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La construction sociale des connaissances scientifiques

Au tournant des années 1970, le caractère politiquement conservateur des interprétations fonctionnalistes, qui tend à affirmer que l'existence même des inégalités est nécessaire au bon fonctionnement d'un système social, fût-il celui de la science, sera fortement critiqué. La multiplication des mouvements sociaux et des crises rend manifeste la place centrale des luttes dans le changement social. La crise de la sociologie classique se manifeste, entre autres, par la publication d'une multitude d'ouvrages sur la « sociologie de la sociologie », essais critiques et réflexifs qui cherchent à refonder la sociologie sur de nouvelles bases. La critique de la sociologie mertonienne des sciences n'est ainsi qu'un aspect de la critique générale du fonctionnalisme, plus sensible aux consensus et à la stabilité qu'aux changements. Il est frappant, en effet, de constater que la sociologie des sciences d'inspiration mertonienne a complètement négligé l'étude des controverses scientifiques. En prenant pour acquis le caractère rationnel des résultats de la science, ces phénomènes ne pouvaient être que transitoires et n'avaient en soi aucun intérêt. Plusieurs courants se développeront en réaction au modèle mertonien et tous ont en commun de placer le conflit au cœur de leur analyse.

La sociologie des intérêts et l'étude des controverses

Pour la nouvelle génération de sociologues des sciences qui entre en scène au début des années 1970, l'ouvrage de Thomas Kuhn, La Structure des révolutions scientifiques, paru en 1962, servira de tremplin pour dépasser la sociologie mertonienne. En proposant la notion de paradigme scientifique, expression assez vague et regroupant des composantes à la fois cognitives et sociales, Kuhn a ouvert la voie à une [...]

Thomas Kuhn

Thomas Kuhn

Photographie

Dans «La Structure des révolutions scientifiques» (1962), l'historien des sciences Thomas Kuhn va proposer de nouvelles pistes pour penser la science, et plus particulièrement pour quelles raisons les croyances scientifiques changent. 

Crédits : B. Pierce/ Time & Life Pictures/ Getty

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Écrit par :

  • : professeur, titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences à l'université du Québec à Montréal

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Dans le chapitre « Sémantique et syntaxe, signifié et signifiant »  : […] Tout langage de description ou d'interprétation théorique utilisé dans les sciences de la nature comporte une sémantique et une syntaxe, la première portant sur les « objets » que l'on met en relation, la seconde sur ces relations elles-mêmes. Les données sémantiques sont au fond des dénominations qui sont censées résumer l'ensemble des propriétés (relations) que chacun des o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_16

ANTIQUITÉ - Définition

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Dans le chapitre « Un champ difficile à cerner »  : […] Les questions qui se posent aux historiens de l'Antiquité, quand ils doivent définir leur champ d'étude, attestent le statut ambivalent du terme : l'usage de l'expression « science(s) de l'Antiquité » semble aller dans le sens de l'existence d'un domaine historique défini. Mais les débats qui surgissent dès qu'il s'agit de délimiter ce domaine dans l'espace – quelle Antiquité autre que la grecque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-definition/#i_16

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CONTROVERSES SCIENTIFIQUES PUBLIQUES

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DÉTERMINISME

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Dans le chapitre « L'épreuve de l'expérimentation »  : […] Cependant, cette formulation, qui tout à la fois résume un « esprit scientifique » et lui fournit son langage, en recouvre d'autres, plus décisives pour l'histoire des sciences. Citons de nouveau Claude Bernard : « Il y a dans tous les phénomènes des conditions du milieu qui règlent leurs manifestations phénoménales [...] mais les êtres organisés renferment en eux les conditions particulières de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determinisme/#i_16

DUHEM PIERRE (1861-1916)

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  • Michel PATY
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Dans le chapitre « Le philosophe des sciences »  : […] Tout en poursuivant ses travaux en physique, Pierre Duhem s'est de plus en plus préoccupé de philosophie et d'histoire des sciences, surtout à partir de 1893 pour la première discipline et de 1904 pour la seconde. La Théorie physique rassemble dans un ouvrage riche et original, dont l'importance a également été récemment découverte – notamment dans le monde anglo-saxon –, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-duhem/#i_16

