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ALTÉRITÉ, philosophie
Écrit par :
Sylvie COURTINE-DENAMY
Dans le chapitre "Vers une reconnaissance de l'expérience d'autrui : Kant, Scheler"
: …
sa part dans la notion de respect, notion au sein de laquelle émerge l'expérience d'autrui.* Le sujet accède à sa qualité de sujet transcendantal dès lors qu'il manifeste sa volonté de surmonter ses désirs et ses inclinations particuliers en adhérant au principe d'une législation universelle : « Agis de telle sorte que la maxime de ta…
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ALTRUISME
Écrit par :
Guy PETITDEMANGE
*Généralement, le terme d'altruisme qualifie une attitude morale concrète qui, par-delà toute crainte et même toute norme, privilégie autrui. L'altruisme manifeste un débordement de l'amour propre naturel, calculateur et soucieux de préserver le soi, et du désir érotique qui porte éperdument vers autrui…
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AMOUR
Écrit par :
Georges BRUNEL, Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre " L'amour comme projection de la scission subjective"
: …
la voix d'Héloïse ne cesse-t-elle de résonner, proclamant la supériorité de l'amour face à toute *morale déterminée ; montrant que l'amour constitue à lui seul une éthique, qu'il est source de tout abandon et de toute remise ; mais que ce « recoulement » à la source exige une longue patience, une vigilance de tous les instants et le non-refus du…
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ANIMALITÉ
Écrit par :
Florence BURGAT
… que le concept qui dit la différence ; il est la démarcation même de l'humain, sa limite. *Il existe cependant une voie critique qui, à l'assimilation de la possession de la raison au fondement des droits, oppose la capacité à ressentir le plaisir et la souffrance. La compassion envers tout être sensible prend alors le pas sur les…
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ARISTOTE (~385 env.-~322)
Écrit par :
Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "La « philosophie des choses humaines »"
: …
le détail, Aristote oublie souvent cette distinction et il lui arrive de décrire la structure de *l'action (praxis) morale en prenant pour modèle l'activité technique (poiésis), dont les articulations sont plus visibles : rapprochement qui n'ira pas, nous le verrons, sans quelque risque de confusion. Ainsi, dès le début de l'…
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AURORE, livre de Friedrich Nietzsche
Écrit par :
Jacques LE RIDER
Dans le chapitre "La conscience submergée"
: …
avions coutume de construire depuis quelques millénaires comme sur le plus ferme terrain. » *Il était mû, dit-il en 1886, par une « volonté pessimiste » qui ambitionnait un « auto-dépassement de la morale », car il refusait « de revenir à ce qui nous semble dépassé et caduc, à tout ce qui est „ invraisemblable“, que ce soit Dieu, la vertu, la…
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AUTONOMIE
Écrit par :
François BOURRICAUD
Dans le chapitre "Autonomie et liberté stoïcienne"
: …
cours d'une longue histoire qui la transporte de la Grèce à Rome, elle a élaboré plusieurs notions *morales de la plus haute importance. Si nous savons distinguer ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend pas de nous, nous pouvons accéder à une vertu que les Latins, Sénèque par exemple, appellent « constance », capacité de l'homme qui « toujours…
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BAUDELAIRE CHARLES (1821-1867)
Écrit par :
Pierre BRUNEL
Dans le chapitre "La poétique baudelairienne"
: …
des erreurs semblables dans deux écoles opposées : l'école bourgeoise et l'école socialiste. *Moralisons ! Moralisons ! s'écrient toutes les deux avec une fièvre de missionnaires. Naturellement l'une prêche la morale bourgeoise et l'autre la morale socialiste. Dès lors l'art n'est plus qu'une question de propagande ». En cela le prologue des…
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BERGSON HENRI (1859-1941)
Écrit par :
Camille PERNOT
Dans le chapitre "Dieu, l'expérience mystique"
: …
la vie et à l'égard de laquelle le reste de la création n'a constitué que des étapes et des moyens. *Le mysticisme introduit à la vraie morale. Sous toutes ses formes, celle-ci consiste à agir dans le sens de la vie. Mais c'est lorsque la volonté coïncide avec l'élan originel pour le continuer qu'elle atteint sa perfection. Le mysticisme représente…
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BIEN, philosophie
Écrit par :
Monique CANTO-SPERBER
*La notion de bien constitue la notion centrale de la philosophie morale depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xviiie siècle. En effet, le concept de bien a été traditionnellement attaché aux concepts de bonheur, de bon état de chose à maximiser, de bonnes conséquences à promouvoir…
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BONHEUR
Écrit par :
André COMTE-SPONVILLE
Dans le chapitre "Bonheur, espoir et vertu"
: …
pour chacun, tranchera. La notion de volonté, telle que les stoïciens la pensent, nous conduit à la *morale. On reproche souvent au bonheur d'être immoral, soit parce qu'il serait égoïste, soit parce qu'il dissuaderait d'agir. Les deux reproches vont d'ailleurs de pair. « S'il n'espère rien, dira-t-on, si rien ne lui manque, le sage restera inactif…
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BOURRICAUD FRANÇOIS (1922-1991)
Écrit par :
Bernard VALADE
… paysage idéologique », et tout particulièrement, dans les configurations molles qui le traversent, *l'intérêt aujourd'hui témoigné à la morale. « Entendue tantôt comme „la bonne vieille morale de nos pères“, et tantôt comme une liste de droits „ imprescriptibles et sacrés“, [elle] devient une des figures obligées de la rhétorique politique. » Le…
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BRENTANO FRANZ (1838-1917)
Écrit par :
Samuel Hugo BERGMAN
Dans le chapitre "La vérité et les valeurs"
: …
de Russell, de Carnap et de Kotarbinski. Dans son ouvrage De l'origine de la connaissance *morale (Vom Ursprung sittlicher Erkenntnis, 1889), Brentano présente la connaissance éthique comme fondée sur les émotions : amour et haine. L'action morale ne se fonde pas sur un impératif du vouloir, ainsi que le postulait l'éthique…
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CANDIDE, OU L'OPTIMISME, livre de Voltaire
Écrit par :
Michel DELON
Dans le chapitre "Une pensée pour des temps nouveaux"
: …
comme un système sans prise sur le réel, tout comme il fait avec la philosophie inverse de Martin. *Lentement, Candide se forge une morale laïque dont on peut souligner l'étroitesse, si on voit dans le jardin le signe d'un repli égoïste sur soi. Il s'agit alors de cultiver son jardin, à l'écart de toutes les illusions politiques et philosophiques.…
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CARE, philosophie
Écrit par :
Sandra LAUGIER
… de l'éthique du care est d'attirer l'attention sur un ensemble de phénomènes négligés : *en premier lieu une dimension morale, en second lieu – mais l'urgence en apparaît quotidiennement – une dimension pratique, celle des activités de care et du statut des care givers. La pensée du care, en proposant de…
