S'il faut définir philosophiquement le destin, le résultat de cette conceptualisation doit contenir l'expression, d'une part, d'un déterminisme et, d'autre part, d'une saisie de ce déterminisme au moment de la mort : mort par anticipation ou saisie rétrospective. On aurait par exemple la formulation suivante : « enchaînement des causes et des effets conduisant à la mort ». Ce qui, à proprement parler, n'est rien d'autre que la vie. Vie, mort, l'idée de destin s'articule autour de cette évidence inéluctable et à travers elle : autant dire que, à la différence d'une notion philosophique, elle relève largement du mythe.
De nombreux philosophes ont utilisé le terme de destin, à moins que ce ne soit l'inverse, et qu'ils aient été « utilisés » par lui : la conceptualisation du destin, à travers les romantiques, Hegel et Kierkegaard, ou à travers les Anciens, Platon, Aristote et les stoïciens, est un terrain d'élection pour qui veut saisir sur le fait la contamination, dans la démarche philosophique, des images et des concepts. L'exemple de Kierkegaard est éclairant : on relèvera dans son œuvre, notamment dans O […]
Autres références
« DESTIN » est également traité dans :
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AFRIQUE NOIRE (Culture et société) - Religions
Auteur :
Marc PIAULT
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BOÈCE (480-524)
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Pierre HADOT
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il faut apercevoir l'ordre profond qui règne dans le monde, notamment la subordination du *Destin à la Providence, la Providence étant la Raison divine qui ordonne toutes choses, tandis que le Destin est l'ordre même qui règle en détail le déroulement du plan divin dans le temps. On retrouve ici une doctrine traditionnelle de la Providence…
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CIEL SYMBOLISME DU
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orienté du Ciel s'esquisse donc le symbole de la coincidentia oppositorum(K. G. Jung).* Le ciel, ainsi quadraturé et ordonné, devient en quelque sorte le modèle parfait ou puissant de toute destinée terrestre. Aussi à la science du calendrier céleste et à l'étude du ciel (astronomie) a été liée de tout temps l'astrologie. La…
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CULPABILITÉ
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progressive de ce qui d'abord apparaissait comme extérieur au moi et dépendant du seul *destin. Dans l'Iliade, après le moment de délire qui l'a porté à enlever la maîtresse d'Achille, Agamemnon reconnaît bel et bien son forfait, mais cet aveu n'implique aucun sentiment de culpabilité morale. Plus tard, à l'époque archaïque, apparaissent,…
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ESCHATOLOGIE
Auteur :
Michel HULIN
ces fins dernières ont toujours été comprises en deux sens bien différents. D'un côté, c'est le *destin post mortem de l'individu qui est en jeu : sa survie, son éventuel jugement dans l'au-delà, son salut ou sa damnation, ou encore sa future réincarnation. De l'autre, il s'agit des événements de la fin du monde : indication des signes…
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Bibliographie
Aristote, Éthique à Nicomaque
Réthorique
J. L. Borges, « L'Immortel », in L'Aleph, Gallimard, Paris, 1967, réimpr. 1988
É. Bréhier & P.-M. Schuhl éd., Les Stoïciens, coll. La Pléiade, Gallimard, 1962
G. Deleuze, Différence et répétition, P.U.F., Paris, 1969
S. Freud, Essais de psychanalyse appliquée (1933), Gallimard, 1971, rééd. 1978
V. Goldschmidt, Le Système stoïcien et l'idée de temps, Vrin, Paris, 1953, 4e éd. rev. 1979
A. Green, Un œil en trop, éd. de Minuit, Paris, 1969
G. W. F. Hegel, Phénoménologie de l'esprit (Die Phänomenologie des Geistes), Aubier-Montaigne, Paris, 1969
S. Kierkegaard, Ou bien... ou bien... (Enten, Eller), Gallimard, 1943
Platon, République
Ion.
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