DURKHEIM (ÉCOLE DE)

  • Écrit par 
  • Claude JAVEAU
  •  • 2 534 mots

Dans le chapitre « La société comme objet de la religion moderne »  : […] Durkheim devait nécessairement s'intéresser à la religion, considérée comme système de représentations imposant aux adeptes le respect des mêmes obligations morales, basées sur une séparation des ordres profane et sacré, ce dernier reposant sur des rites ayant trait à des interdits et des pratiques de culte. Dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912), il insist […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/durkheim-ecole-de/#i_16

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Si l'on traduit par notre mot « science » le mot grec ἐπιστήμη, l'épistémologie est, étymologiquement, la théorie de la science. Bien que la forme anglaise du vocable ait existé avant que le français ne l'assimile, c'est pourtant avec le sens différent et plus large de « théorie de la connaissance » qu'il est généralement utilisé par les Anglo-Saxons. Ce décalage sémantique n'intéresse pas seu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_16

ERREUR

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 867 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'erreur dans la connaissance ordinaire »  : […] Les philosophes de l'Antiquité ont poussé aussi loin qu'il est possible la critique de la connaissance sensible, celle que nous acquérons par les sens ou perception. Montaigne, dans les Essais (livre II, chap. xii ), en a brossé un tableau qui, aujourd'hui encore, n'a pas été dépassé : « Que les choses ne logent pas chez nous en leur forme et en leu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erreur/#i_16

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Théorie et expérience »  : […] Le programme empiriste logique d'une réduction du langage de la science à des données observables rencontre des limites analogues. Alors que le positivisme classique (celui de Comte et de Mill) entendait réduire la science à l'énoncé de « lois des phénomènes », le positivisme viennois reformule le problème dans un cadre linguistique. Selon le célèbre « critère de signification » des Viennois, s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_16

EXPÉRIENCE ET EXPÉRIMENTATION, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 591 mots

La naissance de la science moderne, au xvii e  siècle, est couramment rapportée à l'élaboration d'une méthode, dite expérimentale, qui se traduirait par une prise en compte de l'expérience, par l'observation des phénomènes et le recours à l'expérimentation. La signification de ces trois termes, en particulier celui d'expérience, est fort large. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience-et-experimentation-sciences/#i_16

HASARD

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 6 801 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le hasard et l'explication dans les sciences »  : […] On associe généralement explication et prévision. Il semble donc à première vue étrange de relier l'explication scientifique au hasard. Et pourtant le hasard est quelquefois invoqué, non seulement comme aléa extérieur, mais comme principe d'explication. C'est en ce sens que certains biologistes expliquent les mutations par le hasard, lui imputant même l'évolution des espèces. Une explication scie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hasard/#i_16

IDÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Joseph GABEL
  •  • 6 770 mots

Dans le chapitre « Idéologie et vérité »  : […] Reste la question importante des rapports entre idéologie et vérité (H. Lefebvre et F. Châtelet, Idéologie et Vérité ). Son étude complète demanderait un article spécial, mais le présent travail serait incomplet s'il n'en posait au moins les jalons. La distinction entre l'origine sociologique des connaissances et la détermination sociopolitique de la co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ideologie/

INDUCTION, philosophie

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 253 mots

Dans le chapitre « De l'énoncé à la loi »  : […] On a souvent remarqué que toutes les propositions ne se prêtaient pas à la généralisation : quand on a constaté que plusieurs échantillons d'un même métal sont bons conducteurs de l'électricité ou de la chaleur, on incline à penser que tous les morceaux de ce métal jouiront de cette propriété. Si, en revanche, deux personnes dans un groupe se trouvent être les aînées de leur famille, on ne croira […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/induction-philosophie/#i_16

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA)

  • Écrit par 
  • Jean-Gabriel GANASCIA
  •  • 5 073 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Applications de l’intelligence artificielle »  : […] Beaucoup de réalisations mettant à profit des techniques d’intelligence artificielle dépassent les facultés humaines. Ainsi, l’ordinateur Deep Blue a vaincu en 1997 le Russe Garry Kasparov , alors champion du monde en titre au jeu d’échecs. Depuis, d’autres machines l’ont emporté sur l’un des meilleurs joueurs de go au monde – le Sud-Coréen Lee Sedol (2016) – et sur d’excellents joueurs de poker ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence-artificielle-ia/#i_16

