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Écrit par : Jean-Paul DUMONT
Académie désigne le domaine situé dans le Céramique (faubourg des potiers, appelé joliment « Tuileries » par l'abbé Barthélemy), que Cimon avait orné des plus beaux platanes d'Athènes et où Platon fixa, vers 387 avant J.-C., l'école qui porta ensuite ce nom. Les orateurs Lycurgue, Hypéride et peut-être Démosthène ; des hommes politiques aux tendan ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien JERPHAGNON
Le mot grec anankè veut dire « nécessité » (anankè estin, « il faut ») ; plus précisément, chez les poètes, les tragiques, les philosophes, les historiens, anankè évoque une contrainte, une nécessité naturelle, physique, légale, logique, divine... Ce nom personnifie la Nécessité comme telle, instance inflexible gouvernan ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Terme appartenant à la philosophie grecque de l'Antiquité ; c'est la transcription littérale de aporia, dont le sens propre est « impasse », « sans issue », « embarras ». En philosophie, on peut lui donner un sens faible, comme le fait Aristote en insistant sur l'aspect de difficulté à résoudre, notamment lorsqu'il s'agit de la « mise en ... Lire la suiteÉcrit par : James LEQUEUX
Dans le chapitre L'astronomie grecqueC'est sur les bords de la Méditerranée, dans la presqu'île hellénique, que s'épanouit la plus brillante civilisation de l'Antiquité. L'histoire grecque remonte certainement à plus d'un millénaire avant notre ère, mais nous ne possédons sur ces temps reculés que des documents de seconde main ; aucun écrit antérieur au ive siècle ... Lire la suite
Écrit par : Jean GREISCH
Deux mille ans avant la naissance de la théorie atomique moderne, des penseurs grecs ont forgé la notion d'atome pour désigner les éléments premiers, insécables et indestructibles dont se compose toute réalité. La tradition voit dans Leucippe l'ancêtre mythique d'une philosophie qui, au ve siècle avant J.-C., tente de concilier ... Lire la suiteÉcrit par : Fernando GIL
Dans le chapitre Plans de la pensée catégorialeLa pensée grecque fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la .
a) Rien dans la philosophie grecque classique ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote (Métaphysique, 1003 b sqq.), a ...
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Écrit par : Alain DELAUNAY
Dans sa Poétique, Aristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification (katharsis) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action représentée (induisant pitié, colère, ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre La « doxa » des Grecs : croyance et opinionC'est donc de la doxa des Grecs qu'il faut partir, de son sens majeur d'opinion et de son sens mineur d'opiner. Là est la source de la double évaluation philosophique de la croyance (nous dirons désormais : croyance-opinion et opiner-juger). Dès le Poème de Parménide, dont il ne nous reste que des fragments, l'o ... Lire la suite
Écrit par : Henri WETZEL
Cynisme : la philosophie n'a pas fait un concept pondéré de ce terme abstrait qui désigne une réalité aussi opaque que l'idée est immédiatement polémique. Comme l'indique son étymologie, c'est à l'histoire de la philosophie pourtant que l'on est d'abord renvoyé. Emprunté au latin de basse époque cynismus et dérivé du grec κυνισμ́ος, il se ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
Groupe de philosophes qui tire son nom de Cyrène, d'où était originaire son fondateur, Aristippe, disciple de Socrate. Les principaux successeurs d'Aristippe furent : sa fille Arété (une des rares femmes philosophes de l'Antiquité) ; le fils de celle-ci, Aristippe Metrodidactos (c'est-à-dire le « Disciple de sa mère ») ; Hêgêsias Péisithanatos (« ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Qu'est-ce que l'âme ? La question peut nous paraître incongrue, mais pour l'Antiquité elle était essentielle à la constitution d'une science du vivant (l'âme se définit comme ce qui « anime » un corps, au principe donc de ce qui distingue l'animal du végétal), et partant d'un savoir sur l'homme. Aussi le traité De l'âme (en grec Perì ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel RUSSO
