TÉLÉOSTÉENS ET HOLOSTÉENS

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Crâne, mâchoires et suspensorium

Crâne, mâchoires et suspensorium
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Leptolepis : squelette caudal

Leptolepis : squelette caudal
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Silure glane

Silure glane
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Téléostéens : écailles

Téléostéens : écailles
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Holostéens

Les naturalistes désignaient sous le terme d'Holostéens un ensemble artificiel (grade évolutif) de poissons dans lequel il est possible de reconnaître deux groupes naturels (monophylétiques) actuels : les Ginglymodes, avec Lepisosteus, et les Halécomorphes, avec Amia.

Lepisosteus et Amia, qui vivent tous deux dans les eaux continentales de l'Amérique du Nord ; cependant, une espèce de Lepisosteus du bassin du Mississippi se rencontre aussi en mer dans le golfe du Mexique.

Lepisosteus

Lepisosteus

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Lepisosteus, Holostéen actuel (écaillure non figurée). Remarquer la caudale et le museau allongé. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Le genre Lepisosteus a conservé quelques caractères primitifs (écailles épaisses d'os compact recouvertes de ganoïne, valvule intestinale), mais ceux-ci sont associés à de nombreux traits de spécialisation. Le corps est allongé (une espèce atteint 3 m de long) avec nageoires dorsale et anale superposées (comme cela se rencontre chez quelques Téléostéens, tel le Brochet) ; le museau est long et étroit, ce qui entraîne des remaniements importants dans l'architecture du crâne.

Brochet

Brochet

Photographie

Le plus grand carnassier des rivières de l'hémisphère Nord, le brochet (Esox lucius), recherche les eaux calmes, claires et riches en végétation dans laquelle il se cache pour chasser à l'affût perches, grenouilles, tritons, oiseaux aquatiques et petis rongeurs. Certaines populations sont... 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Les Lepisosteus sont des poissons peu actifs, susceptibles cependant d'une nage rapide sur faible distance, pour capturer les poissons dont ils se nourrissent.

La ponte a lieu au printemps ; les œufs fécondés (5 mm de diamètre) sont collés sur les cailloux du fond près des rives.

Le genre Amia est beaucoup moins spécialisé que Lepisosteus. Le corps est plus épais, la tête, courte, est massive, la nageoire dorsale est longue. La caudale, comme celle de Lepisosteus d'ailleurs, est faite d'un seul lobe arrondi, à peu près symétrique, mais son endosquelette a conservé une dissymétrie marquée. Les écailles, sans ganoïne, sont minces et peu différentes de celles des Téléostéens.

Comme Lepisosteus, Amia utilise, le cas échéant, pour les échanges respiratoires, la vessie gazeuse dont la paroi présente des replis vascularisés. En captivité dans un grand aquarium, Amia vient parfois piper en surface de l'air qui passe dans la vessie gazeuse. Le rythme de ces « prises » est accru si la teneur en oxygène dissous diminue. Grâce à ce comportement, Amia peut survivre dans une eau très pauvre en oxygène. Mais si l'on empêche, par un grill [...]

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Pour citer l’article

Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ, Yves FRANÇOIS, « TÉLÉOSTÉENS ET HOLOSTÉENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/teleosteens-et-holosteens/