ANCIEN RÉGIME

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Entrée solennelle de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse à Arras, A. F. van der Meulen

Entrée solennelle de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse à Arras, A. F. van der Meulen
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Le cardinal Mazarin

Le cardinal Mazarin
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L'expression « Ancien Régime », dont le caractère dénigrant ne peut faire de doute, a été popularisée par le célèbre livre d'Alexis de Tocqueville, paru en 1856, L'Ancien Régime et la Révolution. Elle a cependant été utilisée telle quelle dès la fin de 1789. Elle est issue du vocabulaire familier du xviiie siècle et, peut-être, de certaines locutions juridiques utilisées par les jurisconsultes des xviie et xviiie siècles. La locution « ci-devant » est couramment employée par la génération de 1730, ou par celle de 1750. Sans doute ces mots n'ont-ils pas encore le caractère agressif et méprisant que leur donneront les révolutionnaires et, plus encore, les idéologues, journalistes et historiens de l'époque romantique ; pour eux, le mot est une arme, qui permet à la fois de justifier les « grands ancêtres » et, aussi, de saper les fondements de la Restauration. Avec Tocqueville, et plus encore avec Taine, le tranchant des expressions s'émousse quelque peu, pour devenir davantage la constatation d'un état de fait. Entrée dans le langage courant, l'étiquette continue cependant à garder de nos jours l'âcre saveur des mots-mythes efficaces, de ces mots qui contribuent à « faire » l'histoire, parce qu'ils sont des symboles où tout un chacun met ce qu'il entend. La « philosophie des Lumières », qui en a présidé l'enfantement, a implicitement chargé le mot « Ancien Régime » de tout le poids de sa volonté de progrès, de l'espoir des lendemains moins durs, de la certitude aussi du triomphe de la jeune science, qui a célébré au xviiie siècle quelques-uns de ses plus beaux triomphes. Les cahiers de doléances sont comme le monument qui marque la fin de l'Ancien Régime et inaugure les temps nouveaux. Au point que l'événement de 1789 marque encore dans les habitudes universitaires françaises la coupure ou, plutôt, le fossé – infranchissable – entre cette histoire qui, par un singulier renversement, devient « contemporaine », à la surprise, et parf [...]

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Écrit par :

  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Rennes

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Autres références

«  ANCIEN RÉGIME  » est également traité dans :

NOBLESSE

  • Écrit par 
  • Jean MEYER
  •  • 4 944 mots

Dans le chapitre « La première grande crise nobiliaire (XIIe-XIVe s.) »  : […] La cohérence de la domination incontestée de cette noblesse est, dès le xii e siècle, partout ébranlée par la renaissance urbaine et la montée des premières bourgeoisies, qui marquent la réapparition d'une puissance fondée sur l'argent. Dans le centre de l'Europe, l'autorité royale ou ducale avait d'ailleurs toujours imposé une certaine limitati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noblesse/#i_1221

ÉTATS GÉNÉRAUX, France

  • Écrit par 
  • Yves DURAND
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De 1302 à 1789, l'histoire des états généraux se confond presque toujours avec les crises les plus graves de la vie nationale française : guerre de Cent Ans, troubles religieux du xvi e  siècle, Fronde, Révolution. Mais ces consultations extraordinaires sont très différentes des institutions représentatives modernes. Les états généraux se tiennent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-generaux-france/#i_1221

RÉVOLUTION FRANÇAISE

  • Écrit par 
  • Jean-Clément MARTIN, 
  • Marc THIVOLET
  •  • 29 477 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les contradictions du royaume »  : […] La complexité de la Révolution exclut que l'on puisse trouver des causes à son déroulement, mais incite plutôt à relever les enchaînements et les conjonctions qui ont été les occasions de rupture. La précaution n'est pas de pure forme : elle permet de penser la suite des événements révolutionnaires, puisque le royaume ne compte pas d'individus ou de groupes engagés dans des pratiques politiques ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/#i_1221

HÉRALDIQUE

  • Écrit par 
  • Michel PASTOUREAU
  •  • 6 532 mots

Dans le chapitre « Histoire des armoiries »  : […] Les transformations subies par les armoiries entre le xii e et le xx e siècle rendent malaisé l'établissement d'une définition. La plus complète et la plus satisfaisante reste celle qu'a proposée Rémi Mathieu en 1946 ( Le Système héraldique français , p. 13) : « Les armoiri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heraldique/#i_1221

LOYSEAU CHARLES (1566-1627)

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 664 mots

Petit-fils d'un laboureur assez fortuné pour pouvoir acheter à son fils une charge d'avocat, Charles Loyseau fait à Paris, sa ville natale, des études de droit qui lui ouvriront les offices de judicature. Lieutenant de bailliage, puis bailli, il fait une honorable carrière dans la magistrature de province, avant de revenir à Paris, où il termine ses jours comme bâtonnier de l'ordre des avocats. C' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-loyseau/#i_1221

ORDRES DANS L'ANCIEN RÉGIME

  • Écrit par 
  • Pierre LEGENDRE
  •  • 1 065 mots

Les trois ordres, ou états selon la formule médiévale (clergé, noblesse, tiers état), abolis par la Révolution dès 1789, représentaient une classification idéale des rapports socio-politiques, traditionnelle en Europe depuis la stabilisation du régime féodal ( xii e - xiii e s.). Cette répartitio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordres-dans-l-ancien-regime/#i_1221

