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ONTOLOGIE

« Ontologie » veut dire : doctrine ou théorie de l'être. Cette simple définition, toute nominale d'ailleurs, propose une petite énigme de lexique : le mot « ontologie » est considérablement plus récent que la discipline qu'il désigne ; ce sont les Grecs qui ont inventé la question de l'être, mais ils n'ont pas appelé ontologie la discipline qu'ils instituaient. Aristote désigne de façon indirecte comme « la science que nous cherchons » la théorie de l'être en tant qu'être. Ses successeurs, mettant en ordre ses cours de philosophie, ont appelé Métaphysiques les traités contenant cette théorie, voulant signifier à la fois que ces traités succèdent aux traités sur la nature, ou Physiques, et que leur objet dépasse, transcende celui de la nature. On n'a songé à donner le nom d'ontologie à la science de l'être en tant qu'être que lorsqu'il a fallu préciser le statut de cette science par rapport aux sciences philosophiques qui traitaient, non de l'être en général, mais de l'être du monde, de l'être de l'âme, de l'être de Dieu et que l'on appelait cosmologie rationnelle, psychologie rationnelle, théologie rationnelle. On était amené, par une sorte de symétrie verbale, à placer en tête de ces trois sciences l'ontologie ; celle-ci jouait ainsi le rôle de métaphysique générale, par rapport à la métaphysique spéciale constituée par les trois autres disciplines. C'est cette dénomination qui a cours à la fin du xviiie siècle, lorsque Kant écrit la Critique de la raison pure. Mais les deux expressions « ontologie » et « métaphysique » se recouvrent tellement que Kant appelle métaphysique l'ontologie de ses prédécesseurs, sans aucun doute pour opposer ses insuccès aux succès de la mathématique et de la physique. Dans le contexte de la philosophie critique, c'est en effet le contraste avec la physique qui est significatif, et le destin de l'ontologie se confond avec celui de la métaphysique.

On ne doit pas, néanmoins, tenir pour accordée cette identification entre ontologie et métap […]

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Pour citer cet article

Paul RICŒUR, « ONTOLOGIE  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/

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« ONTOLOGIE » est également traité dans :

ABSOLU

Écrit par :  Claude BRUAIRE

…  usage opératoire dont on ne saurait déduire la liberté absolue. En second lieu, être infidèle à l'*ontologie et enclore l'absolu dans l'élément abstrait du concept, revient peut-être, à nouveau, à réduire et à mutiler son sens. Ainsi du moins le prétend toute formulation de l'argument ontologique de l'existence de Dieu. On sait que cet argument… Lire la suite
ANALOGIE

Écrit par :  Pierre DELATTREAlain de LIBERA Universalis

Dans le chapitre "La tradition antique et médiévale"  : …  dans un cadre strictement sémantique, tantôt dans une perspective rigoureusement théologique. *La formulation médiévale du concept d'analogie de l'être est un phénomène tardif qui a été préparé par une longue suite de médiations et de transferts. Son point de départ est la théorie porphyrienne de l'homonymie transmise par Boèce et les Lire la suite
ARISTOTE

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Être quelconque et être suprême"  : …   proposait deux sortes de définition de la « science recherchée ». L'une la présente comme la *science de l'être en tant qu'être, c'est-à-dire de l'être envisagé par où (έe, qua) il est être et seulement être, et non « nombre, ligne ou feu » (Γ, 2, 1004 b 6). Une telle science est opposée d'emblée, dès les premières lignes du… Lire la suite
ARISTOTÉLISME MÉDIÉVAL

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "L'« aristotélisme commun » et la représentation de la nature"  : …  aristotélisme médiéval n'est que la longue mise en argument de la distinction et des rapports entre *ontologie, la science de l'être en tant qu'être, et théologie, la science de la substance immobile, laquelle ne fait qu'expliciter l'ambiguïté originaire de la Métaphysique aristotélicienne dans les termes du débat sur l'objet de la… Lire la suite
ASÉITÉ

Écrit par :  Marie-Odile MÉTRAL-STIKER

… *Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les… Lire la suite
BADIOU ALAIN (1937- )

