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PLATON (~428 env.-env. ~347)

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Platon

On a pu écrire que toute l'histoire de la philosophie se résumait à une série de notes en bas de page apposées à l'œuvre de Platon. Si pour certains il a déjà tout dit − l'être travaillé par le négatif et par la différence, la pensée transcendantale et les concepts a priori, la sublimation de l'énergie érotique, la grammaire des propositions −, d'autres réduisent sa pensée à quelques thèses aisément critiquables : le réalisme des Idées, le dualisme de l'âme et du corps, la contemplation d'un principe ineffable. Cela tient sans doute à la nature énigmatique d'un philosophe qui ne parle jamais en son nom et d'une philosophie qui ne s'exploite jamais, repart toujours à nouveaux frais, place la dialectique au sommet des sciences mais fait constamment appel à des images, des mythes et des métaphores. Et, dans le champ de bataille où s'affrontent des philosophes que Kant n'a pas réussi à pacifier, il apparaît que combattre Platon, c'est presque toujours le jouer contre lui-même. Tous n'avouent pas comme Nietzsche que son sang coule encore dans leurs veines, mais le même Heidegger qui invite Sartre à philosopher avec lui « loin par-delà tout platonisme » fait figurer une phrase du Sophiste en exergue à Être et Temps, et c'est sur ce dialogue que conclut L'Être et le Néant. Platon risque ainsi de succomber sous la diversité des platonismes qu'il n'a pas faits mais qu'ont forgés ses défenseurs et ses interprètes tout autant que ses adversaires. Le plus frappant est qu'il a toujours été un enjeu, à l'intérieur de la philosophie mais aussi hors d'elle, lors de querelles qui, de l'Antiquité chrétienne au Moyen Âge, opposèrent les théologiens partisans d'Aristote à ceux qui s'inspiraient du néoplatonisme, puis (aux xviie et xviiie siècles) les trinitaires aux antitrinitaires, ou encore lors de celle, littéraire, qui divisa les Anciens et les Modernes. L'enjeu, c'est la philosophie elle-même, la conception qu'on s'en fait, l'amour ou la haine qu'elle suscite, et c'est à elle qu'on identifie ce Platon qu'il faut continuer, renverser ou dépasser. À ce titre, le […]

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PLATON (~428 env.-env. ~347) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Mort de Périclès. Naissance de Platon, issu de noble lignée, à Athènes ou Égine. Expédition de Sicile. Procès et condamnation à mort de Socrate, à Athènes. Platon rédige ses premiers dialogues : Hippias mineur, Ion, Lachès, Charmide, Protagoras, Euthyphron. Sparte assiège Corinthe. Seconde… Lire la suite
LE BANQUET, Platon

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Sans doute le plus connu des dialogues platoniciens, Le Banquet (Sumpósion) ou Sur l'amour, rédigé vers 375 avant notre ère – soit, comme La RépubliqueLe Phédon et Le Phédre, durant la période dite de la maturité de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) – demeure un texte énigmatique. La… Lire la suite
PHÉDON, Platon

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Le Phédonou Sur l'âme (Phaîdon è Peri psukhès) appartient, avec La République, le Phèdre et Le Banquet, à l'ensemble des œuvres dites de la maturité de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.). Phédon y relate la mort de Socrate (399 av. J.-C.), dont il fut le témoin, et rapporte ses… Lire la suite
PHÈDRE, Platon

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Écrit vers 370 avant J.-C., le Phèdre (Phaidros) marque le point culminant de la polémique (implicite) de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) à l'égard d'Isocrate, l'auteur de Contre les sophistes (parmi lesquels il incluait les platoniciens) et fondateur d'une école de rhétorique, rivale de l'Académie. Comme Lysias… Lire la suite
LA RÉPUBLIQUE, Platon

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

« J'étais descendu, hier, au Pirée avec Glaucon, fils d'Ariston » (ce dernier n'est autre que le père de Platon). Ainsi commence La République de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) – en grec Politeia, « Du régime politique », ou Peri dikaiou, « Sur la justice » –, sans doute le plus célèbre des livres de philosophie.… Lire la suite
ACADÉMIE ANTIQUE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

…  « Tuileries » par l'abbé Barthélemy), que Cimon avait orné des plus beaux platanes d'Athènes et où *Platon fixa, vers 387 avant J.-C., l'école qui porta ensuite ce nom. Les orateurs Lycurgue, Hypéride et peut-être Démosthène ; des hommes politiques aux tendances les plus diverses, épris de liberté comme Dion, Léon de Byzance et Hermias (beau-père d… Lire la suite
ACTEUR

Écrit par :  Dominique PAQUET

Dans le chapitre "De l'acteur au comédien"  : …  mimétique qui, grâce à la parole poétique, menace de contamination la cité. Contamination dont *Platon pose les prémisses dans le dialogue du Ion : « Quand je déclame un passage qui émeut la pitié, dit Ion, le rhapsode d'Homère, mes yeux se remplissent de larmes, quand c'est l'effroi ou la menace, mes cheveux de peur se dressent tout… Lire la suite
AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique"  : …  avec Kant comme l'affect, pour lequel il n'y a, semble-t-il, pas de nom. Dans le Phédon, *Platon défend l'idée que l'âme rationnelle, celle qui a le logos, « ne pourra reprendre sa véritable nature, qui est divine et sans péché, qu'une fois purgée de la “folie du corps” par la mort et par l'ascèse », et « que la vie bonne est la… Lire la suite
ÂGE D'OR

Écrit par :  Marie-Rose MAYEUX

… *Moment mythique de l'humanité décrit comme étant celui de l'abondance dans une nature généreuse, où tout pousse sans travail, où les animaux domestiques et sauvages vivent en paix entre eux et avec les hommes, où la ronce distille le miel. Les Zéphirs soufflent alors une brise rafraîchissante ; la pluie et le soleil alternent si heureusement que la… Lire la suite
ALEXANDRIE ÉCOLE PHILOSOPHIQUE D'

Écrit par :  Jean PÉPIN

Dans le chapitre "L'éclectisme du Ier siècle avant J.-C."  : …  la ville, carrefour et centre d'accueil pour les civilisations les plus diverses. C'est ainsi que *le platonisme de ce temps accueille certaines doctrines venues de l'aristotélisme et du stoïcisme. L'instigateur de ce platonisme éclectique (que l'on appelle aussi « moyen platonisme ») est Antiochus d'Ascalon. Avant de devenir chef de l'école d'… Lire la suite
ÂME

Écrit par :  Pierre CLAIRHenri Dominique SAFFREY

Dans le chapitre "Avènement de la « psychologie » avec Socrate, Platon et Aristote"  : …  24 d ; 30 a) pour la rendre meilleure, car « l'homme, c'est son âme » (Alcibiade, 130 c). *Héritier de Socrate, Platon organise sa doctrine en une véritable psychologie. Mettant en scène son maître dans la prison au moment où il va mourir, il saisit cette occasion dans le Phédon pour nous enseigner la vraie nature de l'âme et les… Lire la suite
ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Conditions sociologiques"  : …  écoles sont relativement fermées, mais les conditions d'admission sont purement intellectuelles : *le disciple doit passer par une initiation stricte qui, par exemple dans l'Académie de Platon, comporte l'étude approfondie des mathématiques, condition qui, selon le témoignage de l'un d'entre eux, Aristoxène de Tarente, était de nature à décourager… Lire la suite
APORIE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Terme appartenant à la philosophie grecque de l'Antiquité ; c'est la transcription littérale de aporia, dont le sens propre est « impasse », « sans issue », « embarras ». En philosophie, on peut lui donner un sens faible, comme le fait Aristote en insistant sur l'aspect de difficulté à résoudre, notamment lorsqu'il s'agit de la « mise en… Lire la suite
ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et philosophie

