports entre idées) ou des principes. On la fait parfois remonter jusqu'à Platon (théorie de la réminiscence : l'âme conserve le souvenir confus des idées contemplées avant cette vie). La théologie chrétienne a souvent… Lire la suite
JARDINS - Esthétique et philosophie

Écrit par :  Catherine CHOMARAT-RUIZ

Dans le chapitre "Les principes du jardin et de la philosophie"  : …  ces rapprochements entre jardin, esthétique et philosophie ne demeurent pas sans lendemain. De *René Descartes, on retient l'espoir que, grâce à la mécanique, les hommes fabriqueront des machines qui les rendront « comme maîtres et possesseurs de la nature ». On déduit de cette « sixième partie » du Discours de la méthode (1637) que ce… Lire la suite
LOCKE JOHN (1632-1704)

Écrit par :  Geneviève BRYKMAN

…  plus exact que Locke ; cependant, il n'était pas un grand mathématicien ». L'allusion est lourde de sens. *Descartes est un grand mathématicien et son œuvre est également un événement décisif dans l'histoire des idées. Avant Locke, il a amorcé le renouveau d'une pensée où les idées claires et distinctes doivent remplacer le discours simplement… Lire la suite
MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

Écrit par :  Ginette DREYFUS

Dans le chapitre "L'auteur de la « Recherche de la vérité »"  : …  jour où il passait rue Saint-Jacques, un libraire lui présenta le Traité de l'homme de M. *Descartes, qui venait de paraître. Il avait vingt-six ans et ne connaissait Descartes que de nom et par quelques objections de ses cahiers de philosophie. Il se mit à feuilleter le livre, et fut frappé comme d'une lumière qui en sortit toute nouvelle… Lire la suite
MARION JEAN-LUC (1946- )

Écrit par :  Francis WYBRANDS

…  de trois grands axes : l'histoire de la philosophie, la phénoménologie et la théologie. C'est à *Descartes, dont il est sans conteste l'un des meilleurs spécialistes, à la suite de Ferdinand Alquié, son maître en affaires cartésiennes, que l'auteur consacrera de nombreux travaux : Sur l'ontologie grise de Descartes (1975), Sur laLire la suite
MATÉRIALISME

Écrit par :  Georges GUSDORF

Dans le chapitre "Révolution mécaniste et triomphe de l'hypothèse corpusculaire"  : …  spéculant sur des éléments fixes, passer à son gré du complexe au simple et du simple au complexe. *Descartes, dans une page célèbre, dont on trouve l'anticipation chez Galilée, évoque le morceau de cire qui perd tous ses aspects qualitatifs lorsqu'on l'approche du feu. La vérité intrinsèque du morceau de cire, soustraite à l'appréhension des sens… Lire la suite
MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "L'évidence cartésienne"  : …  *On sait qu'à l'âge classique se rétablira, autour du concept de l'entendement cartésien, une unité provisoire. Les Règles pour la direction de l'esprit et le Discours de la méthode constituent, dans l'esprit de Descartes, la charte de la nouvelle mathesis. Dans ce mouvement, l'appareil traditionnel de la logique paraît… Lire la suite
MATIÈRE

Écrit par :  Jacques GUILLERMEHélène VÉRIN

Dans le chapitre "Inertie et attraction ; les aventures de la quantification"  : …  rapports de grandeurs. Mais, en un sens, le pouvoir explicatif des mathématiques s'amenuise chez *Descartes, dans la mesure même où il borne sa définition de la matière à la seule extension spatiale. Cette « géométrisation à outrance » répond sans doute à un désir prédominant, celui d'assurer la clarté et la distinction des idées. Le philosophe… Lire la suite
MATIÈRE (physique) - États de la matière

Écrit par :  Vincent FLEURY

Dans le chapitre "Historique de la recherche sur l'état de la matière"  : …  et Démocrite et le Romain Lucrèce, connaît une véritable renaissance avec les écrits de Gassendi, *Descartes et Boyle. Pour Descartes, dans les Météores (qui sont une application du Discours de la Méthode), « les petites parties dont l'eau est composée sont longues, unies et glissantes ainsi que de petites anguilles, qui, quoi qu… Lire la suite
MÉCANIQUE - Histoire de la mécanique