Plotin (env. 205-270) a cinquante-neuf ans quand il rencontre Porphyre (234-305 env.), qui demeure avec lui pendant six ans et qui, après sa mort, réunit ses œuvres en cinquante-quatre livres, partagés en six Ennéades. Les passages sur le Beau et le Beau intelligible occupent respectivement les livres I, 6 et V, 8 (T ... Lire la suiteÉcrit par : Henri Dominique SAFFREY, Universalis
L'école d'Élée reste, en Occident, une source d'inspiration pour les philosophes qui professent le primat de l'être sur le devenir. Son plus illustre représentant, Parménide, n'enseigna sans doute pas le rigoureux monisme ontologique que parfois on lui attribue. Sa polémique contre l'héraclitéisme l'a probablement entraîné à exprimer en des formul ... Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU
Dans le chapitre Les écoles de Milet et d'ÉphèseVers 600 avant J.-C., Thalès de Milet, le fondateur de l'école ionienne, semble avoir été le premier philosophe qui ait tenté de dégager une théorie cosmologique préscientifique des systèmes magico-religieux babyloniens et égyptiens. En effet, la conception centrale de la cosmologie de Thalès, selon laquelle l'Eau était l'élément primordial de l'U ... Lire la suite
Dans le chapitre Empédocle et les pythagoriciensAu milieu du ve siècle avant J.-C., Empédocle d'Agrigente tenta de concilier la permanence des substances avec le changement perpétuel des apparences de l'Univers. Ce qui nous apparaît comme le commencement ou la fin d'un être n'est qu'une illusion ; en réalité, il n'y a rien que mélange, réunion et combinaisons qui s'opposent ... Lire la suite
Dans le chapitre Les alchimistes d'AlexandrieMarcelin Berthelot a signalé la parenté des théories platoniciennes du Timée avec celles des alchimistes grecs, contemporains et disciples des néo-platoniciens. Cette filiation était reconnue par Synesius dans son commentaire sur Démocrite et par Stephanus d'Alexandrie (vers 630 apr. J.-C.). Ce dernier déclare : « La science peut tout ; e ... Lire la suite
Écrit par : François TRÉMOLIÈRES
Les Ennéades (de enneas, le chiffre neuf en grec) ne constituent pas à proprement parler une œuvre de Plotin (205-270), mais la bibliothèque plotinienne : c'est en effet le nom donné au rassemblement par Porphyre, après la mort du maître, de cinquante-quatre traités ou conférences d'importance variable, en six ensembles thématiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Geneviève HÉBERT
Dans la conscience commune, l'épicurisme souffre d'un malentendu. Il serait par excellence une philosophie du plaisir, un hédonisme, et l'épicurien un jouisseur, au mieux un bon vivant, au pire un débauché. Or, s'il fait l'éloge du plaisir, c'est dans le cadre d'un ascétisme raisonné. Une analyse rigoureuse des plaisirs véritables conduisait en ef ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Le corpus aristotélicien comprend traditionnellement trois ensembles consacrés à la philosophie morale : l'Éthique à Nicomaque, l'Éthique à Eudème et la Grande Morale, ou Grands Livres d'Éthique, dont l'attribution à Aristote (385 env.-322 env. av. J.-C.) est aujourd'hui très contestée. Des deux premiers, les titres sont ... Lire la suiteÉcrit par : Giulio GIORELLO
Dans le chapitre L'être dans la pensée grecque« Il soupçonna que l'eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu'il découvrit les saisons de l'année, et qu'il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d'aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. À ce propos, Hiéronyme dit qu'il mesura les pyramides ... Lire la suite
Écrit par : Georges KAYAS
Au lieu de l'eau de Thalès et de l'air d'Anaximène, Héraclite d'Éphèse (~ 535-~ 475) pense que le principe de toutes choses est le feu, le Soleil lui-même n'étant qu'une mitraille incandescente. À ces trois éléments Empédocle ajoute la Terre. Dans la cosmogonie platonicienne (Le Timée), qui reprend et développe la théorie d'Empédocle, le ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
