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MORALE

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Étymologiquement, « morale » vient du latin (philosophiamoralis, traduction par Cicéron, du grec ta èthica ; les deux termes désignent ce qui a trait aux mœurs, au caractère, aux attitudes humaines en général et, en particulier, aux règles de conduite et à leur justification. On réserve parfois, mais sans qu'il y ait accord sur ce point, le terme latin à l'analyse des phénomènes moraux concrets, celui d'origine grecque au problème du fondement de toute morale et à l'étude des concepts fondamentaux, tels que bien et mal, obligation, devoir, etc.

La morale apparaît d'abord, et légitimement, comme le système des règles que l'homme suit (ou doit suivre) dans sa vie aussi bien personnelle que sociale. Vus ainsi, le problème moral et les problèmes de la morale constituent le centre de toute réflexion, puisque toute entreprise humaine, pour désintéressée qu'elle se croie, est soumise à la question de savoir si elle est justifiée ou non, nécessaire, admissible ou répréhensible, en accord avec les valeurs reconnues ou en contradiction avec elles, c'est-à-dire si elle aide à la réalisation de ce qui est considéré comme souhaitable, à la prévention ou à l'élimination de ce qui est jugé mauvais. Une action ou un caractère sont ainsi classés comme moraux ou immoraux, de même que les règles consciemment ou inconsciemment suivies dans les actes qui expriment le caractère. Puisque ces règles ne sont pas les mêmes pour différents individus, époques, civilisations, sociétés, la question se pose de savoir comment découvrir un vrai bien et une vraie morale, question à laquelle seule une réflexion systématique sur la morale, une philosophie de la morale peut répondre, le cas échéant par la négative en niant l'existence d'une morale absolument vraie et, partant, universelle en ce qu'elle obligerait tous les êtres humains.

1.  Les faits moraux et leur étude

  La morale du groupe

Il n'existe pas de communauté humaine, pour primitive qu'elle soit, qui ne connaisse de règles et ne distingue pas le bien  […]

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Autres références

« MORALE » est également traité dans :

ALTÉRITÉ, philosophie

Écrit par :  Sylvie COURTINE-DENAMY

Dans le chapitre "Vers une reconnaissance de l'expérience d'autrui : Kant, Scheler"  : …  sa part dans la notion de respect, notion au sein de laquelle émerge l'expérience d'autrui.* Le sujet accède à sa qualité de sujet transcendantal dès lors qu'il manifeste sa volonté de surmonter ses désirs et ses inclinations particuliers en adhérant au principe d'une législation universelle : « Agis de telle sorte que la maxime de ta… Lire la suite
ALTRUISME

Écrit par :  Guy PETITDEMANGE

*Généralement, le terme d'altruisme qualifie une attitude morale concrète qui, par-delà toute crainte et même toute norme, privilégie autrui. L'altruisme manifeste un débordement de l'amour propre naturel, calculateur et soucieux de préserver le soi, et du désir érotique qui porte éperdument vers autrui… Lire la suite
AMOUR

Écrit par :  Georges BRUNELBaldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre " L'amour comme projection de la scission subjective"  : …  la voix d'Héloïse ne cesse-t-elle de résonner, proclamant la supériorité de l'amour face à toute *morale déterminée ; montrant que l'amour constitue à lui seul une éthique, qu'il est source de tout abandon et de toute remise ; mais que ce « recoulement » à la source exige une longue patience, une vigilance de tous les instants et le non-refus du… Lire la suite
ANIMALITÉ

Écrit par :  Florence BURGAT

…  que le concept qui dit la différence ; il est la démarcation même de l'humain, sa limite. *Il existe cependant une voie critique qui, à l'assimilation de la possession de la raison au fondement des droits, oppose la capacité à ressentir le plaisir et la souffrance. La compassion envers tout être sensible prend alors le pas sur les… Lire la suite
ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "La « philosophie des choses humaines »"  : …  le détail, Aristote oublie souvent cette distinction et il lui arrive de décrire la structure de *l'action (praxis) morale en prenant pour modèle l'activité technique (poiésis), dont les articulations sont plus visibles : rapprochement qui n'ira pas, nous le verrons, sans quelque risque de confusion. Ainsi, dès le début de l'Lire la suite
AURORE, livre de Friedrich Nietzsche

Écrit par :  Jacques LE RIDER

Dans le chapitre "La conscience submergée"  : …  avions coutume de construire depuis quelques millénaires comme sur le plus ferme terrain. » *Il était mû, dit-il en 1886, par une « volonté pessimiste » qui ambitionnait un « auto-dépassement de la morale », car il refusait « de revenir à ce qui nous semble dépassé et caduc, à tout ce qui est „ invraisemblable“, que ce soit Dieu, la vertu, la… Lire la suite
AUTONOMIE

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "Autonomie et liberté stoïcienne"  : …  cours d'une longue histoire qui la transporte de la Grèce à Rome, elle a élaboré plusieurs notions *morales de la plus haute importance. Si nous savons distinguer ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend pas de nous, nous pouvons accéder à une vertu que les Latins, Sénèque par exemple, appellent « constance », capacité de l'homme qui « toujours… Lire la suite
BAUDELAIRE CHARLES (1821-1867)

Écrit par :  Pierre BRUNEL

Dans le chapitre "La poétique baudelairienne"  : …  des erreurs semblables dans deux écoles opposées : l'école bourgeoise et l'école socialiste. *Moralisons ! Moralisons ! s'écrient toutes les deux avec une fièvre de missionnaires. Naturellement l'une prêche la morale bourgeoise et l'autre la morale socialiste. Dès lors l'art n'est plus qu'une question de propagande ». En cela le prologue des… Lire la suite
BERGSON HENRI (1859-1941)

Écrit par :  Camille PERNOT

Dans le chapitre "Dieu, l'expérience mystique"  : …  la vie et à l'égard de laquelle le reste de la création n'a constitué que des étapes et des moyens. *Le mysticisme introduit à la vraie morale. Sous toutes ses formes, celle-ci consiste à agir dans le sens de la vie. Mais c'est lorsque la volonté coïncide avec l'élan originel pour le continuer qu'elle atteint sa perfection. Le mysticisme représente… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

*La notion de bien constitue la notion centrale de la philosophie morale depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xviiie siècle. En effet, le concept de bien a été traditionnellement attaché aux concepts de bonheur, de bon état de chose à maximiser, de bonnes conséquences à promouvoir… Lire la suite
BONHEUR

Écrit par :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Bonheur, espoir et vertu"  : …  pour chacun, tranchera. La notion de volonté, telle que les stoïciens la pensent, nous conduit à la *morale. On reproche souvent au bonheur d'être immoral, soit parce qu'il serait égoïste, soit parce qu'il dissuaderait d'agir. Les deux reproches vont d'ailleurs de pair. « S'il n'espère rien, dira-t-on, si rien ne lui manque, le sage restera inactif… Lire la suite
BOURRICAUD FRANÇOIS (1922-1991)

