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LOGIQUE

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Aristote et Platon

Ce n'est qu'à une époque relativement récente qu'on a vraiment commencé à s'intéresser à l'histoire de la logique. Jusqu'au milieu du xixe siècle régnait en effet l'idée que la logique n'avait pas d'histoire, étant, pour l'essentiel, sortie « close et achevée » de l'esprit d'Aristote. Le renouveau de la logique depuis 1850 environ a peu à peu permis de replacer Aristote dans une perspective historique, de comprendre la signification et la portée de la logique stoïcienne, d'apprécier les travaux des scolastiques, de reconnaître en Leibniz un précurseur des conceptions modernes. Si on laisse à part la logique indienne qui s'est développée indépendamment, l'histoire de la logique occidentale nous apparaît aujourd'hui ponctuée par trois grandes époques créatrices, où cette discipline prend chaque fois une forme originale : la logique grecque avec Aristote et les stoïciens, la logique médiévale qui culmine au xive siècle, enfin, depuis le milieu du xixe siècle, la logique symbolique moderne. Entre elles, s'intercalent deux longues périodes de relative stagnation.

1.  L'essor de la logique en Grèce

  La logique aristotélicienne

On s'accorde toujours à faire commencer la logique avec celles des œuvres d'Aristote qui seront ultérieurement rassemblées sous le titre commun d'Organon – mot qui marque bien le caractère instrumental et préparatoire à la philosophie qu'Aristote lui reconnaissait. Elle avait été préparée par le développement de la dialectique, qu'Aristote fait remonter à Zénon d'Élée ; mais celle-ci était conçue comme un art plutôt que comme une science, donnant des préceptes pour la pratique de la discussion publique. Aristote la prolonge avec ses Topiques et ses Réfutations des sophismes ; mais c'est seulement avec l'Hermeneia et les Premiers Analytiques qu'il crée la logique. Ce dernier ouvrage apporte en effet deux innovations capitales. La plus remarquée a été l'invention du syllogisme, à laquelle Aristote parvient en découvrant, par une réflexion sur l'insuffisance du procédé platonicien de la division, le rôle du moyen terme. Mais la plus fondamentale, car c'est proprement avec […]

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ANALOGIE

Écrit par :  Pierre DELATTREAlain de LIBERA Universalis

Dans le chapitre "Le point de départ « aristotélicien » : histoire d'un contresens"  : …  du paralogisme de l'équivocité décrit par les Réfutations sophistiques d'Aristote. *Dès les années 1200, et pour une large période, l'analyse du phénomène logico-sémantique de l'équivocité se voit lestée de thèmes directement empruntés à Avicenne. C'est sous son influence que l'équivocité « selon l'antérieur et le postérieur » est… Lire la suite
ANALYTIQUE PROPOSITION

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Le mot « analytique » a au moins trois sens. 1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle… Lire la suite
ANTINOMIE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *N'est pas antinomie n'importe quelle contradiction, mais seulement celle qui joue entre des lois — soit des lois juridiques ou théologiques, soit des lois de la raison (Kant), soit des thèses déduites de lois logiques (théorie des ensembles) —, ni n'importe quel paradoxe, mais seulement ce qui heurte l'attente d'une cohérence entière dans un… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Les classifications"  : …  naturels), alors que (5) a une fonction constitutive et que la fonction de (3) est d'individuation. *Körner énonce encore un quatrième fait, la logique sous-jacente aux cadres catégoriaux, selon qu'elle est plus ou moins rigide. En effet, de très nombreux travaux récents ont mis en relief le fonctionnement d'une pensée constructive et stratégique,… Lire la suite
COGNITIVES SCIENCES

Écrit par :  Daniel ANDLER

Dans le chapitre "Logique et raisonnement"  : …  Pendant longtemps,* la logique a été considérée comme fournissant les règles du raisonnement idéal : n'est-elle pas la science de l'inférence valide, c'est-à-dire de l'opération permettant de passer à coup sûr de prémisses vraies, ou supposées telles, à une conclusion vraie ? Si tel de nos raisonnements ne se conforme pas aux canons de la logique,… Lire la suite
CONCEPT