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « La question de l'intuition dans la doctrine de la science »  : […] Si l'on consulte les doctrines techniques qui sont des réflexions sur la méthodologie des sciences, on retrouvera la plupart des aspects de l'intuition dont on a fait état précédemment au cours de l'analyse philosophique. Cela en raison de la complexité même du savoir scientifique, et des échanges de vocabulaire qui ont eu lieu entre méthodologie et philosophie. Le savoir scientifique est concern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_16

LOI, épistémologie

  • Écrit par 
  • Pierre JACOB
  •  • 6 839 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les buts de la démarche scientifique »  : […] Parmi les sciences empiriques, qu'on oppose à la logique et aux mathématiques, on distingue traditionnellement les sciences expérimentales (comme la chimie) des sciences d'observation (comme l'astronomie) ; et on distingue les sciences de la nature des sciences humaines. Quoique la démarche scientifique n'ait sans doute pas un but unique, on affirme à bon droit qu'en science on cherche à découvri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi-epistemologie/#i_16

LOI, physique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 1 179 mots

C'est une idée étrange, peu naturelle si l'on ose dire, que celle des « lois de la nature », qui caractérise la science occidentale moderne, à la différence, par exemple, comme Joseph Needham l'a montré, de la tradition scientifique chinoise. La culture romaine, pourtant si légiférante, ne connaît pas non plus une telle idée : chez Lucrèce, il n'est question que de « pactes » ou de « traités » nat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi-physique/#i_16

MACH ERNST (1838-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 135 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La philosophie de la connaissance de Mach »  : […] Mach écrivait, dans la préface à L'Analyse des sensations  : « La même considération sous-tend mes écrits d'épistémologie de la physique et mes recherches en physiologie des sensations, celle que l'on doit éliminer tout élément métaphysique comme superflu et contraire à l'économie de la science. » C'est autour de cette exigence centrale que Mach a développé une philosophie de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-mach/#i_16

MAGIE

  • Écrit par 
  • René ALLEAU, 
  • Roger BASTIDE
  •  • 11 230 mots

Dans le chapitre « Théorie intellectualiste »  : […] C'est à partir de la constatation de la magie directe ou naturelle que Frazer a développé sa théorie. Il distingue deux principes, qui correspondent à certaines lois de l'association des idées : le principe de similitude, qui veut que le semblable appelle le semblable, d'où le magicien conclut qu'il peut produire tout effet désiré par sa simple imitation (magie homéopathique ou imitative) ; le se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/magie/#i_16

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Différentes méthodes pour différentes sciences ? »  : […] Peut-on classer les sciences d'après leurs méthodes ? Ou bien d'après leur manière d'utiliser leurs méthodes ? La méthode représente-t-elle la même chose pour toutes les sciences ? Généralement, « méthode » a un sens vague, et la méthodologie n'est pas préceptive : comment prescrirait-on aux scientifiques ce qu'ils devraient faire, quand on n'est pas d'accord sur ce qu'ils font ? On s'accorde à d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_16

MÉTHODE SCIENTIFIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 2 296 mots

Il n'est pas rare de caractériser la méthode scientifique par le recours à l'expérience ou à l'expérimentation, et de situer celle-ci à titre de troisième moment d'un processus inauguré par l'observation et suivi de la formulation d'une hypothèse, qui serait ainsi vérifiée ou infirmée. Ce modèle, emprunté à Claude Bernard, est devenu très commun. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode-scientifique/#i_16

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
  • Sylvanie GUINAND, 
  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 24 440 mots
  •  • 2 médias

Le langage de la philosophie aiderait peu à éclairer l'origine de la notion de modèle, qui a reçu un emploi très large dans la méthodologie des sciences. Cette origine est technologique : le modèle est d'abord la «  maquette », l'objet réduit et maniable qui reproduit en lui, sous une forme simplifiée, « miniaturisée », les propriétés d'un objet de grandes dimensions, qu'il s'agisse d'une architec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modele/#i_16

