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ARISTOTE (~385 env.-~322) - (repères chronologiques)

— 385-— 384  Naissance d'Aristote, à Stagire, en Macédoine. Il est le fils du médecin Nicomaque.

— 366  Arrivée à Athènes, à l'âge de dix-huit ans. Brillant disciple de Platon.

— 363  Enseigne la rhétorique à l'Académie fondée par Platon. Rédige des textes d'inspiration platonicienne qui sont perdus.

— 356  Philippe II roi de Macédoine. Naissance d'Alexandre, son fils.

— 347  Mort de Platon. Séjour d'Aristote près du tyran Hermias, à Atarnée.

— 346  Il se marie, séjourne à Stagire et rédige le livre A de la Métaphysique, ainsi que divers chapitres de sa Physique.

— 342  Précepteur d'Alexandre.

— 336  Alexandre devient roi de Macédoine.

— 335  Retour d'Aristote à Athènes et fondation du Lycée, école rivale de l'Académie de Platon.

— 323  Accusé d'impiété, tel Socrate en — 399, il se réfugie en Eubée, à Chalcis. Alexandre le Grand meurt, à trente-trois ans.

— 322  Mort d'Aristote, en exil, à Chalcis, patrie de sa mère, à l'âge de soixante-trois ans.

Francis WYBRANDS

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ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Aristote n'est sans doute pas le philosophe le plus séduisant de l'Antiquité, celui auquel on se reporte le plus volontiers quand on veut remonter aux sources de ce que les Grecs ont nommé la « sagesse ». Mais nul n'a marqué autant que lui la philosophie et la science des siècles suivants, peut-être même – et cela jusqu'à nos jours inclusivement –… Lire la suite
HISTOIRE DES ANIMAUX (Aristote)

Écrit par :  Pierre LOUIS

La date de 335 avant notre ère est très importante dans l'histoire de la science grecque et de la science en général. Elle correspond pourtant à une période assez sombre de l'histoire de la Grèce ancienne. Trois années plus tôt, en — 338, la défaite des Athéniens et des Thébains, battus par Philippe de Macédoine à Chéronée, a signifié la fin de… Lire la suite
DE L'ÂME, Aristote

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Qu'est-ce que l'âme ? La question peut nous paraître incongrue, mais pour l'Antiquité elle était essentielle à la constitution d'une science du vivant (l'âme se définit comme ce qui « anime » un corps, au principe donc de ce qui distingue l'animal du végétal), et partant d'un savoir sur l'homme. Aussi le traité De l'âme (en grec PerìLire la suite
ÉTHIQUE À NICOMAQUE, Aristote

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Le corpus aristotélicien comprend traditionnellement trois ensembles consacrés à la philosophie morale : l'Éthique à Nicomaque, l'Éthique à Eudème et la Grande Morale, ou Grands Livres d'Éthique, dont l'attribution à Aristote (385 env.-322 env. av. J.-C.) est aujourd'hui très contestée. Des deux premiers, les titres sont… Lire la suite
ORGANON, Aristote

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans l'œuvre immense qui nous reste d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.), ou qui est publiée sous son nom, on peut distinguer trois ensembles : les écrits qui relèvent directement de la connaissance scientifique (dont De l'âme) ; ceux qui traitent plutôt des conduites humaines (dont l'Éthique à Nicomaque) : vie de la cité,… Lire la suite
POÉTIQUE, Aristote

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

On a pu dire de la poétique conçue comme discipline que son histoire coïncidait pratiquement avec celle de la réception de la Poétique (Poiètikè) d'Aristote (env. 385-env. 322 av. J.-C.), composée vers 340 avant J.-C. Peu d'ouvrages, en effet, ont ainsi connu une vie autonome, et d'aussi longue durée, au point de devenir, à… Lire la suite
ACADÉMIE ANTIQUE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "La doctrine"  : …  doute fidèle de cet enseignement platonicien dans les fragments du traité Sur le bien d'*Aristote. Tous les êtres ont une existence mixte, résultat du mélange, dont le Philèbe assurait qu'il peut être bon ou mauvais, de deux principes : la limite et l'illimité. Sans doute les désigne-t-on désormais selon l'appellation… Lire la suite
ACTE, philosophie

Écrit par :  Paul GILBERT

Dans le chapitre "La tradition aristotélicienne"  : …  Le* terme « acte » reprend le latin actus, qui traduit deux termes d'Aristote : energeia (« qui est en plein travail ») et entelecheia (« qui séjourne dans sa fin »). Ces deux mots du vocabulaire aristotélicien sont souvent confondus par les traducteurs, mais déjà parfois par Aristote lui-même. L'analyse du mouvement en… Lire la suite
AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique"  : …  il tantôt finement analysé en tant qu'obstacle, mais aussi ressource de la vie éthique, comme chez *Aristote, en particulier dans l'Éthique à Nicomaque, tantôt entièrement rejeté comme obnubilant et obscurcissant – comme si tout affect se confondait avec la passion –, par exemple chez les stoïciens orthodoxes, les épicuriens et les… Lire la suite
ÂME

Écrit par :  Pierre CLAIRHenri Dominique SAFFREY

Dans le chapitre "Avènement de la « psychologie » avec Socrate, Platon et Aristote"  : …  d'être à soi-même source de son propre mouvement et principe du mouvement de tous les corps. *Cette dernière remarque préparait évidemment Aristote à exprimer l'essence de l'âme dans les catégories de sa propre doctrine du mouvement, de la puissance et de l'acte. « L'âme est la forme ou l'acte du corps dont c'est la nature de pouvoir vivre… Lire la suite
ANALOGIE

Écrit par :  Pierre DELATTREAlain de LIBERA Universalis

Dans le chapitre "La tradition antique et médiévale"  : …  l'interprétation strictement « aristotélicienne » et l'interprétation « aristotélico-thomiste ». *Cette révision critique est fondée sur deux thèses : la théorie de l'analogie de l'être n'est pas une théorie originairement aristotélicienne, c'est une création des commentateurs d'Aristote, sa variété dominante, la théorie dite « aristotélico-… Lire la suite
ANDRONICOS DE RHODES (Ier s.)

Écrit par :  Pierre HADOT

… *Philosophe aristotélicien, Andronicos de Rhodes a écrit un commentaire, maintenant perdu, sur les Catégories d'Aristote, dont on retrouve la trace dans le commentaire de Simplicius sur le même ouvrage (Commentaria in Aristotelem Graeca, t. VIII, Berlin, 1907) et un traité Sur la division (méthode logique d'origine… Lire la suite
ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Conditions linguistiques"  : …  sous cette forme. Ainsi, « je me promène » peut se traduire en « je suis me promenant ». *Toute la théorie aristotélicienne du syllogisme repose sur cette possibilité. Mais plus importante encore est l'universalité que vaut au mot être – en grec et dans la plupart des langues indo-européennes, mais non dans les autres – sa… Lire la suite
ARABE (MONDE) - Littérature

Écrit par :  Jamel Eddine BENCHEIKHHachem FODAAndré MIQUELCharles PELLATHammadi SAMMOUDÉlisabeth VAUTHIER

Dans le chapitre "Les avatars de la rhétorique aristotélicienne : la « khaṭāba »"  : …  mort en 950), Avicenne (mort en 1037), Averroès (mort en 1198), consacrés à la Rhétorique *d'Aristote. Ces commentaires, loin d'être des entreprises indépendantes, s'inscrivent à chaque fois dans le cadre d'un commentaire général portant sur l'ensemble de la logique d'Aristote. La Rhétorique d'Avicenne, pour nous en tenir ici à ce… Lire la suite
ARGUMENTATION

Écrit par :  Chaïm PERELMAN

Dans le chapitre "Argumentation et démonstration"  : …  déterminée. C'est à cette distinction que correspondent les deux espèces de preuves étudiées par *Aristote, les preuves analytiques, telles que le syllogisme, qui indiquent comment une conclusion vraie peut être tirée de prémisses vraies, grâce à un raisonnement formellement correct, et les preuves dialectiques, utilisées dans… Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - Le beau