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

*Les théories de la connaissance s'accordent généralement à reconnaître qu'il y a essentiellement, dans l'être humain, deux modes de connaissances de la réalité, l'un qui porte directement sur le concret, saisi dans sa singularité, l'autre qui n'atteint le réel qu'à travers des déterminations de caractère… Lire la suite
CONTEXTE, linguistique

Écrit par :  Catherine FUCHS

Dans le chapitre "Les approches logiques et sémantiques de la notion de contexte"  : …  Dans une tout autre perspective,* les approches logiques de la langue ont été confrontées à la question du contexte, à propos de la définition de la notion d'« identité ». C'est le logicien allemand Gottlob Frege qui, à la fin du xixe siècle, a montré l'inadéquation de la définition classique de l'identité dans certains types de… Lire la suite
CONTINGENCE

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "La contingence dans la pensée scientifique"  : …  *L'idée de contingence prend-elle rang au milieu des concepts scientifiques ? À coup sûr, elle appartient, depuis l'Antiquité, à la logique, où elle qualifie le contraire du nécessaire. Joue-t-elle aussi un rôle dans les sciences de la nature et dans les sciences sociales… Lire la suite
CONTRAIRES & CONTRADICTOIRES, logique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Distinction qui, en logique aristotélicienne, concerne essentiellement les propositions et secondairement les termes. Deux propositions contradictoires sont opposées à la fois en quantité (quelques / tous) et en qualité (affirmation / négation) : « Tous les chats sont gris » / « Quelque chat n'est pas gris » — « Aucun chat n'est vulgaire » / « … Lire la suite
CONVERSION, logique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Dans la logique aristotélicienne, la « conversion » est un procédé d'inférence immédiate qui consiste à transposer les termes d'une proposition de la forme sujet-prédicat de telle sorte que le prédicat devienne sujet et le sujet prédicat, et ce de façon que la proposition converse n'affirme rien de plus que la proposition initiale. Exemples : Tous… Lire la suite
COPULE, logique

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *Du latin copula (cum apio, « attacher avec, ensemble ») : « lien », puis « lien charnel », copule désigne dans nos langues indo-européennes le verbe « être » dans sa fonction de prédication, c'est-à-dire de lien entre un sujet et un attribut, ou prédicat, au sein d'une proposition. Cette fonction copulative ne s'étend pas… Lire la suite
DÉFINITION

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Traditionnellement, définir, c'est expliciter, lorsqu'il s'agit d'un mot, et, lorsqu'il s'agit d'un être, c'est lui assigner un statut ; on définit par genre prochain et différence spécifique : « La rose est une fleur d'églantier dont les étamines sont devenues pétales. » Cela présuppose : sur le plan ontologique, le primat métaphysique de… Lire la suite
DIALECTIQUE

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Origine éléatique ?"  : …  rapportée ultérieurement à n'importe quelle doctrine : Héraclite aurait-il pu avoir son Zénon ? *La question est donc posée : la dialectique est-elle une logique fondée sur une ontologie (et elle se trouve alors déjà impliquée au niveau de cette ontologie), ou bien une logique formelle, indépendante de toute ontologie, ou bien encore une… Lire la suite
DIALLÈLE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos, nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autre… Lire la suite
DIALOGUE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUDRobert MISRAHI

Dans le chapitre "Du dialogisme au dialogue"  : …  Les tentatives constructivistes renouent fort heureusement avec la synthèse médiévale de la *logique et de la rhétorique. C. Perelman et N. Rescher montrent dans la dispute rationnelle une méthode pour conduire systématiquement une controverse, et pas seulement pour susciter la persuasion. L'école d'Erlangen (P. Lorenzen, K. Lorenz, F. … Lire la suite
DILEMME

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Originellement, le dilemme désigne un argument à deux prémisses. Sa signification s'est restreinte, chez les rhéteurs hellénistiques du iie siècle, aux arguments dont les stances du Cid représentent pour nous le meilleur exemple : – Si je tue don Gormas [le père de Chimène], je perds Chimène. – Si je ne tue pas don… Lire la suite
DISCOURS PARTIES DU