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CASUISTIQUE
Écrit par :
Louis-Gustave VEREECKE
*Utilisée spécialement en théologie morale, mais aussi en droit et en médecine, la méthode casuistique consiste à résoudre les problèmes posés par l'action concrète au moyen de principes généraux et de l'étude des cas similaires. Deux principes la fondent : validité des lois générales comme normes de…
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CHARRON PIERRE (1541-1603)
Écrit par :
Bernard CROQUETTE
… *Homme d'Église et homme de lettres français, Pierre Charron est connu surtout comme moraliste. Il abandonne l'étude du droit pour celle de la théologie et est ordonné prêtre. Il se signale par son enseignement et surtout par ses sermons. Les évêques se disputent bientôt, en ces temps troublés, cet éloquent champion de la foi catholique, chez qui la…
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CICÉRON (~106-~43)
Écrit par :
Alain MICHEL, Claude NICOLET
Dans le chapitre "La recherche du fondamental"
: …
») et des péripatéticiens : il avait ainsi sacrifié le scepticisme académique et la rigueur *morale du platonisme ; mais vainement, car les deux écoles dont il s'inspirait étaient en contradiction sur la morale. Cicéron préfère Philon qui, comme son maître Carnéade, utilise parfois l'enseignement des péripatéticiens, parle leur langage en…
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CIVISME
Écrit par :
Bernard GUILLEMAIN
Dans le chapitre "Le fondement du civisme"
: …
de servir la société politique. On sait que, contre Wolff, Kant refuse d'enfermer le droit dans la *morale, puisque le droit produit une législation extérieure, n'examine pas le rapport de l'arbitre au souhait, enfin ne traite que du rapport formel de deux arbitres respectifs (Doctrine du droit, Introd., paragr. B, éd. cit., p. 104). Mais…
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CLÉMENT D'ALEXANDRIE (140 env.-env. 220)
Écrit par :
Pierre HADOT
Dans le chapitre "La purification de l'âme"
: …
quelques titres de chapitres de l'ouvrage pourrait penser qu'il s'agit simplement d'un traité de *morale pratique, ou même seulement d'un manuel de la politesse et des bonnes manières : comment se comporter en ce qui concerne la nourriture et la boisson, la vaisselle, le mobilier, les parfums, les couronnes, le vêtement, les chaussures, les…
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CONCUPISCENCE
Écrit par :
Henry DUMÉRY
… *Du latin concupiscere, désirer ardemment (même origine : cupere, désirer, convoiter, d'où est tiré le nom romain du dieu de l'Amour, Cupidon, identifié à l'Éros des Grecs). Dans la langue courante, concupiscence désigne le penchant à jouir des biens sensibles, voire l'attachement aux plaisirs sensuels. Dans la langue philosophique…
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CONFUCIUS & CONFUCIANISME
Écrit par :
ETIEMBLE
Dans le chapitre "La morale du junzi"
: …
*Mais la vertu, la correction morale dépendent strictement de la qualité, de l'ordre du langage. Quand tout va mal dans une principauté, quand les mœurs y sont corrompues, les princes indignes de leur fonction, et que par conséquent le peuple ne sait plus où situer le bien et le mal, un seul remède : « Rendre correctes les dénominations ». Une fois…
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CONSTITUTION
Écrit par :
Pierre BRUNET
Dans le chapitre "La constitution comme norme"
: …
juridique sur lui-même (comme le posait Kelsen) mais elle établit un lien entre le droit et la* morale : elle ouvre ce même système juridique à des préoccupations de type moral parce que les principes constitutionnels sont des principes moraux reconnus par le droit. De là, on conclut – parfois hâtivement – que toute justification juridique…
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CROYANCE
Écrit par :
Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Croyance, probabilité, scepticisme"
: …
de la géométrie, de la physique, par exemple dans l'origine de l'espace, du temps, de la causalité, *c'est désormais dans la perspective d'une philosophie morale, c'est-à-dire d'une théorie de la conduite ; cette théorie de la conduite, chez Hume, veut être à l'anthropologie ce que, chez Newton, la connaissance des forces de la nature est à la…
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CYNISME
Écrit par :
Henri WETZEL
Dans le chapitre "Une morale de la subversion"
: …
*L'assurance du cynique pousse des racines profondes dans l'ascèse – découverte et apprentissage de soi. Celle-ci donne sens à son prosélytisme et efficacité à son opportunisme, et le garantit de la duperie des conventions ; que celles-ci s'installent dans le rapport social ou dans la société que l'on forme avec soi-même. Il est ainsi avéré que la…
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DESCARTES RENÉ (1596-1650)
Écrit par :
Ferdinand ALQUIÉ
Dans le chapitre "Les passions et la liberté"
: …
Et pourtant, s'il en est ainsi, ne faut-il pas renoncer à la *morale ? Car la morale s'adresse à l'homme concret, à l'homme fait de désirs et de passions, à l'homme désirant le bonheur. Dans la troisième partie du Discours de la méthode, Descartes avait proposé, en attendant que la science soit constituée, une « morale par provision ». Elle…
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DEVOIR
Écrit par :
Michaël FOESSEL
… Le *devoir désigne une action en tant qu'elle est non seulement justifiée mais exigible d'un point de vue moral. En ce sens, le devoir est distinct de la contrainte puisqu'il n'est pas l'effet mécanique d'une pression sur la volonté mais l'expression d'une obligation conçue et acceptée comme telle par le sujet agissant. Toute la difficulté, pour ce…
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DHARMA
Écrit par :
Jean FILLIOZAT
Dans le chapitre "Régularité naturelle et norme"
: …
de l'ordre cosmique, il est l'ordre social, l'ensemble des lois civiles et criminelles, l'ordre *moral, la doctrine religieuse. En conséquence, il est aussi le devoir et la vertu. Le nom de dharma s'applique tout spécialement à l'objet des textes qui définissent la constitution fondamentale de l'univers, la structure de la société,…
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DIDEROT DENIS (1713-1784)
Écrit par :
Yvon BELAVAL
Dans le chapitre "La morale"
: …
» ; et, ensuite, en instituant le droit positif sur un libéralisme éclairé. Rien d'absolu dans la *morale, de quelque point de vue qu'on l'envisage. Elle dépend de notre organisation spécifique : dans un monde d'aveugles, le vol serait puni plus sévèrement que dans un monde de clairvoyants. Elle se diversifie selon les organisations individuelles…
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DIEU - Problématique philosophique
Écrit par :
Jacques COLETTE
Dans le chapitre "Le souverain bien"
: …
