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DESCARTES (R.)

René Descartes est à la fois le plus célèbre et le plus grand des philosophes français. En France, cependant, sa célébrité ne tient pas toujours à son génie, mais à une simplification désastreuse de sa doctrine, où l'on ne voit qu'un rationalisme étroit et à courte vue : chacun, alors, croit pouvoir invoquer à tout propos l'autorité de Descartes, et se dire cartésien. En réalité, la philosophie de Descartes est d'une extraordinaire complexité, et sa richesse telle qu'on y peut découvrir la source de toute la philosophie moderne. Les grands métaphysiciens du xviie siècle (Malebranche, Spinoza, Leibniz) ont construit leurs systèmes en réfléchissant sur celui de Descartes dont, bien entendu, ils s'éloignent souvent, mais par rapport auquel ils se situent toujours. Les analyses de Locke, de Berkeley, de Hume ont leur source dans le cartésianisme. La fameuse « révolution copernicienne » de Kant n'est, en un sens, qu'une reprise de la primauté, accordée par Descartes, au sujet pensant sur tout objet pensé. Hegel tient Descartes pour un héros. Et, plus récemment, Edmund Husserl a donné à ses conférences prononcées à Paris en 1929 le titre de Méditations cartésiennes.

Il est donc difficile de parler de cartésianisme. Le cartésianisme, c'est ce que, dans les esprits les plus divers, la philosophie de Descartes est devenue. Il y a un cartésianisme méthodologique, qui consiste à ne se fier qu'à l'évidence rationnelle, un cartésianisme scientifique, qui se confond avec le mécanisme, un cartésianisme métaphysique, qui tient l'existence de notre pensée pour notre première certitude. Aux yeux de Malebranche, Descartes est celui qui a permis d'édifier une philosophie véritablement chrétienne, aux yeux des femmes savantes de Molière, il est l'auteur de la théorie des tourbillons, aux yeux de Victor Cousin, il est le soutien du spiritualisme. Pour mettre tout cela en ordre, et pour apercevoir le lien entre des affirmations qui, souvent, peuvent paraître opposées, il faut donc revenir à Descartes lui-même.

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Ferdinand ALQUIÉ, « DESCARTES (R.)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/

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DESCARTES (R.), en bref

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Populaire au point d'avoir produit un adjectif – « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont redevables de découvertes fondamentales), Descartes… Lire la suite
DESCARTES (R.) - (repères chronologiques)

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31 mars 1596 Naissance de René Descartes à La Haye, en Touraine. 1606 Il entre au collège des jésuites de La Flèche. 1609 Galilée invente la lunette astronomique. 1616 Descartes obtient sa licence en droit à Poitiers. 10 Lire la suite
DESCARTES ET L'ARGUMENTATION PHILOSOPHIQUE (dir. F. Cossuta)

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L'œuvre de Descartes, qui fonde le rationalisme des temps modernes, peut-elle résister aux analyses réductrices des sociologues, des linguistes, des théoriciens de l'argumentation ? La philosophie doit-elle se résigner à n'être qu'un phénomène social, un « reflet » selon les marxistes, un « écho » selon les durkheimiens, un effet de langage selon… Lire la suite
LA DIOPTRIQUE (R. Descartes)

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René Descartes (1596-1650) publie à Leyde (Hollande) La Dioptrique en appendice de son Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Il y montre que sa méthode est supérieure à la façon commune. Dans les deux premiers discours, intitulés « De la lumière » et… Lire la suite
DISCOURS DE LA MÉTHODE, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Publié à Leyde en 1637, en français et anonymement, le Discours de la méthode servait d'introduction à un recueil d'études scientifiques. Le titre complet en explicite le contenu : Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Plus la Dioptrique, les Météores et la Lire la suite
MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Les Méditations métaphysiques (Meditationes de prima philosophia, 1641) sont la première œuvre proprement philosophique de Descartes (1596-1650), et d'ailleurs le premier ouvrage publié sous son nom. Alors que le Discours de la méthode (1637) garde un caractère de circonstance, ne se… Lire la suite
LES PASSIONS DE L'ÂME, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Paru en novembre 1649 à Paris et Amsterdam, rédigé directement en français comme le Discours de la méthode (1637), Les Passions de l'âme est le dernier grand ouvrage de René Descartes (1596-1650), installé depuis peu à Stockholm, et le dernier texte publié de son vivant. Il s'agit d'abord, comme le titre… Lire la suite
AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique"  : …  dans le champ politique, chez Machiavel et chez Hobbes, dans le champ plus proprement philosophique chez Descartes, pour qui, on le sait, le réamorçage de la philosophie ne peut se faire qu'à travers l'épreuve du doute, non seulement méthodique, mais hyperbolique. Il est caractéristique que, sous l'exposant du soupçon, dans Les Passions deLire la suite
ALQUIÉ FERDINAND (1906-1985)

Écrit par :  Jean BRUN

Philosophie du surréalisme confère à ce mouvement une portée qui n'est pas explicitement la sienne, mais qu'il est possible d'y lire. Elle pénètre enfin au cœur des œuvres des grands philosophes, à commencer par celles de Descartes, pour qui Alquié avait une grande admiration et dont il a renouvelé l'approche… Lire la suite
ALTÉRITÉ, philosophie