MUSÉES DES SCIENCES ET TECHNIQUES

  • Écrit par 
  • Bruno JACOMY
  •  • 6 399 mots

Le vocable « musée de sciences » recouvre une très grande variété d'institutions qui ont beaucoup évolué au cours du temps dans leurs missions, leurs statuts et leurs publics. La mission première des musées de sciences est bien de divulguer des savoirs scientifiques par une approche sensible et pédagogique. Mais si certains se sont créés avec comme objectif de toucher un large public, tels les gra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musees-de-sciences/#i_16

NEUTRALITÉ AXIOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Isabelle KALINOWSKI
  •  • 1 325 mots

Importée des États-Unis, où elle avait été utilisée, dès 1949, dans la traduction américaine des écrits méthodologiques de Max Weber, la notion de « neutralité axiologique » (en allemand Wertfreiheit ) fut introduite en France dans les années 1960 par le premier traducteur de Max Weber, Julien Freund. C'est avec sa traduction en français des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neutralite-axiologique/#i_16

NOMINALISME, mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DELAHAYE
  •  • 926 mots

Le nominalisme dans son sens traditionnel est le refus de considérer qu'il existe des entités abstraites (les universaux). Très brièvement : les entités abstraites aident l'esprit à se repérer dans le monde et permettent la communication entre les hommes, mais fondamentalement elles sont illusoires. Depuis Guillaume d'Ockham (1290 env.-env. 1349), les nombreux objets considérés en mathématiques e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme-mathematique/#i_16

ANTIQUITÉ, notion d'

  • Écrit par 
  • Pierre JUDET DE LA COMBE
  •  • 1 979 mots

Spontanément, ou presque, on associe au mot « Antiquité » la Grèce et la Rome anciennes. Parfois, pour préciser qu'il ne s'agit pas des Antiquités égyptiennes, juives, mésopotamiennes, ou encore hittites ou indiennes ou même « nationales », on ajoute l'adjectif « classique ». Cette précision est relative, « classique » exprimant que cette Antiquité-là a, pour nous, valeur de référence culturelle. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-notion-d/#i_16

PHYSIQUE - Physique et mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 7 176 mots

Dans le chapitre « Les mathématiques et la spécificité de la physique »  : […] La singularité de la physique dans son rapport aux mathématiques est évidemment très difficile à saisir pour les conceptions qui font des mathématiques un « langage ». On a vu qu'elles sont en effet contraintes de penser ce langage comme universel, c'est-à-dire s'appliquant à toutes les disciplines scientifiques. Ce point de vue oblige donc à traiter la physique, où, de façon empiriquement éviden […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-physique-et-mathematique/#i_16

POPPER KARL RAIMUND (1902-1994)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 2 090 mots
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Dans le chapitre « La logique de la découverte scientifique »  : […] Comment distinguer, plus précisément comment « démarquer » la science véritable des pseudo-sciences : mythologies, gnoses, idéologies, métaphysiques ? Telle est l'une des questions initiales auxquelles Popper se trouva très jeune confronté, lorsqu'il rencontra la psychanalyse, puis le marxisme, enfin – rencontre décisive – les théories d'Einstein. Le bilan de ses réponses, multiples, mesurées et c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-raimund-popper/#i_16

POSITIVISME, notion de

  • Écrit par 
  • Jean LECLERCQ
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Dans le chapitre « La science positive »  : […] De telles inflexions obligent à parler d'un positivisme historique, celui de Comte et de son Cours de philosophie positive (1830-1842), auquel il convient de revenir, mais sans pratiquer un réductionnisme historique, qui s'efforce de concilier une histoire dynamique de la philosophie et une philosophie de l'histoire. Le positivisme accorde une primauté intellectuelle à Baco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme-notion-de/#i_16

PREUVE, épistémologie

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
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Une proposition est dite prouvée si, ayant été établie par une méthode reconnue, elle fait l'objet d'une croyance. Cette formulation permet de distinguer quatre versants dans la théorie de la preuve : 1 o  un élément sémantico-formel, la proposition qu'il s'agit de prouver ; 2 o  un dispositif objectif de mise à l'épreuve de la proposition ; 3 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuve-epistemologie/#i_16