Écrit par :  Robert SCTRICK

… *L'étude systématique des différences portant sur les éléments (« parties ») mis en jeu dans le langage réalisé (« discours ») a été entreprise il y a fort longtemps par les grammairiens. C'est déjà pour les Indiens un début d'inventaire structural que d'inventorier le verbe, le nom, les prépositions et les particules. En Grèce, pour Aristote, « l'… Lire la suite
ENTHYMÈME, rhétorique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote (Premiers Analytiques, II… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'épistémologie « post-russellienne »"  : …  même, de la science en général. L'épistémologie russellienne a d'abord pour but de faire apparaître* la forme logique de la science. Il n'est que juste de rappeler que ce projet avait déjà été formulé et mis en pratique par le mathématicien Frege (Grundgesetze der Arithmetik, 1893-1903) et même, avec un demi-siècle d'avance, mais sous une… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

Dans le chapitre "L'existence n'est pas un prédicat"  : …   éd. 1919 ; trad. franç., Introduction à la philosophie mathématique, Payot, 1970). *À l'expression, dans le cadre de la logique moderne (en entendant par cette expression la logique à partir de Frege et Russell), de la distinction entre l'usage de « être » avec fonction de copule et l'usage absolu ou Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "L'empirisme logique et la construction logique du monde"  : …   ? Et comment peut-on espérer dériver « empiriquement » les concepts des mathématiques et de la* logique, alors même qu'ils sont indépendants de l'expérience ? La tentative de Stuart Mill (1852) pour faire des mathématiques et de la logique des sciences « expérimentales » dans leurs contenus mêmes est à cet égard exemplaire de cet échec, comme… Lire la suite
EXTENSION & COMPRÉHENSION, logique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Distinction introduite par la Logique de Port-Royal et portant sur les idées universelles : « J'appelle compréhension de l'idée les attributs qu'elle enferme en soi, et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles, et l'égalité de ces… Lire la suite
FORMALISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

…  a conduit tout au long du xxe siècle au développement autonome d'une *logique mathématique qui crée ses propres problèmes et concepts. D'un autre côté, la formalisation des mathématiques est liée, dès son apparition, au développement de l'axiomatique et à l'étude des espèces de structures abstraites (selon la… Lire la suite
GOODMAN NELSON (1906-1998)

Écrit par :  Jacques MORIZOT

…  « A Study of Qualities » qui fournit la matière de The Structure of Appearance en 1951. *Ouvrage fondamental et difficile qui se présente, d'une part, comme une réélaboration critique de l'entreprise de Rudolf Carnap (l'Aufbau de 1928), à savoir reconstruire l'expérience du monde perçu par sommation de qualia … Lire la suite
HEURISTIQUE

Écrit par :  Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI

Dans le chapitre "Heuristique générale ou la logique de la découverte"  : …  La seule rationalité qui puisse être concédée (et c'est ce que fera Popper), c'est celle d'une* logique du développement de la connaissance : seule est susceptible d'une reconstruction rationnelle la procédure de mise à l'épreuve, le test auquel on soumet l'hypothèse jaillie « dans une intuition fondée sur une sorte d'amour intellectuel (Lire la suite
IDENTITÉ

Écrit par :  Annie COLLOVALDFernando GILNicole SINDZINGREPierre TAP

Dans le chapitre "Les significations de l'identité et la logique de l'identité"  : …  *On n'entrera pas dans l'étude de la logique de l'identité, si ce n'est d'une certaine façon pour noter que les deux dimensions mentionnées y interviennent encore. C'est en relation avec l'égalité et la substituabilité que l'identité est élucidée – plutôt qu'elle n'est définie, comme l'a observé Frege dans le texte qu'on a cité au début (Frege… Lire la suite
IMPLICATION, logique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Comme tout concept exact, l'implication prend sens dans une théorie, ici la théorie des fonctions de vérité, et elle est solidaire des autres notions de cette théorie : notions de proposition et de valeur de vérité. L'implication s'exprime par la définition du foncteur conditionnel ; la notation p ⊃ q, ou p → q,… Lire la suite
IMPLICATION, philosophie

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Il y a implication, au sens usuel, lorsqu'une chose en contient une autre, de manière non apparente mais réelle, de sorte que la chose contenue, d'abord inaperçue, peut être rendue manifeste. En philosophie, la définition est plus stricte : un objet de connaissance en implique un autre si cet autre résulte nécessairement du premier ; le premier… Lire la suite
INDUCTION, philosophie