RÉACTION ARISTOCRATIQUE

  • Écrit par 
  • Louis TRENARD
  •  • 856 mots

Nom qui désigne la réaction des privilégiés au cours du xviii e siècle contre l'ordre politique et social établi par Louis XIV. La réaction aristocratique comprend une réaction proprement nobiliaire, venue de ceux qu'on appelle des gentilshommes, une autre du clergé et, enfin, celle des parlementaires et de la noblesse de robe en général. Chacun […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reaction-aristocratique/#i_1221

BOULAINVILLIERS HENRI comte de (1658-1722)

  • Écrit par 
  • Pierre DUPARC
  •  • 336 mots

Après une courte carrière militaire, Henri de Boulainvilliers se retire dans sa propriété de Normandie. Peu fortuné, il y mène une vie campagnarde ; cela ne l'empêche pas d'être en relation avec les ducs de Saint-Simon et de Noailles, entre autres, et surtout de s'adonner à des travaux d'histoire. Il participe au mouvement d'idées qui marque la fin du règne de Louis XIV et les expériences politiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-boulainvilliers/#i_1221

DÉROGEANCE

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 479 mots

Perte de la qualité qui fait le noble, et donc retour à l'état de roture. La perte de la noblesse et des privilèges qui y étaient attachés venait essentiellement de la non-observance du genre de vie noble convenant à la dignité de cet ordre. En France, il est interdit au noble d'Ancien Régime de se livrer au commerce — le maniement de l'argent est avilissant — ou d'exercer un métier manuel, partic […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/derogeance/#i_1221

LA ROQUE GILLES ANDRÉ DE (1597-1686)

  • Écrit par 
  • Jean-Marie CONSTANT
  •  • 356 mots

Destiné à l'état ecclésiastique, Gilles André de La Roque obtint une dispense de Rome pour se marier, mais il revint au célibat en payant une pension considérable à sa femme afin qu'elle acceptât de vivre loin de lui. Il entreprit alors l'histoire généalogique de la Normandie. Il racontait partout avec délectation les anecdotes qu'il glanait dans les archives des châteaux. Il mourut en 1686 en lai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilles-andre-de-la-roque/#i_1221

ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et société

  • Écrit par 
  • Antoine PICON
  •  • 5 774 mots

Dans le chapitre « Vitruvianisme et société d'ordres »  : […] Au cours de l'Âge classique, les cités indépendantes, dont Florence avait constitué l'un des exemples les plus achevés, voient progressivement leur influence diminuer au profit des grands États territoriaux comme la France, l'Espagne, l'Autriche ou l'Angleterre. Ce processus s'accompagne d'une transformation en profondeur des rapports entre architecture et société. La discipline architecturale ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-themes-generaux-architecture-et-societe/#i_1221

BEAUMARCHAIS PIERRE-AUGUSTIN CARON DE (1732-1799)

  • Écrit par 
  • Pierre FRANTZ
  •  • 4 175 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La dernière fête : ambiguïtés et audaces »  : […] L'audace politique de la trilogie de Figaro, et surtout celle du Mariage , n'a pas frappé que les contemporains (Danton disait qu'il avait « tué la noblesse »). C'est la valeur subversive de cette pièce qui l'a portée, contre toutes les hypocrisies de l'ordre politique et moral, à travers le xix e siècle. Elle tient à l'étin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/beaumarchais-pierre-augustin-caron-de/#i_1221

TIERS ÉTAT

  • Écrit par 
  • Pierre LEGENDRE
  •  • 1 036 mots

Terme qui désigne, sous l'Ancien Régime, l'ensemble des roturiers, tous les hommes libres (à l'exclusion des serfs) n'appartenant pas aux deux ordres privilégiés (noblesse et clergé). Cette très vaste catégorie sociale, issue de la civilisation féodale, compte, en réalité, des statuts fort divers qui, depuis le Moyen Âge ont évolué différemment selon les régions d'Europe. Le tiers état, affranchi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tiers-etat/#i_1221

CORPS INTERMÉDIAIRES

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 854 mots

L'ancienne France était, depuis le Moyen Âge, composée de groupes d'individus appelés corps : collèges, communautés, associations de gens ayant même métier ou même fonction dans la nation, et réunis à la fois pour la préservation de leurs intérêts particuliers et celle du bien commun. Ces corps existaient avec la permission du souverain et lui étaient subordonnés, bien que leur existence fût souve […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-intermediaires/#i_1221

FRANCE (Histoire et institutions) - Formation territoriale

  • Écrit par 
  • Yves DURAND
  •  • 12 872 mots
  •  • 7 médias

À l'encontre de ce qui fut jadis soutenu par nombre d'historiens, il semble établi aujourd'hui que la monarchie d' Ancien Régime ne connut presque jamais de politique des frontières naturelles. Aux xvi e et xvii e  siècles, les préoccupations et les méthodes des gouvernants en matière diplomatiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-histoire-et-institutions-formation-territoriale/#i_1221

FRONDE

  • Écrit par 
  • Victor-Lucien TAPIÉ
  •  • 2 797 mots

Dans le chapitre « Les circonstances »  : […] Deux circonstances ont contribué à l'éclatement de la crise : la guerre avec la maison d'Autriche et la minorité du roi. La guerre durait depuis 1635 et paraissait s'éterniser. Les négociations engagées avec l'empereur et les princes allemands allaient aboutir bientôt à la paix sur le Rhin, tandis que la lutte se poursuivait contre les armées espagnoles à la frontière du Nord, du reste à l'avantag […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fronde/#i_1221