PREUVE, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 539 mots

On prouve pour établir la vérité. La preuve est ce qui convainc la personne à laquelle elle s'adresse dès lors que celle-ci la comprend. Elle a son origine dans le droit, s'illustre en philosophie et en théologie, s'affirme dans la pensée scientifique. Quiconque est amené à donner des gages de son dire, et n'est plus cru sur parole, est porté à prouver ses assertions. À la fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuve-sciences/#i_16

PUGWASH MOUVEMENT

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 360 mots

Le mouvement Pugwash (ou conférences Pugwash sur la science et les problèmes internationaux) désigne une série de rencontres internationales au cours desquelles des scientifiques débattent des dangers nucléaires et de la sécurité mondiale. La première conférence eut lieu en juillet 1957 dans la propriété du philanthrope américain Cyrus Eaton, située dans le village de Pugwash (Nouvelle-Écosse, Ca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement-pugwash/#i_16

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Le réalisme est-il possible ? »  : […] Pour un réaliste, l'inacceptable du kantisme est le postulat que l'intelligibilité (ou la légalité, qui en est un affaiblissement, le notionnel au sens d'Émile Boutroux) vient du sujet de la pensée plutôt que de l'objet de la connaissance. Les esprits auxquels cet idéalisme répugne savent parfois mal se défendre contre lui. Ils sont intimidés par les objections, par la force du consensus positivis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_16

RÉALITÉ, sociologie

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 1 047 mots

Nos affirmations sur ce qui est réel ne peuvent être comprises, selon John L. Austin dans Le L angage de la perception (2007), comme originaires mais plutôt comme dérivées : ce n’est que par contraste avec une croyance erronée (il est riche) que nous sommes portés à prendre position en énonçant ce qui existe vraiment (non, « en réal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite-sociologie/#i_16

RÉALITÉ PHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Bernard d' ESPAGNAT
  •  • 2 884 mots

Durant le xx e  siècle, les principes fondamentaux de la physique ont perdu les couleurs de fausse évidence qui étaient les leurs au début de l'ère scientifique. C'est là la contrepartie de l'ordre qu'ils confèrent maintenant à des secteurs très étendus du système des connaissances. Une analyse très sommaire permet déjà de distinguer deux niveaux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite-physique/#i_16

RECHERCHE SCIENTIFIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre PAPON
  •  • 9 161 mots
  •  • 6 médias

L'homme a toujours voulu comprendre le monde et la société dans lesquels il vit, et depuis plusieurs siècles, c'est la recherche scientifique qui tente de répondre à ce besoin. La recherche a d'abord une dimension « culturelle » – connaître et comprendre la nature –, mais comme elle rend possible, jusque dans ses aspects les plus fondamentaux, la maîtrise de cette nature, elle est aussi, de fait, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/recherche-scientifique/#i_16

RÉDUCTIONNISME, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 040 mots

L'usage courant du mot « réductionnisme » est péjoratif. Il désigne des approches scientifiques réductrices, voire simplistes. Accusation assurément trop rapide, pour autant que la recherche de principes généraux et de théories fondamentales, qui anime le réductionnisme, s'inscrit dans la dynamique scientifique, celle du renoncement au chatoiement des apparences au profit des éléments qui les ren […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reductionnisme-sciences/#i_16

RELIGION - La sécularisation

  • Écrit par 
  • François-André ISAMBERT
  •  • 3 409 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'autonomisation du profane »  : […] Tout le monde pense, à propos de sécularisation, à Galilée, à l'autorité passée de l'Église en matière scientifique et à la conquête que la science a faite de son autonomie, laquelle a été reconnue, dans son ensemble, par l'Église elle-même. Si l'on entend ainsi par sécularisation le développement d'un secteur d'activité qui échappe à l'emprise religieuse, il est important de distinguer du précéde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-la-secularisation/#i_16