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Le processus* de pensée qu'on appelle induction et qui relève de la méthode reconstructive évoque une question obscure qui peut se formuler ainsi : existe-t-il, à côté des inférences nécessaires qui se fondent sur le principe de la déduction, des inférences qui seraient seulement probables et… Lire la suite
INFÉRENCE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b » à « Quelque b n'est pas a »), tandis que… Lire la suite
INFINI RÉGRESSION À L'

Écrit par :  Universalis

… *Parce qu'expliquer c'est remonter du présent à ce qui l'a précédé, du composé au simple, la régression à l'infini est un procédé logique qui tente de rencontrer une limite ou un terme premier ne dépendant plus d'aucune condition. L'impossibilité d'accomplir ainsi la régression, s'agissant d'un tout infini, est un argument sceptique, tandis que des… Lire la suite
JUGEMENT

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "La philosophie du jugement"  : …  une philosophie du concept ou du discours rationnel plutôt que comme une philosophie du jugement. *Ces vues classiques ont une origine aristotélicienne : le savoir se développe entre le concept, qui est son point d'ancrage initial dans les choses et les natures, et la preuve apodictique, qui réalise l'adéquation explicite du savoir à l'être. Le… Lire la suite
LINGUISTIQUE - Théories

Écrit par :  Catherine FUCHS

Dans le chapitre "La sémantique formelle"  : …  de la langue ont conduit à élaborer des composantes sémantiques conçues sur le modèle de la *logique. Les sémantiques d'inspiration logique sont nombreuses. Il existe à l'heure actuelle une très grande diversité de formalismes logiques : logiques classiques (des propositions et des prédicats) ou logiques non classiques (modales, non… Lire la suite
LOGIQUE INDIENNE

Écrit par :  Kuno LORENZ

Les questions de raisonnement *logique occupent une place aussi importante dans la philosophie indienne, d'un bout à l'autre de son histoire, que dans la tradition occidentale. Ce n'est que dans les années 1930 que la plupart des Occidentaux ont fini par reconnaître ce fait, dont l'étude reste encore aujourd'hui… Lire la suite
LOGIQUES NON CLASSIQUES

Écrit par :  Jacques-Paul DUBUCS Universalis

La *logique formelle « classique » (cf. histoire de lalogiquelogique mathématique, théorie de ladémonstration) est une théorie de l'inférence valide qui ne prend pas en considération le contenu sémantique de l'argument. Elle est une logique bivalente, excluant toute position intermédiaire… Lire la suite
MÉTALOGIQUE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Étude des propriétés des systèmes logiques. Une fois construit comme système, un formalisme peut lui-même devenir objet d'étude. Les propriétés les plus importantes des systèmes formels sont les suivantes : tout d'abord, dans l'ensemble des formules constructibles dans un système, il en est qui ne sont pas démontrables et le système est dit… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Considérations historiques"  : …  (syllogistique). Lui-même ne l'utilise jamais d'une façon explicite dans ses œuvres scientifiques. *La logique vient à bon droit au premier rang des méthodes, puisqu'elle est valable quelle que soit la réalité à décrire ; seulement, comme nous l'apprenons en même temps que le bon usage de la syntaxe de la langue naturelle, l'application en est… Lire la suite
MODALITÉ, linguistique

Écrit par :  Robert SCTRICK

… *Terme de logique dont la linguistique fait deux emplois relativement distincts : pour A. Martinet, le mot désigne les déterminants grammaticaux du nom et renvoie à la classe des « actualisateurs » défini, indéfini, singulier, pluriel. Cette acception repose sur la distinction saussurienne entre langue et parole : pour devenir des éléments du… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

La* notion logico-linguistique de modalité désigne, au sens classique, toutes les modifications du sens d'une proposition par des expressions permettant d'asserter cette proposition comme nécessaire, possible, impossible ou contingente. Elle est alors dite aléthique et a été étudiée, depuis Aristote,… Lire la suite
MODÈLE

Écrit par :  Raymond BOUDONHubert DAMISCHJean GOGUELSylvanie GUINANDBernard JAULINNoël MOULOUDJean-François RICHARDBernard VICTORRI

Dans le chapitre "Les modèles d'interface"  : …  (objets, substances, événements, processus, etc.). Pour les secondes, le sens est affaire de *relation au monde, et sa représentation doit donc donner les conditions qui permettent de décider si cet énoncé est vrai ou faux dans un monde donné. C'est la position qu'a défendue par exemple R. Montague, en développant un modèle dans lequel le… Lire la suite
MYTHE - L'interprétation philosophique