Écrit par :  Sylvie COURTINE-DENAMY

Dans le chapitre "L'affirmation du sujet : le « cogito » cartésien"  : …  Commençons donc par ce qu'Edmund Husserl nommait « la proto-fondation cartésienne de l'ensemble de la philosophie des temps modernes ». Le cogito cartésien se veut un fondement ultime, résidu d'un doute radical naissant de la remise en cause du savoir : le sujet qui doute fait… Lire la suite
ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et philosophie

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ASÉITÉ

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Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence.… Lire la suite
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Dans le chapitre "Les influences philosophiques"  : …  de la philosophie cartésienne. Non point, comme le dit lui-même Descartes, que ce dernier ait connu tels textes augustiniens qu'il aurait assimilés entièrement, mais parce qu'aux yeux des contemporains la rencontre du cartésianisme et de l'augustinisme parut merveilleuse. Malgré les différences fondamentales entre les… Lire la suite
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BELAVAL YVON (1908-1988)

Écrit par :  Michel FICHANT

Mathématiques, physique, métaphysique seront ainsi, chez Descartes et Leibniz, perçus d'abord comme des faits de langue que l'on ne peut comprendre qu'en apprenant à les lire sans traduction en langage d'aujourd'hui, dans l'original même : « Chaque siècle a son langage et c'est une faute de l'interroger dans une langue qui n'est pas la sienne. » Le… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

Dans le chapitre "Le bien comme perfection"  : …  Les philosophes du xviie siècle, à la suite de Descartes, ont tenté de définir le bien humain et le bonheur en rapport avec la perfection ontologique de l'individu. Une des formulations les plus explicites de cette conception du bien-perfection dans la morale classique se trouve dans une… Lire la suite
CALCUL ET RATIONALISATION - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pierre MOUNIER-KUHN

1637 René Descartes, dans le Discours de la méthode, définit la méthode rationnelle de résolution des problèmes : diviser chaque difficulté en opérations ou en éléments aussi simples que possible. C'est la base de l'algorithmique… Lire la suite
CALCUL INFINITÉSIMAL - Histoire

Écrit par :  René TATON

Dans le chapitre "Le problème des tangentes"  : …  xviie siècle. Avant même la publication du traité de Cavalieri, Fermat et Descartes se trouvent engagés dans d'importantes recherches concernant, en particulier, le « problème des tangentes », d'où sortiront les premiers éléments du calcul différentiel. Disciple de Viète, rénovateur de l'algèbre et grand… Lire la suite
CARTÉSIANISME

Écrit par :  Pierre GUENANCIA

Le cartésianisme désigne d'abord la philosophie de René Descartes (1596-1650) avant de s'appliquer et de s'étendre à ses successeurs immédiats et, au-delà, aux philosophes qui se réclament de lui, même si le contenu et le style de leurs doctrines diffèrent sensiblement de ce qui caractérise sa… Lire la suite
CLASSICISME

Écrit par :  Pierre DU COLOMBIERHenri PEYRE

Dans le chapitre "Raison et passion"  : …  la raidissant, l'image de ce mouvement. Il avait été de mode, avec quelques citations banalement empruntées à Descartes et à Boileau, d'identifier classicisme et rationalisme. En un certain sens, Descartes avait voulu faire de la raison, partagée entre tous les hommes de quelque culture, et fondement de la science, l'ordonnatrice du monde. Mais… Lire la suite
CLERSELIER CLAUDE (1614-1684)

Écrit par :  Paul DIBON

Le nom de Clerselier, qui fut avocat au parlement de Paris, reste indissolublement lié à celui de Descartes. Adrien Baillet, dans sa Vie de M. Descartes (1691), dit de lui que « la passion qu'il avoit conçue pour la philosophie et les écrits de M. Descartes se communiqua tellement à sa personne que tous les intérêts de l'un… Lire la suite
CONCEPT

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Genèse et évolution des concepts"  : …  Les « idées innées » de Descartes sont, elles aussi, indépendantes de l'expérience, mais elles ne sont pas de simples formes d'unification ; elles ont un contenu déterminé. Et, s'il en est ainsi, c'est qu'elles ont un caractère intuitif. Ce sont des intuitions intellectuelles ; et, en cela, les « idées » sont différentes des concepts, qui,… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

Locke et Leibniz affrontent une difficulté héritée du scepticisme antique et que René Descartes pensait avoir réglée : le doute méthodique des Méditations métaphysiques (1641) pose de manière radicale le problème de la disjonction entre la représentation et la réalité par l'… Lire la suite
CORPS - Soma et psyché

Écrit par :  Pierre FÉDIDA

Dans le chapitre "Projet scientifique et distinction soma-psyché"  : …  la partialisation objective et la détermination physique du soma. « Par le corps, dit Descartes, j'entends tout ce qui peut être terminé par quelque figure, qui peut être compris en quelque lieu, et remplir un espace en telle sorte que tout autre corps en soi exclu » (Méditation seconde). Pour aussi générale que soit une telle… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'assentiment"  : …  La notion stoïcienne de l'assentiment commande la philosophie cartésienne du jugement, laquelle se trouve curieusement au carrefour de la tradition platonicienne sur les rapports du savoir et de l'opinion et de la tradition stoïcienne sur les rapports de l'assentiment et de la représentation. Cette situation complexe… Lire la suite
DE LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ, livre de Nicolas Malebranche