Écrit par :  Bernard VALADE

…  paysage idéologique », et tout particulièrement, dans les configurations molles qui le traversent, *l'intérêt aujourd'hui témoigné à la morale. « Entendue tantôt comme „la bonne vieille morale de nos pères“, et tantôt comme une liste de droits „ imprescriptibles et sacrés“, [elle] devient une des figures obligées de la rhétorique politique. » Le… Lire la suite
BRENTANO FRANZ (1838-1917)

Écrit par :  Samuel Hugo BERGMAN

Dans le chapitre "La vérité et les valeurs"  : …  de Russell, de Carnap et de Kotarbinski. Dans son ouvrage De l'origine de la connaissance *morale (Vom Ursprung sittlicher Erkenntnis, 1889), Brentano présente la connaissance éthique comme fondée sur les émotions : amour et haine. L'action morale ne se fonde pas sur un impératif du vouloir, ainsi que le postulait l'éthique… Lire la suite
CANDIDE, OU L'OPTIMISME, livre de Voltaire

Écrit par :  Michel DELON

Dans le chapitre "Une pensée pour des temps nouveaux"  : …  comme un système sans prise sur le réel, tout comme il fait avec la philosophie inverse de Martin. *Lentement, Candide se forge une morale laïque dont on peut souligner l'étroitesse, si on voit dans le jardin le signe d'un repli égoïste sur soi. Il s'agit alors de cultiver son jardin, à l'écart de toutes les illusions politiques et philosophiques.… Lire la suite
CARE, philosophie

Écrit par :  Sandra LAUGIER

…  de l'éthique du care est d'attirer l'attention sur un ensemble de phénomènes négligés : *en premier lieu une dimension morale, en second lieu – mais l'urgence en apparaît quotidiennement – une dimension pratique, celle des activités de care et du statut des care givers.  La pensée du care, en proposant de… Lire la suite
CASUISTIQUE

Écrit par :  Louis-Gustave VEREECKE

*Utilisée spécialement en théologie morale, mais aussi en droit et en médecine, la méthode casuistique consiste à résoudre les problèmes posés par l'action concrète au moyen de principes généraux et de l'étude des cas similaires. Deux principes la fondent : validité des lois générales comme normes de… Lire la suite
CHARRON PIERRE (1541-1603)

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Homme d'Église et homme de lettres français, Pierre Charron est connu surtout comme moraliste. Il abandonne l'étude du droit pour celle de la théologie et est ordonné prêtre. Il se signale par son enseignement et surtout par ses sermons. Les évêques se disputent bientôt, en ces temps troublés, cet éloquent champion de la foi catholique, chez qui la… Lire la suite
CICÉRON (~106-~43)

Écrit par :  Alain MICHELClaude NICOLET

Dans le chapitre "La recherche du fondamental"  : …   ») et des péripatéticiens : il avait ainsi sacrifié le scepticisme académique et la rigueur *morale du platonisme ; mais vainement, car les deux écoles dont il s'inspirait étaient en contradiction sur la morale. Cicéron préfère Philon qui, comme son maître Carnéade, utilise parfois l'enseignement des péripatéticiens, parle leur langage en… Lire la suite
CIVISME

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

Dans le chapitre "Le fondement du civisme"  : …  de servir la société politique. On sait que, contre Wolff, Kant refuse d'enfermer le droit dans la *morale, puisque le droit produit une législation extérieure, n'examine pas le rapport de l'arbitre au souhait, enfin ne traite que du rapport formel de deux arbitres respectifs (Doctrine du droit, Introd., paragr. B, éd. cit., p. 104). Mais… Lire la suite
CLÉMENT D'ALEXANDRIE (140 env.-env. 220)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "La purification de l'âme"  : …  quelques titres de chapitres de l'ouvrage pourrait penser qu'il s'agit simplement d'un traité de *morale pratique, ou même seulement d'un manuel de la politesse et des bonnes manières : comment se comporter en ce qui concerne la nourriture et la boisson, la vaisselle, le mobilier, les parfums, les couronnes, le vêtement, les chaussures, les… Lire la suite
CONCUPISCENCE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Du latin concupiscere, désirer ardemment (même origine : cupere, désirer, convoiter, d'où est tiré le nom romain du dieu de l'Amour, Cupidon, identifié à l'Éros des Grecs). Dans la langue courante, concupiscence désigne le penchant à jouir des biens sensibles, voire l'attachement aux plaisirs sensuels. Dans la langue philosophique… Lire la suite
CONFUCIUS & CONFUCIANISME

Écrit par :  ETIEMBLE

Dans le chapitre "La morale du junzi"  : …  *Mais la vertu, la correction morale dépendent strictement de la qualité, de l'ordre du langage. Quand tout va mal dans une principauté, quand les mœurs y sont corrompues, les princes indignes de leur fonction, et que par conséquent le peuple ne sait plus où situer le bien et le mal, un seul remède : « Rendre correctes les dénominations ». Une fois… Lire la suite
CONSTITUTION

Écrit par :  Pierre BRUNET

Dans le chapitre "La constitution comme norme"  : …  juridique sur lui-même (comme le posait Kelsen) mais elle établit un lien entre le droit et la* morale : elle ouvre ce même système juridique à des préoccupations de type moral parce que les principes constitutionnels sont des principes moraux reconnus par le droit. De là, on conclut – parfois hâtivement – que toute justification juridique… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Croyance, probabilité, scepticisme"  : …  de la géométrie, de la physique, par exemple dans l'origine de l'espace, du temps, de la causalité, *c'est désormais dans la perspective d'une philosophie morale, c'est-à-dire d'une théorie de la conduite ; cette théorie de la conduite, chez Hume, veut être à l'anthropologie ce que, chez Newton, la connaissance des forces de la nature est à la… Lire la suite
CYNISME

Écrit par :  Henri WETZEL

Dans le chapitre "Une morale de la subversion"  : …  *L'assurance du cynique pousse des racines profondes dans l'ascèse – découverte et apprentissage de soi. Celle-ci donne sens à son prosélytisme et efficacité à son opportunisme, et le garantit de la duperie des conventions ; que celles-ci s'installent dans le rapport social ou dans la société que l'on forme avec soi-même. Il est ainsi avéré que la… Lire la suite
DESCARTES RENÉ (1596-1650)

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Les passions et la liberté"  : …  Et pourtant, s'il en est ainsi, ne faut-il pas renoncer à la *morale ? Car la morale s'adresse à l'homme concret, à l'homme fait de désirs et de passions, à l'homme désirant le bonheur. Dans la troisième partie du Discours de la méthode, Descartes avait proposé, en attendant que la science soit constituée, une « morale par provision ». Elle… Lire la suite
DEVOIR