Écrit par :  Pierre COSTABEL

Dans le chapitre "De Galilée à Newton"  : …  que des mouvements peuvent se combiner sans se gêner l'un l'autre s'impose à plusieurs auteurs. *Descartes (1596-1650) l'applique au modèle balistique qu'il élabore dans sa Dioptrique pour l'explication de la réfraction. Roberval (1602-1675) lui consacre en 1639 son cours au Collège de France. Ce ne sont là que deux indications… Lire la suite
MÉCANISME, philosophie

Écrit par :  Joseph BEAUDE

Dans le chapitre "Les fondateurs : Galilée, Descartes"  : …  importance du savant italien, ont néanmoins contribué à fonder et à répandre la théorie mécaniste. *Descartes, au contraire, apparut souvent à ses contemporains comme un penseur solitaire, difficile à comprendre, parfois décevant, souvent contesté et combattu, que son exil volontaire tenait un peu à l'écart des débats d'idées. Une grande partie de… Lire la suite
MÉDITATIONS CARTÉSIENNES, livre de Edmund Husserl

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

…  plutôt des états, souvent techniques et arides, d'une réflexion en cours, jamais arrêtée. *C'est ensuite le signe d'un tournant majeur dans cette réflexion, venue des langues formelles et de l'abstraction mais tendue vers le « monde de la vie » – et l'occasion d'un hommage rendu à Descartes, qui est aussi une critique. Les MéditationsLire la suite
MERSENNE MARIN (1588-1648)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Philosophe et religieux français, Mersenne est l'une des figures les plus influentes de la révolution scientifique du xviie siècle, au sein de laquelle, sans être proprement homme de science, il a joué un rôle considérable de témoin et d'animateur. Né à Oizé, près de La Flèche, il fit ses études au collège jésuite de cette ville… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Transformation de la métaphysique"  : …  de plus grand ne peut être conçu existe donc, et dans l'esprit, et en fait. Et cet être est Dieu. *Descartes reprendra l'argument en lui donnant une forme mathématique : l'existence de Dieu résulte de sa définition comme il résulte de la définition du triangle que la somme de ses angles est égale à deux droits. Pour Malebranche, il s'agira d'une… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Considérations historiques"  : …  d'anarchie intellectuelle, où le besoin d'un ordre est d'autant plus ressenti, François Bacon et *Descartes, inquiets d'éviter, pour le nouveau savoir, le sort de la scolastique, désirent le confier à une méthode. Ils sont aussi impressionnés par la masse d'inductions fausses, d'analogies fourvoyantes, d'explications verbales, qu'on trouve dans… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

…  est une précondition absolue de toute pensée et de tout être. C'est la doctrine que refuse *Descartes, avec sa fameuse théorie de la « création des vérités éternelles » : la nécessité de ces vérités (mathématiques aussi bien que logiques) est immédiatement contemporaine de l'acte de volonté par lequel Dieu les crée. Il s'ensuit que Dieu… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

Dans le chapitre "La promotion philosophique du moi"  : …  première », leur ontologie, ne l'était pas. La promotion philosophique du moi commence avec *Descartes avec le « je pense, donc je suis ». Encore n'a-t-on jamais su ce qu'elle signifiait exactement. En effet, deux doutes subsistent, en plus de celui, habilement gradué, qui, par miracle ou enchantement, conduisit Descartes à ne plus douter.… Lire la suite
MONSTRES, esthétique

Écrit par :  Gilbert LASCAULT

Dans le chapitre "Le jeu du monstrueux"  : …  le museau du lièvre, le sourcil du lion, les tempes d'un vieux coq et le cou de la tortue. » *Descartes (Méditations, I) utilise l'exemple des monstres pour définir l'imagination comme pratique combinatoire, d'ailleurs dévalorisée : « Car, de vrai, les peintres, lors même qu'ils s'étudient avec le plus d'artifice à représenter des… Lire la suite
MORT - Les interrogations philosophiques

Écrit par :  René HABACHI

Dans le chapitre "Les doctrines de la chute"  : …  façonnée en quelque manière par la vie de l'âme durant son existence en union avec le corps. *Plus tard, tout en respectant une cosmologie de la création ex nihilo, Descartes et Malebranche seront les successeurs du platonisme de l'âme. Le « moi » est substance pensante inétendue, sans nul point de suture avec le corps qui est étendu… Lire la suite
NATURE PHILOSOPHIES DE LA

Écrit par :  Maurice ÉLIE

Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature"  : …  De la sensation et des sensibles), etc. Au xviie siècle, la physique de *Descartes se présente encore comme une conception d'ensemble de la nature, exposée dans Le Monde ou Le Traité de la lumière ou encore Les Principes de la philosophie. Dans ce dernier ouvrage, Descartes ne reconnaît « aucune… Lire la suite
NÉANT

