Dès la préhistoire, l'homme a tiré parti de certains éléments du règne minéral, soit qu'il les employât directement (silex taillé), soit qu'il sût assez rapidement les traiter pour en extraire une substance utile, et en particulier un métal (âge du bronze, âge du fer).
Au cours des siècles, l'éventail des utilisations s'est largement développé, mais, pour des motifs où le juridique rejoint l'économique, on distingue, aujourd'hui, deux grandes catégories de substances utiles. À la première appartiennent celles que l'on peut appeler les « produits de carrières » (même si elles sont exploitées en souterrain) et qui sont des substances très largement répandues, ayant généralement une faible valeur unitaire, donc voyageant peu et ne faisant l'objet que d'un commerce international très limité ; leur usage est donc plus ou moins local, et le propriétaire du sol a le droit de les exploiter. La seconde catégorie est celle des « minerais », dont les exploitations portent généralement le nom de « mines » (même si elles sont à ciel ouvert), et qui sont des substances plus rares, d'un prix unitaire plus élevé ; plus ou moins irrégulièrement répartis dans le monde, les minerais font l'objet d'un commerce international ; ces caractéristiques conduisent généralement les pouvoirs publics à réglementer les conditions de leur exploitation (attribution des permis de recherche et d'exploitation, contrôle du commerce international, etc.).
Il est classique de grouper les minerais en trois grandes classes : les produits énergétiques (charbon, pétrole, gaz naturel, uranium), dont l'usage essentiel est de constituer des sources d'énergie et qui représentent un peu plus de 90 p. 100 de la valeur de la production minière mondiale ; les minerais métalliques, à partir desquels on élabore les métaux, leurs alliages et leurs composés ; les substances non métalliques, minerais qui ne peuvent entrer dans les deux catégories précédentes, tels que l'amiante, le diamant, les phosphates, la potasse, le sel gemme, le so […]
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