Écrit par :  Michaël FOESSEL

… Le *devoir désigne une action en tant qu'elle est non seulement justifiée mais exigible d'un point de vue moral. En ce sens, le devoir est distinct de la contrainte puisqu'il n'est pas l'effet mécanique d'une pression sur la volonté mais l'expression d'une obligation conçue et acceptée comme telle par le sujet agissant. Toute la difficulté, pour ce… Lire la suite
DHARMA

Écrit par :  Jean FILLIOZAT

Dans le chapitre "Régularité naturelle et norme"  : …  de l'ordre cosmique, il est l'ordre social, l'ensemble des lois civiles et criminelles, l'ordre *moral, la doctrine religieuse. En conséquence, il est aussi le devoir et la vertu. Le nom de dharma s'applique tout spécialement à l'objet des textes qui définissent la constitution fondamentale de l'univers, la structure de la société,… Lire la suite
DIDEROT DENIS (1713-1784)

Écrit par :  Yvon BELAVAL

Dans le chapitre "La morale"  : …   » ; et, ensuite, en instituant le droit positif sur un libéralisme éclairé. Rien d'absolu dans la *morale, de quelque point de vue qu'on l'envisage. Elle dépend de notre organisation spécifique : dans un monde d'aveugles, le vol serait puni plus sévèrement que dans un monde de clairvoyants. Elle se diversifie selon les organisations individuelles… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Le souverain bien"  : …  Opus postumum, qui cite plus d'une fois le verset ci-dessus mentionné des Actes des Apôtres. *Si c'est dans l'idée de Dieu que nous sommes, c'est en tant que poussés par la connaissance de nos devoirs comme commandements divins. Dieu est en moi comme raison éthico-pratique se donnant elle-même la loi, et c'est ce qui fait que nous sommes… Lire la suite
DROIT - Théorie et philosophie

Écrit par :  Jean DABIN

Dans le chapitre "Comparaison entre le droit et la morale d'une part, les mœurs d'autre part"  : …  *On voit dès à présent, et toujours d'un point de vue formel, que le droit et la morale (Sittlichkeit) se différencient par une série de traits : 1. La morale dépasse le cadre sociétaire. En dehors de la vie sociétaire, il y a Dieu, vis-à-vis duquel l'homme, fût-il isolé, a des devoirs ; il y a la personne même de l'individu, dont celui-ci… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

Dans le chapitre "Mazdéisme"  : …  qu'on y respirait. Cet esprit de lutte devait conduire à nier tout lien entre les adversaires. *Selon certains, Zoroastre aurait fondé un dualisme essentiellement moral, consistant dans une forte opposition du bien au mal et dans l'affirmation du libre arbitre qui permet de choisir entre eux. Mais opposer simplement le bien au mal n'est pas un… Lire la suite
DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

Écrit par :  Maurice de GANDILLAC Universalis

Dans le chapitre "Éthique, sociologie et politique"  : …  On s'est parfois mépris sur la *morale scotiste en confondant certaines thèses du Docteur subtil avec les paradoxes « dialectiques » que les ockhamistes, un peu plus tard, fonderont sur la même distinction entre ce qui appartient à la « puissance absolue » de Dieu et ce qui relève seulement de sa « puissance ordonnée ». Ni pour Duns Scot ni pour… Lire la suite
DURKHEIM ÉMILE (1858-1917)

Écrit par :  Philippe BESNARDRaymond BOUDON

Dans le chapitre "Durkheim"  : …  autonome, ayant son champ d'application propre. De Renouvier, il hérita l'idée de faire de la *morale une science positive. Ces trois préoccupations constituent des traits permanents de l'œuvre de Durkheim. Dans De la division du travail social, il tente de mettre en évidence une grande loi évolutive, un peu à la manière de Comte.… Lire la suite
ÉPICTÈTE (50 env.-env. 130)

Écrit par :  Ilsetraut HADOT

Dans le chapitre "La doctrine"  : …  biens matériels, de la santé de son corps, de ses succès professionnels, mais de sa seule attitude *morale, qui est fonction de la rectitude de sa raison. La saine raison doit se manifester dans trois domaines ou lieux (topoi) : celui des désirs et aversions, qui se rapportent aux passions ; celui des tendances positives et négatives, qui… Lire la suite
ESSAI SUR LE PRINCIPE DE POPULATION, livre de Thomas Robert Malthus

Écrit par :  Éric LETONTURIER

Dans le chapitre "La logique du principe de population : problème social et solution morale"  : …  les combattre, le livre IV délivre la solution pour surmonter la dynamique contraire des deux lois. *Retenue pour la simplicité de sa mise en œuvre pratique et sa conformité à l'éthique et au droit au bonheur, la contrainte morale relève d'une logique utilitariste dont l'origine, divine selon Malthus, incite à respecter les lois de la nature et à… Lire la suite
ÉTHIQUE

Écrit par :  Paul RICŒUR

…  au jour l'intention éthique qui précède, dans l'ordre du fondement, la notion de loi *morale, au sens formel d'obligation requérant du sujet une obéissance motivée par le pur respect de la loi elle-même. Si je parle d'intention éthique plutôt que d'éthique, c'est pour souligner le caractère de projet de l'éthique et le dynamisme qui… Lire la suite
ÉTHIQUE À NICOMAQUE, Aristote

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "La morale aristotélicienne"  : …  *La morale ou l'éthique (les deux termes renvoyant à une même réalité, en latin mores, en grec éthos : celle qui concerne les « mœurs ») n'est pas constituée par Aristote en science particulière. Le philosophe distingue seulement entre le domaine des affaires humaines (ce que, avec le néo-aristotélisme, on peut appeler philosophie… Lire la suite
EUDÉMONISME

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

… *Du grec eudaimonia (bonheur). Se dit des systèmes où l'activité morale consiste dans la recherche du bonheur, tenu pour souverain bien. Les eudémonismes diffèrent selon la définition qu'ils donnent du bonheur : harmonie de diverses vertus et dispositions (Platon) ; activité noétique et éthique accompagnée d'occurrences favorables (Aristote… Lire la suite
FAMILLE - Sociologie

Écrit par :  Rémi LENOIR

Dans le chapitre "La famille et la naissance de la sociologie"  : …  autres, solidarité dont l'État procède et qu'il a pour fonction d'organiser. Aussi, selon Durkheim,* la « morale domestique » est devenue peu à peu une dimension de la morale d'État. La famille ne peut plus être le foyer de la vie morale, la morale, qui correspond à l'essor de la différenciation sociale, devenant une réglementation générale,… Lire la suite
FONDEMENTS DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS, livre de Emmanuel Kant

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "La morale dans le projet critique"  : …  *Les Fondements de la métaphysique des mœurs sont moins un abrégé programmatique que l'établissement préalable, comme l'indique mieux l'allemand (le titre original est au singulier : Grundlegung zur Metaphysik der Sitten), d'une assise, d'une fondation « pour » une telle métaphysique ; c'est-à-dire la démonstration que la morale… Lire la suite
FOOT PHILIPPA (1920-2010)