Opus postumum, qui cite plus d'une fois le verset ci-dessus mentionné des Actes des Apôtres. *Si c'est dans l'idée de Dieu que nous sommes, c'est en tant que poussés par la connaissance de nos devoirs comme commandements divins. Dieu est en moi comme raison éthico-pratique se donnant elle-même la loi, et c'est ce qui fait que nous sommes…
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DROIT - Théorie et philosophie
Écrit par :
Jean DABIN
Dans le chapitre "Comparaison entre le droit et la morale d'une part, les mœurs d'autre part"
: …
*On voit dès à présent, et toujours d'un point de vue formel, que le droit et la morale (Sittlichkeit) se différencient par une série de traits : 1. La morale dépasse le cadre sociétaire. En dehors de la vie sociétaire, il y a Dieu, vis-à-vis duquel l'homme, fût-il isolé, a des devoirs ; il y a la personne même de l'individu, dont celui-ci…
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DUALISME
Écrit par :
Simone PÉTREMENT
Dans le chapitre "Mazdéisme"
: …
qu'on y respirait. Cet esprit de lutte devait conduire à nier tout lien entre les adversaires. *Selon certains, Zoroastre aurait fondé un dualisme essentiellement moral, consistant dans une forte opposition du bien au mal et dans l'affirmation du libre arbitre qui permet de choisir entre eux. Mais opposer simplement le bien au mal n'est pas un…
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DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)
Écrit par :
Maurice de GANDILLAC, Universalis
Dans le chapitre "Éthique, sociologie et politique"
: …
On s'est parfois mépris sur la *morale scotiste en confondant certaines thèses du Docteur subtil avec les paradoxes « dialectiques » que les ockhamistes, un peu plus tard, fonderont sur la même distinction entre ce qui appartient à la « puissance absolue » de Dieu et ce qui relève seulement de sa « puissance ordonnée ». Ni pour Duns Scot ni pour…
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DURKHEIM ÉMILE (1858-1917)
Écrit par :
Philippe BESNARD, Raymond BOUDON
Dans le chapitre "Durkheim"
: …
autonome, ayant son champ d'application propre. De Renouvier, il hérita l'idée de faire de la *morale une science positive. Ces trois préoccupations constituent des traits permanents de l'œuvre de Durkheim. Dans De la division du travail social, il tente de mettre en évidence une grande loi évolutive, un peu à la manière de Comte.…
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ÉPICTÈTE (50 env.-env. 130)
Écrit par :
Ilsetraut HADOT
Dans le chapitre "La doctrine"
: …
biens matériels, de la santé de son corps, de ses succès professionnels, mais de sa seule attitude *morale, qui est fonction de la rectitude de sa raison. La saine raison doit se manifester dans trois domaines ou lieux (topoi) : celui des désirs et aversions, qui se rapportent aux passions ; celui des tendances positives et négatives, qui…
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ESSAI SUR LE PRINCIPE DE POPULATION, livre de Thomas Robert Malthus
Écrit par :
Éric LETONTURIER
Dans le chapitre "La logique du principe de population : problème social et solution morale"
: …
les combattre, le livre IV délivre la solution pour surmonter la dynamique contraire des deux lois. *Retenue pour la simplicité de sa mise en œuvre pratique et sa conformité à l'éthique et au droit au bonheur, la contrainte morale relève d'une logique utilitariste dont l'origine, divine selon Malthus, incite à respecter les lois de la nature et à…
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ÉTHIQUE
Écrit par :
Paul RICŒUR
… au jour l'intention éthique qui précède, dans l'ordre du fondement, la notion de loi *morale, au sens formel d'obligation requérant du sujet une obéissance motivée par le pur respect de la loi elle-même. Si je parle d'intention éthique plutôt que d'éthique, c'est pour souligner le caractère de projet de l'éthique et le dynamisme qui…
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ÉTHIQUE À NICOMAQUE, Aristote
Écrit par :
François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La morale aristotélicienne"
: …
*La morale ou l'éthique (les deux termes renvoyant à une même réalité, en latin mores, en grec éthos : celle qui concerne les « mœurs ») n'est pas constituée par Aristote en science particulière. Le philosophe distingue seulement entre le domaine des affaires humaines (ce que, avec le néo-aristotélisme, on peut appeler philosophie…
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EUDÉMONISME
Écrit par :
Lucien JERPHAGNON
… *Du grec eudaimonia (bonheur). Se dit des systèmes où l'activité morale consiste dans la recherche du bonheur, tenu pour souverain bien. Les eudémonismes diffèrent selon la définition qu'ils donnent du bonheur : harmonie de diverses vertus et dispositions (Platon) ; activité noétique et éthique accompagnée d'occurrences favorables (Aristote…
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FAMILLE - Sociologie
Écrit par :
Rémi LENOIR
Dans le chapitre "La famille et la naissance de la sociologie"
: …
autres, solidarité dont l'État procède et qu'il a pour fonction d'organiser. Aussi, selon Durkheim,* la « morale domestique » est devenue peu à peu une dimension de la morale d'État. La famille ne peut plus être le foyer de la vie morale, la morale, qui correspond à l'essor de la différenciation sociale, devenant une réglementation générale,…
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FONDEMENTS DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS, livre de Emmanuel Kant
Écrit par :
François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La morale dans le projet critique"
: …
*Les Fondements de la métaphysique des mœurs sont moins un abrégé programmatique que l'établissement préalable, comme l'indique mieux l'allemand (le titre original est au singulier : Grundlegung zur Metaphysik der Sitten), d'une assise, d'une fondation « pour » une telle métaphysique ; c'est-à-dire la démonstration que la morale…
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FOOT PHILIPPA (1920-2010)
Écrit par :
Universalis, Martin L. WHITE
… College Elizabeth Anscombe, une disciple de Ludwig Wittgenstein et son exécutrice testamentaire, *Philippa Foot commence à remettre en question la conception qui prédomine alors en philosophie morale, selon laquelle les jugements moraux ne révèlent rien sur le monde réel mais sont de simples expressions de l'émotion (selon Alfred Jules Ayer par…
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GÉNÉALOGIE DE LA MORALE, livre de Friedrich Nietzsche
Écrit par :
Francis WYBRANDS
Dans le chapitre "L’esprit de ressentiment"
: …
*« Dans quelles conditions l’homme s’est-il inventé à son usage ces deux évaluations : le bien et le mal. Et quelles valeurs ont-elles par elles-mêmes ? » C’est en « médecin de la civilisation » que Nietzsche porte son diagnostic : tout ce qui, jusqu’à présent, s’est annoncé comme morale n’est que signe de décadence, symptômes d’une vie…
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GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - L'homme grec
Écrit par :
André-Jean FESTUGIÈRE
Dans le chapitre "Commettre l'injustice dégrade l'homme"
: …