INTENDANTS

  • Écrit par 
  • Jean MEYER
  •  • 2 868 mots

Née des excès et des dangers suscités par la vénalité des offices, l'intendance possède une histoire longue et complexe. On peut y distinguer trois périodes principales : de la fin du xv e siècle jusque vers 1634-1637, une série de tâtonnements dégage progressivement l'« intendant » du corps des « commissaires » ; de 1634 à 1670, l'évolution se p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intendants/#i_1221

ORDRES ET CLASSES

  • Écrit par 
  • Guy CHAUSSINAND-NOGARET
  •  • 984 mots

« Ordres » et « classes » constituent, théoriquement, deux catégories distinctes, voire antinomiques des sociétés. Mais, dans la réalité historique, la convergence entre les deux modes d'organisation réduit les écarts et tend à confondre les concepts. En principe, la société d'ordres correspond à une répartition tripartite fondée sur la fonction spécifique dévolue à chaque groupe d'individus : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordres-et-classes/#i_1221

RURALE CIVILISATION

  • Écrit par 
  • Emmanuel LE ROY LADURIE
  •  • 14 397 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La communauté paysanne »  : […] Mais la civilisation rurale est bien davantage et bien autre chose qu'un fait démographique superposé aux champs labourés. Elle s'identi fie aussi, et surtout, à l'image tellement familière (du moins pour les Occidentaux), du village, centré sur l'église et sur le cimetière. Cette image – qui bien sûr n'est nullement éternelle ! – est en fait relativement récente : ce n'est qu'au cours du dernier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/civilisation-rurale/#i_1221

BODIN JEAN (1529-1596)

  • Écrit par 
  • Pierre MESNARD
  •  • 4 653 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'évolution historique »  : […] Mais d'autres éléments, au moins aussi puissants, contribuent eux aussi à forger la personnalité des nations. Il y a d'abord chez Bodin quelque chose qui s'apparente un peu à la théorie du challenge chère à Toynbee, à savoir la manière dont un peuple conscient des avantages et surtout des difficultés propres à sa situation relève le défi que la nature lui a porté. Cela lui se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-bodin/#i_1221

SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

  • Écrit par 
  • Bernard-Pierre LÉCUYER
  •  • 17 535 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des capitulaires carolingiens à l'« État des feux » de 1328 »  : […] Des inventaires ou capitulaires de tous les biens (hommes, habitations, bétail et céréales) auraient été établis par les Carolingiens ; Pépin le Bref en 758 et Charlemagne en 762 auraient demandé une description détaillée de toutes les possessions ecclésiastiques : ces débuts de comptabilité économique ont d'ailleurs des antécédents dans les comptes privés retrouvés des grands domaines romains du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prehistoire-des-sciences-sociales/#i_1221

LA SOCIÉTÉ DE COUR, Norbert Elias - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Antonin COHEN
  •  • 1 066 mots

Le destin de La Société de cour est le reflet des difficultés dont a souffert Norbert Elias (1897-1990) , sociologue allemand d'origine juive, face à l'avènement du nazisme. Publié pour la première fois en Allemagne en 1969, traduit en français en 1974, ce livre est tiré d'une thèse d'habilitation que Norbert Elias achève en 1933 dans le cadre de l'université de Francfort ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-societe-de-cour/#i_1221

ABSOLUTISME

  • Écrit par 
  • Jacques ELLUL
  •  • 4 285 mots

Comme tous les concepts à plusieurs dimensions (ici politique, historique, juridique, doctrinal), le concept d'absolutisme est assez flou. Son étude présente trois sortes de difficultés portant sur l'objet lui-même. La première difficulté tient à ce que l'on désigne généralement par ce terme des doctrines, ou un corps de doctrines. Or une analyse même sommaire montre à quel point ces doctrines son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absolutisme/#i_1221

ÉCHEVIN

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 509 mots

À l'époque carolingienne, les échevins ( scabini ) étaient les notables désignés par le peuple pour assister le comte à son tribunal. On appela ainsi à partir du xii e siècle les notables élus par les habitants et en fait, le plus souvent, par l'oligarchie dirigeante pour former autour du maire le conseil des villes de commu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/echevin/#i_1221

FERMIERS GÉNÉRAUX

  • Écrit par 
  • Jean MEYER
  •  • 2 567 mots

Écrivains et historiens n'ont cessé, depuis le xviii e  siècle, de dénoncer les tares de la Ferme générale. L'étude objective de l'institution n'est pas encore terminée. La tâche n'est, en effet, pas aisée. La dispersion des archives de la Ferme au début de la Révolution, la persécution, puis l'exécution de vingt-huit fermiers généraux (parmi lesq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fermiers-generaux/#i_1221

FRANCE (Histoire et institutions) - Le temps des révolutions

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 6 922 mots
  •  • 8 médias

Dès le début de l'année 1789, alors que se préparait la réunion des États généraux voulue par le roi Louis XVI, on parlait, en France, d'« Ancien Régime ». Les événements ultérieurs donnèrent à l'expression une dimension radicale qu'elle n'avait pas nécessairement dans son principe. Il n'empêche que la période qui s'ouvre en 1789 fut bien d'abord marquée par ce sentiment d'une coupure entre un av […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-histoire-et-institutions-le-temps-des-revolutions/#i_1221

GOUVERNEUR, Ancien Régime

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 304 mots

Commissaire ordinaire du roi, le gouverneur est chargé de le représenter dans une circonscription administrative appelée gouvernement. Créés au xv e siècle, ces gouvernements étaient au xvi e au nombre de douze ; ils recouvraient les grandes provinces frontières et en fait la plus grande partie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gouverneur-ancien-regime/#i_1221