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "Les deux composantes du Beau"  : …  sexuel au Bien à travers l'amour des beaux corps, des belles choses et des belles occupations. *Aristote (385 env.-322 av. J.-C.) identifie également le Beau et le Bien avec cette seule distinction, que le Bien se rencontre dans l'action, tandis que le Beau peut être présent à la fois dans les actions et dans certains êtres immobiles, par… Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - La contemplation esthétique

Écrit par :  Didier DELEULE

…  de la notion de catharsis est liée essentiellement à une phrase de la Poétique d'*Aristote : « La tragédie est l'imitation d'une action de caractère élevé et complète, d'une certaine étendue, dans un langage relevé d'assaisonnements d'une espèce particulière suivant les diverses parties, imitation qui est faite des personnages en… Lire la suite
ARTS POÉTIQUES

Écrit par :  Alain MICHEL

… art, en effet, est-il théorie ou pratique ? En fait, il combine l'une et l'autre, et la réflexion d'*Aristote est ici fondamentale : il distinguait la théorie, la pratique, mais aussi la « poïétique », qui porte sur la production, la création de l'œuvre, et à quoi se rattache surtout la poésie. La généralisation selon laquelle la poétique aurait… Lire la suite
ASÉITÉ

Écrit par :  Marie-Odile MÉTRAL-STIKER

… *Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les… Lire la suite
ASTRONOMIE

Écrit par :  James LEQUEUX

Dans le chapitre "L'école d'Athènes"  : …  de tous les systèmes qui, jusqu'à Copernic, furent utilisés pour prévoir le mouvement des astres. *Aristote (~ 385 env.-~ 322) est plus précis, réfléchissant sur la nature physique des sphères d'Eudoxe et sur la raison de leur mouvement. Mais cela le conduit seulement à compliquer le système de son prédécesseur, en introduisant des mécaniques à… Lire la suite
ATHÈNES

Écrit par :  Guy BURGELPierre LÉVÊQUE

Dans le chapitre "L'Académie et le Lycée"  : …  devant la carence de la seule raison, donnent accès aux réalités transcendantes. Disciple de Platon,* Aristote n'est pas un mathématicien comme son maître, mais un naturaliste, soucieux d'une observation minutieuse et qui a laissé de remarquables traités de sciences naturelles. Mais cet esprit universel ne néglige aucune des disciplines : il donne… Lire la suite
AUTONOMIE

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "Autonomie ambiguë"  : …  La notion d'autarcie reçoit une dimension proprement morale dans la réflexion d'*Aristote. Jusqu'ici, le terme ne s'applique qu'à des relations politiques. Il concerne maintenant l'individu humain, et l'objet qu'il vise dans la recherche du Bonheur. Ce qui distingue les biens particuliers et relatifs, c'est qu'ils ne valent point par eux-mêmes, et… Lire la suite
AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

Écrit par :  Jean JOLIVET

Dans le chapitre "Averroès et Aristote"  : …  C'est surtout comme commentateur *d'Aristote qu'Averroès fut connu des Latins : il est pour eux « le Commentateur », comme Aristote est « le Philosophe ». C'est ainsi que Dante le présente, dans les Limbes, au milieu d'autres philosophes et savants : « Averroès, qui fit le grand commentaire » (Inferno, IV, 144). C'est aussi de cette façon… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

Dans le chapitre "Le bien comme bonheur, ou « eudaimonia » "  : …  vertu réalise la fonction humaine de raison ; l'accomplissement de cette fonction est le bonheur. *Ce sont des thèses sur lesquelles Aristote revient plusieurs fois dans l'Éthique à Nicomaque et dans l'Éthique à Eudème. Or le bonheur est activité, et la fin la plus digne d'être poursuivie. Surtout, l'eudaimonia, qui est… Lire la suite
BONHEUR

Écrit par :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Bonheur, espoir et vertu"  : …  manque mais, et dans l'acte même, une puissance. Cela n'interdit nullement d'y trouver du plaisir. *Au contraire, dirait Aristote (Éthique à Nicomaque, VII, xiii-xv et X, iv ; Métaphysique, θ), car le plaisir est alors à la fois en acte (il est puissance de jouir, dirions-nous, mais non jouissance en… Lire la suite
BRAGUE RÉMI (1947- )

Écrit par :  Jérôme de GRAMONT

…  d'un dialogue de Platon mené dans le style des exégèses de Leo Strauss (Le Restant, 1978),* auquel s'ajoute l'interprétation d'ensemble du corpus aristotélicien au fil d'un questionnement emprunté à Heidegger (Aristote et la question du monde, 1988). Il s'agit bien à chaque fois de se faufiler à travers ce qui est écrit pour… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Catégories et connaissance"  : …  qu'au xxe siècle, en raison d'un nouvel intérêt philosophique porté au langage. *La théorie catégoriale grecque, en effet, restait attachée à un savoir du sensible, dont le découpage aristotélicien représente la description immédiate. Aussi, pour une science qui, dans son principe, rejette la connaissance sensible et disjoint, au… Lire la suite
CATHARSIS

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Dans sa Poétique, Aristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification (katharsis) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action représentée (induisant pitié, colère,… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Questions métaphysiques"  : …  le temps. L'universalité du principe de causalité en fait un principe majeur de la recherche. *Aristote (384-322), élève de Platon, reliant la notion de cause à l'expérience humaine, artistique et technique, qui elle-même est une propriété du vivant, oriente pour près de deux millénaires la réflexion en observant que la cause revêt quatre… Lire la suite
CLASSIFICATION DU VIVANT

Écrit par :  Pascal DURISPascal TASSY

Dans le chapitre " Classifications et espèces"  : …  *Aristote est, au ive siècle avant notre ère, l'un des premiers à tenter de classer les quelque 500 animaux connus de lui. Il les sépare en deux grands ensembles : les animaux qui ont du sang, parmi lesquels il range l'homme, les quadrupèdes, les oiseaux, les cétacés et les poissons, et les animaux non sanguins, soit la plupart… Lire la suite
CONCEPTUALISME, philosophie

Écrit par :  Joseph VIDAL-ROSSET

Dans le chapitre "Les deux « conceptualismes »"  : …  et non mentale, qui réside dans la nature des individus auxquels la perception est confrontée. *Aristote considère qu'il y a une réalité de l'espèce tout comme il y a une réalité des qualités sensibles, que les platoniciens confondent à tort avec les substances. En posant cette réalité des Idées dans les choses elles-mêmes, les conceptualistes… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

…  de la réalité et de la pensée empêche par principe celle-ci de rejoindre celle-là. La position* d'Aristote est dictée par les termes de ce débat : il n'y a de science que de l'universel, mais c'est en prenant acte des données de l'expérience sensible que l'intellect parvient à produire la connaissance par une démarche d'abstraction. Les règles… Lire la suite
CONSENSUS

Écrit par :  André AKOUN

Dans le chapitre "Solidarité et individualisme"  : …  morcelé. C'est entre ces deux extrêmes que se situe la réalité du consensus, comme le montrait déjà *Aristote contre Platon qui, dans le livre V de la République, écrivait : « Peut-on citer pour l'État un plus grand mal que celui qui le divise et d'un seul en fait plusieurs, et un plus grand bien que celui qui l'unit et le rend un ? Or ce… Lire la suite
CONTRAT SOCIAL

Écrit par :  Michel TROPER

Dans le chapitre "De l'Antiquité aux monarchomaques"  : …  – est exprimée et combattue dans le IIe livre de La République de Platon. *Aristote la rejette à son tour et sa réfutation est particulièrement importante car elle constituera le thème dominant de la critique des théories individualistes tout au long de leur histoire : l'homme, affirme Aristote, est par nature un animal… Lire la suite
COPERNIC NICOLAS (1473-1543)