REPRODUCTIBILITÉ EN SCIENCES EXPÉRIMENTALES

  • Écrit par 
  • Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
  •  • 2 548 mots
  •  • 1 média

Les différents courants de l'épistémologie s'accordent sur un point : une expérience scientifique doit être reproductible. En d'autres termes, la description exacte et circonstanciée du protocole mis en œuvre dans l’expérience ou l’observation doit permettre à tout chercheur de la reproduire, et d'obtenir les mêmes résultats. Ce postulat fonde l'idée d'universalité des sciences. Où que l'on se tr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reproductibilite-en-sciences-experimentales/#i_16

RESPONSABILITÉ SOCIALE DES SCIENTIFIQUES

  • Écrit par 
  • Jacques TESTART
  •  • 7 658 mots
  •  • 5 médias

La responsabilité de la science et de ses acteurs au regard de la société ne serait pas un problème crucial si la science avait un impact modéré sur la vie des hommes et sur la planète – ce qui n'est plus le cas depuis au moins un demi-siècle – et si elle n'était pas une activité sacralisée échappant au regard critique de la société – ce qui est le cas depuis au moins les Lumières. C'est pourquoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/responsabilite-sociale-des-scientifiques/#i_16

ROGER BACON (1212/1220-1292)

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 1 837 mots

Dans le chapitre « Les mathématiques et l'expérience »  : […] « Type accompli de l'augustinisme avicennisant » pour les uns, « aristotélicien néoplatonisant » pour les autres, Bacon échappe définitivement à toute classification dès qu'il s'adonne à la pratique effective des sciences. Mathématiques et langues sont pour lui les indispensables instruments de la réforme de l'organisation du savoir chrétien programmée dans les sept livres de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-bacon/#i_16

SCIENCES ENSEIGNEMENT DES

  • Écrit par 
  • Pierre LÉNA
  •  • 6 999 mots
  •  • 3 médias

Il est intéressant d'examiner comment, au fil du temps, la science et les techniques ont fait partie de l'éducation, qu'elle soit primaire, secondaire ou supérieure : la science à la mesure de son développement depuis la Renaissance, les techniques à partir de la révolution industrielle puis lorsque, quittant l'empirisme de leurs débuts, elles eurent partie liée, réciproque d'ailleurs, avec la sc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enseignement-des-sciences/#i_16

SCIENCES HUMAINES

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 244 mots
  •  • 2 médias

L'expression « sciences humaines » est, en France, une façon usuelle de nommer les études de psychologie et de sociologie. Depuis la Seconde Guerre mondiale, elle a remplacé l'ancienne appellation de « sciences morales ». En 1942, l'ouvrage de Wilhelm Dilthey sur les sciences de l'esprit ( Geisteswissenschaften ) a été traduit en français sous le titre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-humaines/#i_16

SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

  • Écrit par 
  • Bernard-Pierre LÉCUYER
  •  • 17 535 mots
  •  • 1 média

Les sciences sociales sont fréquemment aujourd'hui l'objet d'un double discours. Tantôt, devant le relatif échec de la croissance quantitative, on se préoccupe de revenir de la Lune pour enfin mieux aménager la Terre, et on se tourne avec un espoir naïf et excessif vers cet ensemble des sciences sociales jugées insuffisamment développées. Tantôt, dans ce même effort de reprise par l'homme de sa d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prehistoire-des-sciences-sociales/#i_16

SCIENTIFIQUES ET LOBBIES INDUSTRIELS

  • Écrit par 
  • Valérie CHANSIGAUD
  •  • 2 156 mots
  •  • 1 média

Les prises de position ambiguës concernant le réchauffement climatique et ses causes mettent particulièrement en lumière l'implication de certains scientifiques dans la formation d'une polémique essentiellement médiatique. Que des scientifiques isolés contestent publiquement une thèse faisant consensus chez leurs collègues n'est pas un phénomène récent, mais ce fait pose problème à plusieurs titr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scientifiques-et-lobbies-industriels/#i_16