détail de cette démonstration, voici pourtant l'essentiel dans la discussion de Socrate avec Polos. *On part de cette notion, reconnue par Polos, et qui est comme un fait de conscience universel, que, s'il est évidemment « plus mauvais » (κ́ακιον), c'est-à-dire plus dommageable, plus pénible, de subir l'injustice, il est en revanche « plus laid » (…
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HÉDONISME
Écrit par :
Henri WETZEL
… par opposition à l'épicurisme, une doctrine que la gent cultivée s'autorise à assimiler à une *morale préconisant le plaisir, et les seuls plaisirs « grossiers » ; alors que l'épicurisme, quoique privilégiant aussi le plaisir, en aurait élaboré une théorie plus « raffinée » et proposerait une sagesse plus digne de l'homme. Trop souvent encore…
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HOBBES THOMAS (1588-1679)
Écrit par :
Raymond POLIN
Dans le chapitre "De l'état de nature à l'omnipotence du souverain"
: …
C'est sur ces bases, estime Hobbes, que peut désormais être élaborée une véritable science de la *morale et de la politique, à partir de l'expérience raisonnée des mouvements des corps et de l'esprit. Ce qu'Euclide a fait pour la géométrie et Galilée pour la physique, lui s'estime en mesure de le faire pour la politique, et ce sera la première…
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HOMME - La réalité humaine
Écrit par :
Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "Kant et Rousseau"
: …
on vient de le dire, il ne songe nullement à préserver du destin que nous lui avons reconnu. *L'impératif catégorique et l'action morale restituent l'homme à une dignité inaliénable, dignité que nul, certes, ne lui contestait explicitement, mais dont on n'apercevait plus le lieu. Le kantisme instaure un monde de la moralité, auquel…
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HOMOSEXUALITÉ
Écrit par :
Frédéric MARTEL
Dans le chapitre "La répression de l'Église et de l'État : le temps du péché"
: …
manière globale, sous l'influence du christianisme lui-même héritier des interdits du judaïsme, une *morale sexuelle beaucoup plus rigoureuse s'installe, ou du moins s'amplifie car John Boswell a montré qu'elle existait quelquefois antérieurement au début de l'ère chrétienne, notamment chez les stoïciens et les pythagoriciens : les rapports sexuels…
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HUMAIN, TROP HUMAIN, livre de Friedrich Nietzsche
Écrit par :
Jacques LE RIDER
Dans le chapitre "« Une œuvre de crise »"
: …
fragmentaire et non systématique, chaque aphorisme ou fragment ouvrant une perspective. *Contre la tradition platonicienne et kantienne de l'éthique, Nietzsche élabore une méthode généalogique dont l'aboutissement sera précisément La Généalogie de la morale. La psychologie de quelques types de comportement (la culpabilité, la honte, la…
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HUMANISME
Écrit par :
André GODIN, Jean-Claude MARGOLIN
Dans le chapitre "Humanisme, humanistes, l'homme et les « humanités »"
: …
lu, dans les livres des Arabes, qu'on ne peut rien voir de plus admirable dans le monde que l'homme.* » Et certes, comme le mot humanisme le laisse bien entendre, c'est à un modèle de perfection humaine – d'ordre éthique chez les moralistes, les pédagogues et les philosophes, d'ordre esthétique chez les artistes, d'ordre social chez les juristes et…
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IMMANENCE ET TRANSCENDANCE
Écrit par :
Robert MISRAHI
Dans le chapitre "Le réalisme métaphysique et religieux"
: …
un noumène inaccessible par l'entendement, mais non pas étranger à la raison pratique : la Loi *morale, obligatoire, impérieuse et catégorique, réintroduit sous forme du Devoir et en termes d'obéissance éthique et politique une transcendance qui dépasse la sensibilité, la temporalité et la contingence. Et cette transcendance de la Loi morale…
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INTÉRÊT, sciences humaines
Écrit par :
Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Psychanalyse et philosophie"
: …
avoir intérêt » à une chose. Ainsi est rendue possible la conjugaison de l'intérêt avec l'exigence *morale : « Dans une action accomplie par devoir, on doit considérer non pas l'intérêt qui s'attache à l'objet, mais celui qui s'attache à l'action même et à son principe rationnel, la loi. » S'agissant du registre esthétique, le problème se pose…
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INTRODUCTION AUX PRINCIPES DE LA MORALE ET DE LA LÉGISLATION, livre de Jeremy Bentham
Écrit par :
Éric LETONTURIER
Dans le chapitre "Un exercice de la raison classificatoire"
: …
(chap. vi à xii) ; et des sanctions (chap. xiii à xvii). *« La nature a placé l'humanité sous l'égide de deux maîtres souverains, la peine et le plaisir. » Ainsi s'ouvre le premier chapitre dans lequel Bentham expose le principe d'utilité (ou, selon l'expression empruntée à Priestley dès…
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ISLAM (La civilisation islamique) - Islam et politique
Écrit par :
Louis GARDET, Olivier ROY
Dans le chapitre "La Loi et ses applications"
: …
le contenu de ces règles, mais il ne serait pas très difficile de montrer que les exigences de la *morale coranique et ses conséquences sociales sont en harmonie avec le Décalogue judéo-chrétien, et regroupent, par là, des principes de droit et de morale naturels. Il n'y a pas dans le Coran une promulgation globale des règles de l'agir. Mais si l'…
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ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie
Écrit par :
Christian JAMBET, Jean JOLIVET
Dans le chapitre "Fārābī"
: …
comme à l'Est ; on ne peut faire abstraction de cela quand on considère sa philosophie politique et *morale, élément capital de sa pensée – le principal même selon certains. Elle consiste essentiellement en une réflexion sur la cité idéale, dans une manière minutieuse et abstraite qui rappelle celle de Platon, et combine une utilisation des sources…
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JANKÉLÉVITCH VLADIMIR (1903-1985)
Écrit par :
Charles BALADIER
… *Penseur original dont l'œuvre fort variée prend en considération la plénitude de l'existence humaine et sa temporalité, Vladimir Jankélévitch était d'origine russe. Son père, Samuel Jankélévitch, qui était médecin, traduisit de nombreux ouvrages russes et allemands ; il fut notamment l'un des premiers traducteurs en français de Sigmund Freud. Entré…
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JUSTICE SOCIALE
Écrit par :
Bernard VALADE
Dans le chapitre "Origines et fondements d'un débat"
: …
En rappelant, dans Les Deux Sources de la *morale et de la religion, que « la justice a toujours évoqué les idées d'égalité, de proportion, de compensation », Bergson se soutenait d'une tradition qui prend sa source dans l'Antiquité. La justice dans la cité est, en effet, la préoccupation majeure de Platon. Pour l'auteur de la …
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KANT EMMANUEL (1724-1804)
Écrit par :
Louis GUILLERMIT
Dans le chapitre "La philosophie pratique"
: …