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "L'architecture des philosophies, de Platon à Hegel"  : …  de la divergence progressive de l'architecture et de la philosophie peut cependant nous guider. *L'essentiel de la thématique philosophique dégagée à partir de la considération de l'architecture s'exprime au départ chez Platon. « Art de production » et non pas « art d'acquérir » ou métier, l'architecture telle que la décrit Platon conduit à son… Lire la suite
ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Vie d'Aristote"  : …  Aristote va faire ses études à Athènes et devient à l'Académie l'un des plus brillants disciples de *Platon. Sorte de répétiteur ou d'assistant, réputé pour sa passion de la lecture (Platon l'appelait, peut-être avec quelque condescendance, « le liseur »), il collabore un peu plus tard à l'enseignement et publie lui-même des dialogues comme le Lire la suite
ARISTOTÉLISME

Écrit par :  Hervé BARREAU

…  qui se prête à la qualification un peu abusive de « système ». Née, en effet, de la critique de la* doctrine platonicienne des Idées, cette œuvre embrasse toutes les disciplines philosophiques, qui vont de la dialectique et de la logique à la philosophie morale et politique et même à l'esthétique, en passant par la physique, la biologie et la… Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - Le beau

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "Les deux composantes du Beau"  : …  le Beau a deux composantes principales, l'une de plaisir et l'autre de bien moral et religieux.* Toutes deux sont identifiées dès Platon (428 env.-env. 347 av. J.-C.) dans l'Hippias majeur, dans le Banquet (env. 375 av. J.-C.) et le Phèdre (385-370 av. J.-C.). Dans L'Hippias majeur, Socrate s'interroge sur la… Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - La contemplation esthétique

Écrit par :  Didier DELEULE

Dans le chapitre "Catharsis et tragédie"  : …  et interprétatifs. Dans le livre X de la République, l'art est nettement défini par *Platon comme « imitation » : la poésie comme la musique reflètent les actes et les passions des hommes, mais ce qu'imite le poète, ce n'est point l'aspect noble de l'individu ; la poésie dramatique a commerce avec l'élément inférieur de l'âme (… Lire la suite
ARTS POÉTIQUES

Écrit par :  Alain MICHEL

Dans le chapitre "L'Antiquité"  : …  Si *Platon chasse les poètes de sa république parce qu'ils sont des imitateurs et qu'ils pratiquent la mimésis au lieu du récit, Aristote, dans sa Poétique, décrit les lois du récit épique ou dramatique et justifie la mimésis, capacité d'imitation dévolue au langage, en disant qu'elle est vraisemblable et qu'elle peut, en… Lire la suite
ASTRONOMIE

Écrit par :  James LEQUEUX

Dans le chapitre "L'école d'Athènes"  : …  e siècle, Athènes prend la relève. C'est le grand siècle de la civilisation grecque, celui de *Platon, de Phidias, d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide, de Socrate et d'Aristote. Platon (~ 428 env.-env. ~ 347) est le fondateur et la grande lumière de la célèbre Académie, mais sa conception du Monde, dont la Terre immobile est le centre, n'… Lire la suite
ATHÉISME

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Dans le chapitre "Les interprétations philosophiques"  : …  Platon a traité de l'athéisme dans deux contextes différents.* Dans l'Apologie de Socrate (26 b-e), il s'agit de montrer que Socrate n'est pas un véritable athée. Pour cela, Platon distingue l'athée relatif, qui n'admet pas telle ou telle divinité, et l'athée absolu (parapan atheos), qui ne croit à l'existence d'aucun dieu. Le… Lire la suite
ATHÈNES

Écrit par :  Guy BURGELPierre LÉVÊQUE

Dans le chapitre "L'Académie et le Lycée"  : …  Ce même mysticisme s'exprime dans la pensée du plus important des philosophes du siècle,* l'Athénien Platon. Disciple de Socrate, maître à son tour dans cette Académie qu'il a ouverte aux portes d'Athènes, il élabore une œuvre monumentale qu'il ne cesse d'enrichir jusqu'à sa mort. Ontologie, eschatologie, morale, politique, aucun domaine ne lui… Lire la suite
ATLANTIDE

Écrit par :  Marie-Rose MAYEUX

… *Île dont parle Platon dans le Timée et le Critias, l'Atlantide se serait située au-delà des colonnes d'Hercule (Gibraltar) et aurait été engloutie par un cataclysme gigantesque, que Le Politique tente d'expliquer par les révolutions astrales chères aux Anciens. Ces événements, dont Platon précise qu'ils se sont passés 9 … Lire la suite
AUTORITÉ

Écrit par :  Éric LETONTURIER

Dans le chapitre "Les premières conceptions de l'autorité"  : …  À l'origine, la philosophie politique* de Platon (— 428-347) a apporté une contribution décisive en posant en des termes essentialistes une conception du pouvoir en rupture avec le contractualisme dominant des sophistes, de Protagoras (~490-420) à Lycophron, élève de Gorgias (~480-374). Pour ces derniers, l'autorité était largement entendue comme le… Lire la suite
AYURVEDA

Écrit par :  Jean FILLIOZAT

Dans le chapitre "Diffusion de l'Āyurveda"  : …  de cette collection enseigne la même doctrine pneumatiste que l'Āyurveda. Le Timée de *Platon décrit une théorie semblable à celle du tridoṣa et qui est isolée dans la tradition médicale grecque. Les concordances, poussées jus-qu'au détail, rendent peu probable une rencontre fortuite. Quoique non mentionnée, l'origine indienne… Lire la suite
BIBLE - L'inspiration biblique

Écrit par :  André PAUL

Dans le chapitre "Les sources de la doctrine de l'inspiration"  : …  Et l'Iliade commence ainsi : « Chante la colère, déesse du fils de Pélée. » Chez *Platon, le concept d'inspiration reçut un éclairage ample et précis, sous les deux aspects de « possession » et de « souffle divin ». Ainsi, Ion est déclaré bon rhapsode parce qu'une puissance divine (théia dunamis) le « meut ». Quant aux… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

Dans le chapitre "Le bien comme bonheur, ou « eudaimonia » "  : …  Les philosophes antiques l'ont défendue contre les objections communes qui leur étaient opposées. *Polos et Calliclès, les interlocuteurs de Socrate dans le Gorgias de Platon, rappellent que souvent les tyrans et les hommes méchants sont les plus heureux des hommes. En revanche, le cas d'un homme juste qui, refusant de commettre la… Lire la suite
BONHEUR

Écrit par :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Du bonheur manqué au divertissement"  : …  montrait Aristote, suprêmement désirable, et c'est ce qui le définit. Mais qu'est-ce que le désir ? *Platon, dans Le Banquet, avait déjà répondu. Le désir est manque : « Celui qui désire désire une chose qui lui manque et ne désire pas ce qui ne lui manque pas. » Comment désirer être grand ou fort quand on l'est déjà ? Tout au plus… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Questions métaphysiques"  : …  constitue un principe dont les philosophes de l'Antiquité ont donné plusieurs formulations. *Platon l'énonce ainsi : « Tout ce qui naît naît nécessairement par l'action d'une cause » et précise : « car il est impossible que quoi que ce soit puisse naître sans cause » (Timée, 28 a). Cette seconde proposition passe en maxime : « Lire la suite
CERCLE, symbolisme

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Le cercle est une figure qui exerce une réelle fascination sur l'imagination humaine. Ce fait ne peut être réduit à une simple dimension subjective ; il reflète tout autant une dimension objective, constituant ainsi l'un des archétypes les plus universels. C'est à travers la révélation de sa forme que Parménide a fondé la métaphysique occidentale,… Lire la suite
CHALCIDIUS (1re moitié IVe s.)

