PRINCIPE

ABSOLU

  • Écrit par 
  • Claude BRUAIRE
  •  • 4 206 mots

Le sens de ce terme paraît, d'entrée de jeu, nécessairement équivoque et polémique. L'absolu est le corrélat et le contraire du relatif, c'est donc une négation. Mais une notion d'où l'idée de rapport est absente est soustraite aux limitations, affranchie des variations, et désigne donc, positivement, l'achevé, le parfait. Cette ambiguïté sémantique ne r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absolu/#i_440

ÂME

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIR, 
  • Henri Dominique SAFFREY
  •  • 6 026 mots

Dans le chapitre « Émergence d'un principe spirituel du vivant »  : […] Chez Homère, notre plus ancien témoin qu'il faut situer au-delà de 700 avant J.-C., ce que nous appelons « âme » (du latin anima , apparenté au grec ἄνεμος, vent, souffle) est en fait dédoublé et exprimé par deux mots grecs : le θυμός, qui signifie passion, volonté, esprit, et s'apparente au verbe θύω (s'élancer), évoque un flot de sang chaud ; au contraire, la ψυχή, qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ame/#i_440

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 11 115 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Les présocratiques »  : […] La philosophie n'est pas née à proprement parler en Grèce, mais dans les colonies grecques d'Asie Mineure. C'est à Milet qu'une lignée de physiciens, souvent appelés ioniens en raison de leur origine, commencent à spéculer, dès le début du vi e  siècle avant J.-C., sur la nature profonde des choses, c'est-à-dire sur ce qui, derrière les apparences […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_440

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Limites de l'idéal déductif »  : […] La notion de causalité appliquée au syllogisme reste cependant ambiguë. Elle pourrait signifier, puisque le moyen terme est un concept, ou, comme dit Aristote, exprime une essence ( Mét. , M, 4, 1078 b 4), que le syllogisme manifeste le déploiement immanent d'une essence, qui médiatise dans l'unité synthétique de la conclusion deux moments d'abord disjoints : ainsi serait-ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_440

CRÉATION - La création dans les synthèses philosophico-religieuses

  • Écrit par 
  • Stanislas BRETON
  •  • 4 051 mots

Dans le chapitre « Fonction et nature du principe »  : […] Difficilement saisissable parce qu'elle marque le point névralgique où la raison s'accomplit et se dépasse, la notion de principe, lorsqu'on la définit, d'une manière vague, « comme ce dont quelque chose, de quelque manière que ce soit, procède », évoque, dans les différents ordres du connaître, de l'être et de la genèse, une excellence « divine » diversement valorisée par les idées connexes de pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/creation-la-creation-dans-les-syntheses-philosophico-religieuses/#i_440

DES HÉGÉMONIES BRISÉES (R. Schürmann) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 345 mots

Dans son livre Le Principe d'anarchie paru en 1982, consacré à « Heidegger et la question de l'agir », Reiner Schürmann (né de parents allemands, à Amsterdam en 1941, mort à New York le 20 août 1993) citait quelques lignes de Novalis, elles-mêmes méditées par Heidegger, qui peuvent servir de fil conducteur aux textes rédigés en français et rassemblés dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/des-hegemonies-brisees/#i_440

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le problème central : induction et hypothèse »  : […] L'empirisme professé au xix e  siècle a certaines caractéristiques qui lui sont propres : l'importance accordée aux méthodes inductives de Stuart Mill et à la psychologie génétique. La notion d'empirisme est alors associée, d'une part, avec la thèse sensualiste qui se propose d'expliquer l'origine des idées à partir de la sensation, d'autre part, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_440

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « L'être dans la pensée grecque »  : […] « Il soupçonna que l'eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu'il découvrit les saisons de l'année, et qu'il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d'aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. À ce propos, Hiéronyme dit qu'il mesura les pyramides en calculant le rapport entre leur ombre et celle d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_440

FINITUDE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 550 mots

Dans la philosophie grecque, fini et infini forment couple ; ils rendent compte de deux aspects du réel. Le fini, c'est le degré de détermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle a un caractère précis, achevé dans son ordre. L'infini, c'est le degré d'indétermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle comporte une part d'inconnu, de mystère, par excès ou par défaut, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finitude/#i_440

HYLÉMORPHISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 939 mots

Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière ( hylê  : bois, matériau de construction) et la forme ( morphê  : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne des idées séparées, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hylemorphisme/#i_440

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Kant : la métaphysique ramenée à une épistémologie »  : […] Berkeley a eu l'inspiration fondatrice ; Kant l'a développée de manière à en tirer une théorie de la connaissance plausible. L'univers berkeléyen, qui consiste dans les idées que Dieu met en nous, paraît trop instable pour que la notion de loi ou de régularité se fasse jour : il faut que Dieu assure à chaque instant la concordance entre les représentations des consciences. En expliquant l'espace e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_440

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une théorie de l'expérience »  : […] Une « analytique transcendantale » décompose alors ce pouvoir de concevoir et de juger qu'est l'entendement, la fonction de la spontanéité intellectuelle étant de procurer identiquement l'unité à l'acte de composer le divers représenté dans l'intuition et à la synthèse des représentations qu'opère le jugement. Cette analytique peut se présenter comme logique de la vérité puisqu'elle expose les con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_440