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Nicolas Malebranche (1638-1715) occupe dans la lignée des philosophes post-cartésiens une place particulière. D'une part, il semble tout devoir à Descartes : la lecture, en 1664, du Traité de l'Homme fut en effet à l'origine de sa vocation philosophique. D'autre part, il s'en éloigne radicalement pour renouer avec une philosophieLire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les théories de l'explication"  : …  sur ces entités sont invérifiables et n'ouvrent la voie à aucune activité pratique. Descartes admet encore deux substances qui se diversifient entre les phénomènes individuels. Dans le cadre du paradigme cartésien (l'explication par figure et mouvement), on ne peut pas comprendre comment la modification de l'état d'un corps a pour effet la… Lire la suite
DIALECTIQUE

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "D'Aristote à Descartes"  : …  La dialectique est alors bien proche d'être un art de la ruse. C'est ainsi en tout cas que la comprend Descartes lorsqu'il écrit dans la seconde partie du Discours de la méthode  : « En les examinant, je pris garde que, pour la logique, ses syllogismes et la plupart de ses autres instructions servent plutôt à expliquer à autrui… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Dieu et le « cogito »"  : …  quand on parle du Dieu de la métaphysique moderne. Ainsi, chez Descartes, la philosophie ne peut s'arrêter à « ce qui s'appelle Deus en latin, et qui est adoré par les hommes » (lettre à Mersenne déjà citée). Penser Dieu, c'est aussi comprendre que les vérités d'entendement « sont quelque chose de moindre et de sujet », car… Lire la suite
DOUTE

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

Présent dans les discours les plus divers, le doute n'est pas plus un concept méthodologique qu'un argument pédagogique, à quoi cependant on l'a maintes fois réduit. De Socrate à Descartes, de Montaigne à Lessing et de Kierkegaard à Nietzsche, il transforme le cours d'une réflexion en expérience ; dans un discours en… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

Dans le chapitre "Philosophie occidentale"  : …  Descartes a fondé la philosophie peut-être la plus dualiste. En définissant l'âme par la seule pensée et le corps par la seule étendue, il les distinguait radicalement, supprimant tout intermédiaire. Il permettait ainsi à la science de ne plus supposer aucun mystère caché dans les corps et de… Lire la suite
DURÉE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalitéLire la suite
PSYCHOLOGIE DES ÉMOTIONS

Écrit par :  David SANDER

Dans le chapitre "L’émotion est-elle une expression ?"  : …  n’est pas spécifique à cette approche inspirée de Darwin et se retrouve dans de nombreuses traditions, sans lien nécessaire avec l’expression : Descartes (Les Passions de l’âme, 1649, art. 69) faisait déjà la distinction entre six émotions primitives (l’admiration, l’amour, la haine, le désir, la joie et la tristesse). À partir des… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'épistémologie « post-cartésienne »"  : …  On ne peut ignorer que certains thèmes de la pensée de Descartes se sont trouvés placés par lui, et pendant quelque temps après lui, au centre d'une philosophie de la science. C'est d'abord l'idée d'une rationalité de l'étendue. Nous avons de l'étendue des idées claires et distinctes,… Lire la suite
ÉQUATIONS ALGÉBRIQUES

Écrit par :  Jean ITARD

Dans le chapitre "La théorie « générale » des équations"  : …  impossibles » pour la « certitude de la règle générale et pour son utilité ». Pour Descartes, en 1637, « les racines ne sont pas toujours réelles, mais quelquefois seulement imaginaires, c'est-à-dire qu'on peut bien toujours en imaginer autant que j'ai dit en chaque équation, mais qu'il n'y a quelquefois aucune quantité qui corresponde à celle qu'… Lire la suite
ERREUR

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "L'erreur dans les théories physiques"  : …  e siècle, on se demande si la vitesse de la lumière est finie ou infinie. Descartes répond : la propagation de la lumière est instantanée, et la preuve en est que les éclipses de Lune sont aperçues à l'instant même où, du point de vue astronomique, elles se produisent (lettre à Mersenne du 11 octobre 1638). Huygens applique le même… Lire la suite
ESPACE, mathématique

Écrit par :  Jean-Marc SCHLENKER

Dans le chapitre "Le paradigme riemannien"  : …  Un autre point de vue sur la géométrie apparaît au milieu du xviie siècle, lorsque René Descartes remarque que la position des points de l'espace euclidien peut être décrite par la donnée de trois nombres, ses coordonnées cartésiennes, qui indiquent la position de ses… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "De Descartes à Kant"  : …  celle de l'éclatement de l'ordonnance chez Dürer), par l'austérité initiale de la Contre-Réforme, puis par le maniérisme et enfin par le baroque. Le classicisme ne s'impose qu'au xviie siècle, d'abord dominé par les arts poétiques inspirés d'Aristote, puis conscient de lui-même avec Descartes… Lire la suite
ÉTHER

Écrit par :  Marie-Antoinette TONNELAT

Dans le chapitre "Éther et milieux subtils"  : …  La physique de Descartes suppose que l'Univers plein est constitué par des milieux plus ou moins grossiers. Pour ne laisser aucun vide, des mouvements tourbillonnaires prennent naissance. Quant à la lumière, c'est une pression, une « tendance au mouvement » que transmet le milieu le plus subtil. Celui-ci fait fonction d'un éther immobile et rigide… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Dans le chapitre "La découverte de l'existence"  : …  Quand Descartes écrit : « Je pense, je suis », c'est son existence d'être pensant qu'il affirme ; et ce n'est qu'après avoir prouvé l'existence de Dieu qu'il peut affirmer l'union de l'âme et du corps. Et c'est bien d'une telle union qu'il a conscience enfin… Lire la suite
FERMAT : DÉTERMINATION DES TANGENTES À UNE COURBE

