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Écrit par : Robert SCTRICK
Dans les langues à flexion, l'ablatif est une forme marquée dont les valeurs syntaxiques sont diverses. Les grammairiens de l'Antiquité lui avaient donné ce nom issu du radical latin qui signifie « ôter » dans la mesure où ils étaient sensibles à l'un de ses principaux rôles, celui de désigner une opération d'extraction ; des emplois souvent voisi ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
En grammaire latine, on désigne ainsi une façon de subordonner une détermination circonstancielle de valeur logique diverse (cause, condition, temps, concession, etc.). L'énoncé de base y est alors transformé en un couple de syntagmes (nominal et prédicatif), porteur des marques flexionnelles de l'ablatif. Le verbe y prend la forme participale, et ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
On désigne par accord, en grammaire, la co-occurrence de marques intervenant, dans les langues flexionnelles, entre des unités de la phrase reliées entre elles par une cohésion grammaticale. Les règles d'accord sont très différentes selon qu'on les examine dans le code oral ou dans le code écrit : dans ce dernier cas, elles manifestent un certain ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Dans une langue à flexion, l'accusatif est le cas qui s'oppose de façon minimale au nominatif : alors que celui-ci renvoie à l'origine du procès, l'accusatif exprime la position syntaxique du deuxième argument de la fonction verbe, lorsqu'il s'agit d'un transitif. L'emploi s'en est étendu à des prépositionnels aux diverses valeurs logiques et même ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
Si l'on récuse comme entachée de mentalisme l'opposition entre sujet (ou thème) et prédicat, véritable fourre-tout auquel on peut notamment reprocher d'aplanir les reliefs de la structure, on est conduit à remanier la description des rapports formels qui lient les différents éléments d'une phrase. Par exemple, on ne peut manquer d'être frappé par ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
L'expression « acte de langage » traduit l'anglais speech act. Cette notion a été développée dans la seconde moitié du xxe siècle par les philosophes dits de l'école d'Oxford, tenants d'un courant également connu sous le nom de « philosophie du langage ordinaire ». On considère généralement que la théorie des actes de ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
Une phrase est réputée agrammaticale lorsqu'elle est incompatible avec les schèmes qui régissent la structure et le fonctionnement de la langue où elle est émise. En raison des différents niveaux où l'on peut se placer pour apprécier la manière dont un code est violé par une production de parole, il faut soigneusement distinguer des concepts qui l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Jacques NATTIEZ
Dans le chapitre Les modèles linguistiques dans l'analyse musicaleÀ l'époque du triomphant, la sémiologie musicale rencontre les modèles d'analyse linguistique pour des raisons à la fois épistémologiques et esthétiques. Le structuralisme conçoit le signe moins comme l'union d'un signifiant et d'un signifié que comme un élément intégré à un système, entretenant avec ses voisins des rapports « oppositifs et négati ... Lire la suite
Écrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Dans les langues flexionnelles, chacune des marques morphologiques, dont l'ensemble est appelé flexion, et qu'on assigne à toute catégorie grammaticale faisant partie du syntagme nominal ou le représentant. Ce phénomène constitue le caractère formel et repérable de la rection, ou ensemble des rapports syntaxiques des éléments d'u ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
La linguistique moderne n'a pas modifié fondamentalement le savoir grammatical traditionnel concernant les propositions complétives, autrement dit les subordonnées introduites par « que » et régies par un verbe sémantiquement caractérisé dans l'un des domaines suivants : déclaration, volition, opinion ou, plus généralement, opération de l'esprit o ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
On appelle « contexte » l'entourage linguistique d'un élément (unité phonique, mot ou séquence de mots) au sein de l'énoncé où il apparaît, c'est-à-dire la série des unités qui le précèdent et qui le suivent : ainsi, dans l'énoncé « Marie est jolie comme un cœur », l'élément « comme » a pour contexte immédiat « jolie... un cœur » et pour contexte ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
Dans le système de déclinaison des langues flexionnelles, le datif est un des cas masqués ; ce mot créé pour les grammairiens anciens (du latin dare : « donner ») rappelle par son origine une des valeurs essentielles du cas, mais non la seule. Comme actant du procès, le groupe au datif exprime dans l'intérêt ou au détriment de qui s'effec ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Modification morphologique d'un mot variable par l'affixation à sa finale de désinences exprimant les catégories grammaticales. On parle également, par extension, de flexion interne en présence d'alternances internes au radical du mot.Écrit par : Robert SCTRICK