Écrit par :  Elie DURING

Dans le chapitre "Le multiple pur"  : …  lui (théorème de Cantor), ce qui ouvre le champ à une hiérarchie d'infinis de puissance croissante. *Délivrée du thème de l'Un ou du Tout, l'ontologie ne peut être que « soustractive ». Elle se confond avec les mathématiques ensemblistes, qui prennent désormais en charge le discours de l'être en tant qu'être en affrontant les apories de l'un et du… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Plans de la pensée catégoriale"  : …  fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la connaissance.

a)  *Rien dans la philosophie grecque classique ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote (Métaphysique, 1003 b sqq.),… Lire la suite
CONCEPTUALISME, philosophie

Écrit par :  Joseph VIDAL-ROSSET

…  transcendantes à celles-ci. Appelons cette forme de conceptualisme « conceptualisme ontologique ».* L'ontologie conceptualiste est une position intermédiaire entre le nominalisme et le réalisme platonicien : elle accorde une réalité aux Idées et refuse de les réduire aux mots (comme le font les nominalistes), mais elle ne leur accorde aucune… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Mise en question de l'idée de représentation"  : …  qui se donne pour tâche la détermination de l'être de l'étant. En s'attachant à la question de la* nature ontologique de l'étant, la métaphysique est conduite à interpréter l'être à partir de l'étant et, par là, à oublier la différence ontologique et le vrai sens de l'être (qui doit être pensé précisément dans sa différence). Une pensée soucieuse… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "La « doxa » des Grecs : croyance et opinion"  : …  première. Tel est le paradoxe grec de la croyance-opinion : ce vocable désigne tour à tour : *a) un degré du savoir, quand on accentue son déficit par rapport à la science, donc quand on la caractérise en terme ontologique par le défaut d'être de son objet ; b) le mouvement d'approximation de la vérité « dans le temps et par… Lire la suite
DERRIDA JACQUES (1930-2004)

Écrit par :  Catherine MALABOU

Dans le chapitre "Une autre définition de l'écriture"  : …  de l'origine pleine, la mort dans la vie. La différance doit beaucoup à la « différence *ontologique » pensée par Heidegger. L'écriture pourrait être l'autre nom de cet « écart » non thématisable qui est différence de l'être et de l'étant. Cependant —  malgré l'évidente proximité de la différence ontologique et de la trace —, la pensée de Heidegger… Lire la suite
DESCARTES (R.), en bref

Écrit par :  Francis WYBRANDS

  *Populaire au point d'avoir produit un adjectif –  « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont redevables de découvertes… Lire la suite
DESCARTES (R.)

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La preuve ontologique"  : …  *On trouve pourtant, chez Descartes, une autre preuve de l'existence de Dieu, celle que Kant nommera la preuve ontologique. Dans les Principes, elle est exposée la première. Dans les Méditations, elle se trouve dans la Méditation cinquième. Il s'agit, cette fois, de conclure l'existence de Dieu de l'analyse même de son… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "L'explication, réduction de l'arbitraire de la description"  : …  ce qui suit. D'abord, l'explication et la description comportent l'emploi d'un langage et d'une* ontologie : ce langage contient des règles génératives qui, à partir des propositions et entités primitives, en produisent d'autres. En principe, pour décrire, une générativité pauvre suffit, et l'ontologie est fournie par l'observation ou l'… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Dieu et l'intellect"  : …  par rapport à l'existence des êtres de ce monde ou par rapport à la totalité du pensable. *Comme l'a montré D. Henrich, c'est la raison pour laquelle la preuve ontologique et même la dimension ontothéologique au sens strict ne pouvaient apparaître qu'avec certains courants de pensée juive et gnostique dans l'Antiquité tardive. Les pensées… Lire la suite
DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

… *Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée… Lire la suite
ÉLÉATES (~VIe-~Ve s.)

Écrit par :  Henri Dominique SAFFREY Universalis

Dans le chapitre "Le monisme éléatique"  : …  et l'Italie, peut-être a-t-il servi d'intermédiaire entre Parménide et ses prédécesseurs ioniens. *La signification ontologique du monisme éléate peut se formuler en deux propositions : – Les êtres doivent se trouver au-delà des choses du monde sensible, qui sont livrées au devenir et à la corruption : l'être n'est donc pas dans les choses mais au… Lire la suite
ESSENCE, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Important terme philosophique ayant une très longue histoire. L'essence d'un être, c'est ce qu'il est vraiment, ce qui fait qu'il est ce qu'il est. « L'essence coïncide avec ce qu'il y a de plus intime et de presque secret dans la nature de la chose, bref ce qu'il y a en elle d'essentiel » (É. Gilson : L'Être et l'essence). C'est aussi ce… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