Écrit par :  Bernard PIRE

Magistrat exerçant à Toulouse et à Castres, Pierre de Fermat (1601-1665) consacrait aux mathématiques ses moments de loisirs. En 1629, il invente une méthode de recherche des maximums et des minimums qui apparaît comme un travail précurseur du calcul différentiel. En 1638, l'application de cette… Lire la suite
FERMAT PIERRE DE (1601-1665)

Écrit par :  UniversalisCatherine GOLDSTEINJean ITARD

Dans le chapitre "Optique"  : …  paraît finalement se rendre à leur avis. Cependant, dès qu'il a connaissance, en 1636, de la Dioptrique de Descartes, il s'élève, avec beaucoup de bon sens, contre la pseudo-démonstration de la loi de la réfraction donnée par le philosophe. En août 1657, longtemps après la mort de celui-ci, Fermat accuse réception à M. Cureau de… Lire la suite
GASSENDI PIERRE GASSEND dit (1592-1655)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Savant et philosophe français, né près de Digne, reçu docteur en théologie en 1614 à Avignon, Gassendi est ordonné prêtre en 1616 et enseigne la philosophie à l'université d'Aix-en-Provence de 1617 à 1623. Il y fait des observations astronomiques détaillées, se déclare partisan de Copernic et entre en correspondance avec… Lire la suite
GÉOLOGIE - Histoire

Écrit par :  François ELLENBERGER

Dans le chapitre "Le XVIIe siècle et les théories de la Terre jusqu'en 1729"  : …  Durant la première moitié du siècle, un seul auteur majeur est à signaler : il s'agit de Descartes, avec ses Principia philosophiae (1644). Il échafaude une cosmogonie d'une grande audace, dont le livre IV final est consacré à la genèse du globe terrestre : il voit les éléments s'assembler en sphères concentriques. Vers la fin,… Lire la suite
GÉOMÉTRIE

Écrit par :  François RUSSO

Dans le chapitre "Descartes et Fermat"  : …  Le calcul géométrique exposé par Descartes (1596-1650) dans sa Géométrie (1637) ne diffère guère en son principe du calcul d'Apollonios. Il porte sur deux variables que l'on peut sans doute considérer comme constituant des coordonnées ; mais on n'y trouve pas explicités des axes de coordonnées, c'est-à-… Lire la suite
HASARD

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "La fonction réductrice des rites et des maximes"  : …  et des mythes qui réduisent, sinon les aléas objectifs, du moins l'impression désagréable qu'ils provoquent. Bien plus, comme Descartes l'a montré dans le Discours de la méthode, une attitude résolue n'a pas seulement une utilité subjective, mais une portée objective : « Ma seconde maxime était d'être le plus ferme et le plus résolu en mes… Lire la suite
HEURISTIQUE

Écrit par :  Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI

Dans le chapitre "Vers l'heuristique comme psychologie de la découverte"  : …  – conception qui va inéluctablement conduire à une interprétation psychologiste. On voit, en particulier chez Descartes, s'opérer une véritable transformation dans l'idée de méthode de découverte. Yvon Belaval a montré en quoi la méthode cartésienne, tout en se révélant plus que celles qui l'ont précédées une « propédeutique de créateur »,… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "La science et le monde naturel"  : …  indique déjà le double sens du mot mathesis. Il y a une étroite et nécessaire solidarité, proclamée et déjà, pour l'essentiel, appliquée par Descartes, entre la transparence à elle-même d'une conscience conçue comme représentative, la théorie de la certitude déductive fondée sur l'intuition de la présence de soi à soi,… Lire la suite
HUET PIERRE DANIEL (1630-1721)

Écrit par :  Universalis

affirmant la faillibilité de la raison humaine, et notamment de deux ouvrages de controverse qui marqueront leur temps : Censura Philosophiae Cartesianae (1689, « Critique de la philosophie de Descartes ») et Nouveaux mémoires pour servir à l'histoire du cartésianisme (1692). Il s'efforce dans ces ouvrages… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Descartes"  : …  Descartes accorde aux idées une existence objective, c'est-à-dire en tant qu'elles sont des représentations. Elles sont le terme immédiat du connaître : « Je ne puis avoir aucune connaissance de ce qui est hors de moi que par l'entremise des idées que j'en ai eues en moi et je me garde de rapporter mon jugement immédiat aux… Lire la suite
IMMÉDIAT

Écrit par :  Dominique LECOURT

Dans le chapitre "La certitude cartésienne et le médiateur transcendant"  : …  La philosophie cartésienne s'adosse à une découverte scientifique, celle de la géométrie algébrique, ou « géométrie analytique ». L'essentiel de cette découverte est consigné dans le Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Constatant que les méthodes… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Infini et éthique"  : …  concept, pour enfance de la pensée absolue. On peut se demander cependant si une autre voie n'est pas possible. La présence enseignée par Descartes de l'Idée d'infini dans une âme, créée trop petite pour la contenir, indique que son altérité ne limite ni n'absorbe, qu'elle exalte l'âme à laquelle, selon la logique formelle, elle devrait porter… Lire la suite
INNÉISME

