PÉDAGOGIELes courants modernes

Dans l'évolution pédagogique, des phases d'intense élaboration doctrinale ou de transformation des institutions alternent avec des phases plus calmes, vouées à la lente diffusion des idées ou à la consolidation des structures scolaires.

Les temps forts de l'histoire de l'éducation se situent à différents niveaux de la réalité pédagogique : anticipations géniales ou utopiques, projets répondant aux exigences d'une époque, réalisations effectives. Faute d'une distinction suffisante entre ces différents plans, entre ce qui se proclame ou se désire et ce qui se fait, on peut être conduit à nier toute évolution.

La sélection des grands moments de la pédagogie engage une certaine conception de l'objet même de l'histoire. Il s'agit, pour L. Goldmann par exemple, de retenir « les actions humaines de tous les lieux et de tous les temps, dans la mesure où elles ont eu ou ont maintenant une importance pour ou une influence sur l'existence et la structure d'un groupe humain et implicitement, à travers celui-ci, une importance pour ou une influence sur l'existence et la structure humaine présente ou future ».

Aussi, dans l'ordre de la pédagogie, les actions « sélectionnées » tirent-elles leur signification de la manière dont elles accélèrent ou mettent en cause la réalisation d'un schéma évolutif qui porte successivement au devant de la scène les universités médiévales, les collèges secondaires de l'Ancien Régime et les institutions d'éducation populaire des xixe et xxe siècles. Il convient de préciser que cette construction à partir du sommet va de pair avec le développement d'une tendance à la démocratisation et avec l'élaboration d'une pédagogie nouvelle, soucieuse d'intégrer les progrès accomplis dans la connaissance des élèves à former et dans celle des disciplines ou des supports de l'enseignement.

L'accroissement et la diversification de la population scolaire et universitaire entraînent, à la fois, une différenciation des institutions et un renouvellement des finalités de l'école. À côté de la conservation du patrimoine culturel prennent place la production de connaissances nouvelles et, surtout dans les pays qui ont accédé récemment à l'indépendance, la fonction d'intégration nationale.

Les grandes lignes de cette évolution complexe seront illustrées (à partir du xve siècle) au moyen de quelques exemples privilégiés qui en souligneront tour à tour les aspects doctrinaux et les formes institutionnelles.

Aux sources de l'éducation nouvelle : Érasme et Rousseau

De nombreux auteurs ont contribué à l'édification des principes que les pédagogues du xxe siècle ont regroupés sous le terme d'éducation nouvelle. Parmi ces auteurs, Érasme (1469-1536) et Rousseau (1712-1778) ont préconisé une pédagogie progressive, fondée sur une meilleure connaissance de l'élève, et souligné l'importance de la relation éducative.

La relation pédagogique chez Érasme

Érasme a vécu à une époque de transition, particulièrement fertile en contrastes. Il a connu successivement une enfance malheureuse aux Pays-Bas, le climat austère et contraignant des monastères, l'enseignement scolastique des collèges médiévaux, l'éclat de la Renaissance italienne et les débuts de la Réforme luthérienne. Tirant au besoin ses informations et ses justifications de la lecture de Quintilien ou d'autres auteurs de l'Antiquité, il est ainsi conduit à dénoncer, d'une part, le pédantisme, la cuistrerie et la brutalité des maîtres et, d'autre part, la pratique des châtiments corporels, à l'école ou dans la famille.

Il oppose à ces comportements une conception éducative qui fait une large place aux différentes formes de relations. Les tentations et les vices qui menacent le jeune enfant, marqué par le péché originel, commandent l'organisation d'un milieu familial propre à assurer une meilleure éducation : « Dieu demandera des comptes aux parents de toutes les fautes qu'auront pu commettre leurs fils. » L'importance des besoins affectifs précoces et des émotions dans la communication avec autrui impose l'établissement de relations affectueuses entre la mère et l'enfant. Dans la famille, un précepteur, choisi avec discernement, guide l'enfant pendant toute sa formation. Les relations entre le maître et l'élève reposent sur la raison et l'amour. L'intérêt pour l'étude découle de l'affection pour le maître et de la mise en œuvre d'une pédagogie attrayante, fondée sur les jeux et les récompenses.

Quant aux relations entre élèves, l'individualisme qui s'épanouit dans le climat de la Renaissance et de la Réforme paraît justifier l'émulation et la compétition dont les collèges de l'Ancien Régime exploiteront habilement les possibilités pédagogiques. Érasme redoute cependant les effets néfastes de toute conduite d'échec.

L'amélioration des rapports entre l'école et la société, la démocratisation de l'enseignement doivent procéder de la magnanimité d'un prince éclairé. En cela, l'œuvre d'Érasme anticipe certaines conceptions idéologiques du xviiie et même du xixe siècle.

Innovation et conciliation chez Rousseau

Si Érasme fonde l'action éducative sur le jeu des intérêts extrinsèques suscités par une pédagogie attrayante, Rousseau considère qu'il faut partir des besoins réels et profonds de l'enfant et qu'on doit créer des situations dans lesquelles les apprentissages scolaires apparaissent comme des moyens propres à satisfaire ces besoins. Une véritable éducation fonctionnelle repose, en outre, sur la reconnaissance que « chaque âge, chaque état de la vie a sa perfection convenable ». Elle implique également la prise en considération des différences interindividuelles et des étapes de l'évolution psychologique de l'enfant. Rousseau se présente ainsi comme un psychologue novateur dont les intuitions et les recommandations inspireront les pionniers de l'éducation nouvelle.

Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau

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À mi-chemin entre philosophie et littérature, l'œuvre de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) se distingue par sa diversité : traités sur l'éducation et le droit politique (L'Émile, Du Contrat social, 1762), roman épistolaire (La Nouvelle Héloïse, 1761), notamment. 

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Mais, selon G. Snyders, le révolutionnaire cède la place au conciliateur lorsqu'on passe de la psychologie à la pédagogie. En matière de finalités, « il faut opter entre faire un homme et faire un citoyen, car on ne peut faire à la fois l'un et l'autre ». Cependant, après avoir opté pour l'homme dans l'Émile et pour le citoyen dans les Considérations sur le gouvernement de Pologne, Rousseau s'efforce, dans le Contrat social, de concilier les besoins de l'individu privé et les exigences de la vie publique. Dans le domaine des méthodes, l'opposition entre l'autorité et le laisser-faire trouve une issue dans l'éducation négative qui repose sur la soumission à l'égard des choses et non des hommes. De même, l'opposition entre l'austérité et l'éducation dans la joie est dépassée par le développement du sens du présent, impliquant à la fois la libération de l'élan spontané et l'expérience de la nécessité.