Cas de la flexion dont le nom provient du fait qu'il permet d'identifier de façon certaine (casus genitivus, cas qui engendre) la base morphologique du thème. Le génitif est donc le seul cas à ne pas englober sous sa dénomination l'indication des fonctions syntaxiques qu'il assume par rapport au reste de la phrase. Celles-ci dépendent d'a ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
En linguistique, le terme instrumental caractérise la valeur sémantique attribuée à l'un des rapports possibles (traditionnellement, l'expression du moyen) entre le procès et un syntagme nominal, généralement prépositionnel. Dans les langues flexionnelles, ce rapport s'exprime le plus souvent par l'ablatif, lorsqu'il existe (cas du latin), ou par ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
La distinction entre la « langue » et la « parole » est due à Ferdinand de Saussure. Elle apparaît dès les chapitres iii-v de la partie introductive du Cours de linguistique générale (1916, rééd. 1995). Cherchant à définir l'objet propre de la linguistique, Saussure remarque que celui-ci n'est pas donné d'avance, mais qu ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
On appelle « registres de langue » les usages que font les locuteurs des différents « niveaux de langue » disponibles, en fonction des situations de communication. Ces usages relèvent de la « parole » telle que la définit Ferdinand de Saussure (1857-1913), c'est-à-dire de l'utilisation effective de la langue : c'est pourquoi on parle également de ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VICTORRI
On dissocie généralement la question de l'origine des langues et du langage en deux problématiques distinctes. L'étude de l'origine des langues consiste à établir une généalogie des langues humaines en identifiant leurs relations de parenté à partir des langues actuelles et de langues anciennes ayant laissé des traces écrites. L'objectif est de re ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
La linguistique est l'étude scientifique du langage appréhendé à travers la diversité des langues. L'émergence et le développement de la linguistique, en tant que discipline scientifique, ont été précédés par des siècles de réflexion sur le langage, de la part des grammairiens, des rhétoriciens et des logiciens. Dès le ive sièc ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Comme toute discipline scientifique, la linguistique recouvre un certain nombre de domaines et de sous-domaines d'étude spécialisés. On peut schématiquement distinguer trois grands domaines : celui de la phonétique et de la phonologie, qui étudie la matière phonique ; celui de la morphologie et de la syntaxe, qui étudie les mots et leur organisati ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
La question des rapports entre la psychanalyse et la linguistique est compliquée par deux facteurs. D'une part, ces rapports ont évolué ; ils ont en effet été si profondément transformés par l'œuvre de Jacques Lacan qu'on peut parler à cet égard de coupure. D'autre part, ces rapports ne sauraient se ramener à un type unique. En fait, il convient d ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Le langage, objet complexe et multiforme, n'est pas l'apanage du linguiste. Nombre d'autres disciplines y sont confrontées : philosophie, psychologie, psychanalyse, neurophysiologie, sociologie, ethnologie, anthropologie, littérature, mais aussi mathématiques, logique, physique, informatique ; on peut dire que tous les grands secteurs scientifique ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KUENTZ
La rupture de l'unité ancienne entre « grammaire » et « belles-lettres », instituée par le passage de la philologie à la linguistique, a conduit à poser comme un problème la question de la relation entre la linguistique et la littérature. Les solutions ont aussitôt foisonné : renouvellement de la rhétorique classique, stylistique littéraire ou str ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
Cas de la déclinaison qu'on trouve dans quelques langues indo-européennes, et qui, dans les langues classiques, n'existe plus que sous forme de traces, pour exprimer la localisation du procès : seule une série sémantiquement et morphologiquement caractérisée (en latin, les noms de villes en a ou en um, par exemple) ainsi que quel ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
Toute science est tentée de se constituer un savoir sur les outils qu'elle emploie : dès lors que l'on parle, dans n'importe quel langage, sur un autre langage, il y a un phénomène de métalangage. Lorsque ce langage second est organisé lui-même et forme un tout, c'est une métalangue. Si Hilbert a nettement constitué la métamathématique, si les log ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