IMPÔT - Histoire de l'impôt

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MAITROT
  • , Universalis
  •  • 13 947 mots

Dans le chapitre « La fiscalité de l'Ancien Régime »  : […] Le système fiscal de la monarchie française n'était pas le fruit d'un plan d'ensemble, il était fait de pièces et d'éléments divers, constitués au cours des âges au gré des événements. Les défauts de ce système, notamment sa lourdeur et son injustice, ont fait de son abolition l'un des buts de la Révolution. Taille, capitation et vingtième constituaient l'essentiel des impôts directs. La taille, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/impot-histoire-de-l-impot/#i_1221

JUSTICE SEIGNEURIALE

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 745 mots

La justice seigneuriale proprement dite apparaît avec la seigneurie banale à la fin du x e siècle. Elle dérive de la justice publique franque et de la délégation aux comtes, à l'époque carolingienne, de pouvoirs judiciaires étendus. Elle constitue au Moyen Âge la prérogative politique par excellence, fondement et instrument du pouvoir des seigneu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/justice-seigneuriale/#i_1221

LETTRE DE CACHET

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 329 mots

Les lettres de cachet sont victimes d'une déviation sémantique presque toujours péjorative. On en oublie jusqu'à la signification originelle, qui est pourtant bien simple et fort innocente : ce sont des manifestations discrètes et personnalisées de l'autorité royale, par opposition aux lettres « patentes », actes souverains publics et même solennels. Les lettres de cachet sont des lettres fermées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lettre-de-cachet/#i_1221

NATION - L'idée de nation

  • Écrit par 
  • Georges BURDEAU, 
  • Pierre-Clément TIMBAL
  •  • 4 391 mots

Dans le chapitre « Unité nationale et particularisme provincial »  : […] L' Ancien Régime n'avait pas le souci d'uniformité qui caractérise les États modernes : de même que l'unité de la nation s'accommodait parfaitement de la pluralité de statuts individuels dans l'organisation sociale (clergé, noblesse, tiers état), de même le loyalisme national ne prenait pas ombrage du particularisme provincial. Chaque province a son statut propre et souvent ses états particuliers  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nation-l-idee-de-nation/#i_1221

PRESSE - La presse et ses lecteurs

  • Écrit par 
  • Julien DUVAL
  •  • 5 406 mots

Dans le chapitre « Extension du lectorat et dualisation de la presse »  : […] Jusqu'au xix e  siècle, le lectorat de la presse est très réduit et pratiquement limité aux milieux aristocratiques et à la bourgeoisie. Ainsi, sous l'Ancien Régime, La Gazette , qui, depuis 1631, est le seul journal autorisé à traiter des informations à caractère politique, ne recrute guère ses abonnés que dans les groupes d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/presse-la-presse-et-ses-lecteurs/#i_1221

QUATRE AOÛT 1789 NUIT DU

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 430 mots
  •  • 1 média

Dans la nuit du 4 août 1789 disparaît l'ancienne France fondée sur le privilège et les vieilles structures de la féodalité. La séance du 4 août 1789 de l'Assemblée nationale est la conséquence de la Grande Peur, qui jette les paysans contre les châteaux. Le soulèvement des campagnes rappelle aux députés le problème paysan. Les révoltes agraires ne touchent pas seulement les intérêts de la nobless […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nuit-du-quatre-aout-1789/#i_1221

TAILLE, impôt

  • Écrit par 
  • Françoise MOYEN
  •  • 674 mots

Prélèvement effectué par le seigneur sur la totalité des roturiers dont il assurait la protection, la taille était, au Moyen Âge, fixée par la coutume et totalement arbitraire. Au cours du xii e siècle, les communautés villageoises tentèrent d'imposer, à prix d'argent ou au besoin par la force, l'abonnement de la taille, c'est-à-dire un accord en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/taille-impot/#i_1221

TOCQUEVILLE ALEXIS DE (1805-1859)

  • Écrit par 
  • Georges BURDEAU
  •  • 3 593 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une société conservatrice et turbulente »  : […] Il y aura bien démocratie si l'on entend par là un système social où, sans sélection arbitraire, le plus grand nombre possible d'hommes vivent le mieux possible. Mais, dans cette démocratie, la liberté sera exclue sans que, pour autant, y règne une paix harmonieuse. Le goût de l'égalité est tel, en effet, que les satisfactions obtenues ne font qu'accroître l'envie à l'égard de ceux qui sont plus f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexis-de-tocqueville/#i_1221

BAILLIAGES & SÉNÉCHAUSSÉES

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 296 mots

Ils apparaissent vers la fin du xii e  siècle lorsque les baillis, d'abord itinérants, sont fixés par Philippe Auguste, roi de France, sur la portion du domaine royal où ils doivent le représenter. Cette circonscription, réunissant plusieurs prévôtés, ne prendra le nom de bailliage que quelques années après sa création de fait. Lorsque la couronne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bailliages-et-senechaussees/#i_1221

BOURBONS

  • Écrit par 
  • Yves DURAND
  •  • 6 451 mots
  •  • 1 média

La plus célèbre des maisons souveraines ne fut pendant longtemps que l'une des multiples branches du tronc capétien ; la mort sans héritier mâle des trois derniers Valois devait pourtant donner la couronne aux Bourbons à la fin du xvi e  siècle. Leurs règnes allaient coïncider, au xvii e  siècle e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bourbons/#i_1221