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le modèle structural"  : …  postulat de l'analyse structurale : l'élimination de la « substance » au bénéfice de la « forme » ; *le mythe, en effet, s'avère être un outil logique qui opère des médiations ou des connexions entre des termes contradictoires ; ces médiations elles-mêmes présentent des renversements, des permutations qui entrent dans des groupes de transformation… Lire la suite
NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

Écrit par :  Benoît FRYDMAN

Dans le chapitre "Restauration de la fonction rhétorique"  : …  Selon l'école de Bruxelles, il existe bien une* logique propre au raisonnement pratique, mais celle-ci ne se réduit pas à la logique formelle, telle qu'elle a été conçue d'après l'idéal des démonstrations mathématiques. Perelman reproche à Descartes d'avoir imposé une conception trop étroite de la raison, réduisant celle-ci à la certitude et à l'… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Les objets, le langage et la pensée"  : …  l'objet représenté par un nom dans un langage ne laisse pas cependant de soulever des difficultés *logiques nées des mécanismes complexes de la référence, des modes de renvoi des noms aux objets dans un discours. Il semblerait que la substituabilité de deux noms d'un même objet soit un réquisit simple et minimal. Frege avait cependant… Lire la suite
OPPOSITION CONCEPT D'

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La logique : Robert Blanché"  : …  contradiction) et se propose tout d'abord de la clarifier en la transposant du cadre ordinaire* de l'analyse des propositions à celui de l'analyse des termes, c'est-à-dire des concepts. Il envisage aussi de la compléter et de la généraliser à partir de la présentation traditionnelle qui lui a été donnée sous la forme du carré d'Apulée, avec… Lire la suite
PARADOXE

Écrit par :  Yannis DELMAS-RIGOUTSOS

Dans le chapitre "Trois grandes classes de paradoxes"  : …  cas, le paradoxe se présente comme un récit qui comporte, explicitement ou implicitement, trois* moments logiques : le premier pose un décor, convoque des représentations d'une petite scène, souvent fort simple à comprendre ; le deuxième est un raisonnement qui mène à la contradiction ou simplement l'expose ; enfin, le troisième suggère, plus… Lire la suite
PARALOGISME

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la… Lire la suite
PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

Écrit par :  Michel MEYER

… Perelman a coïncidé avec le rejet du positivisme logique. Cela équivaut en profondeur à dénier à la *logique et aux sciences empiriques le rôle de modèle universel, dont la pensée philosophique devrait se nourrir pour simplement survivre. Ni la morale, ni le droit, ni même l'entièreté du raisonnement ne se trouvent recouverts par la logique. Bien… Lire la suite
PHÉNOMÉNOLOGIE

Écrit par :  Renaud BARBARASJean GREISCH

Dans le chapitre "Husserl"  : …  *C'est dans les Recherches logiques (1900-1901), « ouvrage inaugural », que le projet et les thèses essentielles de la phénoménologie sont exposés pour la première fois ; leur portée excède donc largement ce qui en fait l'objet principal : le problème du statut d'une logique pure comme théorie de la science. Husserl y déploie d'abord une… Lire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "La loi Falloux"  : …  la classe de philosophie – par le ministre Fortoul, de même que les agrégations correspondantes. *Seul reste autorisé un enseignement de logique. C'est en se parant d'allures modernistes et en invoquant une nécessaire adaptation de l'école à la société que la réaction réussit à supprimer l'enseignement philosophique (la logique au lieu de la… Lire la suite
PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

Écrit par :  Francis JACQUESDenis ZASLAWSKY

Dans le chapitre "Le présupposé philosophique de l'analyse"  : …  la première place à la théorie de la connaissance et un sens transcendantal au Je pense ; *la philosophie analytique met sûrement la logique au commencement de la philosophie. Son acte de naissance est une double critique logique : critique pluraliste des relations internes, critique antipsychologiste de la signification meinongienne (le… Lire la suite
PRÉDICAT, linguistique

Écrit par :  Catherine FUCHS

… Le terme « prédicat » a été repris par la linguistique à la tradition* logique. Dès l'Antiquité, ce terme a été utilisé par les logiciens pour désigner l'attribut qui est prédiqué d'un sujet. Ainsi, dans le traité des Catégories, Aristote présente-t-il les dix catégories, c'est-à-dire les dix manières dont un attribut peut être prédiqué d'… Lire la suite
PRÉDICATS CALCUL DES