Écrit par :  UniversalisJean-Pierre VERDET

Dans le chapitre "Sens et limite d'une révolution"  : …  La cosmologie de Ptolémée est tributaire d'une physique qui règne depuis déjà cinq siècles, celle *d'Aristote. Il en résulte une série d'axiomes qui longtemps verrouilleront l'astronomie. Premièrement, le géocentrisme, qui veut que la Terre, rigoureusement immobile, siège au milieu du monde, unique centre des mouvements célestes. Deuxièmement, une… Lire la suite
CORPS - Soma et psyché

Écrit par :  Pierre FÉDIDA

Dans le chapitre "Jalons philosophiques"  : …  comme forme inhérente de la vie et, à ce titre, se trouve étroitement engagée dans le sens du soma. *Aristote, en effet, a été le premier à élaborer, dans une véritable unité psychosomatique, le concept de fonction vitale, inscrit dans sa théorie des quatre fonctions : nourriture-croissance, mouvement-désir, reconnaissance-mémoire, conscience-pensée… Lire la suite
COULEURS, histoire de l'art

Écrit par :  Manlio BRUSATIN

Dans le chapitre "Techniques et traités au Moyen Âge"  : …  en quelque sorte l'effort de la matière pour se transformer en lumière. Dans la Poétique, *Aristote distingue forme et couleur et semble accorder un primat à la « forme dessinée », idée qui sera vivace chez les humanistes et qui sous-tend certainement l'opposition dessin/couleur qui apparaît à la fin du xvie siècle.… Lire la suite
CRITIQUE D'ART, Antiquité gréco-romaine

Écrit par :  Agnès ROUVERET

Dans le chapitre "Art et savoir (« téchnē/epistémē ») : la revendication des artistes"  : …  est-à-dire la peinture sur du buis, et que cet art fut admis comme le premier des arts libéraux. » *Cette démarche trouve de fait un accueil favorable chez Aristote, qui insère le dessin parmi les matières élémentaires avec la grammaire, la musique et la gymnastique (Politique, 1337 b 25). Au-delà de sa finalité pratique (1338 a 15 et 40… Lire la suite
CRITIQUE LITTÉRAIRE

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

Dans le chapitre "Rhétorique et poétique"  : …  *Aristote est l'auteur d'une Rhétorique, ou art du discours public, et d'une Poétique, ou art de l'imitation, qui sont les traités fondamentaux pour toute grammaire du discours ou du texte. Rhétorique et poétique étaient des grammaires prescriptives décrivant tous les discours acceptables dans un genre donné et les offrant comme… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "La « doxa » des Grecs : croyance et opinion"  : …  la limite aussi, tend vers le discours vrai et dont la science nécessaire et immuable est l'idéal. *Aristote devait consolider ce statut de l'opinion en précisant celui de son objet propre qu'il caractérise par le probable (endoxon, de même racine que doxa-opinion et que dokein-paraître). Or le probable présente… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "L'explication spatiale"  : …  et les rapports de situation sont appréciés qualitativement avant d'être mesurés. La physique d'*Aristote est exclusivement qualitative. La prédominance du quantitatif dans la physique moderne est venue de ce que les quantités peuvent facilement devenir les termes de corrélations y = f (x) de type numérique, ce qui n'… Lire la suite
DÉSIR, philosophie

Écrit par :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "Le désir, entre manque et plénitude"  : …  la relecture qu'en propose Schopenhauer), est celle d'un possible désir de ne plus avoir à désirer. *Aristote distingue lui aussi trois facultés ou capacités fondamentales de l'âme. L'orexis (désir) est le genre dont épithumia (appétit irrationnel, désir aveugle, concupiscence), thumos (courage, impulsion, humeur,… Lire la suite
DIALECTIQUE

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "La doctrine aristotélicienne"  : …  préexistante, une pratique déjà courante de la dialectique, comme art du discours et du dialogue. *C'est en référence à cette pratique qu'Aristote formule sa propre conception de la dialectique, dont la particularité est de renouer avec une tradition rejetée par Platon, qui est celle des rhéteurs et des sophistes. En effet, la dialectique pour… Lire la suite
DIFFÉRENCE, philosophie

Écrit par :  Alfredo GOMEZ-MULLER

…  multiple, apparaît comme un moindre être. Sur la base de cette « métaphysique » de la différence, *Aristote conçoit l'être absolument parfait – la pure pensée qui se pense elle-même – comme une unité qui, n'étant affectée par aucune altérité et donc par aucune différence, se suffit absolument à elle-même. Ce « dieu » philosophique se tient dans le… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

Dans le chapitre "Le dualisme en philosophie"  : …  l'idée que le monde pourrait être conduit par deux divinités dont les volontés s'opposeraient. *Aristote rétablit une continuité entre la vie inférieure et la vie supérieure, entre la matière et la forme. La matière, pour lui, est en puissance ce que la forme est en acte. Il lie étroitement l'âme au corps, en la définissant comme la forme d'un… Lire la suite
ÉCHANGE

Écrit par :  Claude MEILLASSOUX

Dans le chapitre "Théories de l'échange"  : …  *On attribue généralement à Aristote la découverte de la distinction entre valeur d'usage et valeur d'échange, la première s'appliquant aux biens destinés à la consommation du producteur, la seconde aux biens destinés à l'échange. D'où deux manières d'acquérir, « l'une par les travaux et l'économie rustiques, l'autre par le… Lire la suite
L'ÉCONOMIQUE (Xénophon)

Écrit par :  Marc PÉNIN

… ses gens (5 chapitres) et de faire que sa femme assume correctement le rôle de maîtresse de maison. *Cette conception de l'économie, reprise par Aristote (« l'art de l'économie est l'autorité sur ses enfants et sa femme, et plus généralement sur la maison », Politique) se maintiendra jusqu'au xviiie siècle. L'adjonction… Lire la suite
ESCLAVAGE

Écrit par :  Jean-Pierre BERTHEMaurice LENGELLÉClaude NICOLET

Dans le chapitre "Les justifications de l'inégalité entre les hommes"  : …  esclavagiste est donc égoïste et elle se fonde sur la négation de la dignité humaine des esclaves.* « L'utilité des animaux privés et celle des esclaves sont à peu près les mêmes, écrivait Aristote ; les uns comme les autres nous aident par le secours de leur force corporelle à satisfaire les besoins de l'existence [...]. Ainsi la guerre est-elle… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "Aristote"  : …  *Il y a donc chez Platon, par rapport à l'esthétique de la transcendance, plus que l'amorce d'un retour au concret. Ce mouvement, Aristote le parachève dans toute son entreprise, et d'abord en transposant à l'ensemble du réel une analyse propre à l'esthétique : celle des quatre causes. Une statue est faite de marbre (cause matérielle), elle suppose… Lire la suite
ÉTHIQUE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "La constitution de la notion de valeur"  : …  Euthyphron), la justice (République). C'est surtout dans la grande Éthique *d'Aristote que cette recherche s'épanouit, les vertus y prenant le sens fort d'excellences dans l'ordre de l'agir. On peut retrouver dans la constitution de la notion de valeur le rapport triangulaire dans lequel se fonde l'intention éthique. Dans le… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

Dans le chapitre "L'être dans la pensée grecque"  : …  contre-exemples, à 255 a-c), mais la participation du sujet à l'idée exprimée par le prédicat. « *L'Être se prend en de multiples acceptions, dit de son côté Aristote contre Parménide (Métaphysique, IV, 2, 1003 a), mais, en chaque acception, toute dénomination se fait par rapport à un principe unique » (1003 b). « Telles choses, en effet… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

…  et l'existence, et l'on peut dire que la théorie platonicienne des essences est critiquée par *Aristote en faveur d'une théorie de l'existence, de l'existence faite de forme et de matière. Mais un des exemples que prend Aristote nous amène à nous demander s'il n'y avait pas un double courant dans la pensée de son maître ; car, s'il expose une… Lire la suite
FICTION

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

… que du « dedans ». En quel sens l'activité artistique relève-t-elle du faire ? La réflexion* d'Aristote sur une Poétique (env. 340 av. J.-C.) marquait bien la différence de son objet à la fois avec celui des historiens, qui produisent ce que nous venons d'appeler récit véridique (l'histoire au sens d'historia), et avec l'… Lire la suite
FINALITÉ