seule idée dont nous connaissons la possibilité a priori parce qu'elle est la condition de la loi *morale dont le savoir s'impose à nous. Au tribunal de la critique où la raison se cite à comparaître, celle-ci ne peut se soumettre qu'à son propre « fait » : celui de l'irréfutable validité objective de ses jugements synthétiques a priori dans la…
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KOTARBINSKI TADEUSZ (1886-1981)
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Logicien et philosophe polonais né à Varsovie, Tadeusz Kotarbinski fait ses études à l'université de Lwów, et obtient en 1912 son doctorat avec une thèse sur L'Utilitarisme dans l'éthique de Mill et de Spencer. De 1918 à 1957, il enseigne à l'université de Varsovie. En 1957, il préside l'Académie des sciences polonaise. De 1957 à 1960, il…
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LAÏCITÉ
Écrit par :
Jean BAUBÉROT, Émile POULAT
Dans le chapitre "La laïcité « à la française » : histoire et idéologie"
: …
le statut social de la religion n'est pas clarifié pour autant, et différentes mesures montrent que *l'on reste toujours dans la perspective d'une religion civile, source de la morale et garante du lien social. Ce rôle est d'abord confié à un catholicisme dont l'organisation est transformée par la Constitution civile du clergé (1790). L'Église…
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LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - La littérature chrétienne
Écrit par :
Pierre HADOT
Dans le chapitre "Les traités de morale et d'ascétique"
: …
*Dès le début de la littérature latine chrétienne, ce genre littéraire s'épanouit. Tertullien, Novatien, Cyprien multiplient ces petits ouvrages d'exhortation dont les thèmes sont principalement le courage qu'il faut apporter dans le martyre, les attitudes que doivent prendre les chrétiens à l'égard du monde païen dans lequel ils vivent, la morale…
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LIBERTÉ
Écrit par :
Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Éthique et politique chez Aristote"
: …
*Ce passage du premier au deuxième niveau de problèmes se laisse aisément reconnaître dans la philosophie morale d'Aristote : sa théorie de l'action volontaire et involontaire, dans le livre III de l'Éthique à Nicomaque, constitue seulement un fragment enchâssé dans une enquête plus vaste portant sur la vertu et le bonheur ; ainsi, l'…
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LOGIQUES NON CLASSIQUES
Écrit par :
Jacques-Paul DUBUCS, Universalis
Dans le chapitre "Logique des impératifs"
: …
Selon R. M. Hare (1952), l'éthique se réduit à l'étude logique du langage de la *morale, et débute par la description des impératifs. Mais, bien que des travaux soient fréquemment consacrés, depuis cette date, à la formalisation des discours contenant des énoncés à la forme impérative, l'existence d'une logique des impératifs conçue comme discipline…
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LUNYU (ENTRETIENS DE CONFUCIUS) (anonyme)
Écrit par :
Pierre MARSONE
Dans le chapitre "L'homme de bien et sa vertu"
: …
*L'idéal moral prôné par Confucius est celui de l'homme de bien, littéralement « l'homme noble » (junzi), qu'il oppose à « l'homme de peu » (xiaoren). La noblesse dont il s'agit ici, quoique s'inspirant d'un concept social, prend chez Confucius un sens moral. Au contraire de l'homme de peu qui ne voit que son profit, l'homme de…
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LYCÉE, Antiquité
Écrit par :
Jean-Paul DUMONT
Dans le chapitre "Anthropologie"
: …
En *morale, Théophraste ne renie pas Aristote. La supériorité de la vie contemplative et le désir de se rendre semblable à Dieu sont maintenus comme l'exigence d'une âme tournée vers le bonheur et dont le mouvement est la disposition essentielle. Cependant Cicéron lui reproche une morale relâchée, accordant aux biens extérieurs et aux privilèges des…
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MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)
Écrit par :
Ginette DREYFUS
Dans le chapitre "Le problème de l'infini et du fini"
: …
c'est le désir d'être heureux : comment ajuster exactement ces deux aspects de la volonté humaine ? *Corrélativement, on voit, à côté d'une morale rationnelle, se dessiner une morale de l'inclination : quels sont leurs rapports précis ? Mais il est clair que ce que la doctrine perd en rigueur systématique, elle le gagne en richesse, annonçant…
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MAXIMES, livre de François de La Rochefoucauld
Écrit par :
Christian BIET
Dans le chapitre "La maxime, ou l'espace du désenchantement"
: …
viser la clarté, la condensation, la précision dans l'analyse des mœurs ou des âmes, de manière à *déboucher sur une morale marquée par une pointe qui s'écarte du jeu baroque. Cette pointe finale, ce concetto, devient désenchanté pour dénoncer le passage du commerce des esprits, noble, charitable, profond, gratuit, au commerce tout court…
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MŒURS
Écrit par :
François BOURRICAUD
Dans le chapitre "La morale subjective et la moralité réalisée"
: …
la réflexion critique de Kant les distingue radicalement. Kant réserve le qualificatif de « *moral » aux seules actions possédant des attributs strictement formels. Ce n'est pas l'action ou son résultat qui intéresse le moraliste. Ce n'est pas même la conformité de cette action avec une loi fixée par une autorité transcendante. C'est l'…
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MORALISTES
Écrit par :
François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "Questions de définition"
: …
» (Sorel), la poésie avec la satire (Boileau)... En témoignent encore le succès considérable des* Essais de morale de Pierre Nicole (1670-1688), aujourd'hui bien oubliés, et l'abondance de toute une littérature « moraliste », d'origine généralement dévote. Mais à devenir adjectif, le terme change de sens : on n'est plus si loin avec…
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MOYEN, philosophie
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la distinction des moyens et des fins ; il est dans la nature de la volonté…
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NATUREL DROIT
Écrit par :
Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
Dans le chapitre "La signification ontologique de la loi naturelle"
: …
elle-même (Cicéron, De republica, iii, 22 ; De legibus, ii, 4). *Cette loi a un enjeu moral. C'est elle qui nous porte à faire notre devoir, à éviter le mal et à accomplir le bien. Éternelle, immuable, en vigueur en tous temps et chez tous les peuples, elle est la voix même de Dieu. Aucun amendement ne peut lui…
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NIETZSCHE FRIEDRICH (1844-1900)
Écrit par :
Jean GRANIER
Dans le chapitre "La critique généalogique"
: …
un être vivant essaye de conformer le monde à ses intérêts propres, Nietzsche choisit d'appeler « * morale » « tout système de jugements de valeur qui est en relation avec les conditions d'existence d'un être » (XV, 334). Il faudra donc s'attendre à rencontrer une foule de morales différentes. Mais alors, quand Nietzsche réserve le terme de morale…