L'attitude synthétique ou conciliatrice de Rousseau reflète, dans une certaine mesure, l'ambiguïté de la situation sociale de l'auteur et les contradictions propres à toute période prérévolutionnaire. Elle procède aussi, selon P. Burgelin, d'une méthode antinomique d'analyse qui consiste à envisager les notions par couples (nature-société, bonté-méchanceté) et à rapprocher ce qui a été préalablement opposé.

Quoi qu'il en soit, les conceptions de Rousseau affleurent parfois dans les projets scolaires présentés par les législateurs de la Révolution.

Le thème de la démocratisation dans les projets révolutionnaires

Les transformations qui, au xixe siècle, affectent l'Europe et indirectement le reste du monde découlent, en grande partie, de la révolution industrielle anglaise des années 1780 et de la révolution politique française des années 1789-1799. Cette dernière comporte deux phases contrastées. La première est marquée par la hardiesse des projets et la faiblesse des réalisations. La seconde, inaugurée par la chute de Robespierre, est caractérisée, au contraire, par le recul des idées et l'ampleur des réalisations. Deux projets dominent la première phase : le rapport présenté en 1792 par Condorcet (1741-1794) à l'Assemblée législative et le plan de L. M. Le Peletier de Saint-Fargeau (1760-1793) lu en 1793 à la Convention par Robespierre.

La formation continue dans le rapport de Condorcet

Héritier du mouvement encyclopédiste, Condorcet considère que l'individu et l'espèce humaine sont perfectibles et que cette perfectibilité découle des progrès corrélatifs de l'instruction et des sciences. En outre, le progrès technique est censé libérer l'homme pour des activités de formation. Aussi, Condorcet préconise-t-il la gratuité, la laïcité et l'égalité des sexes vis-à-vis de l'instruction.

Dans un vaste ensemble scolaire et universitaire à cinq degrés, Condorcet fait une place à la formation des adultes. « En continuant l'instruction pendant toute la durée de la vie, déclare-t-il, on empêchera les connaissances acquises dans les écoles de s'effacer trop promptement de la mémoire ; on entretiendra dans les esprits une activité utile ; on instruira le peuple des lois nouvelles, des observations d'agriculture, des méthodes économiques qu'il lui importe de ne pas ignorer. On pourra lui apprendre enfin l'art de s'instruire par soi-même, comme à chercher des mots dans un dictionnaire, à se servir de la table d'un livre, à suivre sur une carte, sur un plan, sur un dessin, des narrations ou des descriptions, à faire des notes et des extraits... »

Pour atteindre ces objectifs, Condorcet envisage l'organisation de conférences hebdomadaires dans les écoles secondaires de district, l'institution d'un enseignement ouvert dans les instituts départementaux et la participation aux fêtes nationales, conçues comme un moyen privilégié de formation civique.

L'éducation par le travail dans le plan Le Peletier

Le contenu du plan Le Peletier confirme le point de vue selon lequel la pensée politique et pédagogique de Rousseau serait plus proche de l'idéologie montagnarde que des autres courants doctrinaux qui se sont succédé au cours de la Révolution. En effet, ce plan est caractérisé, entre autres, par la force des préoccupations démocratiques, par le souci de faire prévaloir l'éducation sur l'instruction, par le rôle attribué au travail dans la formation de l'homme, par l'importance conférée à la première éducation et par l'austérité et la frugalité des règles de vie et du régime prévus pour les maisons d'éducation nationale.

Ces maisons sont des internats conçus pour assurer des chances égales aux enfants des campagnes et à ceux des villes, âgés de cinq à douze ans. L'enseignement est gratuit, laïque et obligatoire. Les dépenses d'enseignement sont en partie couvertes par le produit des travaux accomplis par les élèves. La surveillance et la gestion des maisons d'éducation sont confiées à des conseils de pères de famille. L'importance de la recherche n'échappe pas aux vues de Le Peletier : « Ouvrez vos trésors pour récompenser sur chaque partie les meilleurs ouvrages, et cette munificence même enrichira la République. Je pousserai encore plus loin cette idée, et j'ose attester que la société et l'humanité pourraient recueillir d'importants avantages de l'établissement de prix annuels proposés à quiconque aura conçu une pensée utile sur l'éducation, et ajouté un bon article au code de l'enfance. »

Après l'éducation commune, les meilleurs élèves sont, par voie de sélection, affectés à douze ans dans les écoles secondaires. Quant à la grande majorité des adolescents, elle est prise en charge par les familles, qui ont la responsabilité du placement professionnel.

Ainsi, à l'emprise constante de l'État sur l'enfant succèdent, à partir de l'âge de douze ans, les exigences du libéralisme économique, consacré par les lois de 1791, et qui ne se confond pas nécessairement avec la libération de l'individu.

Le plan Le Peletier n'est pas plus appliqué que le rapport de Condorcet.

En revanche, l'essentiel des réalisations durables de la Révolution se situe au niveau des établissements supérieurs (École normale, École polytechnique, Conservatoire des arts et métiers), destinés aux classes aisées. Mais les thèmes de la démocratisation, abordés dans les grands projets révolutionnaires, ont constitué le principal enjeu des luttes scolaires du xixe siècle.

Économie et éducation : écoles mutuelles du début du XIXe siècle

L'apport du xixe siècle à l'histoire de l'éducation réside, d'une part, dans la différenciation des institutions scolaires, d'autre part, dans l'essor de l'éducation populaire à tous les niveaux, depuis le stade préscolaire jusqu'à la formation des adultes.

À ce propos, la multiplication des écoles mutuelles sous la Restauration représente un essai intéressant et audacieux d'organisation d'un enseignement élémentaire de masse.