De l'œuvre d'Héraclite (vie s.-ve s. av. J.-C.), il ne reste environ que quelque 130 fragments connus grâce à ceux qui, de Platon à Albert le Grand (xiiie siècle) en passant bien sûr par Diogène Laërce, le citèrent et le commentèrent, avant qu'Hermann Diels en donne une première édition e ... Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE
La civilisation occidentale est fondée sur un petit nombre de principes qui donnent à la vie humaine son sens et sa valeur. Ces principes ont été formulés en Occident, pour la première fois et de façon définitive, par des Grecs. C'est ce qu'il importe de rappeler : après un demi-siècle de terribles vicissitudes, et alors que l'homme occidental est ... Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE
Dans le chapitre L'homme essentielIl faut se garder d'imaginer une Grèce idéale, une Grèce où tous n'eussent été que des sages et des philosophes discutant paisiblement dans un jardin. En fait, les Grecs étaient des hommes, et qui étaient mus par tous les appétits qui meuvent les hommes. L'appétit de gloire et d'honneur : Achille, les jeunes athlètes féodaux de Pindare, A ... Lire la suite
Dans le chapitre Le paradoxe socratiqueMontrons maintenant comment le socratique – subir l'injustice vaut mieux que de la commettre – découle du premier principe sur la dignité de l'homme. Ce paradoxe a une préhistoire, il ne surgit pas tout à coup comme une nouveauté absolue. Dans un passage célèbre de son poème Les Travaux et les Jours (202-273), Hésiode avait recom ... Lire la suite
Dans le chapitre Le plus grand mal n'est pas la mortLe dernier principe est une conséquence du deuxième. Si ce qu'il y a de pire ici-bas est de dégrader son âme, il peut se trouver des circonstances où nous aurons à choisir entre cette dégradation et la mort. La Grèce, ici encore, nous a donné deux exemples admirables, l'un dans la personne de Socrate, l'autre dans le personnage d'Antigone chez Sop ... Lire la suite
Dans le chapitre La liberté du sageLaissant de côté maintenant le détail des doctrines, demandons-nous comment il se fait que les morales hellénistiques ont été vraiment des instruments de consolation et de force, d'où vient aussi qu'à la différence des systèmes éthiques de Platon et d'Aristote qui ne nous disent plus rien, ceux d'Épicure et de Zénon gardent aujourd'hui encore des ... Lire la suite
Écrit par : Clémence RAMNOUX
Traditionnellement, on appelle « Ioniens » ou « premiers philosophes de la Grèce » un groupe de personnages ayant fleuri au vie siècle avant J.-C. dans les grandes cités côtières d'Asie mineure, singulièrement dans la ville portuaire de Milet et la cité de pèlerinage d'Éphèse. Après Aristote et d'après lui, on nomme Milésiens T ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
« J'étais descendu, hier, au Pirée avec Glaucon, fils d'Ariston » (ce dernier n'est autre que le père de Platon). Ainsi commence La République de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) – en grec Politeia, « Du régime politique », ou Peri dikaiou, « Sur la justice » –, sans doute le plus célèbre des livres de philosophie. C ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Sans doute le plus connu des dialogues platoniciens, Le Banquet (Sumpósion) ou Sur l'amour, rédigé vers 375 avant notre ère – soit, comme La République, Le Phédon et Le Phédre, durant la période dite de la maturité de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) – demeure un texte énigmatique. La struc ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Des nombreux traités que le Grec Épicure (341-270 av. J.-C.), un des auteurs les plus prolixes de l'Antiquité, écrivit sur la nature, il ne reste que trois lettres de présentation de sa pensée qui nous sont parvenues grâce au doxographe Diogène Laërce. Si étudier la nature est important, ce n'est pas tant en vue de constituer une science physique, ... Lire la suiteÉcrit par : Robert BLANCHÉ, Jan SEBESTIK
Dans le chapitre L'essor de la logique en GrèceOn s'accorde toujours à faire commencer la logique avec celles des œuvres d'Aristote qui seront ultérieurement rassemblées sous le titre commun d'Organon – mot qui marque bien le caractère instrumental et préparatoire à la philosophie qu'Aristote lui reconnaissait. Elle avait été préparée par le développement de la, qu'Aristote fait remo ... Lire la suite