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NORME SOCIALE
Écrit par :
Pierre DEMEULENAERE
Dans le chapitre "Définitions"
: …
soit, plus spécifiquement, de l'action d'institutions chargées du respect des normes juridiques.* De ce point de vue, on peut distinguer entre les normes morales ou éthiques, qui sont en général sanctionnées par l'opinion publique (favorable ou non au divorce, à l'avortement, etc.), et les normes juridiques qui prescrivent, par l'intermédiaire d…
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OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)
Écrit par :
Maurice de GANDILLAC, Jeannine QUILLET
Dans le chapitre "La morale et la métaphysique ockhamistes"
: …
*La morale d'Ockham est plus surprenante que sa psychologie. Pour lui, le libre arbitre n'est pas seulement une exigence de foi ; à la différence de l'immatérialité de l'âme, il y voit une évidence empirique et il admet, très classiquement, que le vouloir se fortifie par l'habitude, s'affaiblit par l'inaction. Mais le terme qui se propose à l'action…
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PASCAL BLAISE (1623-1662)
Écrit par :
Dominique DESCOTES, François RUSSO
Dans le chapitre "Port-Royal"
: …
par les autorités politiques et ecclésiastiques. Mais, bientôt, Pascal se tourne contre la *morale laxiste des casuistes, dont les Jésuites sont alors les principaux défenseurs. Ce qui le scandalise, ce sont moins les opinions probables, souvent ridicules, parfois révoltantes, de leurs docteurs (autorisation du vol, du duel, de l'assassinat…
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LES PASSIONS DE L'ÂME, livre de René Descartes
Écrit par :
François TRÉMOLIÈRES
… le titre l'indique, d'un traité des passions, complément inévitable de la physiologie cartésienne. *Il peut encore être lu comme un traité de morale, point d'aboutissement d'une œuvre qui jusqu'alors n'avait proposé – dans le Discours – qu'une éthique « par provision ». Enfin il apparaît comme un effort pour résoudre les apories du…
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PÉCHÉ
Écrit par :
Jacques POHIER
Dans le chapitre "Péché et mutations philosophiques de l'éthique"
: …
sur ce point une étape capitale, qu'avait préparée Kant, et où s'opère une disjonction entre la *morale et l'éthique. La morale a pour perspective la tâche qui revient à la liberté du sujet pour qu'il atteigne la vérité de son être : le bien sera l'action qui lui permet de se conformer à la vérité de sa condition, et le mal l'action qui l'amène…
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PHILOSOPHIE
Écrit par :
Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, Jean-Jacques WUNENBURGER
Dans le chapitre "Le retour de l'éthique"
: …
des thèses développées dans le monde anglo-saxon, souvent dans le sillage de l'utilitarisme. *Dans cette perspective, l'analyse de la morale publique déplace le point de vue abstrait du citoyen vers celui de l'individu concret, doté de besoins et de désirs, et qui évalue toutes les situations sociales en fonction des avantages et des peines…
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PHYSIS
Écrit par :
Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "La « physis » présocratique et sa postérité"
: …
même temps, la maintient une à travers ses variations, autrement dit son essence ou sa substance. *D'un autre point de vue, la physis sera pour chaque être la limite de son devenir, limite qui ne peut être dépassée ou transgressée sans grave dommage pour l'intégrité et même l'identité de l'être considéré : hors de la physis, il n'y a que…
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PLUTARQUE (46 env.-env. 120)
Écrit par :
François FUHRMANN
Dans le chapitre "Les « Œuvres morales »"
: …
et d'une attitude d'humilité devant ce qui dépasse les limites des investigations humaines. *En réalité, ce que Plutarque entendait avant tout par la philosophie, c'était bien la morale ; se hisser lui-même et conduire ses contemporains à la vertu, et, par elle, au bonheur, était son but primordial. Il s'agit pour lui non point d'extirper de…
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POSITIVISME JURIDIQUE
Écrit par :
Michel TROPER
Dans le chapitre "Une approche du droit"
: …
Pour certains au moins des jusnaturalistes, un droit qui serait en contradiction totale avec* les principes essentiels de la morale ne serait pas du droit du tout, mais seulement l'expression de la violence. Au contraire, pour les positivistes, le droit est séparé de la morale en ce sens que l'existence d'une norme juridique n'est pas autre…
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PRATIQUE ET PRAXIS
Écrit par :
Éric WEIL
Dans le chapitre "Le pragmatisme et le problème kantien du sens"
: …
contre laquelle aucune invocation de l'expérience psychologique ou historique ne saurait prévaloir. *La plus ordinaire observation montre que la morale, la volonté de l'universel, de l'humanité de l'homme, d'une vie de liberté responsable ne règne pas en ce monde ; cela ne prouve d'aucune manière que la morale ne doive pas dominer. Il y a une…
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PRÉCEPTE
Écrit par :
Jean GAUDEMET
… *Le participe passé, præceptum, du verbe præcipere, ordonner, est employé dans la langue juridique classique pour désigner un ordre ou une « prescription », sans que ce terme ait une signification technique précise. Le jurisconsulte Ulpien parle des « trois préceptes » fondamentaux du droit (juris præcepta) : vivre…
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LE PRINCIPE RESPONSABILITÉ, livre de Hans Jonas
Écrit par :
François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "Peur, espérance, responsabilité"
: …
souligne le sous-titre, est en effet celui d'« une éthique pour la civilisation technologique ». *L'âge de la science est marqué par un pouvoir qui paraît sans limite, et qui s'avère effrayant même pour son détenteur, l'homme, dans la mesure où les morales traditionnelles ne lui permettent plus de penser les conséquences à long terme de son…
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PROBABILISME
Écrit par :
Jean-Robert ARMOGATHE
… *Le système de théologie morale qui, dans l'Église catholique, a pris le nom de probabilisme tient à la difficulté d'appliquer strictement et indistinctement les lois de la morale chrétienne aux cas de conscience divers et précis que les fidèles rencontrent. Cette difficulté a été ressentie très tôt ; le problème de l'ignorance de la loi et celui du…
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LES PROVINCIALES, livre de Blaise Pascal
Écrit par :
Christian BIET
Dans le chapitre "Contre la « nouvelle morale »"
: …
à Paris les milieux pro et contra, voit bien qu'il faut frapper autrement et plus fort. *Les douze lettres suivantes (V à XVI) s'en prennent donc à la casuistique religieuse et morale des jésuites, examinant en particulier de fort près la « direction d'intention », cette doctrine qui permet d'excuser certaines infractions majeures, dont…