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "Une certaine idée négative du néant"  : …  et qu'il en fait une authentique idée puisque « le non-être s'est révélé participer à l'être ». *Descartes n'hésitera pas à parler d'une « certaine idée négative du néant » dans la quatrième méditation et à la définir comme « ce qui est infiniment éloigné de toute sorte de perfection ». Or cette perfection est celle de l'être infini, sans… Lire la suite
NEUROLOGIE

Écrit par :  Raymond HOUDARTHubert MAMOJean MÉTELLUS Universalis

Dans le chapitre "De l'Antiquité au XVIIe siècle"  : …  particulièrement à la prospection du système nerveux. Au xviie siècle, *Descartes enrichit la connaissance neurologique par l'observation et l'expérience. Sa découverte fondamentale est celle du réflexe (qui ne sera nommé ainsi qu'en 1743 par Jean Astruc), cet acte élémentaire du fonctionnement du système nerveux. Dans… Lire la suite
NOTATION MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Hans FREUDENTHAL

Dans le chapitre "Les opérations arithmétiques"  : …  ceux de majorité et de minorité : > et <. La notation exponentielle des puissances est due à *Descartes. L'idée des exposants négatifs et fractionnaires provient de J. Wallis (1656), mais c'est seulement I. Newton qui les écrira explicitement. Leibniz (1708) proposait de remplacer systématiquement les signes de racine par des exposants. Pour… Lire la suite
NUMÉRIQUE CALCUL

Écrit par :  Jean-Louis OVAERT

Dans le chapitre "Méthode d'interpolation linéaire (ou « regula falsi »)"  : …  définissant β par la relation ϕ(β) = 0. Cette méthode a été utilisée par Viète (1540-1603) et par *Descartes (1596-1650), dans le cas des équations algébriques. La majoration de l'erreur a été effectuée par Lagrange. Cette méthode est peu employée seule car elle ne conduit pas à un processus itératif qui soit à la fois commode et performant… Lire la suite
OPPOSITION CONCEPT D'

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La période contemporaine"  : …  dans l'histoire des systèmes philosophiques. Dans la culture européenne, la philosophie de *Descartes marquerait le point achevé d'une démarche de pensée dualiste apparue en fait dès les origines de la pensée philosophique. Le « clivage cartésien » entre le sujet et l'objet, la res cogitans et la res extensa, a abouti en… Lire la suite
PENSÉE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "La conception cartésienne de la pensée"  : …  Même si une pensée n'est pas seulement un acte mental, il est raisonnable de supposer qu'elle repose sur des actes mentaux, dont les contenus sont constitués par certaines représentations dans l'esprit. On appelle couramment* « cartésienne » la conception de la pensée associée aux deux thèses suivantes… Lire la suite
PHYSIOGNOMONIE

Écrit par :  Anne-Marie LECOQ

Dans le chapitre "D'Aristote à Lavater"  : …  passions de l'âme » et de la manière dont elles modifient le visage (pathognomonie). Le traité de *Descartes parut en 1649, mais c'est l'ouvrage en cinq volumes de Marin Cureau de La Chambre, médecin et conseiller du roi : Les Charactères des passions (1640-1662), qui eut le plus d'influence. La description des « signes extérieurs » des… Lire la suite
PHYSIQUE - Le modèle en physique

Écrit par :  Marie-Antoinette TONNELAT

Dans le chapitre "Dans la physique mécaniste"  : …  une telle assimilation. En réduisant tous les phénomènes « à la figure et au mouvement », *Descartes va accentuer l'ambiguïté liée à la notion de modèle. Le modèle va être délibérément conçu comme une représentation du possible, comme une parabole destinée à suggérer les propriétés véritables des corps. Ainsi la lumière est représentée… Lire la suite
PLANÉTAIRES SYSTÈMES

Écrit par :  Dominique PROUST

Dans le chapitre "La nébuleuse primitive"  : …  Diverses théories ont été proposées pour rendre compte de l'existence du système solaire. René* Descartes (1596-1650) est l'auteur de la première cosmogonie rationnelle en décrivant, en 1644, dans les Principia philosophiae, un mécanisme fondé sur les tourbillons. Pour le philosophe, la course des planètes résulte des mouvements… Lire la suite
POSITIVISME