Écrit par :  Raymond RUYER

Dans le chapitre "La finalité « artificialiste »"  : …  nier radicalement la finalité, soit, avec Platon, Aristote et les stoïciens, pour la régulariser. *Aristote surtout veut fonder une science finaliste de la nature, en rationalisant la nature magique, en définissant des substances et des accidents classables, des changements réguliers et bien ordonnés, par passage de la puissance à l'acte, de l'… Lire la suite
GENRES LITTÉRAIRES

Écrit par :  Jean-Marie SCHAEFFER

Dans le chapitre "Conventions et prescriptions"  : …  une catégorie causale qui expliquerait l'existence des textes. La tentation est déjà présente chez *Aristote, le père de la théorie des genres occidentale : dans certains passages de la Poétique, il définit la tragédie comme une substance quasi biologique dotée d'une nature interne capable de déterminer les œuvres individuelles et l'… Lire la suite
GÉOCENTRISME

Écrit par :  Jean-Pierre VERDET

Dans le chapitre "Sauver les apparences"  : …  les observations, le but soit atteint, car les hypothèses ont sauvé les apparences, alors que, pour *Aristote, il faut de plus que ces combinaisons soient telles que les principes de la physique en permettent la réalisation dans la nature. Ainsi le réalisme physique d'Aristote s'opposerait au « fictionnalisme » astronomique de Platon. Il est vrai qu… Lire la suite
GÉOGRAPHIE

Écrit par :  Dominique CROZATJean DRESCHPierre GEORGEPhilippe PINCHEMELCéline ROZENBLATJean-Paul VOLLE

Dans le chapitre "Des théories de l'Antiquité aux découvertes arabes"  : …  le premier des dictionnaires et encyclopédies géographiques. Le troisième courant est incarné par *Aristote et les stoïciens, héritiers de la pensée ionienne ; les phénomènes y sont étudiés selon les quatre éléments de la matière. Le traité des Météores d'Aristote se distingue par la recherche des interprétations. Mais, à part ce dernier… Lire la suite
GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Les grammairiens grecs

Écrit par :  Jean LALLOT

Dans le chapitre "Le son, le signe, le sens"  : …  les consonnes (« muettes » et « sonores » : Cratyle, 424 c, Théètète, 203 b) et *Aristote, qui fait dans la Poétique (chap. xx, 1456 b, 22-33) un exposé bref, mais remarquablement dense et précis, de phonétique articulatoire, témoigne directement de l'avancement de la réflexion dans ce domaine. Le même chapitre… Lire la suite
HASARD

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Calcul des fréquences et vraisemblance d'une éventualité"  : …  événement dans une longue série, mais à la vraisemblance d'une hypothèse ou d'un jugement unique. *Aristote a très clairement exposé cet aspect du hasard dans un exemple célèbre de son De interpretatione. À propos de la contingence du futur, il écrit : « Nécessairement il y aura une bataille navale demain ou il n'y en aura pas : mais il n… Lire la suite
HÉDONISME

Écrit par :  Henri WETZEL

Dans le chapitre "La pratique du plaisir comme ascèse"  : …  esclave même de la cité, pas plus qu'il ne possède la belle Laïs pour assouvir des désirs. *Aristote, dont on a pu dire qu'il professe un hédonisme rationnel, a parfaitement mis en évidence en l'approfondissant cet aspect de la doctrine des cyrénaïques. Sans doute est-ce à la formulation d'Eudoxe de Cnide (mort en 355 av. J.-C.) qu'il se… Lire la suite
HÉLIOCENTRISME

Écrit par :  Jean-Pierre VERDET

Dans le chapitre "Limites d'une révolution"  : …  finie. Tous les physiciens d'Aristote à Einstein refusent d'envisager des vitesses infinies. Une *impossibilité qu'Aristote résumait en ces termes : l'infini ne peut pas être parcouru en un temps fini ; or les étoiles font le tour du ciel en vingt-quatre heures, temps manifestement non seulement fini mais particulièrement court ; il ne peut donc… Lire la suite
HEURISTIQUE

Écrit par :  Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI

Dans le chapitre "La technique ou l'art d'inventer"  : …  Le premier grand monument spéculatif sur les conditions de la connaissance que constitue* l'Organon aristotélicien ne manque pas de faire une place aux techniques qui permettent de découvrir les choses que l'on ignore. On peut d'ailleurs considérer que c'est une des tâches de la dialectique de proposer des méthodes de « trouvailles », pour… Lire la suite
HISTOIRE APOLOGÉTIQUE SOMMAIRE, livre de Bartolomé de Las Casas

Écrit par :  Nestor CAPDEVILA

Dans le chapitre "Égalité des sociétés au plan de la loi naturelle"  : …  c'est surtout l'établissement d'une prudence politique qu'il va développer à partir du chapitre 46. *Il applique un schème emprunté à Aristote. La société humaine est divisée en six parties. 1. Des paysans (chap. 59-60) ; 2. Des artisans (chap. 61-65) ; 3. Des guerriers (chap. 66-68) ; 4. Des hommes riches pour le commerce (chap. 69-70) ; 5. Des… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "L'anthropologie grecque et chrétienne"  : …  Ainsi s'ouvre pour l'homme le destin de l'intellectualisme. Celui-ci ne sera certes pas renié par *Aristote, mais, si le Stagirite affirme qu'il n'y a pas d'autre explication que par des causes qui sont aussi des raisons, il entreprend de réconcilier l'homme avec son corps et avec la nature. L'existence récupère son individualité matérielle ; la… Lire la suite
HYLÉMORPHISME

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière (hylê : bois, matériau de construction) et la forme (morphê : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne… Lire la suite
IDENTITÉ

Écrit par :  Annie COLLOVALDFernando GILNicole SINDZINGREPierre TAP

Dans le chapitre "Signification de l'identité"  : …  à deux êtres de même nature » (Essai, XXVII). Dans les Topiques (I, 7), *Aristote procède à une élucidation des sens du même qui recoupe en partie la distinction précédente (bien que sa portée soit autre). Il oppose en effet l'identité numérique – qu'on rencontre « dans les cas où il y a plus d'un nom… Lire la suite
IMITATION, esthétique

Écrit par :  Danièle COHNFrançois TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "... à la rectification aristotélicienne"  : …  *Aristote ancre, quant à lui, sa conception de la mimèsis dans la cognition, en faisant du plaisir un opérateur et un symptôme de cette activité mentale. La mimèsis nous offre deux types de satisfaction : celle éprouvée à retrouver le modèle dans la copie (la reconnaissance), comme celle que constitue l'habileté à produire des… Lire la suite
INFINI, mathématiques

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

…  grecque. La problématique philosophique est contenue pour l'essentiel dans la Physique d'*Aristote, au livre IV. Elle devait, pour des siècles, dominer les discussions sur l'infini et la divisibilité du continu. Quant aux noyaux opératoires, si l'on met à part les présuppositions techniques de l'argumentation de Zénon, on les retrouvera… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Les données historiques"  : …  source d'illusion, s'y mêle et doit en être chassé comme les poètes de la cité platonicienne. *Aristote distingue puissance et acte et, dès lors, l'infini en puissance de l'accroissement et de la division – ordre de la matière – de l'infini actuel qui serait une contradiction flagrante. Cette contradiction ne sera surmontée dans l'histoire de… Lire la suite
INTELLECT & INTELLIGIBLES

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xviie siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes… Lire la suite
INTERPRÉTATION

Écrit par :  Pierre FÉDIDA

Dans le chapitre "De l'herméneutique d'Aristote aux sciences humaines"  : …  C'est au Peri hermèneias d'*Aristote qu'il convient de se référer pour recueillir le sens liminaire de l'interprétation. Selon ce traité, « est interprétation tout son émis par la voix et doté de signification – toute phônè semantikè, toute vox significativa » (P. Ricœur). L'interprétation est donc acte de signification,… Lire la suite
ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