*La « question sur l'être » traverse l'histoire de la philosophie. Pour certains, elle serait le motif même de cette histoire, les différences entre les philosophies découlant, au plus profond, de la diversité des réponses à la question sur l'être. Dans ces termes, l'histoire de la philosophie se confondrait… Lire la suite
L'ÊTRE ET LE NÉANT, livre de Jean-Paul Sartre

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Jean-PaulSartre *C'est durant la « drôle de guerre » que Jean-Paul Sartre (1905-1980) élabore cette somme d'« ontologie phénoménologique » qui paraît en 1943 sous le titre de L'Être et le Néant. Essai d'ontologie phénoménologique, donnant à l'existentialisme français son véritable départLire la suite
EXISTENTIAL

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Terme technique de l'ontologie professée par Martin Heidegger et exposée par lui dans L'Être et le Temps (Sein und Zeit, 1927). Depuis lors, ce terme a été repris par différentes écoles existentialistes, mais non par toutes. Il y a lieu de bien distinguer entre « existentiel » et « existential ». Est existentiel tout ce qui se… Lire la suite
FORME

Écrit par :  Jean PETITOT

Dans le chapitre "Description phénoménologique"  : …  détacher comme phénomène. Ici, c'est le concept de discontinuité qualitative qui est fondamental. *Il a été très bien exposé par Husserl dans la troisième Recherche logique, texte qu'on peut à bon droit considérer, avec K. Mulligan et B. Smith, comme « la plus importante contribution à une ontologie réaliste [aristotélicienne] à l'époque… Lire la suite
HEIDEGGER (M.)

Écrit par :  Jean BEAUFRETAlphonse DE WAELHENSClaude ROËLS

Dans le chapitre "Le projet initial de Heidegger"  : …  s'en éloigner toujours davantage. Les premières lignes du livre nous en avertissent déjà : c'est l'*ontologie (terme plus tard proscrit) et le problème de l'être qui formeront le thème central, et en quelque sorte unique, de l'ouvrage, comme aussi de toute pensée ultérieure de Heidegger. Un tel projet ne peut s'articuler indifféremment. Il est de… Lire la suite
HERMÉNEUTIQUE

Écrit par :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "La compréhension comme modalité de l'être-au-monde (M. Heidegger) "  : …  et à l'explicitation (Verstehen/Auslegung) comme manières d'être du Dasein. *Ce virage ontologique est amorcé dès les premiers enseignements de Fribourg (1919-23), où le philosophe jette les bases d'une « phénoménologie herméneutique de la vie facticielle » qui débouchera sur l'« analytique du Dasein », qui va trouver son… Lire la suite
HISTORICITÉ

Écrit par :  Hans Georg GADAMER

Dans le chapitre "L'herméneutique de Heidegger"  : …  humaine, au niveau de la philosophie classique, tout en détruisant la tradition de la métaphysique. *Il renversa la problématique traditionnelle, du fait qu'il renonça à penser l'existence historique de l'homme à partir d'un concept de l'être évident par soi – concept qui est à l'origine de l'ontologie grecque de la substance –, mais, par une… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Malebranche"  : …  départ de ces penseurs n'est pas un problème de théorie de la connaissance ; c'est une question d'*ontologie, celle des rapports de l'étendue et de la perception (plus spécifiquement, pour Malebranche, l'union corps-esprit). Malebranche commence par constater, après Descartes, que nous ne connaissons les choses extérieures que par l'intermédiaire… Lire la suite
JONAS HANS (1903-1993)

Écrit par :  Nicolas TERTULIAN

… une base ontologique, en prenant ses distances par rapport au subjectivisme de l'éthique kantienne. *L'ontologie dont il se réclame est essentiellement intramondaine, car l'idée de “ transcendance”, surtout dans le sens religieux du terme, lui apparaît obsolète. C'est une ontologie ancrée dans le devenir des choses, et qui souligne leur caractère… Lire la suite
LANGAGE PHILOSOPHIES DU