Écrit par :  Universalis

… *C'est principalement grâce à Chalcidius que le Moyen Âge latin a dû la connaissance relative qu'il eut de Platon. Ce philosophe néo-platonicien, probablement chrétien, avait, en effet, établi une traduction latine d'une partie du Timée qui, accompagnée d'un commentaire, allait avoir une grande influence, au xiie siècle… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

…  il doit y avoir des degrés de connaissance comme il y a des degrés de réalité. C'est ce que montre* Platon par le schéma de la ligne (La République, VII) : au plus bas degré de réalité correspond le plus bas degré de connaissance, celui que nous donne la perception sensible ; c'est au terme de la démarche dialectique que la pensée pure… Lire la suite
CONSENSUS

Écrit par :  André AKOUN

Dans le chapitre "Solidarité et individualisme"  : …  ces deux extrêmes que se situe la réalité du consensus, comme le montrait déjà Aristote contre *Platon qui, dans le livre V de la République, écrivait : « Peut-on citer pour l'État un plus grand mal que celui qui le divise et d'un seul en fait plusieurs, et un plus grand bien que celui qui l'unit et le rend un ? Or ce qui unit, n'est-… Lire la suite
CORPS - Soma et psyché

Écrit par :  Pierre FÉDIDA

Dans le chapitre "Jalons philosophiques"  : …  avec ses implications théologiques, physiques, politiques ; et la notion de psyché, telle que *Platon l'entend, est loin de représenter la forme restrictive sous laquelle on la conçoit aujourd'hui. Il convient d'accorder une place toute particulière à la pensée aristotélicienne qui reste, sans doute, le modèle référentiel implicite d'une… Lire la suite
COULEURS, histoire de l'art

Écrit par :  Manlio BRUSATIN

Dans le chapitre "Techniques et traités au Moyen Âge"  : …  et se développe à la Renaissance avec les théories néo-platoniciennes. Dans le Timée, *Platon pensait que les couleurs, comme les formes géométriques simples, sont des jeux de la raison et qu'elles représentent en quelque sorte l'effort de la matière pour se transformer en lumière. Dans la Poétique, Aristote distingue forme et… Lire la suite
CRITIQUE D'ART, Antiquité gréco-romaine

Écrit par :  Agnès ROUVERET

Dans le chapitre "Art et savoir (« téchnē/epistémē ») : la revendication des artistes"  : …  ve siècle, la préoccupation des sophistes. Aussi n'est-il pas étonnant de voir chez *Platon une attaque conjuguée contre les sophistes et les peintres qui prétendent vendre à leurs élèves une technique qu'ils présentent comme un savoir, alors qu'elle n'est qu'illusion et faux-semblant. Le portrait du peintre Pamphilos que nous venons… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "La « doxa » des Grecs : croyance et opinion"  : …  célébrera-t-il celles des opinions qui, par leur relative stabilité, sont dignes d'être reçues. *Cette équivoque, qui n'a cessé d'intriguer les commentateurs, s'amplifie dans la philosophie platonicienne qui domine notre problème : le règne de la vérité s'appuie sur un modèle mathématique de nécessité, d'immutabilité, d'inconditionnalité, tandis… Lire la suite
CULTURE - Nature et culture

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "Le sophisme naturaliste"  : …  que la culture humaine fait effort en vue d'une toujours plus adéquate imitatio naturae. *Platon fait tenir au politique le discours suivant, adressé aux poètes : « Notre organisation politique tout entière consiste en une imitation de la vie la plus belle et la plus excellente » (Les Lois, livre VII, p. 817 b). Le poète se… Lire la suite
DÉCADENCE

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "La méditation sur l'histoire"  : …  ordre inverse comme dans le mythe platonicien du Politique. On sait, d'autre part, que si *Platon expose au livre VIII de La République comment les régimes se corrompent, le mal pour lui n'est pas irrémédiable : dans Les Lois, il légifère pour une cité de son temps et multiplie notamment les prescriptions concernant le… Lire la suite
DE L'ÂME, Aristote

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Entre physique et métaphysique, une pensée du vivant"  : …  *Né à Stagire vers 385 avant J.-C., Aristote, venu à Athènes à l'âge de dix-sept ans, devint l'élève et l'assistant de Platon, avant de fonder sa propre école, le Lycée. Il mourut en 322. En 1923, le philologue allemand Werner Jaeger a profondément renouvelé les études aristotéliciennes en considérant l'ensemble des œuvres, qui pour la plupart nous… Lire la suite
DÉMIURGE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *La notion de démiurge revient à penser la réalité comme une création, puis de réduire celle-ci à une fabrication. L'histoire des civilisations et la continuité des traditions culturelles montrent que le thème du démiurge est largement réparti et singulièrement constant au cours de l'histoire humaine. Comment expliquer cette insistance et cette… Lire la suite
DÉSIR, philosophie

Écrit par :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "Le désir, entre manque et plénitude"  : …  Pour* Platon, l'épithumètikon, c'est-à-dire la capacité de désirer, est une des trois parties constitutives de l'âme humaine (telle que décrite dans le quatrième livre de La République, 385-370 av. J.-C.). Le désir est pour lui une dimension constitutive de l'acte philosophique. Les six discours en l'honneur d'Éros qui se succèdent… Lire la suite
DIALECTIQUE

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "La dialectique platonicienne"  : …  *En dehors de toute interprétation, c'est dans l'œuvre de Platon que l'idée de dialectique se trouve pour la première fois incontestablement formulée et développée systématiquement. Elle y prend sens dans un double système d'oppositions : la dialectique, c'est d'abord la connaissance vraie par opposition à la connaissance sensible ou opinion ; c'est… Lire la suite
DIALOGUE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUDRobert MISRAHI

Dans le chapitre "Le dialogue, simple instrument ou structure obligée"  : …  philosophie ne commence, en Occident, à se poser véritablement pour elle-même que dans l'œuvre de *Platon, c'est-à-dire dans la forme écrite du dialogue. À travers le dialogue platonicien (simple instrument littéraire de l'analyse dialectique), se dessine le véritable dialogue vivant que Socrate conduisait avec ses interlocuteurs athéniens.… Lire la suite
DIVINATION

Écrit par :  René ALLEAU

Dans le chapitre "Classification générale"  : …  naturelle (De divinatione). En réalité, le célèbre orateur emprunte cette classification à *Platon ; on la trouve en effet dans le Phèdre, exposée par Socrate en des termes plus dignes d'intérêt pour le psychologue, l'historien et le philosophe. Socrate déclare : « Lorsqu'elles étaient en délire, la prophétesse de Delphes et les… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

Dans le chapitre "Le dualisme en philosophie"  : …  part, seul est pur et sans mélange et qui, étant venu dans le chaos des éléments, l'a mis en ordre. *Platon n'est pas dogmatique ni systématique, et la forme de son enseignement est telle qu'il a pu être compris de façons diverses. Cependant, il n'est pas douteux qu'il veut faire admettre l'existence de l'âme indépendamment du corps, et celle de l'… Lire la suite
EAU, élément

Écrit par :  Georges KAYAS

… *Pour Thalès de Milet, le premier des physiologues ioniens, l'eau est le principe de toutes choses ; après lui, Empédocle d'Agrigente introduit quatre éléments : l'air, l'eau, la terre et le feu, qu'il appelle les quatre racines. Mais c'est surtout Platon qui développe la théorie des quatre éléments empédocléens. Dans son dialogue Le TiméeLire la suite
ÉLÉMENTS THÉORIES DES

Écrit par :  René ALLEAU

Dans le chapitre "Empédocle et les pythagoriciens"  : …  de quintessence (littéralement, la « cinquième essence ») chez les alchimistes médiévaux. *Platon répandit toutes ces idées des pythagoriciens, particulièrement dans le Timée. Il y enseigne que la « matière première », « chose qui supporte tous les corps bien qu'elle ne sorte jamais de sa propre nature et qui est le fonds commun… Lire la suite
ERREUR

