STENDHAL

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Le romancier

Chez Stendhal comme chez Balzac, Gautier, Baudelaire, l'expérience et la réflexion esthétiques ne se séparent pas de l'écriture. Stendhal, plus nettement que tout autre, est passé par cette méditation sur les arts pour élargir son idéal de beauté et de style : en apparence, il s'éloigne de la littérature, il la réduit à sa personne (le journal), il la déborde en découvrant les effets qui le passionnent dans la peinture et la musique. En fait, l'artiste-écrivain aspire à une nouvelle littérature, et souffre dès le début d'une insuffisance du « classicisme » qui le conduit à revenir à la littérature enrichi et fortifié par son passage par l'esthétique ; celle-ci suppose une autonomie nette de l'art, un pouvoir global de signification et, surtout, de suggestion, plus de confiance aussi dans les capacités créatrices de l'imagination. À rebours du classicisme, ce que Stendhal appelle « le style », le sien, suppose un brisement des continuités (d'où l'importance du fragment, de la parataxe, de l'ellipse, du détail), un refus de la construction et une préférence pour l'implicite et sa capacité illimitée de sens. Stratégie d'inachèvement, polyphonie ludique : l'« effet Cimarosa » ou l'« effet Corrège » sont chez Stendhal des données stylistiques.

Conteur, anecdotier, Stendhal a pratiqué le récit, sans jamais songé à écrire un roman. Il s'y met pour des motifs personnels : dans Armance, il conçoit le personnage d'Octave, héros impuissant, en plein désespoir amoureux, en pleine défaite de lui-même. Le roman est alors une manière impersonnelle de dire le moi. Ses souvenirs jamais avoués de la passion pour Métilde sont dans Lucien Leuwen. Le plus intime de sa vie, les impressions de l'arrivée à Milan, impossibles dans Henry Brulard, sont permises dans La Chartreuse. Et puis, en 1827, le roman est un genre dont les romantiques s'emparent. Stendhal y vient par le romanesque, patrie utopique de ceux qui rêvent de passions et d'héroïsme, d'exploits et de bonheur absolu. C'est son monde, cel [...]

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STENDHAL - (repères chronologiques)

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23 janvier 1783 Naissance de Henri Beyle à Grenoble.1789-1799 Révolution française.1800 Arrivé à Paris en novembre 1799, Henry Beyle travaille avec son cousin Pierre Daru au ministère de la Guerre. Le 7 mai, il part pour l'Italie. Il est nommé sous-lieutenant au VIe dragons.18 mai 180 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stendhal-reperes-chronologiques/

LA CHARTREUSE DE PARME, Stendhal - Fiche de lecture

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  • Guy BELZANE
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La Chartreuse de Parme est, après Armance (1827) et Le Rouge et le Noir (1830), le troisième et dernier roman achevé de Stendhal (1783-1842). Si l'histoire semble inspirée d'une chronique italienne relatant la jeunesse du pape Alexandre Farnese, il ne subsis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-chartreuse-de-parme/#i_5621

LE ROUGE ET LE NOIR (Stendhal) - Fiche de lecture

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  • Marc CERISUELO
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Julien Gracq a magnifiquement évoqué la « tranquille insurrection intellectuelle et affective » qui s'empare de quiconque ouvre Le Rouge et le Noir. Grand classique du roman du xixe siècle, le livre dépasse largement le cadre du réalisme qui semble le caractériser alors même que Stendhal (17 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-rouge-et-le-noir/#i_5621

VIE DE HENRY BRULARD, Stendhal - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO
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Entre les deux principaux ouvrages autobiographiques de Stendhal, il existe moins une différence de degré que de nature : comme l'indique clairement son titre, les Souvenirs d'égotisme (1832) présentent un Henri Beyle mémorialiste de lui-même sous la Restauration – dix jours d'écriture pour dix an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie-de-henry-brulard/#i_5621

AUTOBIOGRAPHIE

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  • Daniel OSTER
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Dans le chapitre « Présupposés et stratégies de l'autobiographie »  : […] La vulgarisation et la valorisation médiatique du discours autobiographique permettent de souligner son rôle social de reproduction. « Parler d'histoire de vie, c'est présupposer au moins, et ce n'est pas rien, que la vie est une histoire » (P. Bourdieu, Actes de la recherche en sciences sociales , juin 1986). Quelle autobiographie serait en mesure de présenter ou représenter […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autobiographie/#i_5621

CRÉATION LITTÉRAIRE

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  • Gilbert DURAND
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Dans le chapitre «  Les filles de mémoire »  : […] La troisième fonction, ou le troisième impératif, de la création littéraire est en effet d' arracher quelque chose d'humain, vécu et écrit par l'homme, aux usures du temps et à la pourriture de la mort. Bien des critiques (G. Poulet, Études sur le temps humain  ; J. Pouillon, Temps et roman ) se sont penchés sur les singularités de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/creation-litteraire/#i_5621

DEL LITTO VITTORIO (1911-2004)

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  • Michel CROUZET
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Vittorio Del Litto aura marqué un moment capital du « stendhalisme », qu'il aura incarné sous tous ses aspects par ses écrits qui vont de 1935 à 1997, et par l'exercice de ce qu'il faut bien appeler au meilleur sens du mot, un pontificat : il y avait son Stendhal-Club , paru de 1958 à 1995, son rôle d'animateur œcuménique (colloques, publications, thèses dirigées, etc.). Exem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vittorio-del-litto/#i_5621

DRAME - Drame romantique

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DU BOS abbé JEAN-BAPTISTE (1670-1742)

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EDWARDS MICHAEL (1938- )

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Dans le chapitre « À l’écoute des langues »  : […] D’une manière plus audacieuse encore, il a repris le titre du livre de Stendhal, Racine et Shakespeare , et renouvelé la comparaison que celui-ci avait faite en 1823-1825. Publié en 2004, son essai n’est plus « un pamphlet sur le romantisme dirigé particulièrement contre l’Académie » (c’est ainsi que Delecluse présentait le texte de Stendhal dans sa seconde version), mais le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michael-edwards/#i_5621

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Pour citer l’article

Michel CROUZET, « STENDHAL », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/stendhal/