Dans le chapitre La fin de l'Antiquité et le haut Moyen ÂgeAprès Théophraste et Chrysippe s'ouvre une période de syncrétisme, où des éléments stoïciens sont amalgamés à la logique aristotélicienne, sans que rien d'important vienne s'y ajouter. Apulée (iie siècle) imagine le tableau quadratique de l'opposition, Porphyre introduit les cinq prédicables, Galien (qui n'est pas, comme on l'a ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Paul DUMONT
Dans le portique d'Athènes consacré à Apollon Lycéios, situé en bordure de l'Ilissos et orné par Périclès, Aristote s'installa pour professer et converser en se promenant avec ses disciples. De cette coutume vient aussi le nom d'école péripatéticienne dont on use pour désigner le Lycée (Λ́υκειον). Après Aristote, l'école eut à sa tête les scolarqu ... Lire la suiteÉcrit par : Luc BRISSON
Avant Platon, l'usage des termes philosophía, philósophos et philosopheîn semble avoir été très rare, compte tenu du petit nombre de textes antérieurs au ive siècle qui nous sont parvenus. Les rares occurrences qui en subsistent présentent un sens différent de celui que, suivant nos habitudes mentales ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Exclusivement oral, l'enseignement d'Épictète (50 env.-130 env.) nous est parvenu par l'intermédiaire de son disciple Arrien (105 env.-180 env.), qui nous a conservé des Entretiens et le Manuel : ce dernier est, avec les Pensées de Marc Aurèle, le plus connu et le plus lu des textes du stoïcisme ancien. Il sert de repous ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
Du chef de l'école de Mégare, Euclide, aucun texte ne nous est parvenu ; l'enseignement du maître et celui de ses successeurs à la tête de l'école, Eubulide, Alexinus, Diodore Cronos, nous sont seulement connus par des allusions et des critiques de Platon, d'Aristote, de Diogène Laërce et d'Aristoclès. On sait de façon certaine qu'Euclide défendai ... Lire la suiteÉcrit par : Ferdinand ALQUIÉ
Dans le chapitre L'AntiquitéLa notion de métaphysique, comme science de l'au-delà de la nature, résulte, à l'origine, d'une sorte de contresens sur le mot grec μετ̀α. L'ouvrage d'Aristote que nous appelons La Métaphysique a été nommé ainsi parce que, dans l'édition qu'en donna Andronicos de Rhodes, il faisait suite à la physique. Les livres qui le constituaient fure ... Lire la suite
Écrit par : Clémence RAMNOUX
Avant l'âge classique de la Grèce, à l'âge qu'on appelle « archaïque », le mythos et le logos qualifié de hiéros ne s'opposent pas. L'un et l'autre semblent avoir désigné un « récit sacré » concernant les dieux et les héros. Les sanctuaires officiels et secrets possèdent chacun sa collection, transmise « de la bouche à l ... Lire la suiteÉcrit par : Henri Dominique SAFFREY
À l'intérieur du vaste mouvement philosophique que l'on désigne globalement sous le nom de néo-platonisme et qui se développe du iiie au vie siècle après J.-C., on distingue des écoles diverses. Fondé à Rome par Plotin, qui y enseigne de 245 à 270, et maintenu vivant sur place par Porphyre et ses successeurs ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre Métaphysique et ontologieJusqu'à Kant, l'histoire de l'être, c'est l'histoire de la métaphysique. Et pourtant la question de l'être ne s'y épuise pas ; c'est même parce que la question est plus grande que la réponse de la métaphysique qu'elle ne cesse de renaître sous des formes nouvelles. On se bornera, dans ce paragraphe, à rapporter la position du problème dans la phil ... Lire la suite
Écrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans l'œuvre immense qui nous reste d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.), ou qui est publiée sous son nom, on peut distinguer trois ensembles : les écrits qui relèvent directement de la connaissance scientifique (dont De l'âme) ; ceux qui traitent plutôt des conduites humaines (dont l'Éthique à Nicomaque) : vie de la cité, princip ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Le Phédon, ou Sur l'âme (Phaîdon è Peri psukhès) appartient, avec La République, le Phèdre et Le Banquet, à l'ensemble des œuvres dites de la maturité de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.). Phédon y relate la mort de Socrate (399 av. J.-C.), dont il fut le témoin, et rapporte ses der ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit vers 370 avant J.-C., le Phèdre (Phaidros) marque le point culminant de la polémique (implicite) de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) à l'égard d'Isocrate, l'auteur de Contre les sophistes (parmi lesquels il incluait les platoniciens) et fondateur d'une école de rhétorique, rivale de l'Académie. Comme Lysias (mo ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Physis (ϕ́υσις) est un des concepts fondamentaux de la philosophie grecque. Les Romains l'ont traduit par natura, mais le concept moderne de nature s'est trouvé engagé dans un certain nombre d'emplois, et surtout dans une série d'oppositions (nature et esprit, nature et grâce, nature et liberté, etc.), qui risqueraient de détourner l'hist ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Les difficultés liées à l'interprétation des 155 hexamètres qui nous sont parvenus du Poème de Parménide d'Élée (— 500 env.-— 440), intitulé aussi De la nature, conjuguent à la fois les problèmes liés à la philologie et les questions propres à la philosophie. « Notre père Parménide », comme Platon l'appelle dans le Sophiste ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE, Daniel SAINTILLAN
Il n'est guère, dans l'Antiquité, de figure plus mystérieuse que celle de Pythagore, ni qui ait posé de problèmes plus embarrassants aux historiens. Il passe pour n'avoir rien écrit, et sa pensée ne fut sans doute connue jusqu'à l'époque de Socrate que par une tradition orale, elle-même entourée de secret. Les documents qui permettent de la conjec ... Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre La raison comme discours sur l'ÊtreBien longtemps avant qu'il ne soit question de philosophie, le rôle du discours est d'une importance capitale : le récit mythique, la formule religieuse ou magique, la révélation divine n'existent que dans le discours, ou plus précisément dans des discours dont chacun prétend à la vérité (quand il s'agit d'une révélation de la volonté divine) ou à ... Lire la suite
Dans le chapitre La raison et l'expérienceOn raconte que Diogène, pendant l'exposé d'un philosophe de l'école de Parménide, se serait tranquillement mis à marcher à travers la salle. Sans doute n'est-ce pas là une réfutation digne d'une philosophie, laquelle exige d'être traitée sur son plan, celui du discours cohérent et de la raison ; la réaction n'en est pas moins compréhensible : elle ... Lire la suite
Écrit par : Jacques BRUNSCHWIG
Socrate n'est pas un philosophe parmi les autres ; il est le totem de la philosophie occidentale. En chaque pensée qui s'éveille et s'interroge, il revit ; en chaque pensée qu'on humilie ou qu'on étouffe, il meurt à neuf. La place exceptionnelle qu'il tient dans notre culture est celle du héros fondateur, du père originaire, qui s'enveloppe dans u ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Transcription du grec sophisma, désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Barbara CASSIN
La sophistique est d'abord ce mouvement de pensée qui, à l'aube présocratique de la philosophie, séduisit et scandalisa la Grèce entière. Hegel qualifie les premiers sophistes, dans l'Athènes de Périclès, de « maîtres de la Grèce » : au lieu de méditer sur l'être comme les Éléates, ou sur la nature comme les physiciens d'Ionie, ils choisissent d'ê ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Urs EGLI
Contrairement à la plupart des doctrines philosophiques, le stoïcisme ne tire son nom ni de celui de son fondateur, comme le platonisme, ni de celui de son concept central, comme l'existentialisme, mais simplement de celui de l'endroit où sa voix s'est fait entendre pour la première fois : c'est au Portique des peintures, à la Stoa poikilè ... Lire la suite
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