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "L'erreur dans la connaissance ordinaire"  : …  la vision, dans bien des langues et dans bien des cultures, sert de modèle à la connaissance. *Platon l'exprime ainsi : « N'as-tu pas remarqué que l'ouvrier de nos sens s'est mis beaucoup plus en peine pour la faculté de voir et d'être vu que pour les autres ? » Quel remède proposer pour limiter les erreurs des sens ? « Les mêmes objets… Lire la suite
ESPRIT, philosophie

Écrit par :  Pierre CLAIR Universalis

Dans le chapitre "La philosophie gréco-latine"  : …  un principe omnipotent, omniopératoire, omniscient, omniprésent, sans altération de sa nature. Chez *Platon, les notions d'âme, de pensée, de science sont bien plus répandues que celle du νο̃υς (esprit). Cependant, on peut dire, avec le philosophe lui-même, que l'esprit est le pilote de l'âme (Phèdre). Ce noûsLire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "Platon"  : …  *Toutes les polémiques qui précèdent Platon, et jusqu'à un certain point l'esthétique de Platon lui-même, s'éclairent si l'on garde à l'esprit l'acuité de cette lutte entre moralistes et immoralistes. Tel le combat que mène Socrate, partisan de la morale et de l'utilité dans l'art – raillé copieusement par Aristophane, lui-même héritier du… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

Dans le chapitre "L'être dans la pensée grecque"  : …  d'une façon tout à fait différente, à savoir en l'éparpillant en des morceaux infimes. » *Platon, dans le Sophiste, affirme de l'ensemble des penseurs présocratiques qu'ils ont « tous l'air de réciter une fable comme à des enfants » (242 c 10). Ainsi le rappelle l'étranger à Théétète : « Lorsque l'un d'eux prononce qu'il existe,… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Sans doute l'idée d'existence est-elle une très ancienne idée. Chez *Platon, le même mot, ousia, désigne l'essence et l'existence, et l'on peut dire que la théorie platonicienne des essences est critiquée par Aristote en faveur d'une théorie de l'existence, de l'existence faite de forme et de matière. Mais un… Lire la suite
FEU, élément

Écrit par :  Georges KAYAS

… *Au lieu de l'eau de Thalès et de l'air d'Anaximène, Héraclite d'Éphèse (~ 535-~ 475) pense que le principe de toutes choses est le feu, le Soleil lui-même n'étant qu'une mitraille incandescente. À ces trois éléments Empédocle ajoute la Terre. Dans la cosmogonie platonicienne (Le Timée), qui reprend et développe la théorie d'Empédocle, le… Lire la suite
FICIN MARSILE (1433-1499)

Écrit par :  Maurice de GANDILLAC Universalis

…  et le panthéisme larvé, et se déclare en revanche convaincu qu'« avec quelques changements, les *platoniciens seraient chrétiens » (prologue de la Théologie platonicienne). C'est du reste surtout par la version latine de Ficin que le xvie et le xviie siècle connaîtront Platon et c'est aussi son… Lire la suite
GÉOCENTRISME

Écrit par :  Jean-Pierre VERDET

Dans le chapitre "Sauver les apparences"  : …  qui n'aura aucune pérennité. Toutefois, l'ordre des planètes varie d'un système à l'autre : dans le *système platonicien, autour de la Terre tournent l'orbe de la Lune, puis ceux du Soleil, de Mercure, de Vénus, de Mars, de Jupiter et de Saturne. Si l'on croit Simplicius (fin ve-début vie siècle), c'est à… Lire la suite
GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Les grammairiens grecs

Écrit par :  Jean LALLOT

Dans le chapitre "L'emboîtement des éléments du « logos »"  : …  le cours de la recherche sur la justesse des noms, à laquelle est consacré le Cratyle de *Platon, Socrate se laisse emporter (c'est lui qui le dit) à embrasser l'ensemble du processus de production du logos (Crat., 424 d-425 a) : « [De même que les peintres mêlent les couleurs], de même nous autres, nous appliquerons aux… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - La cité grecque

Écrit par :  François CHÂTELETPierre VIDAL-NAQUET

Dans le chapitre "La philosophie politique de Platon"  : …  *La philosophie politique platonicienne est la mise en œuvre géniale de ce détour imposé. L'action propre du personnage historique Platon – fondation de ce collège pour futurs souverains qu'est l'Académie, voyages en Sicile – est le mime (ou la métaphore) de la nécessité de ce détour. La cité idéale que propose La RépubliqueLire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - La religion grecque

Écrit par :  André-Jean FESTUGIÈREPierre LÉVÊQUE

Dans le chapitre "Vers une religion nouvelle"  : …  les tombes, en Grèce septentrionale, en Grande-Grèce (Pétilia, Thourioi) et en Crète (mont Ida). *La haute figure de Platon domine tout son siècle, avec sa conception du monde supérieur des Idées dont le monde temporel n'est que le reflet corrompu et vers lequel l'homme doit se hausser, au terme de la dialectique de l'amour. Les maximes que l'on… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Langue et littérature

Écrit par :  Joseph MOGENETJacqueline de ROMILLY

Dans le chapitre "La philosophie"  : …  plus encore à sa survie dans les œuvres de ses disciples, dont le plus éminent est sans contredit *Platon (427-347). L'œuvre de celui-ci est d'abord un imposant monument à la mémoire de son maître : Socrate est sans cesse présent dans les vingt-cinq dialogues et dans l'Apologie qu'il est censé avoir prononcée devant ses juges. Si, dans… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Théâtre et musique

Écrit par :  Jacques CHAILLEYFrançois JOUAN

Dans le chapitre "Le temps des philosophes"  : …  secrètes régissant le mouvement des mondes et les révolutions des planètes. Le Timée de *Platon fut, au ive siècle avant J.-C., l'expression la plus célèbre de cette croyance. Celle-ci se maintint très longtemps, au point que la « musique des sphères » était encore pour Boèce, au vie siècle après J… Lire la suite
HÉDONISME

Écrit par :  Henri WETZEL

Dans le chapitre "La jouissance et le degré zéro du logos"  : …  hédoniste au profit de ce que celle-ci se proposait précisément de dénoncer. De la thèse hédoniste, *Platon retient que le plaisir est un mouvement ; le plaisir n'est pas absence de douleur ou suppression de la douleur ; il est un état positif, essentiellement bon. Aussi trouve-t-il sa place, la cinquième dans l'énumération des éléments dont se… Lire la suite
HERMÉTISME

Écrit par :  Sylvain MATTON

Dans le chapitre "De Thot à Hermès Trismégiste"  : …  en effet, aux arts littéraires, encore qu'il ne fût pas regardé comme l'inventeur de l'écriture. *Cependant, dans le Cratyle (407a-408d), Platon relie Hermès au discours, non seulement en faisant dériver son nom de ἑρμηνεύς (interprète) mais aussi de Εἰρέμης, forgé par contraction de τὸ εἴρειν ἐμήσατο (« celui qui imagina la… Lire la suite
HEURISTIQUE

Écrit par :  Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI

Dans le chapitre "Heuristique générale ou la logique de la découverte"  : …  arbitraire dans la régression pour choisir une base arbitraire. L'heuristique doit résoudre, elle,* le paradoxe de Ménon (Platon, Ménon, 80 d-e) : la découverte est impossible. L'argument se développe ainsi : il n'est pas possible de trouver si l'on ne sait pas ce que l'on cherche et quoi chercher. Si on le sait, il est inutile de le… Lire la suite
HIPPOCRATE DE COS (~460-env. ~370)