Après la chute de Napoléon, les exigences ou les effets de la première révolution industrielle rendent de plus en plus sensible le décalage entre les besoins d'instruction et les moyens dont on dispose pour satisfaire ces besoins. Ce n'est pas un hasard si l'enseignement mutuel se développe d'abord en Angleterre, pays dont l'industrie est la plus avancée aux xviiie et xixe siècles. Les industriels de l'époque voient dans le système mutuel, qui consiste à confier plusieurs centaines d'élèves à un seul maître assisté de moniteurs, un moyen de formation rapide et économique et la possibilité de développer chez les travailleurs des habitudes de régularité, d'ordre et de réflexion. L'enseignement mutuel doit aussi, d'après eux, permettre d'instaurer ou de maintenir la paix sociale, menacée par la reconstitution des associations ouvrières. Entre 1815 et 1820, plus de mille écoles mutuelles s'édifient en France et rassemblent plus de cent cinquante mille élèves. Les recrues sont réparties par niveaux. Le passage d'une catégorie à l'autre s'effectue selon des règles strictes d'avancement. Les élèves se groupent en demi-cercles autour des moniteurs de lecture ou prennent place devant de longues tables au bout desquelles d'autres moniteurs, munis de modèles d'écriture ou de tableaux de grammaire et de calcul avec questions et réponses, règlent dans les moindres détails, par coups de sifflet ou gestes conventionnels, les exercices scolaires ou les déplacements. L'instituteur dirige l'ensemble des activités du haut de sa chaire. Les fautes, sanctionnées par un tribunal d'enfants, sont rachetables au moyen de billets donnés à titre de récompense.

Les écoles mutuelles suscitent à leur début un engouement parfois excessif dans les milieux industriels ou chez l'élite intellectuelle. On y voit le moyen de surmonter les difficultés engendrées par l'industrialisation et l'urbanisation. Mais le sort de ces écoles sera étroitement lié aux fluctuations de la vie politique et à l'évolution de la législation scolaire. L'enseignement mutuel disparaîtra à l'aube de la IIIe République.

Il occupe pourtant une place privilégiée dans l'histoire de l'éducation. Il représente, en effet, l'illustration remarquable d'un modèle pédagogique, l'essaimage ou la démultiplication, qu'on retrouve sous d'autres formes ou à d'autres époques. Il procède lui-même d'un certain courant moral et idéologique, le mutuellisme, qui anime, entre autres, les sociétés de secours mutuel. Il implique enfin des efforts de rationalisation de l'acte éducatif et le double souci de proposer aux élèves des exercices gradués et de contrôler systématiquement les effets du travail scolaire. À ce titre, il préfigure l'une des tendances dominantes de la pédagogie moderne.

Cependant, l'organisation d'un véritable enseignement populaire se heurte à certaines contradictions propres à l'économie libérale du xixe siècle. Instruire les enfants du peuple, c'est sans doute réaliser un investissement, à long terme, rentable. Mais c'est aussi se priver, dans l'immédiat, d'une main-d'œuvre enfantine à bon marché. C'est également risquer de favoriser la propagation des idées nouvelles, jugées subversives. Aussi, paradoxalement, le taux d'alphabétisation a-t-il très peu augmenté en Angleterre au cours des premières décennies de la révolution industrielle.

L'éducation intégrale et polytechnique dans la pensée socialiste du XIXe siècle

En instituant un enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïque, les législateurs de la IIIe République se réfèrent explicitement aux principes qui ont marqué l'œuvre scolaire de la Révolution. À l'application de ces principes, les représentants de la pensée ouvrière et socialiste associent, au xixe siècle, la réalisation d'une éducation intégrale et polytechnique.

L'éducation intégrale concerne, à la fois, le développement harmonieux de toutes les capacités humaines et la préparation de l'individu aux tâches proposées par une société en plein essor. Elle répond à des préoccupations différentes. En premier lieu, elle est censée satisfaire le besoin de diversité, la « papillonne », qui, selon Charles Fourier (1772-1837), constitue une « passion » unificatrice des conduites. Elle procède aussi de considérations d'ordre social : en supprimant la distinction entre travail manuel et travail intellectuel, l'éducation intégrale, polyvalente, devient facteur d'égalité. Elle répond enfin aux nécessités du progrès technique en préparant l'adaptation du travailleur aux tâches variées et changeantes de l'industrie moderne.

La notion d'éducation intégrale est d'abord développée par Fourier et ses disciples. Elle implique à la fois une pédagogie libérale et une valorisation de certaines disciplines comme les arts, l'éducation physique et le travail manuel. À ce propos, Karl Marx inclut dans tout programme éducatif la formation intellectuelle, la gymnastique et l'« instruction technique qui initie les enfants aux principes fondamentaux de tous les processus de production et, en même temps, donne à l'enfant ainsi qu'à l'adolescent l'habitude de se servir des instruments simples de toutes les productions » (Premier Congrès de l'Internationale socialiste, 1866). L'application d'un tel programme fut décidée durant la courte existence de la Commune de Paris.

Dans la mesure où elle rend possible l'adaptation aux changements qui affectent le monde social et professionnel, l'éducation intégrale, indissociable de l'éducation permanente, réalise, d'une manière originale, la liaison entre l'école et la vie.

« L'école et la vie » selon Dewey et Makarenko

La conception des rapports entre l'école et la vie est au centre des préoccupations des pionniers de l'éducation nouvelle. On connaît la célèbre formule d'Ovide Decroly (1871-1932) : « L'école par la vie et pour la vie. » Envisagée dans son acception la plus large, cette formule désigne les différentes formes de « décloisonnement » ou d'intégration des activités scolaires et extrascolaires : l'école va à la vie, ouvre ses portes à la vie et constitue un milieu vivant.

Les grands écrivains pédagogiques adoptent cependant des attitudes parfois divergentes lorsqu'il s'agit d'envisager concrètement les relations entre l'école et les exigences actuelles ou futures de la vie sociale.

Dans son « Credo pédagogique » (1897), le pédagogue américain John Dewey (1859-1952) expose en ces termes l'ambiguïté de la pédagogie : « Je crois que l'éducation est un processus de vie, et non une préparation à la vie. » Il entend par là refuser d'imposer à l'enfant des préoccupations d'adulte. Il préconise au contraire de développer chez lui le sens du présent, de favoriser la libération de sa spontanéité, la satisfaction de ses intérêts, bref de le laisser vivre.

Toutefois, comment préparer l'enfant aux exigences d'un monde caractérisé, selon Dewey, par les progrès de la science, la révolution industrielle et la démocratie ? Il s'agirait de concevoir un milieu pédagogique assez semblable au milieu adulte, mais moins complexe que lui. « Je crois que l'école, en tant qu'institution, doit simplifier la vie sociale existante, doit la réduire, pour ainsi dire, à une forme embryonnaire. » Les expériences réalisées dans un milieu éducatif approprié doivent permettre à l'enfant d'acquérir les qualités fondamentales dont il aura besoin pour s'adapter à la vie sociale et professionnelle.