CENSURE

  • Écrit par 
  • Julien DUVAL
  •  • 6 226 mots
  •  • 1 média

Au sens propre, le terme « censure » désigne à la fois l'action de condamner un texte ou une opinion, d'en interdire sa diffusion, et l'institution qui prononce cette condamnation. Le terme trouve son origine dans une institution de la République romaine, celle des censeurs, deux magistrats chargés tous les cinq ans d'évaluer (en latin censere ) le nombre des citoyens, de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/censure/#i_1221

CHANCELIER

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 627 mots

D'abord officier de justice subalterne sous l'Empire romain, le chancelier doit son nom aux barreaux ( cancelli ) qui, dans les cours de justice, séparaient le tribunal du public. À l'époque mérovingienne, il est appelé référendaire. C'est un clerc qui fait fonction de scribe, et l'office peut être rempli par plusieurs titulaires. Dès l'avènement des Carolingiens, le chancel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chancelier/#i_1221

COMMISSAIRE ROYAL

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 346 mots

Sous l'Ancien Régime, le commissaire royal est un personnage commis ou mandaté par le roi pour faire exécuter ses décisions en un moment donné et en un point précis du territoire. Le but de la mission et les moyens à employer pour l'accomplir sont consignés dans des lettres de commission délivrées par le chancellerie royale. Ces lettres de commission sont publiées dans les lieux où elles doivent ê […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/commissaire-royal/#i_1221

COMMUNAUX

  • Écrit par 
  • Françoise MOYEN
  •  • 537 mots

Dans la communauté rurale telle qu'elle exista en Occident du ix e au xviii e siècle au moins, les communaux représentaient cette partie du territoire d'un village qui, n'étant pas l'objet d'actes (formels ou non) de propriété privée (même limitée), était de ce fait réputée commune à tous les ha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communaux/#i_1221

CONSUL, Ancien Régime

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE, 
  • Jean FAVIER
  •  • 497 mots

Titre romain, repris au xii e siècle pour qualifier les membres du conseil des villes de la France méridionale bénéficiaires de l'autonomie municipale. On fait parfois l'opposition entre villes de commune et villes de consulat. Dans ces dernières, les diverses catégories sociales d'habitants étaient, en théorie du moins, représentées par quatre, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/consul-ancien-regime/#i_1221

CROUPE, Ancien Régime

  • Écrit par 
  • Georges BLUMBERG
  •  • 96 mots

Rémunérations que devaient verser les fermiers généraux chargés du recouvrement des impôts soit à des personnes qui leur avançaient des fonds, soit à des personnalités qui facilitaient ou étaient censées faciliter leurs opérations. Les croupes avaient fini par prendre le caractère de libéralités, de plus en plus importantes, voire de pots-de-vin, dont bénéficiaient de hauts personnages et jusqu'au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croupe-ancien-regime/#i_1221

DIXIÈME & VINGTIÈME

  • Écrit par 
  • Françoise MOYEN
  •  • 176 mots

Créé par édit en 1710, le dixième, impôt qui connut des éclipses de 1717 à 1741, fut permanent à partir de cette date. Devenu le vingtième en 1749, doublé en 1756, il fut la plus remarquable et la plus significative des tentatives que fit la monarchie pour établir un impôt cédulaire sans exemption pour quiconque. Le dixième frappait quatre sortes de revenus : les mobiliers, ceux de l'industrie et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dixieme-et-vingtieme/#i_1221

DRAPEAUX DANS L'ANCIEN RÉGIME

  • Écrit par 
  • Hervé PINOTEAU
  •  • 1 218 mots

La France utilisait de nombreux drapeaux avant 1789, mais il n'y en avait aucun sur les bâtiments publics et sur le château où résidait le souverain. La bannière de France n'était qu'une pièce d'étoffe, assez petite et incapable de flotter, de velours violet ou bleu, ornée de trois fleurs de lis d'or brodées de chaque côté. Cet emblème, qui date du xii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/drapeaux-dans-l-ancien-regime/#i_1221

DUPÂQUIER JACQUES (1922-2010)

  • Écrit par 
  • Paul-André ROSENTAL
  •  • 737 mots

Avec Jacques Dupâquier, décédé le 23 juillet 2010, disparaît une figure phare de la démographie historique. Cet homme de caractère et de convictions avait trouvé sa voie sous l'effet des circonstances. Né le 30 janvier 1922 à Sainte-Adresse (Seine-Maritime) dans une famille de la bourgeoisie industrielle, il envisage initialement, face à la menace allemande, une carrière d'officier de marine. Aprè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-dupaquier/#i_1221

ÉCROUELLES TOUCHER DES

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 491 mots

La tradition du toucher des malades scrofuleux remonte, selon Marc Bloch ( Les Rois thaumaturges ), à Robert le Pieux pour la France et à Henri I er pour l'Angleterre. Son adoption plus tardive dans ce dernier pays semble prouver que le roi anglais, conscient du surcroît de prestige apporté par le rite guérisseur, aurait imité son voisin, tout en pré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/toucher-des-ecrouelles/#i_1221

ÉLECTION PAYS D'

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 332 mots

Dans la France de l'Ancien Régime, l'élection était une juridiction de l'impôt, symbole même des progrès de l'administration royale directe. Plusieurs élections formaient une généralité. Les pays d'élection, soumis à la taille personnelle et à tous les impôts royaux ordinaires, s'opposaient aux pays d'états, provinces où les états provinciaux conservaient tout à la fois le droit de consentir l'imp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pays-d-election/#i_1221