Écrit par :  Jacques JOUANNA

Dans le chapitre "La question hippocratique"  : …  vivement débattue que les témoignages sont rares et parfois ambigus. Le plus ancien est celui de *Platon dans le Phèdre ; mais ce que dit Platon de la méthode (« on ne peut pas connaître la nature de l'homme sans connaître la nature du tout ») est interprété différemment par les érudits (le « tout » désigne-t-il l'univers ou le « tout »… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "L'anthropologie grecque et chrétienne"  : …  qui, comme le platonisme, lui sont radicalement contraires s'avérera encore bien plus considérable. *On reconnaît généralement à Socrate et à Platon le mérite de la découverte de la raison. On insiste moins sur la modification totale que cette découverte va entraîner pour le statut de l'homme. En identifiant la réalité de l'homme à son idée, et en… Lire la suite
HYMNE

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *Sans doute dérivé de la racine uph (« tisser »), le mot « hymne » peut désigner toute sorte de chant, avec la même extension qu'« ode » (tout ce que « chante » l'« aède »). Cependant, Platon, définissant les lois jadis respectées de la musique, caractérise les « hymnes » en les différenciant des « thrènes », des « péans », des « … Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "L'idéalisme et la philosophie de la physique"  : …  est pas une tendance nouvelle. Dans l'Antiquité grecque, il apparaît sous forme d'instrumentalisme. *Pierre Duhem en a retracé l'histoire (Sôzein ta phainomena. Essai sur la notion de théorie physique de Platon à Galilée, 1908). Platon opposait la méthode des astronomes à celle des physiciens. La première consiste à reconstruire les orbites… Lire la suite
IMITATION, esthétique

Écrit par :  Danièle COHNFrançois TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Une polarité originaire : du rejet platonicien..."  : …  Ce sont les dialogues de *Platon qui inaugurent, au ive siècle av. J.-C., la relation des arts et de la mimèsis. Au livre X de La République, le philosophe condamne les arts « éloignés de deux degrés » par rapport à la vérité. Le lit peint imite l'objet fabriqué, qui lui-même est un artefact, imaginé, puis… Lire la suite
IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Le réalisme métaphysique et religieux"  : …  Dans l'esprit de la métaphysique classique, depuis *Platon, les deux notions d'immanence et de transcendance sont liées (que ces termes soient présents ou non), s'impliquant l'une l'autre comme des contraires qui s'appellent et s'excluent. L'idéalisme platonicien peut servir de paradigme ou d'exemplaire pour éclairer leur signification. C'est à… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Les données historiques"  : …  périodiques se substitue l'idée d'une infinie succession du temps apportant toujours du nouveau. *Platon « commettra un parricide » en affirmant, contre « son père », Parménide, que le non-être est, dans un certain sens. Toute chose comporte de l'illimité, de la matière, un emplacement, du plus ou du moins dans l'extension, dans la division et la… Lire la suite
INSPIRATION (Grèce antique)

Écrit par :  Luc BRISSON

…  et de l'inspiration poétique en particulier remonte pour l'essentiel aux idées formulées par *Platon au ive siècle avant J.-C. Or, sur ce point comme sur beaucoup d'autres, Platon opère un renversement complet par rapport à tout ce qui avait été traditionnellement accepté avant lui. D'où la nécessité de remonter plus avant… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "Les étapes majeures d'une philosophie de l'intuition"  : …  trouver des motifs de rupture entre l'évidence intellectuelle, l'expérience et le discours. Ainsi* dans la tradition platonicienne les idées ou essences sont transcendantes au réel. Il est vrai que l'intuition de l'esprit, qui est vision de ces essences, se prolonge dans un discours pleinement éclairant qui est la dialectique, mais celui-ci… Lire la suite
ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

Écrit par :  Christian JAMBETJean JOLIVET

Dans le chapitre "Les débuts de la philosophie arabo-islamique"  : …  apocryphes, fut ainsi traduite, de même qu'un bon nombre d'ouvrages de ses commentateurs grecs. *Platon le fut aussi ; on en a des marques évidentes, mais on ne peut dire exactement dans quelle mesure. Parmi les apocryphes aristotéliciens, il faut citer deux livres qui relèvent en fait du néo-platonisme : la Théologie d'Aristote,… Lire la suite
JAMBLIQUE (250 env.-env. 330)

Écrit par :  Jean TROUILLARD

…  prises avec un problème grave. Devant la montée du christianisme, un disciple de Pythagore et de *Platon peut-il rester indifférent et laisser périr les traditions religieuses de l'Antiquité, qui semblent faire partie de l'héritage culturel hellénique ? Par ailleurs, n'est-il pas urgent de revigorer cet héritage lui-même en puisant aux sources… Lire la suite
JARDINS - Esthétique et philosophie

Écrit par :  Catherine CHOMARAT-RUIZ

Dans le chapitre "Des parcs pour la philosophie et la beauté"  : …  au sport, sont dépourvus de vocation vivrière et sont solidaires d'un enseignement où l'on apprend, *comme dans le Gorgias de Platon, que les lois régissant les êtres humains ne sont pas fondées en nature. Ces jardins-là, voués à la philosophie platonicienne, rompent avec la sagesse qu'incarne le verger de l'époque archaïque. Ils sont… Lire la suite
JUSTICE DISTRIBUTIVE

Écrit par :  Jean GAUDEMET

… *Cette justice ne consiste pas à « récompenser les bons et punir les méchants ». La notion fait intervenir l'idée d'une inégalité ou, plus exactement, d'une proportionnalité dans la « distribution » des biens, des récompenses ou des honneurs qui tient compte de la valeur de chacun. Particulièrement mise en évidence par Aristote, qui, reprenant l'… Lire la suite
MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

Écrit par :  Luc BRISSON

Dans le chapitre "Le sage et le philosophe"  : …  de l'anecdote, alors que beaucoup d'autres estiment que les thèmes qu'elle met en œuvre trahissent *une origine platonicienne et illustrent la conception platonisante qu'on se faisait de Pythagore à l'Académie, peu après la mort de Platon. L'argument décisif en faveur de cette dernière hypothèse réside dans l'affirmation touchant la sagesse qui… Lire la suite
MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "Le platonisme"  : …  *D'abord le platonisme, qui avait intégré logique et mathématique à leur place, dans le mouvement un (dialectique) qui déploie la connaissance de l'Être en son éternité et sa vérité. Seule la « dialectique » installée dans la vision de l'Être en manifeste les articulations fondamentales. Elle constitue, au sens fort, la logique comme manifestation… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "L'Antiquité"  : …  en un seul mot, ne se rencontre pas avant le Moyen Âge), la notion qu'il désigne est fort ancienne. *Dès l'Antiquité, vouloir atteindre ce qui est au-delà de la nature est, en effet, un des soucis majeurs des philosophes. Cela se voit déjà clairement chez Platon. Et sans doute la théorie platonicienne des Idées, sources et modèles de toutes choses,… Lire la suite
MŒURS

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "L'institution divine de la législation, des mœurs et de l'éducation"  : …  les mœurs. Bien que ces distinctions ne soient pas absentes chez les Anciens, et notamment chez *Platon, ces différents ordres de phénomènes sont saisis plutôt dans leur unité systématique que dans leur diversité. En effet, pour les Anciens, les lois, les mœurs, les vertus procèdent d'une même source et tendent vers un même but. L'étranger d'… Lire la suite
MORALE

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le problème philosophique du fondement de la morale"  : …  la force brutale (c'est-à-dire animale et non humaine). Le problème a été posé en toute clarté par *Platon (peut-être déjà par Socrate) : on ne peut pas dire de quelque chose, action, institution, etc., qu'elle est bonne avant qu'on ne sache ce que le terme de bon désigne. Toute la philosophie morale de l'Antiquité n'est qu'une succession… Lire la suite
MORT - Les interrogations philosophiques