Écrit par :  Jean-Louis DUMAS

Doctrine philosophique d'après laquelle sont en quelque sorte inscrits ou présents dans l'esprit humain des idées, des vérités (rapports entre idées) ou des principes. On la fait parfois remonter jusqu'à Platon (théorie de la réminiscence : l'âme conserve le souvenir confus des idées contemplées avant cette vie). La… Lire la suite
JARDINS - Esthétique et philosophie

Écrit par :  Catherine CHOMARAT-RUIZ

Dans le chapitre "Les principes du jardin et de la philosophie"  : …  Toutefois, ces rapprochements entre jardin, esthétique et philosophie ne demeurent pas sans lendemain. De René Descartes, on retient l'espoir que, grâce à la mécanique, les hommes fabriqueront des machines qui les rendront « comme maîtres et possesseurs de la nature ». On déduit de cette « sixième partie » du Discours Lire la suite
LOCKE JOHN (1632-1704)

Écrit par :  Geneviève BRYKMAN

; cependant, il n'était pas un grand mathématicien ». L'allusion est lourde de sens. Descartes est un grand mathématicien et son œuvre est également un événement décisif dans l'histoire des idées. Avant Locke, il a amorcé le renouveau d'une pensée où les idées claires et distinctes doivent remplacer le discours simplement… Lire la suite
MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

Écrit par :  Ginette DREYFUS

Dans le chapitre "Les années de formation"  : …  Saint-Jacques, un libraire lui présenta le Traité de l'homme de M. Descartes, qui venait de paraître. Il avait vingt-six ans et ne connaissait Descartes que de nom et par quelques objections de ses cahiers de philosophie. Il se mit à feuilleter le livre, et fut frappé comme d'une lumière qui en sortit toute nouvelle à ses yeux. Il entrevit une… Lire la suite
MARION JEAN-LUC (1946-    )

Écrit par :  Francis WYBRANDS

phénoménologie et la théologie. C'est à Descartes, dont il est sans conteste l'un des meilleurs spécialistes, à la suite de Ferdinand Alquié, son maître en affaires cartésiennes, que l'auteur consacrera de nombreux travaux : Sur l'ontologie grise de Descartes (1975), Sur la théologie Lire la suite
MATÉRIALISME

Écrit par :  Georges GUSDORF

Dans le chapitre "Révolution mécaniste et triomphe de l'hypothèse corpusculaire"  : …  Descartes, dans une page célèbre, dont on trouve l'anticipation chez Galilée, évoque le morceau de cire qui perd tous ses aspects qualitatifs lorsqu'on l'approche du feu. La vérité intrinsèque du morceau de cire, soustraite à l'appréhension des sens, se trouve dans la seule substance matérielle, substrat de toute… Lire la suite
MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "L'évidence cartésienne"  : …  On sait qu'à l'âge classique se rétablira, autour du concept de l'entendement cartésien, une unité provisoire. Les Règles pour la direction de l'esprit et le Discours de la méthode constituent, dans l'esprit de Descartes, la charte de la nouvelle mathesis. Dans ce mouvement, l'appareil… Lire la suite
MATIÈRE

Écrit par :  Jacques GUILLERMEHélène VÉRIN

Dans le chapitre "Inertie et attraction ; les aventures de la quantification"  : …  de grandeurs. Mais, en un sens, le pouvoir explicatif des mathématiques s'amenuise chez Descartes, dans la mesure même où il borne sa définition de la matière à la seule extension spatiale. Cette « géométrisation à outrance » répond sans doute à un désir prédominant, celui d'assurer la clarté et la distinction des idées. Le philosophe prétend bien… Lire la suite
MATIÈRE (physique) - États de la matière

Écrit par :  Vincent FLEURY

Dans le chapitre "Historique de la recherche sur l'état de la matière"  : …  Démocrite et le Romain Lucrèce, connaît une véritable renaissance avec les écrits de Gassendi, Descartes et Boyle. Pour Descartes, dans les Météores (qui sont une application du Discours de la Méthode), « les petites parties dont l'eau est composée sont longues, unies et glissantes ainsi que de… Lire la suite
MÉCANIQUE - Histoire de la mécanique

Écrit par :  Pierre COSTABEL

Dans le chapitre "De Galilée à Newton"  : …  de Galilée, l'idée que des mouvements peuvent se combiner sans se gêner l'un l'autre s'impose à plusieurs auteurs. Descartes (1596-1650) l'applique au modèle balistique qu'il élabore dans sa Dioptrique pour l'explication de la réfraction. Roberval (1602-1675) lui consacre en 1639 son cours au Collège de France. Ce ne sont là que deux indications… Lire la suite
MÉCANISME, philosophie

Écrit par :  Joseph BEAUDE

Dans le chapitre "Les fondateurs : Galilée, Descartes"  : …  Descartes, au contraire, apparut souvent à ses contemporains comme un penseur solitaire, difficile à comprendre, parfois décevant, souvent contesté et combattu, que son exil volontaire tenait un peu à l'écart des débats d'idées. Une grande partie de l'histoire du mécanisme pourrait même s'écrire sans qu'y soit cité Descartes. La volumineuse… Lire la suite
MÉDITATIONS CARTÉSIENNES, livre de Edmund Husserl