FAMILLE - Les enjeux de la parentalité

  • Écrit par 
  • Daniel BORRILLO
  •  • 6 680 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Victoire de la conception laïque du mariage »  : […] Le mouvement de sécularisation, de déconfessionnalisation des États qui apparaît à la fin du xviii e  siècle conduira à supprimer ces discriminations. Par la loi du 20 septembre 1792, la Révolution française instaure le mariage civil, enregistré en mairie, qui devient le seul valable aux yeux de la loi. La compétence exclusive du pouvoir de l'État […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/famille-les-enjeux-de-la-parentalite/#i_1221

FÊTE, arts et architecture

  • Écrit par 
  • Georges FRÉCHET
  •  • 1 104 mots
  •  • 1 média

Dans ses Fastes , Ovide, le maître de l'amour, mais aussi le plus religieux des poètes latins, fait se répondre l'immutabilité de la cérémonie et la permanence du mythe qui en est souvent le prétexte. La fête constitue presque toujours la répétition d'une autre fête. C'est un arrêt du temps, mais elle suit le temps. L'étymologie latine du mot renvoie aux jours […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fete-arts-et-architecture/#i_1221

FEUDISTE

  • Écrit par 
  • Jean FAVIER
  •  • 306 mots

Érudit qui, surtout au xviii e  siècle, met en ordre et étudie les archives seigneuriales pour préciser les droits et l'extension des fiefs (en fait, des seigneuries). L'activité des feudistes n'est qu'une partie de celle des historiens formés aux méthodes d'érudition élaborées par quelques savants ; ainsi les bénédictins de la congrégation de Sai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/feudiste/#i_1221

LA FIN DES CORPORATIONS (S. L. Kaplan)

  • Écrit par 
  • Reynald ABAD
  •  • 986 mots

Sous l'Ancien Régime, des pans entiers de l'artisanat et du commerce urbains étaient organisés en communautés d'arts et métiers. Ces dernières, aussi dénommées corporations à partir du xviii e  siècle, étaient vouées à l'exercice d'une activité – la boucherie, la cordonnerie, l'orfèvrerie, etc. – et dotées de statuts reconnus par l'autorité publiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-fin-des-corporations/#i_1221

GABELLE

  • Écrit par 
  • Françoise MOYEN
  •  • 352 mots

De tous les impôts de l'Ancien Régime, la gabelle (impôt sur le sel) a été le plus honni. Mise au point par Philippe VI (ordonnances de 1341 et de 1343), elle ne cessa d'être perfectionnée jusqu'à la Révolution, qui l'abolit. Le sel, denrée indispensable, était produit en un nombre limité d'endroits : le Cotentin, Brouage, les côtes charentaises, le littoral languedocien, l'Est (mines). Cette dive […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabelle/#i_1221

GÉNÉRALITÉ, Ancien Régime

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 317 mots

Au sens strict, le mot « généralité » désignait une des premières circonscriptions administratives de type moderne que le souci du contrôle fiscal avait imposées à la France. L'édit de 1542 peut, à cet égard, être considéré comme le véritable acte de naissance de cette institution : il établissait pour les impositions directes seize recettes générales, dirigées par des receveurs généraux qu'assist […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/generalite-ancien-regime/#i_1221

JURÉS & JURANDES

  • Écrit par 
  • Jean FAVIER
  •  • 432 mots

Sous l'Ancien Régime, on appelait jurande un corps de métier constitué par le serment mutuel que se prêtaient, chaque année dans la plupart des cas, les maîtres : serment d'observer les règlements, mais aussi serment de solidarité et de morale professionnelle. Ces métiers étaient gouvernés par des syndics, ou gardes, ou maîtres (qu'il ne faut pas confondre avec les simples membres du métier ayant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jures-et-jurandes/#i_1221

JUSTICE ROYALE

  • Écrit par 
  • Solange MARIN
  •  • 504 mots

Le roi est la source de toute justice et c'est de sa fonction de justicier suprême qu'il tire ses pouvoirs. Cette notion est inséparable de la souveraineté dans les royautés occidentales. La main de justice, qui est une variante du sceptre, est remise au roi le jour de son sacre, et le souverain jure alors de faire respecter les lois. C'est aussi à sa personne que s'achève toute justice puisqu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/justice-royale/#i_1221

LAÏCITÉ

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT, 
  • Émile POULAT
  •  • 7 588 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La logique étatique »  : […] La notion d'État renvoie à un ensemble de trois réalités qui lui sont antérieures : une population, un territoire et un gouvernement. Ses frontières fixent les limites de sa juridiction et l'obligent à des rapports de voisinage, c'est-à-dire, de proche en proche, à un ordre international. La souveraineté du pays est liée à son indépendance, tandis que l'exercice de cette souveraineté est définie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laicite/#i_1221

LAÏCITÉ, notion de

  • Écrit par 
  • Émile POULAT
  •  • 1 318 mots

Dans le chapitre « Les formes de la laïcité »  : […] Sa forme la plus ancienne et son premier noyau, c'est sans aucun doute la « laïcité de l'État », quand on ne parlait encore ni d'État, ni de laïcité. L'expression est susceptible de recouvrir au moins trois sens. Sous l'Ancien Régime, l'État était « laïque » en ce sens que ses liens étroits avec l'Église reposaient sur l'indépendance mutuelle des deux pouvoirs. L'Église ne gouvernait pas l'État, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laicite-notion-de/#i_1221

LE ROY LADURIE EMMANUEL (1929- )