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RAISON
Écrit par :
Éric WEIL
Dans le chapitre "Kant et l'universalité de la raison"
: …
à celle de son objet, de l'autre, unité sans laquelle aucune science ne serait vraiment fondée. *Pratique, elle a affaire, non à ce qui est, mais à ce qui doit être, à un sens du monde et de la vie humaine et aux conditions morales de la réalisation de ce sens dans une nature qui, pur fait, n'en a pas en elle-même et ne peut en recevoir…
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RATIONALISME
Écrit par :
Gilles Gaston GRANGER
Dans le chapitre "Quelques variantes historiques du rationalisme"
: …
doctrine d'évaluation des actes humains et une discipline soit de prescription, soit de conseil. *L'important ici n'est pas que le mouvement s'achève en la construction d'une morale explicite, comme il arrive chez Aristote, chez les épicuriens, chez les stoïciens, et à un moindre degré chez le Platon des dialogues. Le rationalisme consiste…
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RELIGION - La sécularisation
Écrit par :
François-André ISAMBERT
Dans le chapitre "L'autonomisation du profane"
: …
monitions de la part du représentant du pouvoir pontifical. Mais c'est dans le domaine de la *morale que la question de la sécularisation se pose avec le plus d'acuité. Au milieu du xixe siècle, Holyoake (1817-1906) avait lancé le terme de secularism pour désigner la doctrine visant à libérer la morale de la…
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RESPONSABILITÉ
Écrit par :
Jacques HENRIOT
… de l'éthique et du métaphysique, d'une part, de l'éthique et de l'anthropologique, de l'autre. *En proclamant la responsabilité du sujet nouménal sans autre preuve que la douteuse évidence d'une « loi morale » dont histoire et psychologie incitent à penser qu'elle n'est, en réalité, que le produit d'une évolution, le métaphysicien se montre…
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RESPONSABILITÉ (droit) - Responsabilité pénale
Écrit par :
Luc VILAR
Dans le chapitre "Conditions de la responsabilité"
: …
(recel) et instantanées (vol), infractions simples (vol) et complexes (escroquerie). L'élément *moral commande la distinction entre les infractions intentionnelles (meurtre, vol, faux témoignage) et les infractions non intentionnelles d'imprudence (risques causés à autrui) – une distinction très importante en raison du développement de ces…
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ROME ET EMPIRE ROMAIN - Rome et la pensée grecque
Écrit par :
Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "Cicéron ou les difficultés de la traduction"
: …
il est plus à l'aise dans la recollection, préparée par ses maîtres de la Nouvelle Académie, des *doctrines morales de la Grèce – De finibus bonorum et malorum (Des fins) – et dans sa propre contribution, inspirée, il est vrai, de Panétius, à la morale pratique – De officiis (Des devoirs). Un éclectisme…
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ROSMINI-SERBATI ANTONIO (1797-1855)
Écrit par :
François EVAIN
… *Prêtre, philosophe et patriote italien. Né en 1797 à Rovereto, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue (1817-1819). Il fonda en 1828 une congrégation religieuse, l'Institut de la charité (rosminiens). Le roi Charles-Albert l'envoya établir des accords politiques avec Pie IX. Rosmini accompagna le pape en fuite à Gaète (nov. …
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SAGESSE
Écrit par :
Manuel de DIÉGUEZ
Dans le chapitre "Sagesse et philosophie de la personne"
: …
*Le façonnement le plus répandu d'une sorte de sagesse seulement gestionnaire et strictement utilitaire s'est longtemps armé d'une pédagogie publique vigoureusement fondée sur un corps de doctrine intangible et sévère, lui-même né de l'alliance multiséculaire que la théologie chrétienne avait conclue avec les rigueurs logiciennes de la morale…
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SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980)
Écrit par :
Jacques LECARME, Juliette SIMONT
Dans le chapitre "Histoire et intersubjectivité"
: …
*Cette morale ne fut jamais achevée (nous disposons à présent de son ébauche, un volumineux ensemble de notes, publié à titre posthume sous l'intitulé Cahiers pour une morale). Si Sartre abandonna ce projet, c'est, dit-il, du fait d'avoir pris conscience, progressivement, que la façon dont il envisageait jusqu'alors la liberté…
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SCHALLÜCK PAUL (1922-1976)
Écrit par :
René WINTZEN
… *Moraliste, humaniste, démocrate, l'écrivain allemand Paul Schallück avait une haute conscience de son métier d'essayiste et de publiciste, qui le mettait en contact avec des lecteurs et des auditeurs de manière plus directe que ne pouvaient le faire ses romans. En moraliste, il rappelait que le travail, le gain, le confort matériel ne constituent…
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SCHELER MAX (1874-1928)
Écrit par :
Daniel CHRISTOFF
Dans le chapitre "Les valeurs et l'éthique"
: …
Scheler a développé sa théorie des valeurs en critiquant la *morale formelle de Kant (Le Formalisme en éthique et l'éthique matériale des valeurs). Cette morale rigoriste, en affirmant que la volonté se donne à elle-même sa loi, rend vaine l'autorité de Dieu, de la personne, du commandement d'amour ; hostile aux penchants, elle ignore la…
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SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)
Écrit par :
Jean LEFRANC
Dans le chapitre "Une anthropologie pessimiste"
: …
la tromperie du bonheur. La justice sera purement négative (ne léser personne) et le seul sentiment *moral possible est la pitié par laquelle est reconnue l'universelle souffrance. Ce pessimisme est-il, du point de vue social et politique, aussi « réactionnaire » qu'on l'a dit ? La notion même de réaction suppose une philosophie du progrès. Or les…
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SCIENCES HUMAINES
Écrit par :
Edmond ORTIGUES
… à masquer l'ambiguïté psychologique sous l'univocité de la règle collective. La distinction entre *morale et psychologie est une acquisition intellectuelle récente, précaire, hésitante. Montaigne, dans toute son œuvre, est aux prises avec cette distinction qu'il ne parvient à exprimer par aucun mot du vocabulaire disponible à son époque. Le…
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SÉNÈQUE (~4-65)
Écrit par :
Ilsetraut HADOT
Dans le chapitre "Signification philosophique de l'œuvre"
: …
quoi surprendre. D'une part, on possède une partie relativement considérable de l'œuvre de Sénèque. *Dans ce vaste ensemble, les différents traités tournent tous, en partant de différents points de vue, autour du même thème fondamental : le « souverain bien » de l'homme, c'est-à-dire, dans la perspective stoïcienne, la conduite morale de la vie. Ces…
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SENTIMENT
Écrit par :
Olivier REBOUL
Dans le chapitre "Qu'est-ce qu'un sentiment ?"