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Dans la logique aristotélicienne, la distinction du sujet et du prédicat est à la fois d'ordre linguistique (grammatical), d'ordre ontologique (la substance et ce qu'on peut dire d'elle) et d'ordre logique. Le prédicat est affirmé d'un sujet ; il est dit lui appartenir : « La blancheur appartient à Callias », ou « Callias est blanc ». La logique… Lire la suite
PREUVE, épistémologie

Écrit par :  Fernando GIL

Une proposition *est dite prouvée si, ayant été établie par une méthode reconnue, elle fait l'objet d'une croyance. Cette formulation permet de distinguer quatre versants dans la théorie de la preuve : 1o un élément sémantico-formel, la proposition qu'il s'agit de prouver ; 2o un… Lire la suite
PROPOSITION CATÉGORIQUE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Énoncé simple, originellement affirmatif, chez Aristote et selon l'étymologie (depuis lors, on a admis la spécificité de l'énoncé simple négatif), la proposition catégorique attribue un prédicat à un sujet, par exemple : « les chats sont fidèles », « les lémuriens sont gracieux ». La proposition catégorique ne contient ni condition (à la différence… Lire la suite
PROPOSITIONNEL CALCUL

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Logique des propositions inanalysées, reliées par des connecteurs propositionnels (non ; et ; ou ; si..., alors...), qui sont des foncteurs de vérité ; ce qui signifie que la valeur de vérité du composé est directement et mécaniquement fonction (d'après les définitions de la négation, de la conjonction, de la disjonction et de l'implication) des… Lire la suite
PROPOSITION, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Il convient d'abord de distinguer la phrase, le jugement, l'énoncé et la proposition. La phrase est une entité linguistique, soumise à des règles grammaticales, qui assurent sa correction, et à d'éventuels critères stylistiques ; on considère qu'elle exprime un jugement ou un énoncé ; elle est susceptible d'être proférée verbalement par un… Lire la suite
PROTOCOLAIRES ÉNONCÉS

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Notion d'épistémologie contemporaine, d'origine anglo-saxonne, qui traduit l'anglais protocol sentences et l'allemand Protokoll Sätze. Avant toute spécialisation philosophique, le terme allemand Protokoll désignait un compte rendu, un procès-verbal, notamment des débats d'un procès. C'est autour des années trente que les… Lire la suite
QUANTIFICATION, logique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Notion usitée en logique des prédicats. On peut, avec W. V. O. Quine, diviser en trois la logique contemporaine : 1. La théorie des fonctions de vérité a pour objet les structures logiques engendrées en construisant des propositions composées à partir de propositions simples, à l'aide des particules « et », « ou », « non », « si..., alors… Lire la suite
RAISONNEMENT

Écrit par :  Robert BLANCHÉ

… , mais alors, à chacune de ces étapes, c'est à une analyse des structures logiques qu'on en vient. *L'approche logique, cependant, n'est pas non plus sans dangers, invitant à oublier l'activité opératoire, et même à écarter comme « incongrue » (B. Russell) la notion d'esprit ; de plus, les développements du formalisme logique ont pour effet de… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "La raison et la connaissance"  : …  caractères attribués aux faits dans le sens usuel ne peuvent leur être transférés sans réflexion. *Un second aspect du rationalisme concernerait la place et le rôle attribués, dans la connaissance, à la logique et aux mathématiques, à ce que nous nommerions la pensée formelle. Il consiste alors à donner la préférence à une connaissance par… Lire la suite
RELATION

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "La doctrine des catégories : Aristote et Kant"  : …  au point de vue criticiste qui est le sien, elles n'ont, en dehors de leur aspect proprement *logique, qu'une portée épistémologique. (Les textes de base se trouvent, pour ce qui concerne Aristote, dans l'Organon, I : Catégories, et V : Topiques, et dans la Métaphysique, et pour ce qui concerne Kant, dans… Lire la suite
SCIENCES - Sciences et discours rationnel