Écrit par :  Angèle KREMER-MARIETTI

Dans le chapitre "Le positivisme et l'évolution de la science positive"  : …  C'est à *Descartes, auquel il associe Francis Bacon et Galilée, que Comte fait remonter les principes de la philosophie positive : « L'époque où [les sciences] ont commencé à devenir vraiment positives doit être rapportée à Bacon, qui a donné le premier signal de cette grande révolution ; à Galilée, son contemporain, qui en a donné le premier… Lire la suite
PSYCHOLOGIE

Écrit par :  Pierre GRÉCO

Dans le chapitre "Les méthodes expérimentales"  : …  pourquoi personne ne s'y est vraiment risqué avant la fin du xixe siècle. *Descartes, qui s'intéressait beaucoup aux erreurs des sens, aurait pu examiner quelques-unes des illusions optico-géométriques qu'il connaissait bien, au lieu de tenir la question pour réglée par la Dioptrique et par une physiologie assez… Lire la suite
PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

Écrit par :  Serge NICOLAS

…  de la discipline. Il est habituel de faire débuter l’histoire de la psychologie moderne avec *René Descartes (1596-1650), tout en soulignant que l’émergence effective de la discipline date du xixe siècle. Si l’origine philosophique de la psychologie ne fait aucun doute, il est important de souligner que l’individualisation… Lire la suite
PSYCHOLOGIE DES ÉMOTIONS

Écrit par :  David SANDER

Dans le chapitre "L’émotion est-elle une expression ?"  : …  de Darwin et se retrouve dans de nombreuses traditions, sans lien nécessaire avec l’expression : *Descartes (Les Passions de l’âme, 1649, art. 69) faisait déjà la distinction entre six émotions primitives (l’admiration, l’amour, la haine, le désir, la joie et la tristesse). À partir des années 1970, l’idée de l’universalité des… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le discours métaphysique"  : …  Elle le fait, à partir de *Descartes, en essayant de déterminer les limites à l'intérieur desquelles elle peut être sûre d'elle-même et de ses résultats. Elle peut douter, elle doit le faire si elle veut s'assurer des fondements sur lesquels elle se propose de bâtir. Ce qu'elle découvre alors comme fondement, c'est la raison même : le doute… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Le rationalisme cartésien"  : …  *Les traits rationalistes de la philosophie cartésienne, qui sont souvent considérés comme exemplaires, ne correspondent pourtant qu'à une variante de cette attitude. On y relèvera tout d'abord le refus d'une pensée seulement imitative, se complaisant dans le commentaire, le développement ou la répétition de ce que d'autres ont dit avec autorité… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  forme. Au Moyen Âge, le réalisme substantialiste est incapable de faire prospérer la physique, et *Descartes le simplifie, sans renoncer aux substances. Il en définit deux espèces, étendue et pensée. Malebranche, Berkeley, Hume répudient les substances comme ce dont nous ne pouvons avoir aucune idée et qui est démuni d'attributs. Leibniz dépouille… Lire la suite
RÉALITÉ

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

…  irréductible à toute autre, et donc inanalysable en éléments plus simples. C'est pourquoi *Descartes la range parmi « les notions qui sont d'elles-mêmes si claires qu'on les obscurcit en les voulant définir », et refuse de croire que, parmi ses lecteurs, « il s'en rencontre de si stupides qu'ils ne puissent entendre d'eux-mêmes » ce que le… Lire la suite
RÉELS NOMBRES

Écrit par :  Jean DHOMBRES

Dans le chapitre "Classification des nombres réels"  : …  signes extensifs d'un domaine à l'autre par un jeu quasiment linguistique ; l'algèbre est une langue et une langue est une méthode analytique. Et c'est bien cet aspect analytique qui avait guidé *Descartes dans sa Géométrie (1637) : rappelons que cette Géométrie se veut illustration et inspiration du Discours de la méthodeLire la suite
RELATIVISME

Écrit par :  Hervé BARREAUTobie NATHAN

Dans le chapitre "Le relativisme moderne"  : …  en se prévalant de la science (Descartes), le second en se prévalant de la religion (Pascal). *Descartes commença, lui aussi, son itinéraire philosophique par le doute, mais il était trop bon mathématicien pour ne pas apercevoir que l'esprit humain dispose avec « ces longues chaînes de raisons » d'un moyen infaillible pour aller du vrai au… Lire la suite
SCEPTICISME