Écrit par :  Jean-Pierre COMETTIPaul RICŒUR

Dans le chapitre "Phénoménologie du langage"  : …  de transcendance vers la vérité du sens à travers le jeu de l'expression. Phénoménologie et *ontologie de l'expression sont ainsi associées dans une unique entreprise. L'interrogation sur la possibilité du langage est solidaire d'une interrogation sur la possibilité de la réflexion et son lieu dans l'architecture de l'être. Le langage est… Lire la suite
LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

Écrit par :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "Autrui me regarde : l'épiphanie du visage"  : …  gravite Totalité et Infini, qu'explicite le sous-titre : Essai sur l'extériorité. *Lévinas cherche à étayer par des descriptions phénoménologiques originales sa thèse selon laquelle l'ontologie, aussi bien celle d'Aristote que celle de Heidegger, pour fondamentale qu'elle soit, ne saurait revendiquer le titre de « philosophie… Lire la suite
LIBERTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

…  y soit un agent, c'est-à-dire l'auteur de ses actes, tel que le premier discours l'aura décrit ? *Et qu'est-ce que la réalité pour que soit possible une entreprise morale et politique de libération, telle que le second discours l'aura prescrite ? Cette question – simple ou double – est, au sens propre du mot, une question ontologique, c'est-à-… Lire la suite
MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "Le problème de la fin de l'histoire"  : …  à l'un et à l'autre. C'est ainsi que même dans Le Visible et l'Invisible le thème de l'*ontologie n'est que rarement explicite. Certes, en tout temps, Merleau-Ponty s'est préoccupé d'élucider ce que, implicitement, nous visons comme étant l'être du perçu, du pensé, du senti, du social, et, corrélativement, l'être de celui qui perçoit,… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La métaphysique d'Aristote"  : …  philosophie première, science qu'on appelle aujourd'hui métaphysique. À ce niveau, on peut dire que *le problème qui occupa Aristote est éternel : Heidegger le reprend de nos jours quand il veut constituer une ontologie fondamentale. Pourtant, contrairement à ce que fera Heidegger, Aristote essaie de résoudre la question de l'être par une analyse… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

Dans le chapitre "L'héritage de Descartes"  : …  , après la mort de l'humanisme (Heidegger, ou du moins le second Heidegger), la tentative d'*ontologies qui, par scepticisme sur l'identité du moi, sur l'unité et la cohérence des discours du moi, recherchent un être pluriel et un langage pluriel : ceux de « différences » ou de singularités dont aucune logique ne percera le secret, car ce… Lire la suite
MONDE

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "L'horizon de la question du fondement"  : …  le processus universel de la diakosmesis, de la constitution de la nature comme monde. *Mais le concept de monde n'est encore qu'un concept intermédiaire. Il doit être lui-même interrogé quant à son fondement ontologique, c'est-à-dire dans l'horizon de la question de l'être, qui est l'horizon ultime de toutes les questions. C'est aussi… Lire la suite
LE MOT ET LA CHOSE, livre de Willard van Orman Quine

Écrit par :  Jean-Pierre COMETTI

Dans le chapitre "Ce qu'il y a"  : …  *Si l'enquête de Quine paraît se concentrer sur des questions relatives au langage, elle n'en est pas moins clairement orientée, à travers le problème de la référence, vers une dimension ontologique des problèmes, qui se manifeste dans les interrogations formulées dans les derniers chapitres du livre. Dans le tout dernier, notamment, Quine pose à… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Grammaire, logique et théologie"  : …  propose » seulement l'une ou l'autre – ici la « substance du nom » (substantia nominis), *le sujet ontologique, là sa « qualité » (qualitas nominis), la forme qui le fait être –, elle est elle aussi loin d'être littérale. En effet, bien que généralement justifiée par la « règle de Boèce » ou règle de l'« exigence du prédicat » (… Lire la suite
NÉANT

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "« L'homme est l'être par qui le néant arrive au monde »"  : …  Malgré la part faite aux références germaniques, c'est à partir de Descartes que *Jean-Paul Sartre va élaborer une ontologie dualiste indiquée par le titre même de son ouvrage L'Être et le Néant et dont la première partie porte sur « le problème du néant ». En face de la massivité, de la matérialité de l'être des choses qui ne sont jamais… Lire la suite
NIETZSCHE (F.)