Écrit par :  René HABACHI

Dans le chapitre "Les doctrines de la chute"  : …  *Si le courant des doctrines de la chute est dominé par la figure de Platon, son élaboration philosophique s'inaugure cependant avec les Upanishads et se prolonge, par-delà Origène, jusqu'à Descartes et Malebranche. L'axe qui joint des philosophies aussi différentes est le dualisme de l'âme et du corps. La vie humaine naît de leur rencontre et la… Lire la suite
MOYEN, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la distinction des moyens et des fins ; il est dans la nature de la volonté… Lire la suite
MYTHE - Épistémologie des mythes

Écrit par :  Marcel DETIENNE

Dans le chapitre "Un savoir frontière"  : …  de la philosophie platonicienne procède, avec plus de rigueur encore, à la condamnation de ce que *Platon rassemble avec ses contemporains sous le nom de « mythologie » et d'« archéologie ». La critique radicale que La République adresse, à travers les poètes et les artisans de logoi, à la tradition tout entière vise de manière… Lire la suite
NÉANT

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "Une certaine idée négative du néant"  : …  *On voit combien le rapprochement (pourtant souvent fait) avec l'analyse platonicienne du Sophiste doit être limité. Il s'agissait pour Platon de définir le sophiste comme celui qui fait être ce qui n'est pas. Contre l'aphorisme de Parménide, il faut donc affirmer la possibilité du faux dans le discours et dans les choses et montrer que, d'… Lire la suite
NÉO-PLATONICIENNE D'ATHÈNES ÉCOLE

Écrit par :  Henri Dominique SAFFREY

… d'autre part, l'école d'Athènes, qui parviendra à se greffer sur la souche de l'antique Académie de *Platon au début du ve siècle. À peu près au même moment, un autre rejeton paraîtra à Alexandrie, et cette école survivra même à celle d'Athènes pour faire passer au monde arabe vers la fin du vie siècle tout le… Lire la suite
NÉO-PLATONISME

Écrit par :  Jean TROUILLARD

On désigne sous le nom de néo-platonisme une école philosophique qui se réclame de *Platon et dont le fondateur est Plotin (205-270 apr. J.-C.). Celui-ci, qui se fit à Alexandrie le disciple d'Ammonios Sakkas, enseigna à Rome et mourut à Minturno, au nord de Naples. L'école se développa pendant les deux siècles suivants, et elle… Lire la suite
NOMBRES SYMBOLIQUE DES

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *De nombreuses études d'ethnologie comme de philosophie comparée, d'histoire des religions comme de psychologie des profondeurs ont montré que la pensée dite « sauvage » comme la connaissance symbolique présentent une compréhension qualitative du nombre. Cette compréhension expliquerait, semble-t-il, la préséance des nombres dits « naturels » sur… Lire la suite
NON-ÊTRE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Le non-être n'est pas le néant, si l'on entend par néant la simple absence d'être (l'idée de néant ne surgit qu'après coup, de façon imaginaire, comme suppression de l'être). Au sens le plus fort, le non-être est la part de négativité qui est présente dans le réel ou bien le pouvoir de négation qui appartient à l'esprit. Par réaction contre une… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Réalisme et nominalisme"  : …   réaliste et l'orientation nominaliste. La première pourrait être représentée par *Platon chez les Anciens, par Frege chez les Modernes, quoiqu'en des sens fort différents. Elle consiste à considérer les mathemata non pas tant comme des objets que comme des êtres, indépendamment du mode de connaissance qu… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'ontologie platonicienne"  : …  *C'est cette double transcendance qui fait l'âme de l'ontologie platonicienne. Elle est si essentielle au platonisme que celui-ci a fourni, pour toute l'histoire ultérieure de la métaphysique, le modèle par excellence d'une ontologie qui sépare l'être du devenir, le savoir de l'opinion. Bien plus, avec Platon, les deux transcendances n'en font qu'… Lire la suite
OSTRACISME

Écrit par :  Pierre BOUDOT

Dans le chapitre "Ostracisme idéologique"  : …  L'exemple nous en est déjà donné par *Platon dans La République. Il exalte le concept d'égalité de telle façon que celui de la liberté disparaît. Cherchant avant tout à éviter la démesure dont l'âme peut être le siège, il sacrifie l'amour du monde visible à celui de l'invisible, il organise la méfiance à l'égard du langage qui parade alors… Lire la suite
PARADIGME, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Est paradigme ce que l'on montre à titre d'exemple, ce à quoi on se réfère comme à ce qui exemplifie une règle et peut donc servir de modèle. En tant que modèle concret devant guider une activité humaine et lui servir de repère, le paradigme se distingue de l'archétype, qui suggère l'idée d'une priorité ontologique originelle. Comme l'a montré P.-M… Lire la suite
PATRISTIQUE

Écrit par :  Pierre HADOT

…  celle-ci comprenant, selon une tradition qui s'esquisse déjà dans Les Lois de *Platon, les points suivants : sources de la révélation, parties de la théologie, méthodes propres aux différentes parties, principes fondamentaux du raisonnement théologique, étude des différents degrés de la réalité divine. Le traité d'Origène Sur lesLire la suite
PÉDAGOGIE - Pédagogie et pouvoir

Écrit par :  Jean-Claude PASSERON

Dans le chapitre "Les programmes de l'utopie pédagogique"  : …  utopique, le programme institutionnel et politique qui rendrait crédible l'utopie de la visée. *Platon avait déjà révélé cet extraordinaire pouvoir de déréalisation qui semble appartenir en propre au mythe pédagogique : Les Lois, testament platonicien où l'on voit généralement un projet de législation, mais dont la crédibilité… Lire la suite
PHÉDON D'ÉLIS (~IVe-~IIIe s.)

Écrit par :  Louise LAMBRICHS

… *Philosophe grec, fondateur de l'école d'Élis, sa ville natale, Phédon, dont le nom a été immortalisé par le dialogue de Platon, suivit les leçons de Socrate et assista son maître dans sa prison jusqu'à sa mort. C'est à lui d'ailleurs que Platon, dans son dialogue, fait raconter les derniers moments de Socrate. Par la suite, Phédon retourna à Élis… Lire la suite
PHÉNOMÈNE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "La nature physique du phénomène"  : …  significatifs relatifs à la nature physique du phénomène chez les Anciens ont été conservés par *Platon et par Aristote. Platon emprunte cette théorie de la perception à Empédocle (Timée, 45 b et 67 c) et à Protagoras (Théétète, 156 e-158 b). Aristote connaît cet examen par Platon de la thèse de Protagoras (MétaphysiqueLire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "L'objet de la philosophie"  : …  à l'histoire le passé humain. Or, dès que le terme de philosophie apparaît, dans les dialogues de *Platon, la dialectique philosophique a un domaine propre, figuré dans les célèbres allégories de la ligne et de la caverne. Remontant d'idée en idée jusqu'à l'idée absolue (anhypothétique), elle est nettement distinguée des sciences déductives… Lire la suite
PHYSIS

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Les hésitations platoniciennes"  : …  *Qu'il s'agisse de contester les lois existantes au nom de la nature ou au contraire de chercher à humaniser la nature par la loi, l'opposition de la physis et du nomos fournissait à la philosophie un instrument privilégié de critique. Mais elle introduisait entre l'homme et la nature un divorce qui inquiétera Platon et que toute… Lire la suite
PLATONIQUE AMOUR

Écrit par :  Marie-Odile MÉTRAL-STIKER

… *L'expression renvoie non seulement à la continence, mais encore à la pudeur : plus précisément tout se passe comme si, avec l'amour platonique, la tendresse pouvait se passer d'une érotique. En effet, il suppose un dualisme qui autorise le développement d'une relation sentimentale aux dépens de tout geste charnel. Le plaisir du cœur y est conçu… Lire la suite
PLATONISME MÉDIÉVAL

Écrit par :  Jean JOLIVET

… *La question du platonisme médiéval étant particulièrement complexe, il faut dire d'abord selon quels partis pris elle est ici traitée. En premier lieu on rangera sous le nom de « platonisme » toute doctrine, d'ensemble ou même de détail, qui se fonde en dernière instance sur les œuvres des auteurs que l'Antiquité tardive et les médiévaux appelaient… Lire la suite
POLITIQUE - La philosophie politique