Écrit par :  UniversalisMartin L. WHITE

…  College Elizabeth Anscombe, une disciple de Ludwig Wittgenstein et son exécutrice testamentaire, *Philippa Foot commence à remettre en question la conception qui prédomine alors en philosophie morale, selon laquelle les jugements moraux ne révèlent rien sur le monde réel mais sont de simples expressions de l'émotion (selon Alfred Jules Ayer par… Lire la suite
GÉNÉALOGIE DE LA MORALE, livre de Friedrich Nietzsche

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L’esprit de ressentiment"  : …  *« Dans quelles conditions l’homme s’est-il inventé à son usage ces deux évaluations : le bien et le mal. Et quelles valeurs ont-elles par elles-mêmes ? » C’est en « médecin de la civilisation » que Nietzsche porte son diagnostic : tout ce qui, jusqu’à présent, s’est annoncé comme morale n’est que signe de décadence, symptômes d’une vie… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - L'homme grec

Écrit par :  André-Jean FESTUGIÈRE

Dans le chapitre "Commettre l'injustice dégrade l'homme"  : …  détail de cette démonstration, voici pourtant l'essentiel dans la discussion de Socrate avec Polos. *On part de cette notion, reconnue par Polos, et qui est comme un fait de conscience universel, que, s'il est évidemment « plus mauvais » (κ́ακιον), c'est-à-dire plus dommageable, plus pénible, de subir l'injustice, il est en revanche « plus laid » (… Lire la suite
HÉDONISME

Écrit par :  Henri WETZEL

…  par opposition à l'épicurisme, une doctrine que la gent cultivée s'autorise à assimiler à une *morale préconisant le plaisir, et les seuls plaisirs « grossiers » ; alors que l'épicurisme, quoique privilégiant aussi le plaisir, en aurait élaboré une théorie plus « raffinée » et proposerait une sagesse plus digne de l'homme. Trop souvent encore… Lire la suite
HOBBES THOMAS (1588-1679)

Écrit par :  Raymond POLIN

Dans le chapitre "De l'état de nature à l'omnipotence du souverain"  : …  C'est sur ces bases, estime Hobbes, que peut désormais être élaborée une véritable science de la *morale et de la politique, à partir de l'expérience raisonnée des mouvements des corps et de l'esprit. Ce qu'Euclide a fait pour la géométrie et Galilée pour la physique, lui s'estime en mesure de le faire pour la politique, et ce sera la première… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "Kant et Rousseau"  : …  on vient de le dire, il ne songe nullement à préserver du destin que nous lui avons reconnu. *L'impératif catégorique et l'action morale restituent l'homme à une dignité inaliénable, dignité que nul, certes, ne lui contestait explicitement, mais dont on n'apercevait plus le lieu. Le kantisme instaure un monde de la moralité, auquel… Lire la suite
HOMOSEXUALITÉ

Écrit par :  Frédéric MARTEL

Dans le chapitre "La répression de l'Église et de l'État : le temps du péché"  : …  manière globale, sous l'influence du christianisme lui-même héritier des interdits du judaïsme, une *morale sexuelle beaucoup plus rigoureuse s'installe, ou du moins s'amplifie car John Boswell a montré qu'elle existait quelquefois antérieurement au début de l'ère chrétienne, notamment chez les stoïciens et les pythagoriciens : les rapports sexuels… Lire la suite
HUMAIN, TROP HUMAIN, livre de Friedrich Nietzsche

Écrit par :  Jacques LE RIDER

Dans le chapitre "« Une œuvre de crise »"  : …  fragmentaire et non systématique, chaque aphorisme ou fragment ouvrant une perspective. *Contre la tradition platonicienne et kantienne de l'éthique, Nietzsche élabore une méthode généalogique dont l'aboutissement sera précisément La Généalogie de la morale. La psychologie de quelques types de comportement (la culpabilité, la honte, la… Lire la suite
HUMANISME

Écrit par :  André GODINJean-Claude MARGOLIN

Dans le chapitre "Humanisme, humanistes, l'homme et les « humanités »"  : …  lu, dans les livres des Arabes, qu'on ne peut rien voir de plus admirable dans le monde que l'homme.* » Et certes, comme le mot humanisme le laisse bien entendre, c'est à un modèle de perfection humaine – d'ordre éthique chez les moralistes, les pédagogues et les philosophes, d'ordre esthétique chez les artistes, d'ordre social chez les juristes et… Lire la suite
IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Le réalisme métaphysique et religieux"  : …  un noumène inaccessible par l'entendement, mais non pas étranger à la raison pratique : la Loi *morale, obligatoire, impérieuse et catégorique, réintroduit sous forme du Devoir et en termes d'obéissance éthique et politique une transcendance qui dépasse la sensibilité, la temporalité et la contingence. Et cette transcendance de la Loi morale… Lire la suite
INTÉRÊT, sciences humaines

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Psychanalyse et philosophie"  : …  avoir intérêt » à une chose. Ainsi est rendue possible la conjugaison de l'intérêt avec l'exigence *morale : « Dans une action accomplie par devoir, on doit considérer non pas l'intérêt qui s'attache à l'objet, mais celui qui s'attache à l'action même et à son principe rationnel, la loi. » S'agissant du registre esthétique, le problème se pose… Lire la suite
INTRODUCTION AUX PRINCIPES DE LA MORALE ET DE LA LÉGISLATION, livre de Jeremy Bentham

Écrit par :  Éric LETONTURIER

Dans le chapitre "Un exercice de la raison classificatoire"  : …  (chap. vi à xii) ; et des sanctions (chap. xiii à xvii). *« La nature a placé l'humanité sous l'égide de deux maîtres souverains, la peine et le plaisir. » Ainsi s'ouvre le premier chapitre dans lequel Bentham expose le principe d'utilité (ou, selon l'expression empruntée à Priestley dès… Lire la suite
ISLAM (La civilisation islamique) - Islam et politique

Écrit par :  Louis GARDETOlivier ROY

Dans le chapitre "La Loi et ses applications"  : …  le contenu de ces règles, mais il ne serait pas très difficile de montrer que les exigences de la *morale coranique et ses conséquences sociales sont en harmonie avec le Décalogue judéo-chrétien, et regroupent, par là, des principes de droit et de morale naturels. Il n'y a pas dans le Coran une promulgation globale des règles de l'agir. Mais si l'… Lire la suite
ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

Écrit par :  Christian JAMBETJean JOLIVET

Dans le chapitre "Fārābī"  : …  comme à l'Est ; on ne peut faire abstraction de cela quand on considère sa philosophie politique et *morale, élément capital de sa pensée – le principal même selon certains. Elle consiste essentiellement en une réflexion sur la cité idéale, dans une manière minutieuse et abstraite qui rappelle celle de Platon, et combine une utilisation des sources… Lire la suite
JANKÉLÉVITCH VLADIMIR (1903-1985)