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Critique de l'innéisme »  : […] « C'est une opinion bien établie parmi certains hommes qu'il y a dans l'entendement certains principes innés imprimés en l'esprit de l'homme dès son arrivée dans le monde. » Ce préjugé sous-tend tous les autres et, cette constatation étant faite, la presque totalité du livre premier de l' Essai est une critique systématique de toute forme de savoir inné en l'homme. Précisons […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-locke/#i_440

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La critique kantienne de la métaphysique »  : […] Mais il ne faudrait pas croire non plus, comme on le faisait couramment à la fin du xix e  siècle, que l'intention de Kant ait été de ruiner la métaphysique pour laisser toute place à la science. À vrai dire, Kant, à l'époque où il écrit, constate que l'ancienne métaphysique est abandonnée de tous : il n'aura donc pas à la détruire, puisque person […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_440

OPPOSÉS

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 937 mots

Depuis les formes les plus archaïques de la pensée, jusqu'en ses schèmes les plus abstraits, se retrouvent des oppositions (chaud-froid, bas-haut, civilisé-barbare, homme-femme, plein-vide, homogène-hétérogène, etc.). Une même intuition philosophique semble partagée en de nombreuses civilisations : l'être humain ne connaît la réalité qu'à travers des aspects opposés. Mais où situer l'être des oppo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opposes/#i_440

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « Les décisions fondatrices de l'histoire de la philosophie comme étude des systèmes »  : […] Ces définitions fondatrices définissent une discipline philosophique positive et autonome dont les tâches et les méthodes sont déterminées par le fait philosophique lui-même, par les prétentions, les exigences et la dignité de la justification rationnelle en philosophie ; elles excluent donc toutes les attitudes qui négligent, méconnaissent, mécomprennent, ignorent ou refusent la systématicité phi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_440

PHYSIS

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 3 788 mots

Dans le chapitre « La « physis » présocratique et sa postérité »  : […] La négation d'Empédocle ne doit pas faire illusion, car ce dernier est lui-même l'auteur d'un poème Sur la physis , et la plupart des œuvres des présocratiques portent le même titre. Physis est donc d'abord le titre d'une question : D'où viennent les choses ? Comment naissent-elles et croissent-elles ? En quel sens l'étant vient-il à l' être ? Les réponses pourront diverger, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physis/#i_440

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les doctrines non écrites »  : […] La recherche d'un platonisme cohérent s'accommode mal de la forme dialoguée, que beaucoup s'accordent, avec Hegel, à trouver « gênante ». Certains interprètes (Trendelenburg, Stenzel, Robin) se sont tournés vers des témoignages d' Aristote se rapportant à un enseignement oral de Platon, dans l'espoir qu'ils contiendraient le système cherché. On s'est d'abord contenté de penser que Platon professai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_440

RAISONNEMENT

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ
  •  • 5 005 mots

Dans le chapitre « Conditions de validité de l'inférence »  : […] Raisonner, c'est inférer une proposition, appelée conclusion , à partir de certaines autres prises comme prémisses. Sans doute, à parler strictement, peut-on contester que tout raisonnement consiste à faire une inférence ; par exemple lorsque, au lieu d'inférer une proposition nouvelle à partir de prémisses connues, on s'efforce, une proposition étant do […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raisonnement/#i_440

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « Le principe de réalité »  : […] Nous trouvons en nous un principe qui nous amène à reconnaître cette solidité des choses, et que l'on peut tenir pour constitutif de tout esprit sain : c'est ce que l'on nomme le principe de réalité. Ce principe est au fondement même de notre adaptation à la vie : dès le départ, toute sensation engendre des réactions motrices. Tenir une chose pour réelle, c'est adopter à son égard un certain compo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_440

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] Une théorie des catégories fournit un lieu dans lequel peut s'inscrire le concept de relation et assigne à celui-ci une place déterminée dans ce lieu ; il le situe, si l'on peut dire, topologiquement. On retiendra ici deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d' Aristote et celle de Kant. Chez ces deux auteurs, les catégo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_440

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Les fondements transcendantaux de la connaissance scientifique : le néo-kantisme »  : […] Le néo-kantisme, et singulièrement le néo-kantisme de l'école de Marbourg, fondée par Hermann Cohen, se veut d'abord et avant tout une réflexion sur le fait de la science, et principalement de la science physico-mathématique de la nature. « Quiconque nous est lié, écrivent Cohen et Paul Natorp en lançant le journal de l'école de Marbourg, s'en tient avec nous à la fondation de la méthode transcen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_440

TAOÏSME

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 8 929 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Huangdi et Laozi »  : […] Le Daode jing ne fut pas attribué au seul Vieux Maître Laozi. Un bon nombre de références anciennes désignent l'ouvrage comme le Livre de Huangdi , Huangdi, ou l'Empereur jaune, est un grand fondateur à l'instar de Yu le Grand. Créateur mythique de la civilisation, il inventa les vêtements, les noms de famille, les rites. Tel est le héros des confucéens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/taoisme/#i_440