En soulignant, à la fois, les particularités des besoins de l'enfant et la nécessaire continuité des expériences propres aux différents âges, Dewey défend plus ou moins explicitement les principes d'une pédagogie progressive, génétique, et d'une éducation permanente.

Mais les expériences de l'adulte ne sont-elles pas qualitativement différentes de celles de l'enfant ? Le comportement de celui-ci n'est-il pas, en outre, déterminé, au moins en partie, par l'idée qu'il se fait de l'avenir, que celui-ci soit perçu comme chargé de menaces ou de promesses ? L'efficacité de toute pédagogie ne se trouve-t-elle pas alors étroitement liée aux perspectives du développement de la société ?

À ce propos, le pédagogue soviétique Anton Semionovitch Makarenko (1888-1939) tire d'une expérience vécue dans une colonie de jeunes délinquants les grands principes d'une méthode de rééducation d'adolescents marqués par la guerre et la révolution. Il insiste sur la nécessité d'organiser le travail collectif et d'associer l'activité de la colonie aux tâches les plus urgentes de la société. Les jeunes délinquants participent, par exemple, à des expéditions punitives contre les distillateurs clandestins. À la faveur de ces tâches, une conversion profonde s'opère chez les individus, la loi de la jungle et de la violence est bannie, l'intérêt individuel s'identifie de plus en plus à l'intérêt collectif, tandis que des aspirations nouvelles se manifestent dans les activités professionnelles et les comportements de loisir.

Deux thèmes pédagogiques retiennent l'attention de Makarenko. Tout d'abord, l'organisation de cette colonie. Il s'agit d'une collectivité « qui a ses traditions, son histoire, ses mérites, sa gloire ». Sans doute, « les nouvelles et généreuses impulsions d'ordre collectif ne naissent-elles pas en un jour », mais elles se manifestent plus rapidement que « si nous fondons nos espoirs sur la transformation individuelle ». Le second thème éducatif concerne le développement des buts : « L'homme ne peut pas vivre sur terre s'il n'aperçoit pas devant lui quelque chose de réjouissant... Élever l'homme, c'est faire naître en lui des lignes perspectives d'après lesquelles s'organiseront ses joies de demain. »

Aujourd'hui, la question des relations entre l'école et la société suscite d'autres formes institutionnelles ou de nouveaux thèmes de discussion : participation des élèves et des parents à la gestion des établissements d'enseignement, transformation de ceux-ci en foyers d'animation culturelle ou d'éducation permanente, conception de liens originaux entre monde scolaire et monde professionnel, recherche difficile de débouchés qui soient à la mesure de l'accroissement considérable et de la diversification des populations en situation de formation.

Ces problèmes se posent d'une manière souvent angoissante dans un contexte politique, socio-économique et culturel dont on a maintes fois souligné les tensions et les sources d'aliénation. Aussi, l'exigence d'une amélioration des rapports entre l'école et la vie ou des relations entre enseignants et enseignés se prolonge-t-elle, en mai 1968, par la mise en cause des structures de la société et, plus précisément, de l'accueil que celle-ci réserve aux jeunes.

Ce mouvement de portée universelle représente, lui aussi, un grand moment de la pédagogie.

—  Antoine LÉON

Bibliographie

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  • Pierre LAGRUE
  •  • 2 193 mots

Dans le chapitre « Le pédagogue »  : […] À vingt ans, il part pour l'Angleterre et découvre à Rugby l'œuvre pédagogique de Thomas Arnold, révélée en 1875 par La Vie de collège de Tom Brown, livre d'un disciple d'Arnold, Thomas Hughes. Coubertin, impressionné par la grandeur de l'Angleterre victorienne, revient persuadé que l'archaïsme du système […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-de-coubertin/#i_25

COUFFIGNAL LOUIS PIERRE (1902-1966)

  • Écrit par 
  • Pierre GOUJON
  •  • 350 mots

Cybernéticien français, agrégé de mathématiques, docteur ès sciences, Couffignal enseigne tout d'abord dans différents lycées, puis à l'École navale et enfin au lycée Buffon (1938-1939). Directeur du laboratoire de calcul Blaise-Pascal de 1938 à 1960, il est nommé inspecteur général de l'Instruction publique en 1945. Après son agrégation, il songe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-pierre-couffignal/#i_25

COUSINET ROGER (1881-1973)

  • Écrit par 
  • Antoine LÉON
  •  • 454 mots

Deux ordres d'influences ou d'expériences paraissent avoir marqué l'œuvre de ce pionnier de l'éducation nouvelle. D'une part, Roger Cousinet participe, au début du siècle, aux activités de la Société pour l'étude psychologique de l'enfant, animée par Alfred Binet. D'autre part, il prépare, sous la direction de Durkheim, une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-cousinet/#i_25

CUISENAIRE GEORGES (1891-1976)

  • Écrit par 
  • Louis LEGRAND
  •  • 694 mots

Instituteur belge, Georges Cuisenaire, comme Adolphe Ferrière et Célestin Freinet, n'était pas véritablement un théoricien : c'était un praticien de génie qui a su, à partir d'intuitions simples, créer un matériel mathématique d'une grande puissance, comme l'ont montré les usages multiples et raffinés que ses disciples et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-cuisenaire/#i_25

DECROLY OVIDE (1871-1932)

  • Écrit par 
  • Antoine LÉON
  •  • 389 mots

Médecin, éducateur, psychologue belge, Ovide Decroly fonda un institut pour enfants déficients (1901) puis une école pour enfants normaux (1907). Son œuvre prend place dans la lignée des médecins éducateurs qui, de J. Itard à M. Montessori, ont élaboré certains des principes fondamentaux de l'Éducation nouvelle. Chez tous ces pionniers, les idées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ovide-decroly/#i_25

DEWEY JOHN (1859-1952)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 1 897 mots

divers que la philosophie, la pédagogie, les sciences sociales et le débat politique. C'est à son œuvre de pédagogue et de philosophe de l'éducation que Dewey doit toutefois l'essentiel de sa notoriété. Son influence dans ce domaine repose sur une conception naturalisée de l'intelligence et sur l'élaboration de méthodes correspondant au modèle de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-dewey/#i_25

ÉCOLE MATERNELLE

  • Écrit par 
  • Jean VIAL
  •  • 909 mots

L'école maternelle française reçoit les enfants de deux à six ans — et cela, sans obligation. Seuls les services rendus (garde, éducation, dépistage précoce des handicaps...) peuvent expliquer son succès : 90 p. 100 des enfants de trois ans, pratiquement la totalité des plus âgés, fréquentent « la maternelle ». Avant que ne soit abandonné le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-maternelle/#i_25