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Platon"  : …  *Il s'agit donc de découvrir un mode de vie en commun qui maintienne la paix à l'intérieur au moyen d'une éducation telle que chacun place l'intérêt général au-dessus de son intérêt particulier. Or ce résultat ne peut pas être atteint dans tous les cas ; les hommes, naturellement égoïstes et égocentriques, cherchent le plaisir des sens et les… Lire la suite
PRATIQUE ET PRAXIS

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "La naissance du problème"  : …  rendait possibles des prédictions astrologiques ou révélait la volonté des dieux. C'est chez *Platon que pratique et théorie se séparent et que leur rapport devient problématique. Après Parménide et les pythagoriciens, il se met à chercher ce qui, dans un monde en constant changement, demeure « lui-même », et est ainsi saisissable par la… Lire la suite
PRODICOS (entre ~470 et ~460-apr. ~399)

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *Sophiste ionien originaire de Julis, dans l'île de Céos, Prodicos est surtout connu par les dialogues de Platon. Socrate, le louant et le ridiculisant à la fois, dépeint Prodicos comme un frileux Tantale dont, tout omniscient, ou omnisage, et divin qu'il soit, la voix de basse produit un bourdonnement qui rend ses paroles indistinctes (Lire la suite
PROPORTION

Écrit par :  Philippe BOUDONJacques GUILLERME

Dans le chapitre "Le pythagorisme pur"  : …  viennent à reléguer l'harmonie auditive et la musique instrumentale dans les derniers chapitres. La* physique du Timée fait une grande part aux « vertus » formelles de figures régulières, et notamment des cinq corps dits platoniciens, dont la théorie constitue une sorte de prolongement géométrique du pythagorisme arithmétique. On rencontre… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "La dialectique platonicienne"  : …  De l'enseignement de son maître, *Platon retiendra toujours la méthode dialectique (du dialogue) et l'exigence de la cohérence du discours. Mais il ne s'en tiendra pas là. D'abord, l'homme politique doit prendre des décisions, le législateur doit donner une forme à la vie en commun ; ils ne peuvent pas passer leur temps en un dialogue incessant ;… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Quelques variantes historiques du rationalisme"  : …  égards opposées. Ainsi peut-on qualifier de rationalistes, quoique à des titres différents, *Platon et Aristote, les épicuriens, les stoïciens, les pyrrhoniens ou sceptiques... Nonobstant les contenus « idéalistes », « empiristes », « conceptualistes » de leurs doctrines en ce qui concerne la nature de ce qui est et le rapport de ce qui est… Lire la suite
RÉALITÉ CONCEPT DE

Écrit par :  Jean HAMBURGER

Dans le livre VII de la République, *Platon emprunte aux Orphiques sa fameuse allégorie de la caverne, qui représente pour lui l'image de l'illusion possible des hommes sur la réalité. Des prisonniers sont enchaînés en un lieu où, du monde, ils ne voient que les ombres… Lire la suite
RÉELS NOMBRES

Écrit par :  Jean DHOMBRES

Dans le chapitre "Rapports et mesures des grandeurs"  : …  crise des irrationnels débutait. Bien vite, d'autres mesures irrationnelles font leur apparition et *Platon, dans le Théètète tente un premier essai de classification. La contradiction rencontrée dans la notion de mesure rendait-elle cette idée caduque ? On doit vraisemblablement à Eudoxe de Cnide le dépassement de la contradiction au prix… Lire la suite
RÉMINISCENCE

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Avancé par Platon dans le Phédon, le thème mytho-philosophique de la réminiscence se retrouve tout au long de l'histoire de la philosophie occidentale avec une insistance telle qu'il paraît y prendre valeur de paradigme essentiel. Dans son expression strictement platonicienne, la réminiscence est une réponse ambiguë à deux questions :… Lire la suite
RENAISSANCE

Écrit par :  Eugenio BATTISTIJacques CHOMARATJean-Claude MARGOLINJean MEYER

Dans le chapitre "La pensée"  : …  interrogation sur le savoir et un instrument de découverte des autres et de soi-même, le « divin » *Platon apprenait à la génération d'un Pic de La Mirandole ou d'un Marsile Ficin, à celle d'un More, d'un Vivès ou d'un Érasme, au Montaigne des Essais ou au Campanella de La Cité du Soleil le dynamisme créateur de l'homme. Et… Lire la suite
RÉVOLUTION

Écrit par :  François CHÂTELET

Dans le chapitre "Rompre pour rétablir"  : …  *Pour expliquer la dramatique des sociétés humaines et de leur devenir – ce qu'on appelle actuellement histoire – l'auteur du Timée recourt à un mythe : jadis (il y a bien longtemps), le « cours des choses » allait dans le bon sens ; alors, les hommes étaient directement gouvernés par les dieux ; ceux-ci veillaient à leur… Lire la suite
RHÉTORIQUE

Écrit par :  Françoise DOUAY-SOUBLIN

Dans le chapitre "Racines antiques : rhètôr, l'orateur"  : …  lui-même (logos), dont la logique règle les enchaînements valides, les analyses de *Platon et d'Aristote distinguent trois plans : en toile de fond, ce dont il est question, l'affaire à traiter (pragma) ; à l'avant-scène, la manière dont c'est dit, la tournure de l'expression (lexis) ; et, entre les deux, comme… Lire la suite
SAGESSE

Écrit par :  Manuel de DIÉGUEZ

Dans le chapitre "L'intelligence visionnaire"  : …  essence » locutrice de la chose. De cette fameuse essence parlante, l'Idée était censée porteuse. *Si Lachès est jugé peu sage, dans Platon, c'est parce qu'il prétendait faire la guerre sans savoir, au juste, ce qu'est le courage militaire en son principe, donc en son être logophore. Quant à la déraison d'Hippias, elle se manifestait par la… Lire la suite
SALUT

Écrit par :  André DUMASJean PÉPIN

Dans le chapitre "Le salut dans l'orphisme grec"  : …   ; ils offraient à Zeus sôter la troisième et dernière coupe des banquets, et *Platon fait plusieurs fois allusion à cette coutume en parlant de « Zeus, troisième Sauveur ». Sôter et sôteira sont encore le titre habituel d'Apollon, d'Asclépios, d'Artémis ; Isis et Sérapis sont invoqués dans les mystères comme… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Platon : la dialectique et les mathématiques"  : …  Un peu plus tard, c'est-à-dire avec* Platon, la philosophie se constitue elle-même en science à part entière. La philosophie, qui se confond avec la dialectique, représente le faîte et le couronnement de l'édifice du savoir, les autres sciences, c'est-à-dire l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie ou l'harmonie, n'étant qu'une sorte de… Lire la suite
SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

Écrit par :  Bernard-Pierre LÉCUYER

Dans le chapitre "La comptabilité sociale et les dénombrements à Athènes"  : …  stabilité d'un petit nombre, seul compatible avec le jeu normal et effectif de telles institutions. *C'est ainsi que Platon, après avoir affirmé que « ce qu'il faut fixer en premier lieu, c'est le volume numérique de la population, de combien de personnes il est besoin qu'elle se compose. Après quoi, il y a lieu de se mettre d'accord sur la… Lire la suite
SIGNE ET SENS

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Histoire du problème"  : …  relier les deux sphères de la pensée et du langage et même à les séparer. Dans le Cratyle, *Platon s'interroge longuement sur la « justesse » des mots ; il renvoie dos à dos les deux protagonistes dont l'un veut que les mots naissent de la « convention » et l'autre qu'ils tiennent leur signification du lien qu'ils ont conservé avec la « … Lire la suite
SOCRATE (~469-~399) ET ÉCOLES SOCRATIQUES

