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Écrit par : Joseph VIDAL-ROSSET
Le terme « conceptualisme » s'emploie en deux sens qui ne sont pas compatibles. Dans l'acception la plus largement répandue, on entend par conceptualisme l'ensemble des systèmes philosophiques qui considèrent les Idées (ou Formes) comme immanentes aux choses sensibles, alors que le réalisme platonicien les affirme transcendantes à celles-ci. Appel ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
Groupe de philosophes qui tire son nom de Cyrène, d'où était originaire son fondateur, Aristippe, disciple de Socrate. Les principaux successeurs d'Aristippe furent : sa fille Arété (une des rares femmes philosophes de l'Antiquité) ; le fils de celle-ci, Aristippe Metrodidactos (c'est-à-dire le « Disciple de sa mère ») ; Hêgêsias Péisithanatos (« ... Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Au sens le plus général, « dogmatisme » est devenu le synonyme d'intransigeance, d'autoritarisme, d'étroitesse d'esprit et de raideur : il est le fait de quiconque « dogmatise », c'est-à-dire affirme sans preuve, ne tolère aucune discussion, parle d'un ton tranchant, porte des jugements péremptoires. En philosophie, dogmatisme s'est d'abord opposé ... Lire la suiteÉcrit par : Simone PÉTREMENT
Le nom de dualisme est donné à des doctrines suivant lesquelles on ne peut expliquer les choses en général, ou certaines catégories de faits, qu'en supposant l'existence de deux principes premiers et irréductibles. On distingue souvent le dualisme cosmologique, qui consiste à penser que le monde est dominé par le concours, ou l'alternance ... Lire la suiteÉcrit par : Simone PÉTREMENT
Dans le chapitre Le dualisme en philosophieLes pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin, re ... Lire la suite
Écrit par : Pierre HADOT
Tendance qui revient périodiquement dans l'histoire de la philosophie occidentale et qui consiste à choisir, dans des écoles ou des systèmes différents, des opinions, regardées par l'éclectique comme vraies au moins partiellement, pour en constituer un corps de doctrine censé représenter la vérité intégrale et la croyance générale de l'humanité. L ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre COMETTI
L'« Amérique », avant même de désigner un continent ou une nation, est communément assimilée à un « monde » ou à un « esprit » qui s'incarne dans les États-Unis d'Amérique, sources de réactions diverses et contradictoires, à la mesure de l'étendue d'un territoire, de ses contrastes et des particularités de son histoire. Cette histoire, singulière ... Lire la suiteÉcrit par : Hubert FAES
Il est fréquent de voir dans l'évolutionnisme une conception qui concerne exclusivement les êtres vivants. Parfois même, on le confond avec une théorie de l'évolution, celle de Charles R. Darwin, et surtout de ses continuateurs. Plus généralement, la pensée évolutionniste admet que les changements des systèmes vivants sont des transformations qui ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis PHILONENKO, Universalis
Dans le chapitre Les applications de la « Doctrine de la science »Fichte développe les applications de la Doctrine de la science dans Le Fondement du droit naturel et Le Système de l'éthique (Das System der Sittenlehre nach den Prinzipien der Wissenschaftslehre). Après avoir fondé la philosophie première, Fichte se consacre uniquement au droit et à la morale. Le Fondement ... Lire la suite
Écrit par : Henry DUMÉRY
Terme d'origine théologique, appliqué à la doctrine de Bautain et de Lamennais. Cette doctrine a été condamnée en 1838 par les autorités ecclésiastiques. Elle était liée au traditionalisme de Joseph de Maistre et de Bonald. Selon le traditionalisme, la vérité ne peut être connue que par la tradition, non par la raison ; au principe de toute connai ... Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Doctrine philosophique qui rejette la transcendance, c'est-à-dire l'irréductibilité de Dieu (ou bien d'un principe du réel) à ce qui relève des pouvoirs et des limites de l'esprit. Dans ce sens, Spinoza est taxé d'immanentisme ; il conçoit Dieu comme totalement intelligible à la raison. En fait, immanence et transcendance (intériorité et supériori ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Considéré par Max Weber, dans L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme (1905), comme recouvrant et mélangeant « les notions les plus hétérogènes que l'on puisse imaginer », le terme « individualisme » désigne la doctrine qui accorde à l'individu une valeur intrinsèquement supérieure à toute autre et ce dans tous les domaines – éth ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis DUMAS
Doctrine philosophique d'après laquelle sont en quelque sorte inscrits ou présents dans l'esprit humain des idées, des vérités (rapports entre idées) ou des principes. On la fait parfois remonter jusqu'à Platon (théorie de la réminiscence : l'âme conserve le souvenir confus des idées contemplées avant cette vie). La théologie chrétienne a souvent ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph BEAUDE
Le mécanisme est une philosophie de la nature selon laquelle l'Univers et tout phénomène qui s'y produit peuvent et doivent s'expliquer d'après les lois des mouvements matériels. « Ma philosophie, écrivait Descartes à Plempius, ne considère que des grandeurs, des figures et des mouvements comme fait la mécanique. » La formule sera constamment repr ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