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

(1900-1901), constituant plutôt des états, souvent techniques et arides, d'une réflexion en cours, jamais arrêtée. C'est ensuite le signe d'un tournant majeur dans cette réflexion, venue des langues formelles et de l'abstraction mais tendue vers le « monde de la vie » – et l'occasion d'un hommage rendu à Descartes, qui est aussi une critique… Lire la suite
MERSENNE MARIN (1588-1648)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Philosophe et religieux français, Mersenne est l'une des figures les plus influentes de la révolution scientifique du xviie siècle, au sein de laquelle, sans être proprement homme de science, il a joué un rôle considérable de témoin et d'animateur. Né à Oizé, près de La Flèche, il fit ses études au… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La métaphysique de Descartes"  : …  La métaphysique de Descartes peut être considérée comme la source de toute métaphysique moderne. Il convient pourtant de remarquer ce que cette métaphysique a d'ambigu. On pourrait même prétendre que la métaphysique cartésienne est moderne dans la mesure où nous lui conférons un sens que Descartes, en son intention explicite, ne lui a pas… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Qu'est-ce que la méthode ?"  : …  une solution soit par une réponse affirmative ou négative, soit par le calcul d'une valeur numérique. Quand Descartes et Leibniz parlent de méthode pour un domaine de la connaissance, ils envisagent la possibilité de construire un calcul, puis de réduire le domaine de connaissance considéré à un modèle des opérations de ce calcul. Descartes… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Nécessité, contingence et plénitude"  : …  une précondition absolue de toute pensée et de tout être. C'est la doctrine que refuse Descartes, avec sa fameuse théorie de la « création des vérités éternelles » : la nécessité de ces vérités (mathématiques aussi bien que logiques) est immédiatement contemporaine de l'acte de volonté par lequel Dieu les crée. Il s'ensuit que Dieu aurait pu faire… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

Dans le chapitre "Mirages de la pureté"  : …  posé comme existant, comme fondement des relations avec le réel extérieur. La démarche de Descartes dans les Méditations procède, de façon analogue, à la recherche de la permanence, élidant successivement les perturbations possibles du réel : folie, sommeil, puis posant une perturbation fictive du réel sous la forme du « malin… Lire la suite
MONSTRES, esthétique

Écrit par :  Gilbert LASCAULT

Dans le chapitre "Le jeu du monstrueux"  : …  museau du lièvre, le sourcil du lion, les tempes d'un vieux coq et le cou de la tortue. » Descartes (Méditations, I) utilise l'exemple des monstres pour définir l'imagination comme pratique combinatoire, d'ailleurs dévalorisée : « Car, de vrai, les peintres, lors même qu'ils s'étudient avec le plus d'artifice à représenter des… Lire la suite
MORT - Les interrogations philosophiques

Écrit par :  René HABACHI

Dans le chapitre "Les doctrines de la chute"  : …  Plus tard, tout en respectant une cosmologie de la création ex nihilo, Descartes et Malebranche seront les successeurs du platonisme de l'âme. Le « moi » est substance pensante inétendue, sans nul point de suture avec le corps qui est étendu (Descartes, Réponse aux cinquièmes objections). Cette… Lire la suite
NATURE PHILOSOPHIES DE LA

Écrit par :  Maurice ÉLIE

Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature"  : …  Au xviie siècle, la physique de Descartes se présente encore comme une conception d'ensemble de la nature, exposée dans Le Monde ou Le Traité de la lumière ou encore Les Principes de la philosophie. Dans ce dernier ouvrage, Descartes ne reconnaît « aucune différence entre les machines… Lire la suite
NÉANT

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "Une certaine idée négative du néant"  : …  Descartes n'hésitera pas à parler d'une « certaine idée négative du néant » dans la quatrième méditation et à la définir comme « ce qui est infiniment éloigné de toute sorte de perfection ». Or cette perfection est celle de l'être infini, sans restriction, que l'on ne saurait nier. Descartes s'attachera à montrer que cette idée d'être infini n'est… Lire la suite
NEUROLOGIE

Écrit par :  UniversalisRaymond HOUDARTHubert MAMOJean MÉTELLUS

Dans le chapitre "De l'Antiquité au XVIIe siècle"  : …  Au xviie siècle, Descartes enrichit la connaissance neurologique par l'observation et l'expérience. Sa découverte fondamentale est celle du réflexe (qui ne sera nommé ainsi qu'en 1743 par Jean Astruc), cet acte élémentaire du fonctionnement du système nerveux. Dans le traité de L'Homme, en 1640, il reconnaît qu'à la… Lire la suite
NOTATION MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Hans FREUDENTHAL

Dans le chapitre "Les opérations arithmétiques"  : …  La notation exponentielle des puissances est due à Descartes. L'idée des exposants négatifs et fractionnaires provient de J. Wallis (1656), mais c'est seulement I. Newton qui les écrira explicitement. Leibniz (1708) proposait de remplacer systématiquement les signes de racine par des exposants… Lire la suite
NUMÉRIQUE CALCUL

Écrit par :  Jean-Louis OVAERT

Dans le chapitre "Méthode d'interpolation linéaire (ou « regula falsi »)"  : …  interpolant g sur l'intervalle [a,b] par une fonction affine ϕ, et en définissant β par la relation ϕ(β) = 0. Cette méthode a été utilisée par Viète (1540-1603) et par Descartes (1596-1650), dans le cas des équations algébriques. La majoration de l'erreur a été effectuée par Lagrange… Lire la suite
OPPOSITION CONCEPT D'