ÉDUCATION - Philosophie de l'éducation

  • Écrit par 
  • Daniel HAMELINE
  •  • 2 340 mots
  •  • 1 média

Dans le dernier quart du xxe siècle, la pensée de l'éducation prend position en fonction d'une triple référence : l'histoire ancienne et moderne des rapports entre éducation et philosophie dans la culture occidentale ; la remise en question théorique et pratique de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/education-philosophie-de-l-education/#i_25

ÉDUCATION - L'histoire de l'éducation

  • Écrit par 
  • Daniel HAMELINE
  •  • 2 410 mots

Dans le chapitre « L'ère de l'édification de l'école »  : […] Le débat pédagogique, en définitive, impose à l'histoire ses urgences, et d'abord celle de convaincre. Certes, on trouvera, en cent cinquante ans de recherches sur l'éducation, de nombreux articles ou ouvrages proprement historiques. Mais ce ne sont pas ces travaux qui écriront l'histoire, celle où s'entretient le récit. Bien plus nombreux seront […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/education-l-histoire-de-l-education/#i_25

ÉDUCATION - Sociologie de l'éducation

  • Écrit par 
  • François DUBET
  •  • 4 093 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les acteurs et les expériences scolaires  »  : […] Au fil des années, les recherches en éducation se sont multipliées, répondant aux intérêts des chercheurs autant qu'aux inquiétudes et aux préoccupations de la société. Les théories et les méthodes de la sociologie de l'éducation sont des plus diverses. Cependant, le champ de cette sociologie est loin d'être désorganisé et sans principe car, si les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/education-sociologie-de-l-education/#i_25

ÉDUCATION - Les nouvelles technologies au service de l'éducation

  • Écrit par 
  • Gilles BRAUN
  •  • 4 706 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La forme magistrale du cours remise en cause »  : […] Cependant, il est trop courant de confondre utilisation de nouvelles technologies dans l'enseignement avec innovation pédagogique. Il faut ici rappeler qu'il peut exister des pratiques pédagogiques remarquables sans l'utilisation de ces nouveaux outils, et d'autres fort médiocres qui les utilisent. De même, le recours à ces technologies peut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/education-les-nouvelles-technologies-au-service-de-l-education/#i_25

ÉDUCATION INTÉGRALE

  • Écrit par 
  • Daniel HAMELINE
  •  • 940 mots

Aujourd'hui, l'un des apports de la neuropédagogie cognitive est de montrer que, dans son intelligence progressive des choses et des événements, tout être humain met en œuvre des formes très diversifiées, voire « biscornues », mais qui interagissent entre elles de façon à la fois constante et changeante. L'« intégralité » d'une éducation peut être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/education-integrale/#i_25

ÉDUCATION LIBÉRALE

  • Écrit par 
  • Pierre KAHN
  •  • 1 164 mots

Dans le chapitre « Une question reformulée au XIXe siècle »  : […] siècle, plus particulièrement en France, mobilisée pour justifier un véritable discours de la réforme pédagogique, retrouvant à certains égards l'inspiration originaire des penseurs de la Renaissance. Ainsi l'académicien Victor de Laprade fait-il paraître, en 1874, L'Éducation libérale. Celle-ci doit « former les intelligences [ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/education-liberale/#i_25

ÉLÈVE AU CENTRE

  • Écrit par 
  • Michel FABRE
  •  • 960 mots

L'expression « l'élève au centre du système éducatif » résume l'esprit de la loi d'orientation de l'éducation nationale française (loi Jospin) de 1989. Ce slogan suscite tantôt le consensus et tantôt la querelle. C'est qu'il condense des tendances idéologiques d'origines différentes. Lorsque Friedrich Adolph Wilhelm Diesterweg lance la formule en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eleve-au-centre/#i_25

ÉMILE OU DE L'ÉDUCATION, Jean-Jacques Rousseau - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 237 mots
  •  • 1 média

Publié la même année que Le Contrat social (1762), Émile, ou De l'éducation prend place entre La Nouvelle Héloïse (1761), le Projet de constitution pour la Corse (1763) et différentes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-ou-de-l-education/#i_25

ENFANCE (Les connaissances) - Enfant et psychanalyse

  • Écrit par 
  • Colette MISRAHI
  •  • 5 207 mots

Dans le chapitre «  Les mythes de l'enfant dans notre société »  : […] parents ou de leur angoisse. C'est cette même fuite qui explique tous les mythes de la pédagogie et de la pédiatrie : l'enfant sans problème, l'enfant bien adapté, les parents parfaits, l'école sans histoire, etc. On transforme l'enfant en mécanisme d'adaptation et, en outre, on le charge de cristalliser les angoisses ou de réaliser les idéaux des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enfance-les-connaissances-enfant-et-psychanalyse/#i_25

ENSEIGNEMENT DE L'ART

  • Écrit par 
  • Annie VERGER
  •  • 16 047 mots

Dans le chapitre « Le Studio national des arts contemporains : l'École du Fresnoy »  : […] vidéo, musique, architecture, nouvelles technologies de l'image et du son, etc.). Le projet pédagogique repose sur les concepts de « transdisciplinarité, multidisciplinarité, mixité, hybridation, impureté ». Il doit conduire à la production « d'œuvres d'art émancipées des classifications traditionnelles, où plusieurs disciplines […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enseignement-de-l-art/#i_25

ENSEIGNEMENT INDIVIDUALISÉ

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre ASTOLFI
  •  • 927 mots

traditionnelles du préceptorat. Elle renvoie à une grande diversité terminologique qui embrasse toute l'histoire de la pédagogie : autonomie, travail indépendant, pédagogie de la découverte, autodidaxie, contrat pédagogique, conseil méthodologique, différenciation pédagogique, médiation... Tous ces termes sont loin d'être équivalents et renvoient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enseignement-individualise/#i_25

FAMILLE - Le statut de l'enfant dans la famille contemporaine

  • Écrit par 
  • François de SINGLY
  •  • 4 281 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le déclin de l'obéissance »  : […] et les équipements. Et la vie commune repose de plus en plus sur des principes discutés. Les pédagogies nouvelles ont prôné plus de liberté et d'autonomie pour les enfants, elles n'ont jamais proposé l'absence de règlement. Alexander Neill répondait à ses détracteurs : « La liberté, pas l'anarchie » (1975). Le changement de statut des parents et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/famille-le-statut-de-l-enfant-dans-la-famille-contemporaine/#i_25