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Les divers types de science et leurs modes de validation : le type formel pur"  : …  distinction entre mathématiques et logique pose un problème spécifique qui ne sera pas examiné ici.* Le fait décisif est que la logique s'est révélée susceptible d'être étudiée par des méthodes qui ont depuis longtemps fait leurs preuves en mathématiques. La notion de système formel offre une représentation parfaitement claire de cet état de choses… Lire la suite
SOPHISME

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Transcription du grec sophisma, désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit… Lire la suite
LA STRUCTURE DE L'APPARENCE, livre de Nelson Goodman

Écrit par :  Jean-Pierre COMETTI

Dans le chapitre "Nominalisme et phénoménisme"  : …  *Le projet de Nelson Goodman, dans La Structure de l'apparence, s'inscrit dans la tradition de B. Russell, C. I. Lewis et R. Carnap, visant à une reconstruction rationnelle et logique des concepts de la connaissance scientifique. S'il se livre à une lecture attentive et critique de l'Aufbau de Carnap, il s'en écarte sur deux points… Lire la suite
SYLLOGISME

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "La syllogistique"  : …  La syllogistique se distingue du moderne calcul des propositions (préparé dans l'Antiquité par la *logique stoïcienne) en ce qu'elle s'appuie sur la composition interne des propositions, au lieu de les considérer comme un tout. Le véritable élément du syllogisme n'est donc pas la proposition, mais le terme. Le moteur du syllogisme réside dans le… Lire la suite
SYLLOGISME FIGURES & MODES DU

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *On distingue diverses figures du syllogisme suivant la fonction jouée par le moyen terme dans les deux prémisses : sujet ou prédicat. Dans le tableau suivant sont notées toutes les combinaisons possibles des deux prémisses pour chaque figure, et on a étoilé les modes reconnus comme valides au Moyen Âge (soit davantage que n'en reconnaissait… Lire la suite
SYMBOLE

Écrit par :  Dominique JAMEUX

Dans le chapitre "L'interprétation symbolique"  : …  1 franc » ou que je suggère « le lion = le courage ». Dans le premier cas, on a affaire au symbole *logico-mathématique stricto sensu, dans le sens où Ortigues définit celui-ci comme « tendant à ramener la question du sens à une question de syntaxe, d'expression bien formée, de telle sorte qu'au simple examen de la formule on puisse juger… Lire la suite
SYSTÈME, épistémologie

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Le système comme forme de discours"  : …  de présupposition). Cette notion est de nature purement formelle ; elle exprime une relation *logique, caractérisable indépendamment du contenu de sens des propositions qu'elle relie. Dans la mesure où l'idée de système est susceptible d'être expliquée au moyen de la relation de déductibilité, elle est elle-même une idée formelle : elle se… Lire la suite
TAUTOLOGIE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Dans le langage ordinaire, énoncer une tautologie, c'est dire la même chose deux fois ; c'est affirmer un truisme, une évidence triviale, voire parler à vide et finalement ne rien dire. S'il n'est pas totalement dépourvu de signification, le discours tautologique est du moins dénué d'intérêt et il ne véhicule aucune information ; comme le jugement… Lire la suite
VALIDITÉ, logique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Propriété de l'inférence qui la qualifie quant à sa fonction essentielle. L'inférence consiste à passer de propositions vraies assertées comme prémisses à une proposition vraie assertée comme conclusion. Si l'inférence est telle que, si je suis assuré de la vérité des prémisses, alors je le suis également de la vérité de la conclusion, l'inférence… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Logique"  : …  Vérité » *ainsi que son antonyme « fausseté » sont des adjectifs substantivés. Ces adjectifs, « vrai » et « faux », ne peuvent être employés proprement que comme prédicats. Quels sont les sujets possibles pour de tels prédicats ? Ils ne peuvent être attribués, en toute rigueur, à des choses, mais seulement à ce que nous pouvons dire ou penser sur… Lire la suite
VÉRITÉ VALEUR DE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Expression exclusivement technique, usitée en logique moderne. Les valeurs de vérité sont au nombre de deux : le vrai et le faux. Elles sont assignées aux propositions atomiques (de manière analogue à l'assignation de valeurs numériques aux expressions algébriques). La valeur de vérité des propositions composées ou moléculaires est directement… Lire la suite

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Aristote et Platon Algèbre de Boole Gottlob Frege Tripartition signe-sens-référence Bertrand Russell

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