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La période contemporaine"  : …  d'idéologies et en particulier dans l'histoire des systèmes philosophiques. Dans la culture européenne, la philosophie de Descartes marquerait le point achevé d'une démarche de pensée dualiste apparue en fait dès les origines de la pensée philosophique. Le « clivage cartésien » entre le sujet et l'objet, la res cogitans et la res extensa, a… Lire la suite
PENSÉE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "La conception cartésienne de la pensée"  : …  Même si une pensée n'est pas seulement un acte mental, il est raisonnable de supposer qu'elle repose sur des actes mentaux, dont les contenus sont constitués par certaines représentations dans l'esprit. On appelle couramment « cartésienne » la conception de la pensée associée aux deux thèses suivantes… Lire la suite
PHYSIOGNOMONIE

Écrit par :  Anne-Marie LECOQ

Dans le chapitre "D'Aristote à Lavater"  : …  traditionnelle : l'étude des « passions de l'âme » et de la manière dont elles modifient le visage (pathognomonie). Le traité de Descartes parut en 1649, mais c'est l'ouvrage en cinq volumes de Marin Cureau de La Chambre, médecin et conseiller du roi : Les Charactères des passions (1640-1662), qui eut le plus d'influence. La description des «… Lire la suite
PHYSIQUE - Le modèle en physique

Écrit par :  Marie-Antoinette TONNELAT

Dans le chapitre "Dans la physique mécaniste"  : …  une telle assimilation. En réduisant tous les phénomènes « à la figure et au mouvement », Descartes va accentuer l'ambiguïté liée à la notion de modèle. Le modèle va être délibérément conçu comme une représentation du possible, comme une parabole destinée à suggérer les propriétés véritables des corps. Ainsi la lumière est représentée presque… Lire la suite
PLANÉTAIRES SYSTÈMES

Écrit par :  Dominique PROUST

Dans le chapitre "La nébuleuse primitive"  : …  René Descartes (1596-1650) est l'auteur de la première cosmogonie rationnelle en décrivant, en 1644, dans les Principia philosophiae, un mécanisme fondé sur les tourbillons. Pour le philosophe, la course des planètes résulte des mouvements tourbillonnaires incessants animant le « fluide subtil » dans… Lire la suite
POSITIVISME

Écrit par :  Angèle KREMER-MARIETTI

Dans le chapitre "Le positivisme et l'évolution de la science positive"  : …  C'est à Descartes, auquel il associe Francis Bacon et Galilée, que Comte fait remonter les principes de la philosophie positive : « L'époque où [les sciences] ont commencé à devenir vraiment positives doit être rapportée à Bacon, qui a donné le premier signal de cette… Lire la suite
PSYCHOLOGIE

Écrit par :  Pierre GRÉCO

Dans le chapitre "Les méthodes expérimentales"  : …  risqué avant la fin du xixe siècle. Descartes, qui s'intéressait beaucoup aux erreurs des sens, aurait pu examiner quelques-unes des illusions optico-géométriques qu'il connaissait bien, au lieu de tenir la question pour réglée par la Dioptrique et par une physiologie assez arbitraire. Quand il explique la recherche des… Lire la suite
PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

Écrit par :  Serge NICOLAS

Aristote, de nombreux thèmes majeurs de la discipline. Il est habituel de faire débuter l’histoire de la psychologie moderne avec René Descartes (1596-1650), tout en soulignant que l’émergence effective de la discipline date du xixe siècle. Si l’origine philosophique de la psychologie ne fait aucun Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le discours métaphysique"  : …  Elle le fait, à partir de Descartes, en essayant de déterminer les limites à l'intérieur desquelles elle peut être sûre d'elle-même et de ses résultats. Elle peut douter, elle doit le faire si elle veut s'assurer des fondements sur lesquels elle se propose de bâtir. Ce qu'elle découvre alors comme fondement, c'est la raison même : le doute… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Le rationalisme cartésien"  : …  Les traits rationalistes de la philosophie cartésienne, qui sont souvent considérés comme exemplaires, ne correspondent pourtant qu'à une variante de cette attitude… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  Moyen Âge, le réalisme substantialiste est incapable de faire prospérer la physique, et Descartes le simplifie, sans renoncer aux substances. Il en définit deux espèces, étendue et pensée. Malebranche, Berkeley, Hume répudient les substances comme ce dont nous ne pouvons avoir aucune idée et qui est démuni d'attributs. Leibniz dépouille l'espace… Lire la suite
RÉALITÉ

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

irréductible à toute autre, et donc inanalysable en éléments plus simples. C'est pourquoi Descartes la range parmi « les notions qui sont d'elles-mêmes si claires qu'on les obscurcit en les voulant définir », et refuse de croire que, parmi ses lecteurs, « il s'en rencontre de si stupides qu'ils ne puissent entendre d'eux-mêmes » ce que le terme d'… Lire la suite
RÉELS NOMBRES

Écrit par :  Jean DHOMBRES

Dans le chapitre "Classification des nombres réels"  : …  seulement des signes extensifs d'un domaine à l'autre par un jeu quasiment linguistique ; l'algèbre est une langue et une langue est une méthode analytique. Et c'est bien cet aspect analytique qui avait guidé Descartes dans sa Géométrie (1637) : rappelons que cette Géométrie se veut illustration et inspiration du Discours de la méthodeLire la suite
RELATIVISME