: …
de l'injustice, mais du fait que « c'est trop injuste, on ne peut pas laisser passer cela ! ». *La conscience morale n'est pas la contemplation du bien, mais le sentiment de « ce qui est bon en soi pour moi » (Scheler). Tout sentiment nous presse d'agir sans délai. Certains se sont appuyés sur cette générosité foncière du « cœur », du …
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STOÏCISME
Écrit par :
Jacques BRUNSCHWIG, Urs EGLI
Dans le chapitre "Les doctrines de l'ancien stoïcisme"
: …
*L'évolution du stoïcisme et la nature de son influence ont contribué à le faire connaître surtout comme une doctrine morale. Aussi faut-il souligner qu'à ses origines il n'est pas seulement une morale, mais une philosophie totale, inhabituellement systématique, où l'aspiration rationnelle à la sagesse, au bonheur et à la vertu ne se sépare pas d'…
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SUICIDE
Écrit par :
René ARLABOSSE, Jean-Pierre BLANADET, Baldine SAINT GIRONS, Universalis
Dans le chapitre "Le paradoxe d'un désir de mort"
: …
le fait Hégésias le Cyrénaïque, c'est faire non point de l'indifférence mais du désespoir vertu ! *Aussi bien la morale chrétienne condamne-t-elle le suicide comme péché contre la charité que chacun doit se porter à lui-même, péché d'injustice contre la société à laquelle l'homme appartient, et péché vis-à-vis de Dieu qui nous a « prêté » la vie…
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SURMOI
Écrit par :
Jean-Michel VAPPEREAU
Dans le chapitre "Morale et « Idéal du moi »"
: …
Le surmoi nous oblige à nous mettre à jour au regard du problème *moral. Car, avec cette notion, il s'agit bien de l'aspect oral de l'âme, de l'âme orale. On peut entendre, par là, la voix de la conscience dans les hauteurs et sa corrélation avec la primitive pulsion orale intéressée par la mamelle et les cris. Si l'on entre plus avant dans l'…
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THOMISME
Écrit par :
Édouard-Henri WÉBER
Dans le chapitre "L'homme"
: …
tend efficacement vers la res. Ainsi se comprend le titre de principe de toute vertu *morale qui est attribué à l'appréciation intellective ou sagesse pratique (prudentia). Celle-ci, livrant accès au sens profond de toute loi juste, permet à la conscience de dépasser le régime d'obligation pour, en dernier ressort, procéder d…
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TOLÉRANCE
Écrit par :
Bernard GUILLEMAIN
… part contradiction ou lâcheté ? On répondra que la tolérance met en jeu deux sources d'évaluation. *Par exemple, la morale, en général, condamne l'adultère ; or l'adultère est à ce point répandu que le poursuivre ou seulement le réprouver ouvertement entraînerait dans la vie courante d'interminables conflits et interdirait beaucoup d'échanges ; on…
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L'UTILITARISME, livre de John Stuart Mill
Écrit par :
Éric LETONTURIER
… sensualiste de l'école utilitariste rassemblée autour de J. Bentham et du père de Mill, James Mill. *Répondant, par devoir filial, aux critiques (notamment celles de Dickens) adressées à ce dernier, L'Utilitarisme, tout comme L'Essai sur Bentham (1828), signale l'orientation nouvelle prise par cette philosophie morale : influencé…
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UTILITARISME
Écrit par :
Philippe DEVAUX
Dans le chapitre "De Bentham à Sidgwick"
: …
chez Bentham, demeura constamment invoqué par les nombreux disciples de celui-ci. Il s'agit donc, en* morale comme en politique, voire en économie, d'adopter une tactique des plaisirs en vue d'éviter la douleur ou la souffrance. Le principe d'utilité consiste à ne pas se départir d'une conduite de prudence visant à atteindre le plus de bonheur…
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UTILITÉ PRINCIPE D'
Écrit par :
Francisco VERGARA
Dans le chapitre "Une doctrine ancienne aux appellations diverses"
: …
nous avançons le principe du plus grand bonheur en tant que critère du bien et du mal en matière de* morale en général et de gouvernement en particulier » (A Fragment on Government, 1776). Emmanuel Kant (1724-1804), qui rejette totalement la doctrine, l'appelle « principe (ou doctrine) du bonheur » : « Les épicuriens avaient admis, pour…
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VALEURS, philosophie
Écrit par :
Pierre LIVET
Dans le chapitre " Valeurs et motivation"
: …
La notion de motivation exige donc que l'on se place du point de vue de la première personne. *Pour Williams, on ne peut donc pas prétendre que la valeur morale d'une action n'a pas de connexion nécessaire avec les motivations qu'elle induit en nous en première personne. C'est pourtant la position du plus éminent philosophe de la morale, Kant…
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VALEURS, sociologie
Écrit par :
Patrick PHARO
Dans le chapitre "Polythéisme des valeurs ?"
: …
outils logiques et conceptuels largement communs, aisément traduisibles d'une langue à une autre. *Il ne serait donc pas absurde qu'ils partagent quelques valeurs fondamentales, comme le goût du bonheur, le respect de la vie, le sens de l'unité et de l'harmonie sociale, voire celui de la justice et de la sollicitude à l'égard des individus les…
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VERITATIS SPLENDOR ENCYCLIQUE (1993)
Écrit par :
Émile POULAT
… Matthieu, xix, 16-26) : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » *Elle se termine par une célébration de la morale évangélique et de l'œuvre des théologiens moralistes : normes « universelles et immuables au service de la personne et de la société » comme du « renouveau de la vie sociale et politique ». Le morceau…
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VERTU
Écrit par :
Baldine SAINT GIRONS
*L'exigence de vertu s'ancre dans le désir de trouver une loi qui rendrait la répétition possible. Mais conquérir l'impassibilité, est-ce devenir un dieu ou son servile imitateur ? est-ce promouvoir la vie ou bien l'étouffer ? est-ce conquérir le bonheur ou, au contraire, ôter toute saveur à l'existence…
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VOLONTÉ
Écrit par :
Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le contexte « critique » : Kant"
: …
–, elle relève encore, et exclusivement, d'une investigation de la raison pratique. *Je ne sais pas ce que c'est qu'une volonté, mais je puis déterminer les conditions pratiques d'une bonne volonté. Il suffit, pour le faire, de réfléchir sur les appréciations de la conscience morale ordinaire, dont l'autorité est comparable…
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WANG YANGMING (1479-1529)
Écrit par :
Léon VANDERMEERSCH
Dans le chapitre "La philosophie de la conscience"
: …
est clair que cette raison absolue, que suffit à manifester le miroir de la conscience, est l'ordre *moral, entendu d'une façon beaucoup moins spéculative, beaucoup plus pratique que chez Zhu Xi par Wang Yangming, dont la doctrine est d'ailleurs centrée sur l'idée de l'« unité de la connaissance et de l'action » (zhixing heyi) : connaître…
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