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIG

Dans le chapitre "Comment nous connaissons Socrate"  : …   ; mais l'on ne peut jurer que la médiocrité soit une condition favorable pour peindre Socrate. *Avec Platon (né en 427) le problème est inverse. Socrate est partout, ou presque, dans son œuvre ; mais c'est un Socrate toujours plus profondément repensé, repris en sous-œuvre, rattaché aux conditions métaphysiques ultimes de sa propre possibilité… Lire la suite
SOPHISME

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Transcription du grec sophisma, désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit… Lire la suite
SOPHISTIQUE

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIGBarbara CASSIN

Dans le chapitre "La constitution de l'objet sophistique"  : …  paradigmatique, pour contexte de transmission ou d'interprétation, rien moins, entre autres, que le *Théétète de Platon et le livre Γ de la Métaphysique d'Aristote. Ainsi le dialogue entre Socrate et Théétète accrédite sans doute à jamais le sens relativiste et subjectiviste de la proposition de Protagoras : si la vérité se réduit… Lire la suite
TECHNIQUE

Écrit par :  Cornélius CASTORIADIS

Dans le chapitre "La « technè » et la « poièsis » chez Platon"  : …  *C'est pourtant Platon qui donnera le premier la pleine détermination de la poièsis : « Cause qui, quelle que soit la chose considérée, fait passer celle-ci du non-être à l'être » (Banquet, 205 b), de sorte que « les travaux qui dépendent d'une technè, quelle qu'elle soit, sont des poièsis et leurs producteurs… Lire la suite
TERRES, chimie

Écrit par :  Georges KAYAS

… *Selon Empédocle d'Agrigente (~ 490-~ 430), la sphère de l'univers est constituée de quatre racines, le feu, l'air, l'eau et la terre, qui tantôt se combinent sous l'influence de l'amour pour donner les corps matériels, les animaux et les végétaux, tantôt se décomposent sous l'influence de la haine en leurs éléments. Le monde est donc… Lire la suite
THÉÂTRE OCCIDENTAL - Théâtre et sociétés

Écrit par :  Jean-Marie PRADIER

Dans le chapitre "Un art de la distance"  : …  devient objet de réflexion au sens optique et intellectuel du terme, d'analyse et d'intelligence. *Tout au moins pour ceux que Platon appelle « les gens cultivés [qui] s'étaient fait une règle d'écouter pour leur compte en silence jusqu'à la fin, tandis que les enfants, les pédagogues et la masse du public étaient rappelés à l'ordre par la… Lire la suite
THÉÉTÈTE (~415 env.-env. ~369)

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *Mathématicien grec, élève de Théodore de Cyrène. Le dialogue de Platon qui porte le nom de Théétète permet de situer approximativement sa naissance en ~ 415 et sa mort (à la suite d'une blessure de guerre et d'une dysenterie) vers ~ 369. Théodore le présente à Socrate comme un élève d'une nature exceptionnelle, à l'esprit à la fois aigu et pondéré… Lire la suite
THÉODORE DE CYRÈNE (fin ~Ve-déb. ~IVe s.)

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *Mathématicien grec, qui enseignait à Cyrène (on ne doit pas le confondre avec Théodore l'Athée, dit aussi Théodore de Cyrène). D'après Diogène Laërce (III, vi), Théodore de Cyrène aurait connu et même instruit Platon, lors de son passage dans cette ville. Platon fait d'ailleurs de lui un des personnages de la trilogie du ThéétèteLire la suite
THÉOLOGIE

Écrit par :  Henry DUMÉRYClaude GEFFRÉJacques POULAIN

Dans le chapitre "L'origine du mot"  : …  dans les écrits du Nouveau Testament. Le mot « théologie » appartient au grec classique, et c'est *Platon qui fut le premier à l'utiliser pour désigner la recherche de Dieu ou des dieux par la voie du logos (Rép., II, 379 a, 5-6). En fait, il prenait ses distances par rapport aux discours mythiques des poètes (les premiers… Lire la suite
THÉOLOGIE NÉGATIVE

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Méthode d'abstraction et intuition intellectuelle"  : …  et, ajoute Clément, la monade en retranchant sa position spatiale. Dans cette méthode issue de *Platon et codifiée aux ier et iie siècles, nous sommes donc en présence d'un procédé d'abstraction, qui s'exerce à l'égard du sensible et du corporel. Mais cette abstraction ne mène pas à des « abstractions ».… Lire la suite
TRADITION

Écrit par :  René ALLEAUJean PÉPIN

Dans le chapitre "Le Nouveau Testament"  : …  de « lois non écrites » auxquelles se réfère l'Antigone de Sophocle. À la fin de Phèdre de *Platon, plusieurs pages sont consacrées à exalter la valeur irremplaçable de la tradition pour faire connaître les vérités que ne saurait découvrir la réflexion individuelle : « Il y a du moins une tradition que je suis à même de rapporter, une… Lire la suite
TRAITÉ DES LOIS, Cicéron

Écrit par :  Michèle DUCOS

Dans le chapitre "Influences et portée de l'œuvre "  : …   : l'idée d'une loi naturelle, conforme à la raison, figure dans la pensée stoïcienne ; *mais il faut surtout souligner l'influence de la philosophie de Platon. Les références au philosophe grec sont très nombreuses, à commencer par le genre du dialogue, choisi pour les deux œuvres ; la succession d'un traité sur la république et d'un traité sur les… Lire la suite
TYRANNIE, Grèce antique

Écrit par :  Pierre CARLIER

Dans le chapitre "La figure du tyran"  : …  comme l'oligarchie ; il persécute les élites, comme la démocratie (Politique, V, 10). *C'est à Platon, qui pourtant a longtemps espéré instaurer la cité idéale grâce à un jeune tyran, et qui eut Denys le Jeune pour élève, que l'on doit les analyses les plus saisissantes de la tyrannie. Dans le livre VIII de la République, le… Lire la suite
UN PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean TROUILLARD

Dans le chapitre "Le problème de l'un et du multiple"  : …  unité, autant nous devons reconnaître que toute pensée se meut inéluctablement dans le multiple. *Tout comme le divers pur, l'un pur est impensable et même inaffirmable. C'est ce que démontre Platon dans la première hypothèse du Parménide. Le domaine de la pensée est l'un multiple, ou le nombre, et son exercice fondamental est la lutte… Lire la suite
UTOPIE

Écrit par :  Henri DESROCHEJoseph GABELAntoine PICON

Dans le chapitre "Les utopies anciennes (gréco-latines)"  : …  « aux extrémités de la terre », île d'abondance et de festins, loin des labeurs et des combats. *Platon engrange l'utopie, et la postérité se fournira à son grenier. Il récupère l'âge d'or hésiodique pour l'articuler sur le mythe-histoire des Atlantes et de leur Atlantide : « Les citoyens et la cité qu'hier vous aviez imaginés comme une fable,… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Philosophie"  : …  Du Cratyle au Sophiste, *Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle, de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste… Lire la suite
VERTU

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Le mythe vertuiste"  : …  excellence. Quoi de plus loin, en une première approche, du sens moral moderne du terme « vertu » ! *Aussi bien est-on déconcerté de voir tant Platon au niveau du Ménon qu'Aristote dans l'Éthique à Nicomaque commencer par répondre aux questions de leur interlocuteur ; et, plutôt que de s'interroger sur la nature de la vertu, se… Lire la suite
VISION, symbolique

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Il semble que les phénomènes liés à la vision soient toujours apparus à l'être humain comme recelant une valeur symbolique d'une extrême importance. Au point que l'on peut affirmer que la vision est comme le centre et l'axe de la connaissance symbolique. Tous les savoirs qui procèdent de cette connaissance privilégient l'image de l'œil. Cependant,… Lire la suite

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