FREINET CÉLESTIN (1896-1966)

  • Écrit par 
  • Jacques PAIN
  •  • 1 910 mots
  •  • 1 média

Célestin Freinet, instituteur, est certainement l'un des plus grands pédagogues français du xxe siècle. Son nom, qui est aussi celui de son mouvement, le « mouvement Freinet », est connu dans des dizaines de pays, en Europe bien sûr, mais aussi en Amérique centrale, en Amérique latine, en Afrique, au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/celestin-freinet/#i_25

FREIRE PAULO (1921-1997)

  • Écrit par 
  • Moacir GADOTTI
  •  • 881 mots

de l'industrie) ainsi qu'au service du développement culturel de l'université de Recife. Il fut tout ce que peut et doit être un éducateur, de professeur d'école à créateur d'idées et de méthodes. Il exprima pour la première fois sa philosophie en matière d'éducation dans sa thèse universitaire, en 1958, et par la suite dans son cours d'histoire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paulo-freire/#i_25

GAUCHERIE

  • Écrit par 
  • Marie-Alice DU PASQUIER, 
  • Édith MIGNARD-ABERDAM
  •  • 1 959 mots

Dans le chapitre « La gaucherie et les gauchers »  : […] aux problèmes des gauchers, quelle que soit leur habileté – et cela d'autant que la pédagogie de l'écriture n'a guère été envisagée qu'en fonction de la main droite. L'enseignant se trouve souvent, devant l'enfant gaucher, aussi désemparé que la mère droitière qui veut apprendre à tricoter à sa fille gauchère. L'écriture, notre écriture cursive, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaucherie/#i_25

HERBART JOHANN FRIEDRICH (1776-1841)

  • Écrit par 
  • Louise LAMBRICHS
  •  • 841 mots

Les débuts de la psychologie scientifique, généralement attribués à Wundt (1879), remontent en fait aux années 1824-1825. Ces dates sont celles de la publication de l'œuvre principale de Herbart, intitulée Psychologie als Wissenschaft neugegründet auf Erfahrung, Metaphysik und Mathematik ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-friedrich-herbart/#i_25

HUMANISME

  • Écrit par 
  • André GODIN, 
  • Jean-Claude MARGOLIN
  •  • 11 428 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Humanisme et pédagogie nouvelle »  : […] On conçoit dès lors quelle importance théorique et pratique revêt la pédagogie pour les humanistes du xve et du xvie siècle : puisqu'il s'agit de réaliser un modèle humain, il faut que l'enfant soit formé d'une manière continue et progressive, de sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/humanisme/#i_25

ILLUSTRATION

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN, 
  • Constance MORÉTEAU
  •  • 9 164 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « L'illustration pour l'enfant »  : […] une grande toile peinte pour servir de fond à leur boniment, l'image a été recommandée, dans la tradition savante de la pédagogie préceptorale, par les tenants de l'instruction amusante, de Fénelon à Rollin, de Locke à Mme de Genlis. C'est ainsi que Fénelon avait écrit dans L'Éducation des filles que les enfants peuvent « apprendre à lire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illustration/#i_25

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 7 558 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Psychologie et psychanalyse »  : […] C'est à travers la pédagogie – et notamment grâce à la réflexion pédagogique de Johann Friedrich Herbart – que la notion d'intérêt s'est imposée à la psychologie. Encore conviendra-t-il de remarquer que ce déplacement n'est pas intervenu sans quelque appauvrissement. Le Traité de pédagogie de Herbart souligne, en effet, dans l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interet-sciences-humaines/#i_25

JEU - Le jeu chez l'enfant

  • Écrit par 
  • Jean CHATEAU
  •  • 5 484 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le problème de l'école « active » »  : […] Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que les éducateurs aient voulu faire profiter la pédagogie des aspects formateurs du jeu, mais on ne peut confondre ce dernier avec le travail scolaire. Si, à toutes les périodes de décadence et de relâchement social (par exemple à Rome, lorsque Pétrone écrivait : « Maintenant dans les écoles, les enfants […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeu-le-jeu-chez-l-enfant/#i_25

JEUNESSE LITTÉRATURE POUR LA

  • Écrit par 
  • Jean PERROT
  •  • 7 692 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « L'esthétique baroque et l'épreuve de la raison »  : […] dans l'éducation s'était manifestée, après Érasme, dans des traités comme l'Orbis Sensualium Pictus du pédagogue tchèque Jean Comenius de 1658, qui insistait sur l'ouverture aux réalités de la nature, ou encore dans l'Essai sur l'entendement humain de John Locke (1690) suivi des Pensées sur l'éducation (1693), qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-pour-la-jeunesse/#i_25

JEUX OLYMPIQUES

  • Écrit par 
  • Jean DURRY, 
  • Pierre LAGRUE, 
  • Alain LUNZENFICHTER
  • , Universalis
  •  • 15 085 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Pierre de Coubertin et son œuvre »  : […] L'éducation, la pédagogie : tel fut le champ d'action qu'il se choisit dès 1883, s'il faut en croire Une campagne de vingt et un ans (1887-1908), publié en 1909, où il indique sans ambages l'importance de son premier voyage en Angleterre. Visitant les public schools, il se rend compte d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques/#i_25

LIBRES ENFANTS DE SUMMERHILL, A. S. Neill - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 322 mots

La genèse de ce classique de la pédagogie libertaire (prolongé en 1967 par La Liberté, pas l'anarchie) doit être directement rapportée à la biographie et à l'expérience que l'auteur mène à partir de 1921 avec la création d'une école autogérée, Summerhill. Fils d'enseignants, l'Écossais Alexander Sutherland […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/libres-enfants-de-summerhill/#i_25

MAGIE

  • Écrit par 
  • René ALLEAU, 
  • Roger BASTIDE
  •  • 11 230 mots

Dans le chapitre « Magie et pédagogie »  : […] conscience commune. Ainsi la magie a-t-elle été la forme première de la pédagogie. La préhistoire le prouve : l'initiation était un apprentissage des émotions du chasseur tout autant que des techniques de la chasse, un entraînement intérieur et extérieur des néophytes que l'on habituait à se vaincre eux-mêmes et à s'oublier afin de se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/magie/#i_25