Écrit par :  Jean GRANIER

Dans le chapitre "L'idéal onto-théologique"  : …  à la détermination de l'« être » par la notion de l'Idéal et qui fait donc de la métaphysique une *« ontologie morale » (XVI, 40). L'idéalisme, explique Nietzsche, c'est « le concept de la morale en tant qu'essence du monde » (VIII, 225). Une semblable ontologie glisse immédiatement à la théologie et l'être-idéal coïncide avec la représentation de… Lire la suite
NOMINALISME

Écrit par :  Paul VIGNAUX

Dans le chapitre "La théorie des distinctions"  : …  xive siècle, nier toute distinction qui n'implique pas séparabilité relevait d'une *ontologie liée à une théologie fondée dans le dogme de l'Église. Une distinction dans les choses s'exprime par une opposition contradictoire entre des propositions constitutives de tout savoir : quand deux choses et b ne sont pas… Lire la suite
NON & NÉGATION, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer : La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermination et à son ambivalence : « … Lire la suite
NON-ÊTRE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Le non-être n'est pas le néant, si l'on entend par néant la simple absence d'être (l'idée de néant ne surgit qu'après coup, de façon imaginaire, comme suppression de l'être). Au sens le plus fort, le non-être est la part de négativité qui est présente dans le réel ou bien le pouvoir de négation qui appartient à l'esprit. Par réaction contre une… Lire la suite
PARMÉNIDE (~VIe-Ve s.)

Écrit par :  Clémence RAMNOUX

… autres le faisaient autour de lui, cette correction n'est-elle pas signifiante ? La naissance de l'*ontologie prendrait le sens d'un refus : non d'un refus réducteur, mais d'un refus amplificateur, prononcé au nom d'une plus haute exigence.  Grâce à Simplicius, on possède une suite de soixante et un vers du premier discours ontologique de l'… Lire la suite
PHÉNOMÉNOLOGIE

Écrit par :  Renaud BARBARASJean GREISCH

Dans le chapitre "La phénoménologie après Husserl"  : …  précisément à mettre au jour. La radicalité de cette démarche est commandée par le point de départ. * Heidegger porte au premier plan le souci ontologique qui animait déjà la phénoménologie husserlienne : la tâche de la philosophie est de poser à nouveaux frais la question de l'être, de s'ouvrir l'accès au sens même de l'être, en tant que distinct… Lire la suite
PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

Écrit par :  Francis JACQUESDenis ZASLAWSKY

Dans le chapitre "L'analyse linguistique et conceptuelle"  : …  en philosophie du langage, à un problème épistémologique classique comme celui de la perception. *Par exemple, on peut montrer que, pour une bonne part, les problèmes de l'ontologie traditionnelle sont liés à certaines particularités logiques du verbe « être » tel qu'il a été utilisé dans les langues classiques ; et, plus généralement, les… Lire la suite
PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

Écrit par :  Jacques MOUTAUX

…  philosophie irrationaliste doit justifier par système son irrationalisme. Pour être première, ou *ontologie, la philosophie doit donc être système. Les diverses philosophies n'étant philosophies que par le fait qu'elles se prononcent sur ce qui est véritablement, la philosophie est essentiellement métaphysique, recherche et détermination des… Lire la suite
PLATON

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "Essences et Formes"  : …  quoi, ni subir l'action de n'importe quoi. Avec Phédon se précise, négativement, le *statut ontologique de l'essence (il ne semble pas y avoir d'innovation sur ce point : Socrate affirme qu'il « ne dit rien là de nouveau »). Les réalités en soi possèdent une manière d'être qui les soustrait à la diversité des représentations… Lire la suite
POÈME, Parménide

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L'affirmation ontologique"  : …  pour conséquence fâcheuse de rendre caduque une telle cosmologie aux dires de Parménide lui-même. *Les vers du fragment 2 semblent légitimer l'opposition radicale entre ces deux voies : « Je vais te dire quelles sont les deux seules voies de recherche à concevoir : la première – comment il est et qu'il n'est pas possible qu'il ne soit pas – est le… Lire la suite
QUINE WILLARD VAN ORMAN (1908-2000)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "Une certaine idée de la philosophie"  : …  que celles des savants, mais elles sont en parfaite continuité avec ces dernières et gardent avec elles une solidarité totale ; de même, les réponses qu'on peut leur apporter sont soumises aux mêmes exigences de précision et de sobriété. C'est, pour Quine, dans le domaine de l'*ontologie que cette continuité est le plus clairement perceptible… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  admis à l'époque suivante, tel le postulat d'un Dieu vérace, tirer de la pensée un réel non pensé. *Le cartésianisme, qui admet une ontologie nominaliste d'individus, achoppe sur l'énigme de la communication des substances, c'est-à-dire sur la difficulté de rendre compte des liaisons causales en termes d'un discontinu d'entités séparées et… Lire la suite
RELATION