Écrit par :  Hervé BARREAUTobie NATHAN

Dans le chapitre "Le relativisme moderne"  : …  Descartes commença, lui aussi, son itinéraire philosophique par le doute, mais il était trop bon mathématicien pour ne pas apercevoir que l'esprit humain dispose avec « ces longues chaînes de raisons » d'un moyen infaillible pour aller du vrai au vrai, pourvu qu'il ait pris un bon départ. De l'analyse du Lire la suite
SCEPTICISME

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Rationalisme et scepticisme"  : …  faire que les qualités sensibles ne fussent pas relatives aux sens qui les appréhendent. Lorsque Descartes analyse le morceau de cire (Méditation seconde), il est difficile de ne pas se demander ce qu'il aurait fait de l'objection de Sextus Empiricus analysant la pomme « lisse, sentant bon, douce au goût et jaune »… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Le souci de l'intelligibilité"  : …  qui ont cessé depuis longtemps, il faut bien l'avouer, d'être une référence obligée des auteurs de traités scientifiques. « Descartes, dit par exemple Thom, avec ses tourbillons, ses atomes crochus, etc., expliquait tout et ne calculait rien. Newton avec la loi de la gravitation en 1/r2 calculait tout et n'expliquait rien. L'histoire a… Lire la suite
SENTIMENT

Écrit par :  Olivier REBOUL

Dans le chapitre "Le sentiment est-il spécifique ?"  : …  Descartes est peut-être celui qui a le mieux montré ce statut à part du sentiment qui est tout à la fois clair et confus. Clair, car j'éprouve sans conteste que je souffre ou que j'aime. Confus, car cette expérience n'a jamais la transparence de l'idée « distincte », celle dont on peut analyser tous les composants : « Sentir… Lire la suite
SPIRITUALISME

Écrit par :  Dominique JANICAUD

Dans le chapitre "De la scolastique à Descartes"  : …  être au sens premier, selon Descartes) et la matière conçue de manière trop mécanique. Une orientation décisive rapproche pourtant le spiritualisme du cartésianisme et le rend même, en partie, tributaire de ce dernier : l'exploration de l'intériorité est le fait d'une subjectivité qui était inconnue… Lire la suite
STÉNON, STENONIS NICOLAS ou STEENSEN NIELS (1638-1686)

Écrit par :  Françoise DREYER

Dans le chapitre "Un anatomiste de premier plan"  : …  types de dissection en montrant les erreurs produites par les méthodes utilisées. Il réfute alors une à une les affirmations de Descartes sur l’anatomie du cerveau et conclut que « son système du cerveau ne se trouve pas entièrement conforme à l’expérience » et que l’on doit « reconnaître une grande différence entre la machine que Monsieur des… Lire la suite
SUBSTANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Descartes"  : …  Paradoxalement la situation restera la même chez Descartes puisqu'on ne trouve pas chez ce philosophe une doctrine cohérente de la substance qui ait su rompre avec les exigences de la foi. C'est encore en héritier de la scolastique, en effet, que Descartes constitue son ontologie : ses Méditations Lire la suite
SUJET

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Cartésianisme et psychanalyse"  : …  je suis, j'existe est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit ». Autrement dit, le sujet du cogito n'est que sous la condition contingente que je le pense. « Peut-être pourrait-il se faire si je cessais de penser, ajoute Descartes, que je cesserais en même temps d'être ou d'exister… Lire la suite
VALÉRY PAUL (1871-1945)

Écrit par :  Michel JARRETY

Dans le chapitre "Et la lassitude et la gloire"  : …  un poème. D'où, à l'inverse, l'admiration constamment éprouvée pour Descartes, l'inventeur de cette géométrie analytique où s'unissent admirablement le sensible et l'intelligible – homme de courage, aussi, qui le premier sut garantir la pratique philosophique par l'engagement d'un Je. Les nombreuses notes que Valéry lui… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre "De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation"  : …  cartésiennes), les éléments d'une véritable critique des théories classiques de la vérité-adéquation. Celles-ci demeurant en effet soumises aux critères de la vérité dans les sciences mathématiques, dont le modèle est chez Descartes celui de la déduction géométrique et chez Leibniz celui de l'arithmétique (cf., sur cette opposition, Y.… Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La vie comme mécanisme"  : …  À la fin du Traité de l'homme (1633, mais publié seulement en 1662-1664), Descartes écrit : « Je désire que vous considériez que ces fonctions suivent toutes naturellement, en cette Machine, de la seule disposition de ses organes, ne plus ne moins que font les mouvements d'une horloge ou autre automate, de celle de ses… Lire la suite
VITALISME

Écrit par :  Marie-Christine MAUREL

Alors que, dans ces théories, toute la nature est quasi vivante, la nature cartésienne sera, quant à elle, désanimée. Tout vivant est un automate mécanique mû par une « chaleur » interne : la notion d'« animal-machine » de Descartes inaugurera ainsi l'ère de la biologie… Lire la suite
VOLONTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le contexte « épistémologique » : Descartes"  : …  . L'enquête sur la volonté est un moment dans l'entreprise de fondation radicale de la connaissance vraie dont la science exacte est le modèle. La théorie du jugement est le cadre de cette nouvelle investigation, qui trouve dans les Méditations métaphysiques de Descartes (Méditation quatrième) son exposé classique. Non… Lire la suite

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