MATHÉMATIQUES ENSEIGNEMENT DES

  • Écrit par 
  • André REVUZ
  •  • 4 146 mots
  •  • 1 média

Les problèmes que pose tout enseignement sont extrêmement complexes ; ils sont liés à l'état de la société, à sa structure, à son développement économique et technique et à l'idée qu'elle se fait de son avenir. Les aborder dans leur totalité et leur généralité n'est pas possible ici ; on se limitera aux aspects spécifiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enseignement-des-mathematiques/#i_25

MONTESSORI MARIA (1870-1952)

  • Écrit par 
  • Gilbert GIANNONI
  •  • 1 034 mots
  •  • 1 média

Assistante à la clinique psychiatrique de l'université de Rome, première Italienne à laquelle cette dernière ait conféré le grade de docteur en médecine, Maria Montessori (née à Chiaravalle, près d'Ancône, décédée à Noordwijk, Pays-Bas) présenta au congrès pédagogique de Turin en 1898 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maria-montessori/#i_25

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « « Ordo disciplinae » »  : […] suivent ici le même trajet, fruit d'une même volonté de réorganisation ou de redistribution de leurs corpus respectifs. En théologie, la méthode pédagogique et le genre littéraire de la quaestio donnent naissance à la littérature des Sententiae dont le prototype est fourni par les quatre livres des Sentences de Pierre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_25

NEILL ALEXANDER SUTHERLAND (1883-1973)

  • Écrit par 
  • C. GAUDOIS
  •  • 777 mots

Neill est ensuite professeur à King Alfred School, à Hampstead, nouvelle école « rationnelle » d'un grand renom qui s'inspirait des méthodes nouvelles de C. Reddie, J. H. Bradley et Maria Montessori. Neill tente, sans y réussir, d'y introduire les théories de Lane. En 1920, devenu directeur de la revue L'Ère […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexander-sutherland-neill/#i_25

NEUTRALITÉ AXIOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Isabelle KALINOWSKI
  •  • 1 325 mots

rationnellement des contenus rationnels. C'est cette dernière prérogative, et elle seule, qui justifie l'asymétrie du rapport pédagogique, dans lequel la parole est monopolisée par le professeur et les étudiants réduits au silence. Le principe de « non-imposition des valeurs » induit, comme Weber le souligne dans la conférence La […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neutralite-axiologique/#i_25

NON-DIRECTIVITÉ, éducation

  • Écrit par 
  • Daniel HAMELINE
  •  • 938 mots

En revanche, dans la seconde moitié du xxe siècle, la non-directivité fournit l'un de ses lieux communs à la culture éducative « moderne ». Elle fait l'objet de justifications résolues comme de condamnations véhémentes, et, en tout cas, de malentendus persistants […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-directivite-education/#i_25

NORME ET USAGE (linguistique)

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 201 mots

Dans le chapitre « Norme et description »  : […] sur la langue française de Vaugelas (1647). Cette tradition se retrouve encore à l'heure actuelle dans la pratique pédagogique française, pour laquelle l'étude de la grammaire passe par l'apprentissage de la correction grammaticale et l'élimination des fautes de français, c'est-à-dire des usages prohibés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/norme-et-usage/#i_25

OURY FERNAND (1920-1998)

  • Écrit par 
  • Jacques PAIN
  •  • 1 745 mots

Dans une lettre adressée à Fernand Oury en 1972, Daniel Hameline saluait le mouvement de pédagogie institutionnelle que celui-ci avait fondé comme « la réalisation pédagogique française la plus marquante de la seconde moitié du siècle ». Fernand Oury est né le 18 janvier 1920 à Paris, et grandit à La Garenne-Colombes. Lors […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fernand-oury/#i_25

PÉDAGOGIE INSTITUTIONNELLE

  • Écrit par 
  • Jacques PAIN
  •  • 902 mots
  •  • 1 média

La pédagogie institutionnelle date de 1958, du moins son « appellation contrôlée », par les frères Jean et Fernand Oury, au congrès du mouvement Freinet, l'un des principaux mouvements d'éducation nouvelle, qui se tint cette année-là à Paris. Jean Oury se rapporte alors explicitement à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pedagogie-institutionnelle/#i_25

PERMISSIVITÉ

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 994 mots

Inspiré par la vogue de la parental permissiveness aux États-Unis, le néologisme « permissivité » caractérise une attitude parentale qui tolère et encourage une grande liberté dans l'activité et le comportement de l'enfant, ainsi que dans le choix de ses valeurs. La thèse fondamentale en la matière est que l'enfant a plus de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/permissivite/#i_25

PESTALOZZI JOHANN HEINRICH (1746-1827)

  • Écrit par 
  • Gilbert GIANNONI
  •  • 1 154 mots

« Enfant de femme et de mère autant qu'il est possible de l'être », du fait du décès prématuré de son père, Johann Heinrich Pestalozzi (né à Zurich) reconnaît qu'il n'est guère préparé à la vie réelle. Dans une lettre à Anna Schulthess, qu'il épouse en 1769, il se décrit impressionnable, d'une grande sensibilité, allant très souvent à l'extrême. De […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-heinrich-pestalozzi/#i_25

PORT-ROYAL GRAMMAIRE DE

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 1 030 mots

De 1644 à 1660, Claude Lancelot, professeur aux Petites Écoles de Port-Royal des Champs rédige une série de grammaires (latine, grecque, italienne, espagnole) qui instaurent une importante réforme dans l'enseignement des langues et entraîneront un grand bouleversement épistémologique. Jusqu'alors les manuels d'enseignement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaire-de-port-royal/#i_25

PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE

  • Écrit par 
  • Michel HUTEAU
  •  • 4 662 mots

Dans le chapitre « Les applications  »  : […] et de formation et dans le domaine de la santé. On a montré, par exemple, que les élèves dont le niveau d’intelligence cristallisée est faible bénéficient davantage d’une pédagogie par objectifs très structurée que de la pédagogie traditionnelle, et que c’était l’inverse pour les élèves ayant un bon niveau d’intelligence cristallisée. Plusieurs « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-differentielle/#i_25

PSYCHOLOGIE DU DÉVELOPPEMENT

  • Écrit par 
  • Henri LEHALLE
  •  • 4 170 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Éducation, santé, socialisation »  : […] peut aussi informer sur les conséquences possibles des choix éducatifs ; par exemple un style éducatif trop autoritaire peut entraîner paradoxalement des comportements délinquants. Elle peut enfin aider à mieux évaluer les méthodes pédagogiques et à décider dans quelle mesure ces méthodes s’accordent avec la complexité des processus d’apprentissage […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-du-developpement/#i_25