Écrit par :  Christian JAMBETJean JOLIVET

Dans le chapitre "Les débuts de la philosophie arabo-islamique"  : …  en pehlevi (dont le célèbre Kalila et Dimna), mais aussi plusieurs traités de logique d'*Aristote et constitua un premier état du lexique arabe de cette discipline. On possédait déjà des traductions syriaques de diverses parties de l'Organon, des traductions arabes s'y ajoutèrent, chaque traité étant traduit à plusieurs reprises… Lire la suite
ISLAM (La civilisation islamique) - Les mathématiques et les autres sciences

Écrit par :  Georges C. ANAWATIRoshdi RASHED Universalis

Dans le chapitre "L'astronomie"  : …  son adhésion au système géocentrique. Elle y fut portée tout d'abord par l'autorité dont jouissait *Aristote « le Philosophe », puis par celle de Ptolémée lui-même et enfin, de façon paradoxale, par les exigences de l'astrologie qui, admise quasi unanimement alors comme une science véritable, se fondait sur un géocentrisme rigoureux. D'ailleurs, l'… Lire la suite
JUGEMENT

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "L'analyse logique du jugement"  : …  de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par *Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement, qui est une ordonnance de… Lire la suite
JUSTICE DISTRIBUTIVE

Écrit par :  Jean GAUDEMET

… *Cette justice ne consiste pas à « récompenser les bons et punir les méchants ». La notion fait intervenir l'idée d'une inégalité ou, plus exactement, d'une proportionnalité dans la « distribution » des biens, des récompenses ou des honneurs qui tient compte de la valeur de chacun. Particulièrement mise en évidence par Aristote, qui, reprenant l'… Lire la suite
JUSTICE SOCIALE

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Origines et fondements d'un débat"  : …  l'on se mêle des affaires d'autrui, en confondant les statuts et les fonctions. On retrouve chez *Aristote cette représentation de la totalité sociale, harmonieuse et ordonnée, comme indissociable de la justice. Mais Éthique à Nicomaque introduit, à propos de ce que doit être une répartition équilibrée et équitable, raisonnée et… Lire la suite
LEFÈVRE D'ÉTAPLES JACQUES (1450 env.-1537)

Écrit par :  Jean-Yves POUILLOUX

… *Philosophe, mathématicien et théologien, Lefèvre d'Étaples fut l'une des figures les plus fortes du début du xvie siècle. Après des études en France, en Italie et sans doute dans divers pays, il se fixe à Paris. Ses premiers ouvrages concernent la philosophie d'Aristote, qu'il veut débarrasser des erreurs, surcharges ou… Lire la suite
LIBERTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Intention et fin"  : …  chaîne d'énoncés qui, tous ensemble, désignent « l'ordre » de l'action ; ce qu'on appelle, depuis *Aristote, le raisonnement pratique, ne fait qu'exprimer, dans le langage formel de la logique, cette mise en ordre de l'action par l'intention ; ce n'est pas parce que le raisonnement tire une conclusion à partir de principes qu'il cesse d'être… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

…  logique n'avait pas d'histoire, étant, pour l'essentiel, sortie « close et achevée » de l'esprit d'*Aristote. Le renouveau de la logique depuis 1850 environ a peu à peu permis de replacer Aristote dans une perspective historique, de comprendre la signification et la portée de la logique stoïcienne, d'apprécier les travaux des scolastiques, de… Lire la suite
LOGIQUE MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Daniel ANDLERRoger MARTIN

…  d'analyse fine qu'elle apporte ont permis de mieux rendre justice aux grands précurseurs (comme *Aristote, les stoïciens, Leibniz...) dont l'œuvre conserve, malgré les insuffisances que nous y découvrons, le mérite d'avoir été le premier pas vers une théorie rigoureuse de l'inférence formellement valide. La logique mathématique est désormais… Lire la suite
LYCÉE, Antiquité

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

…  portique d'Athènes consacré à Apollon Lycéios, situé en bordure de l'Ilissos et orné par Périclès, *Aristote s'installa pour professer et converser en se promenant avec ses disciples. De cette coutume vient aussi le nom d'école péripatéticienne dont on use pour désigner le Lycée (Λ́υκειον). Après Aristote, l'école eut à sa tête les scolarques… Lire la suite
MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

Écrit par :  Luc BRISSON

Dans le chapitre "Civilisation et sagesse"  : …  prétendent être en mesure de fixer et de transmettre un mémorable susceptible d'inspirer le futur. *Ainsi conçue, sophía devient synonyme de « civilisation », de « culture » comme en témoigne Aristote dans le Perì philosophías, dont il ne subsiste plus que des fragments. Aristote part de l'idée, que l'on rencontre déjà dans le TiméeLire la suite
MATÉRIALISME

Écrit par :  Georges GUSDORF

Dans le chapitre "Révolution mécaniste et triomphe de l'hypothèse corpusculaire"  : …  Chez *Aristote, qui s'oppose aux atomistes, la matière apparaît relativisée ; elle se trouve engagée dans une hiérarchie des matières et des formes, toute instance de réalité se proposant à la fois comme matière de la forme supérieure et forme de la matière inférieure. Alors que l'atome est une matière absolue, la matière d'Aristote évoque plutôt la… Lire la suite
MATÉRIAUX

Écrit par :  François DAGOGNET

…  grecque n'a pas manqué de s'inspirer de cette évidente symbiose. La Métaphysique d'*Aristote le souligne nettement. Il convient d'éviter la dissociation, c'est-à-dire la pensée que « l'être de la chose » descend seulement en elle. « La matière prochaine et la forme sont une seule et même chose, mais en puissance, d'un côté, en acte… Lire la suite
MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "Aristote"  : …  *Aristote a été l'initiateur de la seconde forme de conceptualisation. En ce qui nous concerne, il faut retenir deux points. La libération des mathématiques du champ de l'ontologie, d'abord. Les êtres mathématiques ne sont plus des réalités intelligibles et subsistantes : ils sont le résultat d'un procès d'abstraction (nous dirions aujourd'… Lire la suite
MATIÈRE

Écrit par :  Jacques GUILLERMEHélène VÉRIN

Dans le chapitre "La question des limites"  : …  requis pour composer la doctrine des éléments avec les hypothèses sur la divisibilité à l'infini. *En peu de mots, il s'agit de décider s'il existe une limite à un processus réitéré de fragmentation en deçà de laquelle, nécessairement, une substance change de nature. Question, au vrai, non mineure : on la trouve formulée par Aristote ; elle… Lire la suite
MERVEILLEUX

Écrit par :  Jacques GOIMARD

Dans le chapitre "Convention ou croyance ?"  : …  *Aristote est traditionnellement considéré comme le premier théoricien du merveilleux. Et en effet il a employé, dans trois passages de la Poétique, le mot thaumaston, qui signifie à la fois étonnant et admirable ; on l'a donc traduit par mirabile (en latin), puis par meraviglioso (en italien) et… Lire la suite
MÉTAPHORE

Écrit par :  Jean-Yves POUILLOUX

Dans le chapitre "La tradition classique"  : …  , qui signifie « transport » – au sens matériel comme au sens abstrait. Le terme est utilisé par *Aristote dans la Poétique (1457 b) pour décrire une opération de langage. « La métaphore, écrit-il, est le transport à une chose d'un nom qui en désigne une autre, transport ou du genre à l'espèce, ou de l'espèce au genre, ou de l'espèce à l… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La métaphysique d'Aristote"  : …  *Comme le remarque Heidegger, la métaphysique d'Aristote répond à deux soucis, par elle confondus et cependant distincts : celui de l'être, celui de la découverte des premiers principes, soucis qu'on vient de rencontrer chez Platon, mais qui prennent ici une forme nouvelle. Toutes les sciences portent sur un genre déterminé d'être, sur des objets… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Considérations historiques"  : …  peut aussi avoir à combiner des faits. Observation et expérimentation existaient dans l'Antiquité : *Aristote a pratiqué la première autant que le permettaient les conditions techniques. La méthode dont il donne un exposé canonique (« Organon ») est une logique de certains types de raisonnement déductif (syllogistique). Lui-même ne l'utilise jamais… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "La logique modale traditionnelle"  : …  de leurs fonctions dans le discours. Le fondateur de la logique modale proprement dite est *Aristote, qui l'aborde dans le De interpretatione (paragr. 12 et 13) et dans les Premiers Analytiques (I, 3 et 13 ; I, 8-22). Dans le De interpretatione, Aristote se demande quelles sont les négations d'énoncés modaux et… Lire la suite
MORT - Les interrogations philosophiques