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "La doctrine des catégories : Aristote et Kant"  : …  ou négativement – un prédicat à un sujet »). Mais, comme la synthèse judicative a une signification *ontologique, les catégories doivent elles-mêmes être considérées comme des déterminations réelles de l'être. Ce sont les genres les plus généraux de l'être. À ce titre, elles constituent des notions irréductibles : on ne peut les définir les unes par… Lire la suite
ROSMINI-SERBATI ANTONIO (1797-1855)

Écrit par :  François EVAIN

… *Prêtre, philosophe et patriote italien. Né en 1797 à Rovereto, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue (1817-1819). Il fonda en 1828 une congrégation religieuse, l'Institut de la charité (rosminiens). Le roi Charles-Albert l'envoya établir des accords politiques avec Pie IX. Rosmini accompagna le pape en fuite à Gaète (nov. … Lire la suite
SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980)

Écrit par :  Jacques LECARMEJuliette SIMONT

Dans le chapitre "Pour-soi et en-soi"  : …  L'Être et le Néant (1943) porte en sous-titre : Essai d'*ontologie phénoménologique. L'influence husserlienne est donc encore présente, mais le terme d'« ontologie », qui renvoie à la question heideggérienne de l'Être, indique une nouvelle orientation de la pensée de Sartre –  qui va de pair avec une certaine distance prise à l'égard… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Science et ontologie"  : …  qui demeure la plupart du temps implicite. « Toute science de l'étant abrite nécessairement une *ontologie latente, plus ou moins élaborée, qui la porte et qui la fonde. » De ce point de vue, la science procède nécessairement de la philosophie, même si elle a depuis longtemps oublié et renié cette origine. Cet oubli de la philosophie, loin d'… Lire la suite
SOPHISTIQUE

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIGBarbara CASSIN

Dans le chapitre "L'effet sophistique"  : …  écoles. Mais cette série de renversements n'est pas un petit jeu : c'est une critique radicale de l'*ontologie. Elle rend manifeste, comme le reconnaîtra Platon dans le Sophiste (237 b), que l'énoncé parménidéen lui-même fait être le non-être rien qu'en en parlant : comme le note Hegel, « ceux qui insistent sur la différence entre l'être et… Lire la suite
SUBLIME, philosophie

Écrit par :  Philippe LACOUE-LABARTHE

…  Héraclite, resterait cachée parce qu'elle « aime se dissimuler ». Il y a là bien entendu un enjeu* ontologique, et ce n'est pas un hasard si Aristote, au chapitre iv de la Poétique, indique que la mimèsis est à l'origine du savoir (mathèsis). Cette démarche pourrait se rassembler en trois propositions qui sous-… Lire la suite
SUBSTANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Substance et transcendance"  : …  première comme science de l'être) est-elle identique à la théologie, ou science de Dieu ? *On peut supposer (et ici prévaut l'interprétation heideggérienne) que c'est l'ontologie, comme authentique science de l'être, qui constitue le véritable domaine de la métaphysique, et qu'elle est à ce titre antérieure à la théologie, qui n'étudie qu'… Lire la suite
VÉRITÉ ET MÉTHODE, livre de Hans Georg Gadamer

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L'horizon du langage"  : …  *La troisième partie du livre, intitulée « Tournant ontologique pris par l'herméneutique sous la conduite du langage », jette les bases d'une telle tâche à partir de la prise en compte de « l'universalité du langage ». « La langue est [...] le médium universel dans lequel s'opère la compréhension même, qui se réalise dans l'interprétation. » Bien… Lire la suite
VIOLENCE

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "Violence et négativité"  : …  *Hegel s'inscrit dans cette tradition. Pour lui, l'Être, ou ce qu'il appelle la substance, est sujet : il ne se réalise que dans le mouvement de son développement, qui ne saurait aller sans douleur ni déchirement. La vie, l'accomplissement de la nature et de l'esprit, l'histoire, sont la manifestation de l'Être et celle-ci demande « le sérieux, la… Lire la suite

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Définition du mot "ONTOLOGIE"

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