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Christianisme et scepticisme"  : …  du paganisme et l'affirmation déjà présente d'une certitude d'un tout autre ordre. C'est parce que *Descartes et Hegel sont, au fond, tout aussi chrétiens que saint Augustin que l'un propose de donner au doute seulement méthodique du Discours de la méthode la dimension spirituelle du désespoir vécu des Méditations, et que l'autre… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "La métaphysique, « inutile et incertaine »"  : …  des savants ou des philosophes qui pratiquent une science déterminée. » Le cas de la physique de *Descartes est ici tout à fait exemplaire. Descartes est sans doute celui qui, parmi les philosophes modernes, est allé le plus loin dans la réduction de la physique à la métaphysique. La première proposition de la physique de Descartes est une thèse… Lire la suite
SENTIMENT

Écrit par :  Olivier REBOUL

Dans le chapitre "Le sentiment est-il spécifique ?"  : …  et le monde, entre l'âme et le corps, un mixte dont toute l'existence est dans la signification. *Descartes est peut-être celui qui a le mieux montré ce statut à part du sentiment qui est tout à la fois clair et confus. Clair, car j'éprouve sans conteste que je souffre ou que j'aime. Confus, car cette expérience n'a jamais la transparence de l'… Lire la suite
SPIRITUALISME

Écrit par :  Dominique JANICAUD

Dans le chapitre "De la scolastique à Descartes"  : …  (être au sens premier, selon Descartes) et la matière conçue de manière trop mécanique. *Une orientation décisive rapproche pourtant le spiritualisme du cartésianisme et le rend même, en partie, tributaire de ce dernier : l'exploration de l'intériorité est le fait d'une subjectivité qui était inconnue de saint Thomas comme d'… Lire la suite
SUBSTANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Descartes"  : …  *Paradoxalement la situation restera la même chez Descartes puisqu'on ne trouve pas chez ce philosophe une doctrine cohérente de la substance qui ait su rompre avec les exigences de la foi. C'est encore en héritier de la scolastique, en effet, que Descartes constitue son ontologie : ses Méditations métaphysiques sur la philosophie première … Lire la suite
SUJET

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Cartésianisme et psychanalyse"  : …  contingente que je le pense. « Peut-être pourrait-il se faire si je cessais de penser, ajoute *Descartes, que je cesserais en même temps d'être ou d'exister. » Or, l'héritage que la psychanalyse retiendra du cartésianisme est bien celui-ci : le sujet ne saurait émerger qu'entre doute et certitude, ou encore, comme le dit Lacan, entre « savoir… Lire la suite
VALÉRY PAUL (1871-1945)

Écrit par :  Michel JARRETY

Dans le chapitre "Et la lassitude et la gloire"  : …   », où Valéry voit un poème. D'où, à l'inverse, l'admiration constamment éprouvée pour *Descartes, l'inventeur de cette géométrie analytique où s'unissent admirablement le sensible et l'intelligible – homme de courage, aussi, qui le premier sut garantir la pratique philosophique par l'engagement d'un Je. Les nombreuses notes que Valéry… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Philosophie"  : …  ), les éléments d'une véritable critique des théories classiques de la vérité-adéquation. *Celles-ci demeurant en effet soumises aux critères de la vérité dans les sciences mathématiques, dont le modèle est chez Descartes celui de la déduction géométrique et chez Leibniz celui de l'arithmétique (cf., sur cette opposition, Y. Belaval : Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La vie comme mécanisme"  : …  *À la fin du Traité de l'homme (1633, mais publié seulement en 1662-1664), Descartes écrit : « Je désire que vous considériez que ces fonctions suivent toutes naturellement, en cette Machine, de la seule disposition de ses organes, ne plus ne moins que font les mouvements d'une horloge ou autre automate, de celle de ses contrepoids et de… Lire la suite
VITALISME

Écrit par :  Marie-Christine MAUREL

… chimique : l'ensemble de la matière est vivant et engendre des êtres minéraux, végétaux, animaux. *Alors que, dans ces théories, toute la nature est quasi vivante, la nature cartésienne sera, quant à elle, désanimée. Tout vivant est un automate mécanique mû par une « chaleur » interne : la notion d'« animal-machine » de Descartes inaugurera ainsi… Lire la suite
VOLONTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le contexte « épistémologique » : Descartes"  : …  de fondation radicale de la connaissance vraie dont la science exacte est le modèle. *La théorie du jugement est le cadre de cette nouvelle investigation, qui trouve dans les Méditations métaphysiques de Descartes (Méditation quatrième) son exposé classique. Non que la conception cartésienne soit sans antécédent :… Lire la suite

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