Écrit par :  René HABACHI

Dans le chapitre "Les doctrines de l'information"  : …  *Aristote domine le courant des doctrines de l'information ou de l'« âme informante » : ce courant commence d'ailleurs avec lui pour être repris et christianisé par Thomas d'Aquin au Moyen Âge ; il est retrouvé au xixe siècle, sur le mode expérimental, par Maine de Biran et Bergson, et se voit confirmé aujourd'hui par des… Lire la suite
MOUVEMENT

Écrit par :  Françoise BALIBAR

Dans le chapitre "La conceptualisation du mouvement que ruinera Galilée"  : …  dire que l'être n'est pas totalement être et qu'il participe donc de son contraire, le non-être. *Comme le dit Maurice Clavelin (La Philosophie naturelle de Galilée), « un des grands mérites de la physique aristotélicienne est précisément d'avoir voulu montrer que l'on pouvait donner un sens au changement sans récuser en rien les… Lire la suite
NATUREL DROIT

Écrit par :  Marie-Odile MÉTRAL-STIKER

Dans le chapitre "La signification ontologique de la loi naturelle"  : …  son archétype. Mais les difficultés d'un monde d'idées, coupé radicalement du sensible, conduisent *Aristote à en faire la critique et à élaborer une nouvelle philosophie de la substance où le concept de nature joue un rôle fondamental. La nature intelligible, ou essence, est immanente à l'individu qu'elle informe dans sa structure et dans son agir… Lire la suite
NATURE PHILOSOPHIES DE LA

Écrit par :  Maurice ÉLIE

Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature"  : …  du xixe siècle allemand. Parmi ses prédécesseurs présocratiques, *Aristote distingue cependant les théologiens des physiciens, tel Anaxagore. On pourrait dire que le physicien explique la nature à partir d'elle-même, par des principes qui lui soient immanents ; plus tard, Schelling, dans ses Idées pour uneLire la suite
NÉCESSITÉ

Écrit par :  Michaël FOESSEL

…  hommes. Mais, comble de l'absurde, la nécessité n'est-elle pas aussi le présupposé de la science ? *Il revient à Aristote (385 env.-322 av. J.-C.) d'avoir le premier envisagé ce paradoxe. D'un strict point de vue logique, est nécessaire ce dont on ne peut concevoir le contraire (Métaphysique, V, 5). En ce sens, la conclusion d'une… Lire la suite
NÉO-PLATONISME

Écrit par :  Jean TROUILLARD

Dans le chapitre "Genèse du néo-platonisme"  : …  à la philosophie, même platonicienne. Les « moyens platoniciens » prétendent accorder Platon et *Aristote même en métaphysique. Tentative que dénonceront vivement Plotin et Proclos. Cependant, parallèlement au néo-platonisme et parfois mêlée à lui, grandit une école de commentateurs d'Aristote qui élaborent un néo-aristotélisme, avec Alexandre d… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Réalisme et nominalisme"  : …  positions tranchées, il y a place du reste pour des doctrines en quelque sorte intermédiaires. Pour *Aristote, par exemple, les mathemata sont bien des réalités incorruptibles, objets de l'une des trois sciences théoriques. Mais ils n'ont point d'existence séparée de celle des êtres périssables mais existants desquels la pensée les abstrait… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Aristote et la métaphysique"  : …  *L'ontologie d'Aristote diffère de celle de Platon en ceci que ce qui est fondamentalement, ce ne sont pas les idées, mais les individus concrets : Callias, cet arbre, ce temple. Les idées sont ramenées à leur statut de genres, dont l'existence n'est que virtuelle, comme l'homme en Callias. L'Être, c'est à titre primordial la substance (ousiaLire la suite
OPPOSÉS

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Depuis les formes les plus archaïques de la pensée, jusqu'en ses schèmes les plus abstraits, se retrouvent des oppositions (chaud-froid, bas-haut, civilisé-barbare, homme-femme, plein-vide, homogène-hétérogène, etc.). Une même intuition philosophique semble partagée en de nombreuses civilisations : l'être humain ne connaît la réalité qu'à travers… Lire la suite
PARODIE, littérature

Écrit par :  Daniel SANGSUE

Dans le chapitre "Histoire de la notion de parodie"  : …  Pourtant *Aristote l'évoque au chapitre ii de la Poétique : « Homère a représenté des personnages meilleurs, Cléophon, semblables, Hégémon de Thasos, le premier auteur de parodies, et Nicocharès, l'auteur de la Deiliade, pires » (trad. Dupont-Roc, Lallot, 1980). Dans la sorte de grille des genres littéraires qu'il établit… Lire la suite
PASSION

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Laïcisation de la mystique"  : …  et du refus, fondant par là même le caractère positif ou négatif du jugement. « Admettons, écrit *Aristote, que les passions sont les causes qui font varier les hommes dans leurs jugements, et auxquelles s'attachent la peine et le déplaisir, comme la colère, la pitié, la crainte, et toutes les autres passions de ce genre, ainsi que leurs… Lire la suite
PHALÉAS DE CHALCÉDOINE (~IVe-~IIIe s.)

Écrit par :  Marie-Rose MAYEUX

… *Contemporain de Platon, connu par le livre XI de la Politique d'Aristote, où le Stagirite étudie et compare les différentes constitutions en vigueur ou proposées. De Phaléas on sait seulement qu'il fut le premier à insister sur une plus juste répartition des richesses. On ne peut isoler son projet de réforme du contexte historique. La… Lire la suite
PHÉNOMÈNE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "La nature physique du phénomène"  : …  relatifs à la nature physique du phénomène chez les Anciens ont été conservés par Platon et par *Aristote. Platon emprunte cette théorie de la perception à Empédocle (Timée, 45 b et 67 c) et à Protagoras (Théétète, 156 e-158 b). Aristote connaît cet examen par Platon de la thèse de Protagoras (Métaphysique, B, IV, 999 … Lire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "L'objet de la philosophie"  : …  . Ainsi naît la métaphysique, bien avant que le mot n'apparaisse, puisque, absent des œuvres d'*Aristote (même de celles qui portent maintenant ce titre), il se pourrait qu'il n'ait été d'abord qu'une simple étiquette dans le classement du Corpus aristotélicien. Or, en des chapitres difficiles et qui n'ont pas cessé d'être discutés, Aristote… Lire la suite
PHYSIOGNOMONIE

Écrit par :  Anne-Marie LECOQ

Dans le chapitre "D'Aristote à Lavater"  : …  *Le texte fondateur de la physiognomonie, les Physiognomonica, fut longtemps attribué à Aristote lui-même et appartient sans doute à son école. Plus tard, trois autres auteurs y puisèrent tout en le complétant : le sophiste grec Polémon (iie s. apr. J.-C.), un anonyme latin parfois identifié à Apulée (iiieLire la suite
PHYSIS

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "La philosophie aristotélicienne de la nature"  : …  *On pourrait être tenté, au premier abord, de retrouver cette même tendance chez Aristote. Aristote n'est-il pas le fondateur de la « métaphysique », c'est-à-dire d'une science qui prétend étudier ce qui est au-delà de la nature, science première et éminente qui réduirait à un rang dérivé et second la science des réalités naturelles ? De… Lire la suite
PLATON (~428 env.-env. ~347)

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "Les doctrines non écrites"  : …   ». Certains interprètes (Trendelenburg, Stenzel, Robin) se sont tournés vers des témoignages d'*Aristote se rapportant à un enseignement oral de Platon, dans l'espoir qu'ils contiendraient le système cherché. On s'est d'abord contenté de penser que Platon professait à la fin de sa vie des thèses difficiles réservées aux disciples, l'étude de ce… Lire la suite
POÉTIQUE

