TÉLÉOSTÉENS ET HOLOSTÉENS

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Crâne, mâchoires et suspensorium

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Leptolepis : squelette caudal

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Silure glane

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Téléostéens : écailles

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Vessie gazeuse et flottabilité

La présence d'un diverticule œsophagien (ou pharyngoœsophagien) est un des traits les plus caractéristiques des poissons osseux (classe des Ostéichthyens). Il est très vraisemblable que, chez les formes primitives, ce diverticule ait eu un rôle respiratoire et qu'il fonctionnait comme un poumon grâce auquel le poisson pouvait respirer l'air atmosphérique à la surface de l'eau, lorsque le taux d'oxygène dissous était insuffisant pour assurer la respiration branchiale comme le font les Dipneustes actuels ou le Polyptère. Les Crossoptérygiens de la période dévonienne, dont les premiers Vertébrés terrestres sont issus, étaient probablement amphibies.

Chez les Téléostéens, le diverticule œsophagien n'a que très rarement un rôle respiratoire (b) ; il est un organe hydrostatique, un flotteur qui facilite la nage et le maintien du poisson à un niveau déterminé. On l'appelle la « vessie natatoire » ou mieux « vessie gazeuse ». C'est un sac allongé, rempli de gaz et qui occupe la partie dorsale de la cavité abdominale au-dessus du tube digestif. Il a pour origine une évagination de la paroi dorsale de l'œsophage, avec lequel une communication permanente est conservée par un « canal pneumatique » chez les Téléostéens les plus primitifs (disposition physostome) [a]. Chez les Téléostéens évolués, au contraire, le canal pneumatique s'oblitère chez le jeune et la vessie gazeuse est alors isolée, sans communication avec l'extérieur ; c'est la disposition physoclyste.

Perche : vessie gazeuse

Perche : vessie gazeuse

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Vessie gazeuse d'un Téléostéen physoclyste (Perche) 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La vessie gazeuse a un développement plus ou moins considérable suivant les espèces et, en conséquence, le coefficient de flottabilité varie. Beaucoup de Téléostéens ont une flottabilité neutre, c'est-à-dire une densité égale à celle de leur milieu (1 pour l'eau douce, 1,026 pour l'eau de mer), ce qui est la condition idéale pour se maintenir sans effort à niveau constant dans leur milieu. Cette flottabilité neutre est obtenue par un certain volume de la v [...]

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Pour citer l’article

Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ, Yves FRANÇOIS, « TÉLÉOSTÉENS ET HOLOSTÉENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/teleosteens-et-holosteens/