Écrit par :  Charles BALADIER

… *Penseur original dont l'œuvre fort variée prend en considération la plénitude de l'existence humaine et sa temporalité, Vladimir Jankélévitch était d'origine russe. Son père, Samuel Jankélévitch, qui était médecin, traduisit de nombreux ouvrages russes et allemands ; il fut notamment l'un des premiers traducteurs en français de Sigmund Freud. Entré… Lire la suite
JUSTICE SOCIALE

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Origines et fondements d'un débat"  : …  En rappelant, dans Les Deux Sources de la *morale et de la religion, que « la justice a toujours évoqué les idées d'égalité, de proportion, de compensation », Bergson se soutenait d'une tradition qui prend sa source dans l'Antiquité. La justice dans la cité est, en effet, la préoccupation majeure de Platon. Pour l'auteur de la Lire la suite
KANT EMMANUEL (1724-1804)

Écrit par :  Louis GUILLERMIT

Dans le chapitre "La philosophie pratique"  : …  seule idée dont nous connaissons la possibilité a priori parce qu'elle est la condition de la loi *morale dont le savoir s'impose à nous. Au tribunal de la critique où la raison se cite à comparaître, celle-ci ne peut se soumettre qu'à son propre « fait » : celui de l'irréfutable validité objective de ses jugements synthétiques a priori dans la… Lire la suite
KOTARBINSKI TADEUSZ (1886-1981)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Logicien et philosophe polonais né à Varsovie, Tadeusz Kotarbinski fait ses études à l'université de Lwów, et obtient en 1912 son doctorat avec une thèse sur L'Utilitarisme dans l'éthique de Mill et de Spencer. De 1918 à 1957, il enseigne à l'université de Varsovie. En 1957, il préside l'Académie des sciences polonaise. De 1957 à 1960, il… Lire la suite
LAÏCITÉ

Écrit par :  Jean BAUBÉROTÉmile POULAT

Dans le chapitre "La laïcité « à la française » : histoire et idéologie"  : …  le statut social de la religion n'est pas clarifié pour autant, et différentes mesures montrent que *l'on reste toujours dans la perspective d'une religion civile, source de la morale et garante du lien social. Ce rôle est d'abord confié à un catholicisme dont l'organisation est transformée par la Constitution civile du clergé (1790). L'Église… Lire la suite
LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - La littérature chrétienne

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Les traités de morale et d'ascétique"  : …  *Dès le début de la littérature latine chrétienne, ce genre littéraire s'épanouit. Tertullien, Novatien, Cyprien multiplient ces petits ouvrages d'exhortation dont les thèmes sont principalement le courage qu'il faut apporter dans le martyre, les attitudes que doivent prendre les chrétiens à l'égard du monde païen dans lequel ils vivent, la morale… Lire la suite
LIBERTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Éthique et politique chez Aristote"  : …  *Ce passage du premier au deuxième niveau de problèmes se laisse aisément reconnaître dans la philosophie morale d'Aristote : sa théorie de l'action volontaire et involontaire, dans le livre III de l'Éthique à Nicomaque, constitue seulement un fragment enchâssé dans une enquête plus vaste portant sur la vertu et le bonheur ; ainsi, l'… Lire la suite
LOGIQUES NON CLASSIQUES

Écrit par :  Jacques-Paul DUBUCS Universalis

Dans le chapitre "Logique des impératifs"  : …  Selon R. M. Hare (1952), l'éthique se réduit à l'étude logique du langage de la *morale, et débute par la description des impératifs. Mais, bien que des travaux soient fréquemment consacrés, depuis cette date, à la formalisation des discours contenant des énoncés à la forme impérative, l'existence d'une logique des impératifs conçue comme discipline… Lire la suite
LUNYU (ENTRETIENS DE CONFUCIUS) (anonyme)

Écrit par :  Pierre MARSONE

Dans le chapitre "L'homme de bien et sa vertu"  : …  *L'idéal moral prôné par Confucius est celui de l'homme de bien, littéralement « l'homme noble » (junzi), qu'il oppose à « l'homme de peu » (xiaoren). La noblesse dont il s'agit ici, quoique s'inspirant d'un concept social, prend chez Confucius un sens moral. Au contraire de l'homme de peu qui ne voit que son profit, l'homme de… Lire la suite
LYCÉE, Antiquité

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Anthropologie"  : …  En *morale, Théophraste ne renie pas Aristote. La supériorité de la vie contemplative et le désir de se rendre semblable à Dieu sont maintenus comme l'exigence d'une âme tournée vers le bonheur et dont le mouvement est la disposition essentielle. Cependant Cicéron lui reproche une morale relâchée, accordant aux biens extérieurs et aux privilèges des… Lire la suite
MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

Écrit par :  Ginette DREYFUS

Dans le chapitre "Le problème de l'infini et du fini"  : …  c'est le désir d'être heureux : comment ajuster exactement ces deux aspects de la volonté humaine ? *Corrélativement, on voit, à côté d'une morale rationnelle, se dessiner une morale de l'inclination : quels sont leurs rapports précis ? Mais il est clair que ce que la doctrine perd en rigueur systématique, elle le gagne en richesse, annonçant… Lire la suite
MAXIMES, livre de François de La Rochefoucauld

Écrit par :  Christian BIET

Dans le chapitre "La maxime, ou l'espace du désenchantement"  : …  viser la clarté, la condensation, la précision dans l'analyse des mœurs ou des âmes, de manière à *déboucher sur une morale marquée par une pointe qui s'écarte du jeu baroque. Cette pointe finale, ce concetto, devient désenchanté pour dénoncer le passage du commerce des esprits, noble, charitable, profond, gratuit, au commerce tout court… Lire la suite
MŒURS

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "La morale subjective et la moralité réalisée"  : …  la réflexion critique de Kant les distingue radicalement. Kant réserve le qualificatif de « *moral » aux seules actions possédant des attributs strictement formels. Ce n'est pas l'action ou son résultat qui intéresse le moraliste. Ce n'est pas même la conformité de cette action avec une loi fixée par une autorité transcendante. C'est l'… Lire la suite
MORALISTES

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Questions de définition"  : …   » (Sorel), la poésie avec la satire (Boileau)... En témoignent encore le succès considérable des* Essais de morale de Pierre Nicole (1670-1688), aujourd'hui bien oubliés, et l'abondance de toute une littérature « moraliste », d'origine généralement dévote. Mais à devenir adjectif, le terme change de sens : on n'est plus si loin avec… Lire la suite
MOYEN, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la distinction des moyens et des fins ; il est dans la nature de la volonté… Lire la suite
NATUREL DROIT