Écrit par :  Jean-Marie SCHAEFFERTzvetan TODOROV

Dans le chapitre "Poétique, rhétorique, herméneutique"  : …  La Poétique d'*Aristote, vieille de deux mille cinq cents ans, est à la fois le premier ouvrage entièrement consacré à la « théorie littéraire » (les guillemets sont indispensables ici pour prévenir l'anachronisme) et l'un des plus importants qui soit. La présence simultanée de ces deux traits n'est pas sans paradoxe : c'est comme si un… Lire la suite
POLITIQUE - La philosophie politique

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Aristote"  : …  *Le social et l'économique prendront leur revanche avec Aristote. Disciple fidèle de Platon, puisque les questions du maître resteront celles de son successeur, il s'en sépare par l'intérêt qu'il porte à la réalité : il ne suffit pas de savoir quel serait l'État idéal en se donnant un endroit idéal et une population encore innocente de tous les… Lire la suite
PRATIQUE ET PRAXIS

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "La naissance du problème"  : …  humanité, doit travailler pour produire ce qui est nécessaire à une vie civilisée. Mais ce n'est qu'*Aristote qui fait en toute clarté la distinction tripartite qui, souvent mutilée et en partie oubliée, dominera toute l'histoire du problème. À la vie dans la théôria, qui reste pour lui la vie parfaite, il joint une vie pratique, c… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "La raison discursive et l'intellect aristotéliciens"  : …  Le plus grand parmi les platoniciens, *Aristote, a donné des réponses différentes de celles de son maître, parfois diamétralement opposées, mais il les a données aux mêmes problèmes. Il nie l'existence supra-sensible des idées-formes, il ne pense pas qu'une définition universelle du concept de vertu puisse être très utile quand il s'agit de… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Quelques variantes historiques du rationalisme"  : …  opposées. Ainsi peut-on qualifier de rationalistes, quoique à des titres différents, Platon et *Aristote, les épicuriens, les stoïciens, les pyrrhoniens ou sceptiques... Nonobstant les contenus « idéalistes », « empiristes », « conceptualistes » de leurs doctrines en ce qui concerne la nature de ce qui est et le rapport de ce qui est à la… Lire la suite
RÉELS NOMBRES

Écrit par :  Jean DHOMBRES

Dans le chapitre "Des calculs numériques"  : …  pièges d'un calcul prétendument numérique avec des nombres infinis (nombres transfinis). Eudoxe, *Aristote, Spinoza ou Bergson, parmi d'autres, se pencheront sur le problème. Pour Eudoxe, le continu provient d'un donné divisible à l'infini (les grandeurs), se construit comme un modèle universel au terme d'une théorisation rigoureuse et peut être… Lire la suite
RÉFÉRENT

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *Le référent est l'élément extérieur à quoi quelque chose peut être rapporté, référé. La linguistique saussurienne, pour qui « le signe linguistique unit, non une chose et un nom, mais un concept et une image acoustique » (Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale), oblige à distinguer entre la fonction référentielle, ou… Lire la suite
RELATION

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "La doctrine des catégories : Aristote et Kant"  : …  deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d'*Aristote et celle de Kant. Chez ces deux auteurs, les catégories sont rattachées à la doctrine du jugement ; elles représentent les divers modes selon lesquels peut fonctionner le jugement. Mais, alors que chez Aristote elles ont une portée à la fois… Lire la suite
RHÉTORIQUE

Écrit par :  Françoise DOUAY-SOUBLIN

Dans le chapitre "Racines antiques : rhètôr, l'orateur"  : …  même (logos), dont la logique règle les enchaînements valides, les analyses de Platon et d'*Aristote distinguent trois plans : en toile de fond, ce dont il est question, l'affaire à traiter (pragma) ; à l'avant-scène, la manière dont c'est dit, la tournure de l'expression (lexis) ; et, entre les deux, comme nécessaire… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "La naissance conjointe de la science et de la philosophie"  : …  à-dire de construire un système cohérent et rationnel de la totalité du réel. « C'est l'étonnement,* affirme Aristote au premier livre de la Métaphysique, qui poussa, comme aujourd'hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, leur étonnement porta sur les difficultés qui se présentaient les premières à l'esprit ;… Lire la suite
SOCIÉTÉ CIVILE

Écrit par :  Daniel MOUCHARD

Dans le chapitre "Histoire"  : …  historique de la société civile apparaît au ive siècle avant J.-C., chez* Aristote, dans la Politique. La koinônia politikè (communauté politique) grecque et sa traduction latine, societas civilis, donneront naissance à notre expression. Déjà chez Aristote, la société civile /communauté… Lire la suite
SOCRATE (~469-~399) ET ÉCOLES SOCRATIQUES

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIG

Dans le chapitre "Comment nous connaissons Socrate"  : …  documentaire du témoignage platonicien. On a parfois cru trouver dans les quelques notations d'*Aristote le moyen de déterminer ce qui appartient en propre à Socrate. Né en 384, vingt ans familier de l'académie platonicienne, Aristote, bien qu'il n'ait pas connu le maître de son maître, a pu recueillir des informations de première main et les… Lire la suite
SOPHISTIQUE

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIGBarbara CASSIN

Dans le chapitre "La constitution de l'objet sophistique"  : …  comme pseudo-philosophie : philosophie des apparences et apparences de la philosophie. À son tour, *Aristote réfute ceux qui prétendent avec Protagoras que « tous les phénomènes sont vrais » et qui croient pouvoir ainsi refuser de se soumettre au principe de non-contradiction : c'est tout simplement qu'ils confondent, comme Héraclite, la pensée… Lire la suite
SPEUSIPPE (~393 env.-~339)

Écrit par :  Pierre HADOT

… *Neveu de Platon, Speusippe fut son premier successeur à la tête de l'Académie. Grâce au témoignage d'Aristote dans la Métaphysique (VII, XII et XIV), on peut reconstituer les grandes lignes de sa conception de la structure de la réalité, conception qui représente une des formes du système fondamental imaginé dans l'école de Platon : au… Lire la suite
STRAUSS LEO (1899-1973)

Écrit par :  Miguel ABENSOURMichel-Pierre EDMOND

Dans le chapitre "Un philosophe politique"  : …  commun » emprunte des voies complexes telles que la nécessité d'un retour à la Politique d'*Aristote, seule susceptible de rouvrir la voie difficile d'une compréhension préscientifique des phénomènes politiques (« On Aristotle's Politics », in The City and Man, Chicago, 1978). Si le positivisme tend à diluer les choses politiques… Lire la suite
STYLISTIQUE

Écrit par :  Georges MOLINIÉ

Dans le chapitre "Théories des stylistiques"  : …  la stylistique est liée à la rhétorique. Le père fondateur des études qui intéressent ici est *Aristote, notamment dans ses deux œuvres fondamentales, La Rhétorique et La Poétique ; les titres sont emblématiques, et gros de presque tous les développements futurs, successivement les plus novateurs. Mais il existe, au moins,… Lire la suite
SUBLIME, philosophie

Écrit par :  Philippe LACOUE-LABARTHE

… Or cette structure de supplémentarité nécessaire, si l'on se reporte aux définitions classiques d'*Aristote dans la Physique et la Poétique, n'est pas autre chose que la structure de mimèsis, ce vocable qui, traduit en latin par imitatio, est resté jusqu'à nous le maître mot de la tradition occidentale… Lire la suite
SUBSTANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Substance et transcendance"  : …  *C'est la définition de la « philosophie première » qui, chez Aristote (à travers les livres Γ, Λ, Ζ, Θ de la Métaphysique), va se constituer comme l'origine simultanée de la métaphysique occidentale et de la philosophie d'Aristote ; la philosophie première est la science de l'être en tant qu'être et non pas la connaissance particulière de… Lire la suite
SYLLOGISME