Du chef de l'école de Mégare, Euclide, aucun texte ne nous est parvenu ; l'enseignement du maître et celui de ses successeurs à la tête de l'école, Eubulide, Alexinus, Diodore Cronos, nous sont seulement connus par des allusions et des critiques de Platon, d'Aristote, de Diogène Laërce et d'Aristoclès. On sait de façon certaine qu'Euclide défendai ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice ÉLIE
Dans son étude sur Les Philosophies de la nature, Michel Ambacher distingue la « philosophie naturelle » de la « philosophie de la nature », et il entend la première « au sens où Galilée et Newton, Comte ou Darwin ont parlé d'une philosophie naturelle. C'est-à-dire sous l'aspect d'une connaissance globale et objective des diverse ... Lire la suiteÉcrit par : Henri Dominique SAFFREY
À l'intérieur du vaste mouvement philosophique que l'on désigne globalement sous le nom de néo-platonisme et qui se développe du iiie au vie siècle après J.-C., on distingue des écoles diverses. Fondé à Rome par Plotin, qui y enseigne de 245 à 270, et maintenu vivant sur place par Porphyre et ses successeurs ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
École philosophique fondée à Pergame après la mort du philosophe Jamblique, vers 330, par son disciple Aidesios. Elle regroupe Maxime d'Éphèse, Chrysanthe, Priscus et un certain Eusèbe. C'est dans ce milieu et cette tradition jambliquienne, tout particulièrement sous la direction de Maxime d'Éphèse, que l'empereur Julien fut initié au néo-platonis ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LARGEAULT
Doctrine de la matière, dont le but est d'expliquer le principe qui produit les choses, le matérialisme est une doctrine de l'unité, qui prétend rendre compte de la variété et de la diversité, en plaçant cette unité dans une substance, dont toutes les formes et propriétés susceptibles de se rencontrer sont des transformations. Cela se manifeste, d ... Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
À la suite de Jules Lagneau, disciple de Lachelier, on appelle « analyse réflexive » l'analyse qui consiste à réfléchir sur n'importe quelle pensée en vue de dégager les conditions de toute pensée, de découvrir les caractères essentiels de la pensée ; remontant de condition en condition, elle retrouve ce qui fait l'unité de la pensée, sa ... Lire la suiteÉcrit par : Hubert FAES
Il n'est pas sûr que le sensualisme puisse être traité comme un système de pensée aux contours bien définis, partagé par une lignée d'auteurs importants. Le terme même est équivoque, et son usage est discuté. Le seul auteur que l'on donne pour représentatif, Condillac (1714-1780) avec son Traité des sensations (1754), ne l'a pas employé, ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG
Socrate n'est pas un philosophe parmi les autres ; il est le totem de la philosophie occidentale. En chaque pensée qui s'éveille et s'interroge, il revit ; en chaque pensée qu'on humilie ou qu'on étouffe, il meurt à neuf. La place exceptionnelle qu'il tient dans notre culture est celle du héros fondateur, du père originaire, qui s'enveloppe dans u ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MISRAHI
Le spinozisme passe ordinairement pour être la philosophie même de la totalité, de la nécessité et de l'éternité. Mais comme ces concepts, destinés à définir l'être de la Substance, ou Nature, sont saisis et posés par la seule raison, en même temps que leurs implications sont déployées selon la plus rigoureuse, la plus « mathématique » et la plus ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Doctrine selon laquelle les formes politiques et religieuses doivent être conservées, dès lors qu'elles sont traditionnelles, consacrées par le passé. Qu'on échoue à les justifier intellectuellement n'est pas une objection, car leur valeur ne tient pas au fait qu'on peut les vérifier ou non par voie critique (enquête et raisonnement sont faillible ... Lire la suiteÉcrit par : Paul GILBERT
Transcendantalisme dépend de « transcendantal », mot qui a été inventé au début du xive siècle pour distinguer de « transcendant » (est transcendant « tout objet qui est objet pour la conscience, vers lequel la conscience „s'éclate“ » [Sartre]) les caractéristiques (un, vrai, bon) qui appartiennent à tout étant, objectif ou sub ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe DEVAUX
Aussi ancienne que la pensée occidentale, la composante utilitariste n'a cessé depuis sa formation d'y occuper une place importante, même si, selon Bachelard, l'intérêt chimérique a précédé et souvent fait obstacle à l'utile. Après de nombreuses vicissitudes, des éclipses et des regains d'actualité, au cours desquels il est passé par des versions ... Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Doctrine qui affirme le primat de la volonté sur l'intelligence. Elle inspire des théologies (Duns Scot), des philosophies (Schopenhauer, Nietzsche, et aussi Descartes), des psychologies (Wundt, Burloud), des sociologies (Weber, Tönnies, jusqu'à un certain point Talcott Parsons et Alain Touraine). En fait, le volontarisme n'est radical que là où l ... Lire la suite
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