  • Écrit par 
  • Alain GUERY
  •  • 1 646 mots

Dans le chapitre « « Les longues durées du destin rustique » »  : […] Dès sa thèse de doctorat, Les Paysans de Languedoc (1966), Emmanuel Le Roy Ladurie utilise un registre varié des approches, des méthodes et des sources pour répondre à une ambition qui, sans être rappelée, ne sera jamais oubliée dans toute son œuvre, celle de tenter une « histoire totale » . Il s’agit par là, dans la lignée de Marc Bloch et de Lucien F […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-le-roy-ladurie/#i_1221

LIVRE TOURNOIS

  • Écrit par 
  • Dominique LACOUE-LABARTHE
  •  • 4 501 mots

La livre tournois, qui apparaît en France au xiii e  siècle, est l'unité de compte qui prévaut tout au long du Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, avant que le franc ne devienne, en 1795, l'unité monétaire française. Jusqu'à la fin du xviii e  siècle, les transactions qui donnent lieu à des paiemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre-tournois/#i_1221

MAÎTRE DES REQUÊTES

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 440 mots

Comme le marque jusqu'à la fin de l'Ancien Régime leur titre anachronique, les maîtres des requêtes de l'hôtel du roi ont une origine commensale. Membres de la maison du monarque et magistrats tout ensemble, ils avaient à la fin du Moyen Âge et au début des Temps modernes l'audition et l'expédition des requêtes adressées au roi et ils exerçaient leur magistrature aux « plaids de la porte ». Appelé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitre-des-requetes/#i_1221

MOUSNIER ROLAND (1907-1993)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis BOURGEON
  •  • 742 mots

Roland Mousnier était l'une des figures marquantes de l'école historique française, et le type même du grand universitaire. Il était né à Paris le 7 septembre 1907, et ses études l'avaient mené de Janson-de-Sailly à la Sorbonne et à l'agrégation. Dès 1932, tout en enseignant au lycée Corneille de Rouen, il se consacra à la préparation de sa thèse ; avec un goût prononcé pour le droit et les insti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roland-mousnier/#i_1221

NOTAIRE, Ancien Régime

  • Écrit par 
  • Jean FAVIER
  •  • 476 mots

Titre recouvrant des fonctions très différentes selon qu'il s'agit du notaire de chancellerie ou du notaire public. Le premier se rencontre déjà dans toutes les administrations de l'Antiquité et n'est autre chose qu'un scribe. Dès le haut Moyen Âge, la chancellerie des différents souverains comprenait des notaires, placés dans la chancellerie carolingienne sous l'autorité de l'archichancelier. Aut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notaire-ancien-regime/#i_1221

ORDONNANCES ROYALES

  • Écrit par 
  • Olivier COLLOMB
  •  • 282 mots

Au sens courant, sous l'Ancien Régime, « édits généraux qui contiennent plusieurs dispositions en plusieurs matières différentes » quoique ce ne soient effectivement que des édits ; au sens technique, ordres royaux avec la signature du roi et le contreseing d'un secrétaire d'État, mais sans adresse ni sceau. Jusqu'à l'ordonnance de 1629, dite code Michau, elles sont dites de réformation et sont su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordonnances-royales/#i_1221

PARLEMENTS, histoire

  • Écrit par 
  • Brigitte MONTEAGLE
  •  • 1 058 mots

Issu de la Curia regis (Cour ou Conseil du roi), le parlement est l'un des principaux rouages de l'administration centrale de la France d'Ancien Régime. En 1239, le mot parlamentum est employé pour la première fois pour désigner une session judiciaire du Conseil. Il n'avait auparavant que le sens très général de conversation, entrevue, assemblée. Ces « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parlements-histoire/#i_1221

PATRIMOINE, art et culture

  • Écrit par 
  • Jean-Michel LENIAUD
  •  • 10 147 mots

Dans le chapitre « Conscience patrimoniale dans la France d'Ancien Régime »  : […] Tandis que les papes mettent en place une législation à peu près complète, la monarchie française prend quelques initiatives ponctuelles : en 1548, une ordonnance interdit de porter atteinte aux antiquités de la ville de Nîmes, mais en 1677, Louis XIV ordonne la démolition du monument des Piliers de Tutelle, bâti à Bordeaux au début du iii e  sièc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrimoine-art-et-culture/#i_1221

POLICE SOUS L'ANCIEN RÉGIME

  • Écrit par 
  • Vincent MILLIOT
  •  • 4 124 mots
  •  • 1 média

Du Moyen Âge à la fin de l' Ancien Régime, la police dépend étroitement de la justice. Les frontières entre les deux domaines restent longtemps mal délimitées. Loin de constituer une administration unique et « nationale », les pouvoirs de police sont émiettés entre plusieurs acteurs. Outre les seigneurs détenteurs de droits de justice et responsables du maintien de l'ordre, les villes disposent d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/police-sous-l-ancien-regime/#i_1221

POLICE FRANÇAISE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Jean-Marc BERLIÈRE
  •  • 3 668 mots

Dans le chapitre « La police sous l'Ancien Régime »  : […] Profusion et confusion ont longtemps caractérisé la police. À partir du Moyen Âge, souverains, seigneurs laïcs et ecclésiastiques, mais aussi communes, paroisses, prévôtés, quartiers, métiers, corporations, Châtelet, universités exercent concurremment des prérogatives de police inextricablement mêlées à des pouvoirs que nous appellerions de justice. Ils le font à l'aide de tout un personnel admin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-police-francaise/#i_1221