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Le syllogisme est une forme de raisonnement définie pour la première fois par *Aristote : « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données »(Topiques, I, 1, 100 a 25 et Premiers AnalytiquesLire la suite
SYSTÈMES DU MONDE - (repères chronologiques)

Écrit par :  James LEQUEUX

…  dans l'Antiquité – Vénus, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne – tournent autour d'un Feu central. * Aristote (385 env.-322 av. J.-C.), élève de Platon, est en faveur d'un système géocentrique, fondé sur un ensemble de sphères matérielles qui ordonnent le mouvement du Soleil, de la Lune et des planètes. Héraclide du Pont (388 env.-env. 315 av. J.-C… Lire la suite
TECHNIQUE

Écrit par :  Cornélius CASTORIADIS

Dans le chapitre "La nature, le possible et la « technè » chez Aristote"  : …  *On constatera que les interprétations de Heidegger (« La Question de la technique », in Essais et conférences, et Nietzsche, vol. I), selon lesquelles « le point décisif dans la technè ne réside aucunement dans l'action de faire et de manier, pas davantage dans l'utilisation des moyens, mais dans le dévoilement... », n'… Lire la suite
THÉÂTRE OCCIDENTAL - La théâtralité

Écrit par :  Henri GOUHIER

Dans le chapitre "La volonté de métamorphose"  : …  La méthode empirique semble bien avoir été celle d'*Aristote. Commençons donc par relire sa Poétique. Aristote cherche d'abord dans la nature de l'homme à quel besoin l'art répond : or il découvre un besoin et, par suite, un plaisir d'imiter. Comme il y a de multiples façons d'imiter, il y a plusieurs arts. C'est ainsi qu'Aristote arrive à… Lire la suite
THÉÂTRE OCCIDENTAL - La dramaturgie

Écrit par :  Christian BIETHélène KUNTZ

Dans le chapitre "La théorie dramatique « classique »"  : …  (Aristote), puis d'admiration (Corneille) et de compassion (Racine). C'est pourquoi, on dit, après *Aristote, que la tragédie représente, par un discours poétique, une action dont le but revendiqué est d'exciter la terreur et la pitié par le spectacle des passions humaines et des catastrophes qui en sont la fatale conséquence. Dès lors, les auteurs… Lire la suite
THÉÂTRE OCCIDENTAL - Théâtre et sociétés

Écrit par :  Jean-Marie PRADIER

Dans le chapitre "Un art de la distance"  : …  Cependant, rien n'est plus trompeur que la référence à un item lexical extrait de son contexte. *Un siècle après l'époque éclatante de la tragédie, son théoricien le plus fameux, Aristote, énonce peut-être ce qui, au-delà de leurs parentés, peut distinguer des pratiques en raison de choix de civilisation fort éloignés. Le philosophe s'en prend à… Lire la suite
THÉOLOGIE

Écrit par :  Henry DUMÉRYClaude GEFFRÉJacques POULAIN

Dans le chapitre "Naissance de la théologie"  : …  pour répondre à la question : comment parler du divin, en bien parler, en parler comme un poète ? *Aristote est le premier à spécifier, à délimiter un savoir comme théologique. Mais il nomme théologie la « philosophie première », cette partie de la philosophie qui étudie les causes nécessaires, éternelles, immuables. Pour lui, la théologie est la… Lire la suite
TOTALITÉ

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Le tout dans l'intuition"  : …  pas qu'une étape quelconque d'un processus logique. D'Aristote à Husserl, on recherchait leur sens. *Le tout est « ce qui contient les choses contenues de façon qu'elles forment une unité », dit Aristote, et l'unité est propre aux choses naturelles, de sorte que le tout par excellence est conféré aux êtres naturels. Ils sont des touts par… Lire la suite
TRADITION

Écrit par :  René ALLEAUJean PÉPIN

Dans le chapitre "Le Nouveau Testament"  : …  à-dire dans la tradition orale ; une bonne illustration de ce thème se rencontre sous la plume d'*Aristote ; on y voit, en outre, que ce modèle d'esprit critique ne laissait pas d'être sensible au prestige de la tradition : « Une tradition, transmise de l'antiquité la plus reculée, et laissée, sous forme de mythe, aux âges suivants, nous apprend… Lire la suite
TROIS DISCOURS SUR LE POÈME DRAMATIQUE, Pierre Corneille

Écrit par :  Christian BIET

Dans le chapitre "L'atelier de Corneille"  : …  et se garder de quelques attaques. Dans l'examen des règles qui régissent le poème dramatique, *l'auteur reprend la Poétique d'Aristote, qu'il commente, complète, et contredit parfois ; dans le même temps, il s'oppose aux zélateurs d'Aristote, à tous ceux qui le révèrent pour se donner comme de grands théoriciens éclairés. Ainsi, il… Lire la suite
VÉGÉTAL - La vie végétale

Écrit par :  François DELAPORTEGeorges MANGENOT

Dans le chapitre "Le problème de la végétalité"  : …  de la vie, incarne aussi l'idée d'éternité. On trouve une première définition du végétal chez *Aristote : « Quant aux plantes qui sont immobiles et qui tirent du sol leur nourriture, toujours elles ont nécessairement cette partie en bas. C'est que les racines sont l'analogue de ce qu'on appelle la bouche chez les animaux, et par cet… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Philosophie"  : …  contraste avec l'être. Qu'il convienne ou non d'invoquer ici Le Sophiste comme une source, *on doit à Heidegger d'avoir fait porter l'accent chez Aristote sur le caractère décisif de la rupture entre la théorie de la vérité dans l'être et la théorie de la vérité dans la pensée. Quand Aristote définit, dans le De interpretatione (I… Lire la suite
VERTU

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Le mythe vertuiste"  : …  excellence. Quoi de plus loin, en une première approche, du sens moral moderne du terme « vertu » ! *Aussi bien est-on déconcerté de voir tant Platon au niveau du Ménon qu'Aristote dans l'Éthique à Nicomaque commencer par répondre aux questions de leur interlocuteur ; et, plutôt que de s'interroger sur la nature de la vertu, se… Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La genèse du concept"  : …  *La première esquisse d'une définition générale de la vie se trouve dans Aristote. « Parmi les corps naturels [i.e non fabriqués par l'homme] certains ont la vie et certains ne l'ont pas. Nous entendons par vie le fait de se nourrir, de croître, et de dépérir par soi-même » (De l'âme, II, 1). Et, plus loin, Aristote dit que la vie… Lire la suite
VOLONTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le contexte « éthique » : Aristote"  : …  *C'est d'abord dans le cadre d'une éthique que, pour la première fois, Aristote a conçu une analyse – subordonnée mais néanmoins distincte – du volontaire et de l'involontaire. Cette analyse, recueillie dans le livre III de l'Éthique à Nicomaque, contient en germe, outre les développements que lui donneront la psychologie médiévale et celle… Lire la suite
VRAISEMBLABLE, esthétique

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'… Lire la suite
ZÉNON D'ÉLÉE (~Ve s.)

Écrit par :  Hervé BARREAU

Dans le chapitre "Les arguments de Zénon"  : …  Laërce (Vie des philosophes, liv. VIII, chap. lvii), fait de Zénon, aux dires d'*Aristote lui-même, « l'inventeur de la dialectique ». Il est en effet vraisemblable que les sophistes, Socrate, Platon et Aristote se sont tous inspirés de la façon dont Zénon entendait combattre la thèse de ses adversaires : il la réduisait à l'… Lire la suite
ZOOLOGIE (HISTOIRE DE LA)

Écrit par :  Valérie CHANSIGAUD

Dans le chapitre "Aristote et les origines de la science des animaux"  : …  animaux chassés, des prédateurs, des commensaux, des parasites ou des espèces domestiques... C'est *Aristote (384-322 av. J.-C.) qui est l'auteur de l'œuvre zoologique de l'Antiquité la plus remarquable en ce qu'il analyse l'ensemble des phénomènes de la nature et de l'être humain dans une approche unifiée. Il réalise la classification d'environ… Lire la suite

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