Écrit par :  Marie-Odile MÉTRAL-STIKER

Dans le chapitre "La signification ontologique de la loi naturelle"  : …  elle-même (Cicéron, De republicaiii, 22 ; De legibusii, 4). *Cette loi a un enjeu moral. C'est elle qui nous porte à faire notre devoir, à éviter le mal et à accomplir le bien. Éternelle, immuable, en vigueur en tous temps et chez tous les peuples, elle est la voix même de Dieu. Aucun amendement ne peut lui… Lire la suite
NIETZSCHE FRIEDRICH (1844-1900)

Écrit par :  Jean GRANIER

Dans le chapitre "La critique généalogique"  : …  un être vivant essaye de conformer le monde à ses intérêts propres, Nietzsche choisit d'appeler « * morale » « tout système de jugements de valeur qui est en relation avec les conditions d'existence d'un être » (XV, 334). Il faudra donc s'attendre à rencontrer une foule de morales différentes. Mais alors, quand Nietzsche réserve le terme de morale… Lire la suite
NORME SOCIALE

Écrit par :  Pierre DEMEULENAERE

Dans le chapitre "Définitions"  : …  soit, plus spécifiquement, de l'action d'institutions chargées du respect des normes juridiques.* De ce point de vue, on peut distinguer entre les normes morales ou éthiques, qui sont en général sanctionnées par l'opinion publique (favorable ou non au divorce, à l'avortement, etc.), et les normes juridiques qui prescrivent, par l'intermédiaire d… Lire la suite
OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

Écrit par :  Maurice de GANDILLACJeannine QUILLET

Dans le chapitre "La morale et la métaphysique ockhamistes"  : …  *La morale d'Ockham est plus surprenante que sa psychologie. Pour lui, le libre arbitre n'est pas seulement une exigence de foi ; à la différence de l'immatérialité de l'âme, il y voit une évidence empirique et il admet, très classiquement, que le vouloir se fortifie par l'habitude, s'affaiblit par l'inaction. Mais le terme qui se propose à l'action… Lire la suite
PASCAL BLAISE (1623-1662)

Écrit par :  Dominique DESCOTESFrançois RUSSO

Dans le chapitre "Port-Royal"  : …  par les autorités politiques et ecclésiastiques. Mais, bientôt, Pascal se tourne contre la *morale laxiste des casuistes, dont les Jésuites sont alors les principaux défenseurs. Ce qui le scandalise, ce sont moins les opinions probables, souvent ridicules, parfois révoltantes, de leurs docteurs (autorisation du vol, du duel, de l'assassinat… Lire la suite
LES PASSIONS DE L'ÂME, livre de René Descartes

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

…  le titre l'indique, d'un traité des passions, complément inévitable de la physiologie cartésienne. *Il peut encore être lu comme un traité de morale, point d'aboutissement d'une œuvre qui jusqu'alors n'avait proposé – dans le Discours – qu'une éthique « par provision ». Enfin il apparaît comme un effort pour résoudre les apories du… Lire la suite
PÉCHÉ

Écrit par :  Jacques POHIER

Dans le chapitre "Péché et mutations philosophiques de l'éthique"  : …  sur ce point une étape capitale, qu'avait préparée Kant, et où s'opère une disjonction entre la *morale et l'éthique. La morale a pour perspective la tâche qui revient à la liberté du sujet pour qu'il atteigne la vérité de son être : le bien sera l'action qui lui permet de se conformer à la vérité de sa condition, et le mal l'action qui l'amène… Lire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "Le retour de l'éthique"  : …  des thèses développées dans le monde anglo-saxon, souvent dans le sillage de l'utilitarisme. *Dans cette perspective, l'analyse de la morale publique déplace le point de vue abstrait du citoyen vers celui de l'individu concret, doté de besoins et de désirs, et qui évalue toutes les situations sociales en fonction des avantages et des peines… Lire la suite
PHYSIS

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "La « physis » présocratique et sa postérité"  : …  même temps, la maintient une à travers ses variations, autrement dit son essence ou sa substance. *D'un autre point de vue, la physis sera pour chaque être la limite de son devenir, limite qui ne peut être dépassée ou transgressée sans grave dommage pour l'intégrité et même l'identité de l'être considéré : hors de la physis, il n'y a que… Lire la suite
PLUTARQUE (46 env.-env. 120)

Écrit par :  François FUHRMANN

Dans le chapitre "Les « Œuvres morales »"  : …  et d'une attitude d'humilité devant ce qui dépasse les limites des investigations humaines. *En réalité, ce que Plutarque entendait avant tout par la philosophie, c'était bien la morale ; se hisser lui-même et conduire ses contemporains à la vertu, et, par elle, au bonheur, était son but primordial. Il s'agit pour lui non point d'extirper de… Lire la suite
POSITIVISME JURIDIQUE

Écrit par :  Michel TROPER

Dans le chapitre "Une approche du droit"  : …  Pour certains au moins des jusnaturalistes, un droit qui serait en contradiction totale avec* les principes essentiels de la morale ne serait pas du droit du tout, mais seulement l'expression de la violence. Au contraire, pour les positivistes, le droit est séparé de la morale en ce sens que l'existence d'une norme juridique n'est pas autre… Lire la suite
PRATIQUE ET PRAXIS

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le pragmatisme et le problème kantien du sens"  : …  contre laquelle aucune invocation de l'expérience psychologique ou historique ne saurait prévaloir. *La plus ordinaire observation montre que la morale, la volonté de l'universel, de l'humanité de l'homme, d'une vie de liberté responsable ne règne pas en ce monde ; cela ne prouve d'aucune manière que la morale ne doive pas dominer. Il y a une… Lire la suite
PRÉCEPTE

Écrit par :  Jean GAUDEMET

… *Le participe passé, præceptum, du verbe præcipere, ordonner, est employé dans la langue juridique classique pour désigner un ordre ou une « prescription », sans que ce terme ait une signification technique précise. Le jurisconsulte Ulpien parle des « trois préceptes » fondamentaux du droit (juris præcepta) : vivre… Lire la suite
LE PRINCIPE RESPONSABILITÉ, livre de Hans Jonas

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Peur, espérance, responsabilité"  : …  souligne le sous-titre, est en effet celui d'« une éthique pour la civilisation technologique ». *L'âge de la science est marqué par un pouvoir qui paraît sans limite, et qui s'avère effrayant même pour son détenteur, l'homme, dans la mesure où les morales traditionnelles ne lui permettent plus de penser les conséquences à long terme de son… Lire la suite
PROBABILISME

Écrit par :  Jean-Robert ARMOGATHE

… *Le système de théologie morale qui, dans l'Église catholique, a pris le nom de probabilisme tient à la difficulté d'appliquer strictement et indistinctement les lois de la morale chrétienne aux cas de conscience divers et précis que les fidèles rencontrent. Cette difficulté a été ressentie très tôt ; le problème de l'ignorance de la loi et celui du… Lire la suite
LES PROVINCIALES, livre de Blaise Pascal