QUINTILIEN, lat. MARCUS FABIUS QUINTILIANUS (30-96)

  • Écrit par 
  • Marcel BÉNABOU
  •  • 619 mots
  •  • 1 média

Marcus Fabius Quintilianus est né à Calagurris (Calahorra) en Espagne. Fils de rhéteur, il fait ses études à Rome, où il reviendra se fixer après un séjour en Espagne de 60 à 69. Avocat en vue, il ouvre une école de rhétorique qui attire les enfants des meilleures familles : Pline le Jeune sera de ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quintilien-lat-marcus-fabius-quintilianus/

RODARI GIANNI (1920-1980)

  • Écrit par 
  • Simone LAMBLIN
  •  • 813 mots

une revue enfantine, devient journaliste, auteur et « pédagogue de la créativité ». En liaison avec le Mouvement de coopération éducative, expression italienne de la pédagogie Freinet, il se donne pour tâche de libérer l'enfant des contraintes éducatives en lui procurant les moyens de connaître la réalité par lui-même, de la critiquer pour tâcher […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gianni-rodari/#i_25

ROMAN D'AVENTURES

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 3 894 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Une nouvelle lecture du monde »  : […] Le deuxième mouvement d’ampleur qui explique le succès des romans d’aventures est l’avènement de la pédagogie par la récréation. Cette méthode d’apprentissage repose sur l’idée fondamentale selon laquelle l’enfant assimilerait mieux les connaissances si elles lui étaient proposées sous une forme ludique. Systématisant un principe déjà à l’œuvre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-d-aventures/#i_25

ROUSSEAU JEAN-JACQUES

  • Écrit par 
  • Bernard GAGNEBIN
  •  • 4 966 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'« Émile » : de l'enfant au citoyen »  : […] Toutefois, cette pédagogie « naturelle » n'est pas sans entraîner des difficultés, dont la principale est, paradoxalement, son artificialité. Certes, l'éducateur laissera faire la nature ; il faut pourtant que l'enfant soit confronté avec certains obstacles pour que sa nature s'accomplisse. Dès lors, bien qu'apparemment absent, le pédagogue sera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-jacques-rousseau/#i_25

SALÉSIENS

  • Écrit par 
  • André DUVAL
  •  • 392 mots

Membres d'une société religieuse fondée par saint Jean Bosco et qui fut la plus importante des congrégations masculines apparues au xixe siècle. Jean Bosco (1815-1888), né dans une famille pauvre du Piémont, commença à s'occuper de la jeunesse presque aussitôt après son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salesiens/#i_25

SCIENCES ENSEIGNEMENT DES

  • Écrit par 
  • Pierre LÉNA
  •  • 7 000 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les voies d'un changement »  : […] même si le formel et l'informel doivent converger ; il faut y agir tôt, et donc transformer la pédagogie des sciences à l'école primaire en une pédagogie d'investigation, sans toutefois prétendre à l'exclusivité de celle-ci tout au long des cursus primaire et secondaire, afin de transformer en profondeur le rapport des jeunes à la science, comme le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enseignement-des-sciences/#i_25

PSYCHOLOGIE DU SPORT

  • Écrit par 
  • Christophe GERNIGON
  •  • 1 571 mots

Dans le chapitre « La psychologie de la performance motrice ou sportive »  : […] inhérentes à l’organisme, la tâche et son environnement. En termes d’applications pédagogiques, l’utilité des instructions, des images, des modèles et des informations rétroactives est davantage mise en avant dans l’approche cognitive, mais la répétition des mouvements en conditions variées et de difficulté croissante est considérée dans les deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-du-sport/#i_25

STEINER RUDOLF (1861-1925)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 439 mots

en 1922, le bâtiment est reconstruit. Steiner tire de ses expériences au Goetheanum une pédagogie nouvelle. Le mouvement Waldorf qui voit ainsi le jour regroupe en 1969 près de 80 écoles fréquentées par plus de 25 000 enfants en Europe et aux États-Unis. Les travaux de Steiner lui inspirent également la création d'écoles pour enfants déficients, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rudolf-steiner/#i_25

THÉÂTRE OCCIDENTAL - L'École du spectateur

  • Écrit par 
  • Dominique PAQUET
  •  • 2 534 mots

Dans le chapitre « Un engagement philosophique et pédagogique »  : […] mais qu'elle peut être partagée par tous. Dans les années 1930, le théâtre va être considéré par un grand nombre de pédagogues ou d'enseignants comme un instrument de pédagogie, à l'instar de ce que pratiquaient les Jésuites jusqu'en 1762, ou de madame de Maintenon qui avait ouvert la voie en commandant à Racine Esther (1689) et Athalie ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-l-ecole-du-spectateur/#i_25

VITTORINO DA FELTRE VITTORINO DEI RAMBOLDONI dit (1378-1446)

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
  •  • 724 mots

Comme Guido da Verona à Ferrare, Vittorino da Feltre fut, à la tête de sa célèbre école de Mantoue, un des grands pédagogues du Quattrocento. Il avait étudié puis enseigné de nombreuses années à Padoue lorsque le marquis Jean François II de Gonzague, protecteur des lettres classiques, fit venir en 1425 à sa cour de Mantoue cet humaniste laïque afin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vittorino-da-feltre/#i_25

VIVES JUAN LUIS (1492-1540)

  • Écrit par 
  • Alain GUY
  •  • 1 343 mots

Dans le chapitre « La rénovation psychologique et pédagogique »  : […] puissante description. Sur de telles bases, Vives a échafaudé toute une réforme de la pédagogie, qui fait l'objet du monumental traité De disciplinis, où se trouvent passées systématiquement en revue toutes les sciences. Prônant la démocratisation de la culture, il a édicté les règles indispensables à la formation des écoles : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-luis-vives/#i_25

WALLON HENRI (1879-1962)

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 2 182 mots

Dans le chapitre « De la médecine à la psychologie »  : […] et pendant tout le reste de sa carrière, par les applications de la psychologie à la pédagogie théorique et pratique. Cet intérêt constant culmine avec son rôle important, au cours de la période 1944-1947, au sein de la Commission de réforme de l'enseignement, dont les travaux aboutiront au document connu sous le nom de « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-wallon/#i_25

Voir aussi

Pour citer l’article

Antoine LÉON, « PÉDAGOGIE - Les courants modernes », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pedagogie-les-courants-modernes/