SOCIOLOGIE - La démarche sociologique

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 5 426 mots

Dans le chapitre « Sociologie et rationalité »  : […] Contre ceux qui s'empressent de mettre en avant le fossé entre les sciences de la nature et les sciences de l'homme, il faut soutenir que celles-ci, quelle que puisse être la façon de penser leur (incontestable) spécificité, relèvent d'un régime commun de rationalité. La sociologie est située, selon Max Weber, du côté des « sciences généralisantes » : elle s'occupe de lois, de types, s'appuie su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-la-demarche-sociologique/#i_16

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 820 mots

Dans le chapitre « Valeur du syllogisme »  : […] Depuis le début des Temps modernes, le syllogisme a été souvent en butte aux critiques, voire aux railleries. Seul parmi les grands philosophes, Hegel lui accordera une place importante, encore que d'un point de vue tout à fait étranger à la logique formelle, dans sa Science de la logique  : retenant la fonction médiatrice du syllogisme, il en fera le troisième moment de la l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syllogisme/#i_16

TECHNIQUE

  • Écrit par 
  • Cornélius CASTORIADIS
  •  • 12 508 mots

Dans le chapitre « L'époque contemporaine »  : […] Malgré les apparences, l'impossibilité d'établir une telle détermination est encore plus certaine dans le monde contemporain, caractérisé, comme le disait justement Marx, par « l'application raisonnée de la science à l'industrie » à une échelle immense. Pour qu'une telle application soit possible, il faut qu'il y ait science au sens moderne du terme, et cela veut dire à la fois une prolifération […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/technique/#i_16

TEMPS

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Olivier COSTA DE BEAUREGARD
  •  • 14 773 mots

Dans le chapitre « Genèse de la notion du temps »  : […] En faisant du temps la forme du sens interne, la conception kantienne s'élevait, en quelque sorte, au-dessus de l'opposition des notions statique et dynamique du temps. Elle n'ignorait pas, en effet, que le temps concerne la sensibilité, qui reçoit des impressions successives, plus encore que l'entendement, qui conçoit l'ordre général d'apparition des phénomènes, mais elle ne laissait pas de fair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps/#i_16

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La théologie comme science de la foi »  : […] Sans préjuger l'extrême diversité des discours théologiques, on préférera donc réserver le terme de théologie à un discours de la foi ayant l'ambition de constituer un savoir systématique de type scientifique. Mais peut-on parler de science à propos de la théologie ? Cette question évoque évidemment le projet de la théologie comme science selon saint Thomas, lequel, grâce à la théorie de la subal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_16

THÉORIE, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 785 mots

Chacun, ne serait-ce que par ouï-dire, connaît des théories scientifiques : théorie de la gravitation de Newton, théorie de la descendance avec modifications par la sélection naturelle de Darwin, théorie de la relativité restreinte d'Einstein, théorie quantique de Planck, théorie de l'information de Shannon, etc. Ces informations autorisent une première approche des caractéristiques d'une théorie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-sciences/#i_16

UNIVERSITÉ

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Pascale GRUSON, 
  • René RÉMOND, 
  • Alain TOURAINE
  •  • 13 318 mots

Dans le chapitre « Production de la science »  : […] Depuis des années, la production réelle de la science ne passe plus par la division des lettres et des sciences, ni même par la distinction des sciences humaines et des sciences exactes ou naturelles (maints épistémologues observent qu'un même « patron » logique tend à s'imposer pour les unes et pour les autres). Surtout, ce qu'on appelle «  culture générale » n'est plus qu'une culture résiduelle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universite/#i_16

VIENNE CERCLE DE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 1 309 mots

Dans le chapitre « Le cercle de Vienne et le noyau berlinois »  : […] Le physicien Moritz Schlick est nommé en 1922 à la chaire de philosophie et d'histoire des sciences inductives de l'université de Vienne, poste occupé antérieurement par Mach (1895-1901) et Boltzmann. Autour de lui se réunissent, dès 1925, chaque jeudi soir, des étudiants et des maîtres de diverses disciplines : parmi eux, K. Gödel, H. Hahn, K. Reidemeister, F. Waismann (mathématiciens), F. Kaufm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cercle-de-vienne/#i_16

Voir aussi

Pour citer l’article

Yves GINGRAS, « SCIENCES - Sociologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sociologie/