Écrit par :  Christian BIET

Dans le chapitre "Contre la « nouvelle morale »"  : …  à Paris les milieux pro et contra, voit bien qu'il faut frapper autrement et plus fort. *Les douze lettres suivantes (V à XVI) s'en prennent donc à la casuistique religieuse et morale des jésuites, examinant en particulier de fort près la « direction d'intention », cette doctrine qui permet d'excuser certaines infractions majeures, dont… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Kant et l'universalité de la raison"  : …  à celle de son objet, de l'autre, unité sans laquelle aucune science ne serait vraiment fondée. *Pratique, elle a affaire, non à ce qui est, mais à ce qui doit être, à un sens du monde et de la vie humaine et aux conditions morales de la réalisation de ce sens dans une nature qui, pur fait, n'en a pas en elle-même et ne peut en recevoir… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Quelques variantes historiques du rationalisme"  : …  doctrine d'évaluation des actes humains et une discipline soit de prescription, soit de conseil. *L'important ici n'est pas que le mouvement s'achève en la construction d'une morale explicite, comme il arrive chez Aristote, chez les épicuriens, chez les stoïciens, et à un moindre degré chez le Platon des dialogues. Le rationalisme consiste… Lire la suite
RELIGION - La sécularisation

Écrit par :  François-André ISAMBERT

Dans le chapitre "L'autonomisation du profane"  : …  monitions de la part du représentant du pouvoir pontifical. Mais c'est dans le domaine de la *morale que la question de la sécularisation se pose avec le plus d'acuité. Au milieu du xixe siècle, Holyoake (1817-1906) avait lancé le terme de secularism pour désigner la doctrine visant à libérer la morale de la… Lire la suite
RESPONSABILITÉ

Écrit par :  Jacques HENRIOT

…  de l'éthique et du métaphysique, d'une part, de l'éthique et de l'anthropologique, de l'autre. *En proclamant la responsabilité du sujet nouménal sans autre preuve que la douteuse évidence d'une « loi morale » dont histoire et psychologie incitent à penser qu'elle n'est, en réalité, que le produit d'une évolution, le métaphysicien se montre… Lire la suite
RESPONSABILITÉ (droit) - Responsabilité pénale

Écrit par :  Luc VILAR

Dans le chapitre "Conditions de la responsabilité"  : …  (recel) et instantanées (vol), infractions simples (vol) et complexes (escroquerie). L'élément *moral commande la distinction entre les infractions intentionnelles (meurtre, vol, faux témoignage) et les infractions non intentionnelles d'imprudence (risques causés à autrui) – une distinction très importante en raison du développement de ces… Lire la suite
ROME ET EMPIRE ROMAIN - Rome et la pensée grecque

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Cicéron ou les difficultés de la traduction"  : …  il est plus à l'aise dans la recollection, préparée par ses maîtres de la Nouvelle Académie, des *doctrines morales de la Grèce – De finibus bonorum et malorum (Des fins) – et dans sa propre contribution, inspirée, il est vrai, de Panétius, à la morale pratique – De officiis (Des devoirs). Un éclectisme… Lire la suite
ROSMINI-SERBATI ANTONIO (1797-1855)

Écrit par :  François EVAIN

… *Prêtre, philosophe et patriote italien. Né en 1797 à Rovereto, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue (1817-1819). Il fonda en 1828 une congrégation religieuse, l'Institut de la charité (rosminiens). Le roi Charles-Albert l'envoya établir des accords politiques avec Pie IX. Rosmini accompagna le pape en fuite à Gaète (nov. … Lire la suite
SAGESSE

Écrit par :  Manuel de DIÉGUEZ

Dans le chapitre "Sagesse et philosophie de la personne"  : …  *Le façonnement le plus répandu d'une sorte de sagesse seulement gestionnaire et strictement utilitaire s'est longtemps armé d'une pédagogie publique vigoureusement fondée sur un corps de doctrine intangible et sévère, lui-même né de l'alliance multiséculaire que la théologie chrétienne avait conclue avec les rigueurs logiciennes de la morale… Lire la suite
SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980)

Écrit par :  Jacques LECARMEJuliette SIMONT

Dans le chapitre "Histoire et intersubjectivité"  : …  *Cette morale ne fut jamais achevée (nous disposons à présent de son ébauche, un volumineux ensemble de notes, publié à titre posthume sous l'intitulé Cahiers pour une morale)Si Sartre abandonna ce projet, c'est, dit-il, du fait d'avoir pris conscience, progressivement, que la façon dont il envisageait jusqu'alors la liberté… Lire la suite
SCHALLÜCK PAUL (1922-1976)

Écrit par :  René WINTZEN

… *Moraliste, humaniste, démocrate, l'écrivain allemand Paul Schallück avait une haute conscience de son métier d'essayiste et de publiciste, qui le mettait en contact avec des lecteurs et des auditeurs de manière plus directe que ne pouvaient le faire ses romans. En moraliste, il rappelait que le travail, le gain, le confort matériel ne constituent… Lire la suite
SCHELER MAX (1874-1928)

Écrit par :  Daniel CHRISTOFF

Dans le chapitre "Les valeurs et l'éthique"  : …  Scheler a développé sa théorie des valeurs en critiquant la *morale formelle de Kant (Le Formalisme en éthique et l'éthique matériale des valeurs). Cette morale rigoriste, en affirmant que la volonté se donne à elle-même sa loi, rend vaine l'autorité de Dieu, de la personne, du commandement d'amour ; hostile aux penchants, elle ignore la… Lire la suite
SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "Une anthropologie pessimiste"  : …  la tromperie du bonheur. La justice sera purement négative (ne léser personne) et le seul sentiment *moral possible est la pitié par laquelle est reconnue l'universelle souffrance. Ce pessimisme est-il, du point de vue social et politique, aussi « réactionnaire » qu'on l'a dit ? La notion même de réaction suppose une philosophie du progrès. Or les… Lire la suite
SCIENCES HUMAINES

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

…  à masquer l'ambiguïté psychologique sous l'univocité de la règle collective. La distinction entre *morale et psychologie est une acquisition intellectuelle récente, précaire, hésitante. Montaigne, dans toute son œuvre, est aux prises avec cette distinction qu'il ne parvient à exprimer par aucun mot du vocabulaire disponible à son époque. Le… Lire la suite
SÉNÈQUE (~4-65)

Écrit par :  Ilsetraut HADOT

Dans le chapitre "Signification philosophique de l'œuvre"  : …  quoi surprendre. D'une part, on possède une partie relativement considérable de l'œuvre de Sénèque. *Dans ce vaste ensemble, les différents traités tournent tous, en partant de différents points de vue, autour du même thème fondamental : le « souverain bien » de l'homme, c'est-à-dire, dans la perspective stoïcienne, la conduite morale de la vie. Ces… Lire la suite
SENTIMENT

