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La Nouvelle-Guinée orientale

La Nouvelle-Guinée a été formée à la suite de la collision entre la plaque continentale australienne et des plaques océaniques plus ou moins fragmentées au nord et à l'est. Trois éléments structuraux majeurs conditionnent la géologie de l'île.

Au sud, la plate-forme de la Fly River, partie nord de la plaque continentale australienne, représente une aire stable où des sédiments se sont déposés en eau peu profonde ou dans des lacs. Cette sédimentation a été presque continue depuis le début du Jurassique jusqu'au Quaternaire : grès, argilites et pélites au Mésozoïque, puissante formation de calcaire de plate-forme au Tertiaire, sédiments détritiques enfin au Quaternaire.

Au Pliocène, le soulèvement de la marge continentale est accompagné d'éruptions volcaniques et d'intrusions porphyriques parfois cuprifères et aurifères (Ok Tedi). Le volcanisme émergé quaternaire, très développé, est caractérisé par des strato-volcans à émissions de volcanites basiques ou intermédiaires.

Aux approches de la zone orogénique centrale, vers le nord, apparaissent des plis à grand rayon de courbure ainsi que des failles importantes d'âge pliocène.

La zone orogénique centrale, séparée de la plate-forme de la Fly River par la faille de Lagaip, est une région tectoniquement instable, entre la plaque continentale australienne et les plaques océaniques complexes situées vers le nord et le nord-est. Les terrains les plus anciens connus sont des calcaires et des sédiments détritiques d'âge permien supérieur, puis des volcanites dacitiques d'âge triasique. Au-dessus et en discordance reposent des sédiments de plate-forme d'âge jurassique moyen à éocène, de grande épaisseur (argilites, pélites, grès). Dans la partie nord de la zone orogénique centrale, un géosynclinal se forme au début du Crétacé et se remplit de sédiments de type flysch avec des passées volcaniques sous-marines. Il va persister jusqu'à l'Éocène.

À l'Éocène terminal ou au début de l'Oligocène commence une phase orogénique majeure dont les effets les plus intenses se sont fait sentir dans la partie nord-est de la zone qui a été métamorphisée. Cette ceinture métamorphique est limitée au nord par un réseau de failles complexes qui la sépare de la province océanique mélanésienne, et au sud par la zone faillée de Lagaip. La sédimentation a repris à l'Oligocène supérieur dans les fosses de l'Aure et de Lakekamu ; elle est représentée par une série puissante de grauwackes et de pélites. Au nord, les monts Owen-Stanley étaient émergés.

Au Miocène moyen, une phase orogénique de relativement faible importance interrompt la sédimentation. Les déformations ne sont véritablement importantes que sur le rebord oriental de la fosse de l'Aure. Tout le long de la zone orogénique centrale, une fosse marine se creuse et va se remplir de volcanites basiques et intermédiaires ainsi que de pyroclastites et de dépôts volcano-sédimentaires qui en dérivent. De grandes intrusions polyphasées évoluent entre faciès basique et faciès acide.

Au Miocène supérieur et au Pliocène, des sédiments détritiques provenant de l'érosion de volcans émergés se déposent en discordance sur les formations précédentes dans plusieurs bassins fermés peu profonds. À cette époque ont lieu des soulèvements verticaux, encore actifs actuellement, pouvant atteindre plusieurs milliers de mètres. Ils sont accompagnés au Pliocène d'une activité volcanique et plutonique importante ayant parfois contribué à la formation de gisements métallifères de type porphyrique.

La province océanique mélanésienne est caractérisée par un volcanisme à peu près uniquement sous-marin. Pendant l'Éocène, ces volcanites sont des basaltes calco-alcalins à structures en coussins, accompagnés de sédiments tuffacés avec parfois des lentilles de calcaire corallien.

Pendant l'Oligocène inférieur et moyen, l'arrêt de la sédimentation correspond à la mise en place, probablement par charriage, des massifs d'ultrabasites originaires du manteau, le long de la faille inverse d'Owen-Stanley et dans la région de la rivière Sepik. Elle est contemporaine, dans la Northern Range, d'un métamorphisme de haute pression caractérisé par des schistes à glaucophane et, dans la Central Range, d'un métamorphisme de haute température

De l'Oligocène supérieur au [...]

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Michel RABINOVITCH, « OCÉANIE - Géologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/oceanie-geologie/