Au sens étroit, la morphologie est la partie de la grammaire qui s'occupe de la formation des mots par adjonction d'affixes à des thèmes. En ce sens, morphologie s'oppose essentiellement à syntaxe, ce dernier champ étant l'étude des rapports entre les éléments de la phrase. Ainsi, l'étude des cas en latin se prête aux deux points de vue : l'un, de ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
La langue réalise de plusieurs façons l'opérateur logique fondamental qu'on appelle négation et qui a pour propriété essentielle d'inverser la valeur de vérité d'un jugement : le terme de foncteur de vérité monadique (ou singulaire) dont on le désigne parfois signifie qu'à la différence des connectifs il ne s'applique pas à l'union de deux jugemen ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
L'analyse grammaticale distinguait les noms communs et les noms propres. Les premiers correspondent, selon l'analyse logique classique, aux termes généraux qui se disent de plusieurs, et les seconds aux termes singuliers qui ne se disent que d'un seul. Si la problématique des noms communs se résorbe aujourd'hui pour nous dans celle des prédicats ( ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
Cas du groupe nominal sujet dans les langues à flexion. Bien que, dans les langues européennes, il soit porteur d'une marque morphologique, du reste souvent caduque, on peut parler, à propos du nominatif, de cas non marqué, dans la mesure où il affecte le thème, indispensable à tout jugement assertif bien formé (lorsque du moins il n'est pas repré ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
On appelle « occurrence » la possibilité, pour un item linguistique, d'apparaître à un point de la chaîne. Le concept est fondamental dans la théorie distributionnelle, qui pratique sur l'axe syntagmatique des segmentations en constituants immédiats et définit notamment la notion de liberté d'occurrence, faculté pour un constituant de se retrouver ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre Langage et ontologieLa science n'est pas la seule activité humaine qui développe une problématique ontologique. On peut se demander s'il ne faut pas chercher un fondement plus primitif que la science elle-même à la résistance d'un grand nombre de théoriciens de la science au conventionnalisme, ainsi qu'à leur tenace conviction que le discours scientifique atteint la ... Lire la suite
Écrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
En prosodie, un mot qui porte l'accent sur l'avant-dernière syllabe, ou pénultième. On appelle proparoxyton un mot accentué sur l'antépénultième.Écrit par : Catherine FUCHS
Le terme « prédicat » a été repris par la linguistique à la tradition logique. Dès l'Antiquité, ce terme a été utilisé par les logiciens pour désigner l'attribut qui est prédiqué d'un sujet. Ainsi, dans le traité des Catégories, Aristote présente-t-il les dix catégories, c'est-à-dire les dix manières dont un attribut peut être prédiqué d' ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DESCLES
La quantification est une série d'opérations de détermination qui sont constitutives de la bonne formation de l'énoncé. Le terme de quantification, en tant qu'opérations, a été introduit par C. S. Peirce et par G. Frege pour analyser des particules grammaticales comme « quelques », « certains », « chaque », « tous les », « aucun »... Ils ont reten ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BRAUDEAU
Traditionnellement, les grammairiens occidentaux envisagent l'étude de toute langue sous trois grands aspects : sémantique (ou lexical), morphologique (formation des mots et variations de leur forme), syntaxique (rapport entre les mots). Dans ce cadre, la syntaxe est essentiellement conçue comme l'étude de la combinaison des mots dans la phrase, l ... Lire la suiteÉcrit par : Loïc DEPECKER
La terminologie est la discipline qui traite des vocabulaires scientifiques ou techniques. Elle a pour but d'étudier la façon dont les sciences et les techniques désignent objets et phénomènes. La terminologie désigne aussi le repérage, la mise en forme et la gestion des termes, notamment sous la forme de dictionnaires et de bases de données. Dans ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
S'il se fait un large accord parmi les linguistes pour dissocier le plan sémantique et le plan formel, concernant l'analyse en constituants de la phrase, il reste néanmoins des cas où le recours au sens paraît difficile à éviter : ainsi, à côté du couple de termes sujet/prédicat qui s'applique aux fonctions traditionnellement admises pour décrire ... Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
Cas marqué dans certaines langues flexionnelles, le vocatif s'oppose au nominatif dont il représente le thème nu, qui peut être allongé d'une voyelle. Syntaxiquement, son rôle est de dénoter l'interpellatif, terme détaché du procès, qu'on s'attend donc, par définition, à rencontrer à la deuxième personne. Dans quelques langues, le vocatif est volo ... Lire la suite
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