Écrit par :  Olivier REBOUL

Dans le chapitre "Qu'est-ce qu'un sentiment ?"  : …  de l'injustice, mais du fait que « c'est trop injuste, on ne peut pas laisser passer cela ! ». *La conscience morale n'est pas la contemplation du bien, mais le sentiment de « ce qui est bon en soi pour moi » (Scheler). Tout sentiment nous presse d'agir sans délai. Certains se sont appuyés sur cette générosité foncière du « cœur », du Lire la suite
STOÏCISME

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIGUrs EGLI

Dans le chapitre "Les doctrines de l'ancien stoïcisme"  : …  *L'évolution du stoïcisme et la nature de son influence ont contribué à le faire connaître surtout comme une doctrine morale. Aussi faut-il souligner qu'à ses origines il n'est pas seulement une morale, mais une philosophie totale, inhabituellement systématique, où l'aspiration rationnelle à la sagesse, au bonheur et à la vertu ne se sépare pas d'… Lire la suite
SUICIDE

Écrit par :  René ARLABOSSEJean-Pierre BLANADETBaldine SAINT GIRONS Universalis

Dans le chapitre "Le paradoxe d'un désir de mort"  : …  le fait Hégésias le Cyrénaïque, c'est faire non point de l'indifférence mais du désespoir vertu ! *Aussi bien la morale chrétienne condamne-t-elle le suicide comme péché contre la charité que chacun doit se porter à lui-même, péché d'injustice contre la société à laquelle l'homme appartient, et péché vis-à-vis de Dieu qui nous a « prêté » la vie… Lire la suite
SURMOI

Écrit par :  Jean-Michel VAPPEREAU

Dans le chapitre "Morale et « Idéal du moi »"  : …  Le surmoi nous oblige à nous mettre à jour au regard du problème *moral. Car, avec cette notion, il s'agit bien de l'aspect oral de l'âme, de l'âme orale. On peut entendre, par là, la voix de la conscience dans les hauteurs et sa corrélation avec la primitive pulsion orale intéressée par la mamelle et les cris. Si l'on entre plus avant dans l'… Lire la suite
THOMISME

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

Dans le chapitre "L'homme"  : …  tend efficacement vers la res. Ainsi se comprend le titre de principe de toute vertu *morale qui est attribué à l'appréciation intellective ou sagesse pratique (prudentia). Celle-ci, livrant accès au sens profond de toute loi juste, permet à la conscience de dépasser le régime d'obligation pour, en dernier ressort, procéder d… Lire la suite
TOLÉRANCE

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

…  part contradiction ou lâcheté ? On répondra que la tolérance met en jeu deux sources d'évaluation. *Par exemple, la morale, en général, condamne l'adultère ; or l'adultère est à ce point répandu que le poursuivre ou seulement le réprouver ouvertement entraînerait dans la vie courante d'interminables conflits et interdirait beaucoup d'échanges ; on… Lire la suite
L'UTILITARISME, livre de John Stuart Mill

Écrit par :  Éric LETONTURIER

… sensualiste de l'école utilitariste rassemblée autour de J. Bentham et du père de Mill, James Mill. *Répondant, par devoir filial, aux critiques (notamment celles de Dickens) adressées à ce dernier, L'Utilitarisme, tout comme L'Essai sur Bentham (1828), signale l'orientation nouvelle prise par cette philosophie morale : influencé… Lire la suite
UTILITARISME

Écrit par :  Philippe DEVAUX

Dans le chapitre "De Bentham à Sidgwick"  : …  chez Bentham, demeura constamment invoqué par les nombreux disciples de celui-ci. Il s'agit donc, en* morale comme en politique, voire en économie, d'adopter une tactique des plaisirs en vue d'éviter la douleur ou la souffrance. Le principe d'utilité consiste à ne pas se départir d'une conduite de prudence visant à atteindre le plus de bonheur… Lire la suite
UTILITÉ PRINCIPE D'

Écrit par :  Francisco VERGARA

Dans le chapitre "Une doctrine ancienne aux appellations diverses"  : …  nous avançons le principe du plus grand bonheur en tant que critère du bien et du mal en matière de* morale en général et de gouvernement en particulier » (A Fragment on Government, 1776). Emmanuel Kant (1724-1804), qui rejette totalement la doctrine, l'appelle « principe (ou doctrine) du bonheur » : « Les épicuriens avaient admis, pour… Lire la suite
VALEURS, philosophie

Écrit par :  Pierre LIVET

Dans le chapitre " Valeurs et motivation"  : …  La notion de motivation exige donc que l'on se place du point de vue de la première personne. *Pour Williams, on ne peut donc pas prétendre que la valeur morale d'une action n'a pas de connexion nécessaire avec les motivations qu'elle induit en nous en première personne. C'est pourtant la position du plus éminent philosophe de la morale, Kant… Lire la suite
VALEURS, sociologie

Écrit par :  Patrick PHARO

Dans le chapitre "Polythéisme des valeurs ?"  : …  outils logiques et conceptuels largement communs, aisément traduisibles d'une langue à une autre. *Il ne serait donc pas absurde qu'ils partagent quelques valeurs fondamentales, comme le goût du bonheur, le respect de la vie, le sens de l'unité et de l'harmonie sociale, voire celui de la justice et de la sollicitude à l'égard des individus les… Lire la suite
VERITATIS SPLENDOR ENCYCLIQUE (1993)

Écrit par :  Émile POULAT

… Matthieu, xix, 16-26) : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » *Elle se termine par une célébration de la morale évangélique et de l'œuvre des théologiens moralistes : normes « universelles et immuables au service de la personne et de la société » comme du « renouveau de la vie sociale et politique ». Le morceau… Lire la suite
VERTU

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

*L'exigence de vertu s'ancre dans le désir de trouver une loi qui rendrait la répétition possible. Mais conquérir l'impassibilité, est-ce devenir un dieu ou son servile imitateur ? est-ce promouvoir la vie ou bien l'étouffer ? est-ce conquérir le bonheur ou, au contraire, ôter toute saveur à l'existence… Lire la suite
VOLONTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le contexte « critique » : Kant"  : …  –, elle relève encore, et exclusivement, d'une investigation de la raison pratique. *Je ne sais pas ce que c'est qu'une volonté, mais je puis déterminer les conditions pratiques d'une bonne volonté. Il suffit, pour le faire, de réfléchir sur les appréciations de la conscience morale ordinaire, dont l'autorité est comparable… Lire la suite
WANG YANGMING (1479-1529)

Écrit par :  Léon VANDERMEERSCH

Dans le chapitre "La philosophie de la conscience"  : …  est clair que cette raison absolue, que suffit à manifester le miroir de la conscience, est l'ordre *moral, entendu d'une façon beaucoup moins spéculative, beaucoup plus pratique que chez Zhu Xi par Wang Yangming, dont la doctrine est d'ailleurs centrée sur l'idée de l'« unité de la connaissance et de l'action » (zhixing heyi) : connaître… Lire la suite

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