PRESSE - Naissance et développement de la presse écrite

  • Écrit par 
  • Pierre ALBERT
  •  • 5 781 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le système de presse de l'Ancien Régime »  : […] La presse périodique est donc née, un siècle et demi après l'invention de l'imprimerie, du besoin d' information des classes aisées et de la volonté des gouvernements d'utiliser ce moyen nouveau de propagande. Dans des régimes politiques qui entendaient imposer le respect de valeurs orthodoxes et qui n'admettaient le débat politique que dans le cadre étroit des conseils institutionnels, la presse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/presse-naissance-et-developpement-de-la-presse-ecrite/#i_1221

PROCÉDURE CRIMINELLE, Ancien Régime

  • Écrit par 
  • Joël GREGOGNA
  •  • 1 083 mots

La principale caractéristique de la procédure criminelle française, des Temps modernes à la Révolution, était d'accorder un rôle prépondérant au lieutenant criminel. Les droits de l'inculpé à se défendre étaient, par là, fort fragiles, ce qui apparaît à l'étude des trois grandes phases du procès : l'information, l'instruction préparatoire et le jugement. L'information s'ouvrait lorsque le plaignan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/procedure-criminelle-ancien-regime/#i_1221

QUESTION PRÉPARATOIRE & QUESTION PRÉALABLE

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 155 mots

La torture ou question était sous l'Ancien Régime un moyen d'instruction couramment utilisé, même si l'ordonnance criminelle de 1670 en limitait l'usage aux cas les plus graves. La question préparatoire était appliquée à l'accusé afin d'obtenir de lui des aveux. Précédant l'exécution, la question préalable était appliquée au condamné afin qu'il révélât le nom de ses complices. Si la question prépa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/question-preparatoire-et-question-prealable/#i_1221

RÉGALE DROIT DE

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 578 mots

Les droits du roi ou droits régaliens étaient, sous l'Ancien Régime, l'expression même de la souveraineté. L'un d'entre eux était le droit de régale. Abus consolidé en droit au viii e siècle, il apparaît à l'époque carolingienne. Le roi l'exerce en cas de vacance d'un siège épiscopal, prenant le diocèse sous sa protection, assurant la défense de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-de-regale/#i_1221

REMONTRANCES DROIT DE

  • Écrit par 
  • Armel MARIN
  •  • 525 mots

Dans la monarchie française, les remontrances ne sont pas tant définies comme un droit que comme un devoir, devoir qui incombe aux parlements et cours souveraines, mais aussi à tous les officiers royaux qui portent d'ailleurs un titre commun, celui de conseiller du roi. C'est au titre de conseillers qu'ils doivent présenter au roi des objections lorsqu'un texte de loi ne leur paraît pas conforme à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-de-remontrances/#i_1221

SCEPTRE

  • Écrit par 
  • Hervé PINOTEAU
  •  • 909 mots

Depuis l'Antiquité, bergers, rois et dieux portent de longs sceptres qui sont le signe de leur autorité sur le troupeau, sur le peuple ou sur le cosmos. On y place souvent au sommet un emblème destiné à montrer quelle est la source de ce pouvoir, le symbole de la divinité tutélaire, parfois une fleur de lis ou encore un oiseau (aigle, colombidé mâle) pouvant établir la jonction entre le Ciel et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sceptre/#i_1221

SEL

  • Écrit par 
  • Jean Claude HOCQUET
  •  • 11 192 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « L'État, le monopole et l'impôt du sel »  : […] Le cycle économique du sel a été organisé de multiples façons : le prélèvement se présente tantôt comme plus-value et profit commercial, tantôt comme impôt. Entre un régime libre sans impôt ni taxe et un monopole intégral où toutes les tâches, à chaque moment du cycle, sont accomplies par des agents de l'État, toutes les nuances sont possibles. Il suffit en fait à l'État d'intervenir à l'une de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sel/#i_1221

TEMPORALITÉS (histoire)

  • Écrit par 
  • François HARTOG
  •  • 1 055 mots

Il n'y a pas d'histoire sans dates, rappelle-t-on parfois, et avec raison ! Mais le temps est à ce point le quotidien de l'historien que ce dernier risque d'en faire un usage simplement classificatoire. La démarche chronologique est chez lui comme une seconde nature. Différentes pourtant ont été les expériences du temps, suivant les lieux et les époques. Il y a ainsi une histoire du temps et de s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temporalites-histoire/#i_1221

TRÔNE

  • Écrit par 
  • Hervé PINOTEAU
  •  • 886 mots

Fauteuil sur lequel le souverain s'assied lors des grandes cérémonies, le trône s'insère en général dans un décor destiné à mettre un homme au-dessus du commun des mortels : les trônes sassanides et byzantins plaçaient le souverain au milieu du cosmos, à mi-chemin entre ciel et terre, position souvent suggérée depuis l'Antiquité par des fauteuils ornés de représentations d'animaux, souvent des ois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/trone/#i_1221

VÉNALITÉ DES OFFICES

  • Écrit par 
  • Frédéric BLUCHE
  •  • 768 mots

L'office est primitivement une fonction confiée par le roi à l'un de ses serviteurs pour la gestion du domaine. Lorsque s'affirme le pouvoir monarchique, l'office se transforme en délégation partielle de l'autorité du souverain. Au xv e  siècle, une part importante de ces fonctions sont devenues viagères sans que le roi ait pu leur conserver leur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/venalite-des-offices/#i_1221

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean MEYER, « ANCIEN RÉGIME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ancien-regime/