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OCÉANIE Géologie

Les limites géologiques de l'Océanie sont marquées par des zones de subduction qui se traduisent morphologiquement par les profondes fosses des Tonga-Kermadec, des Mariannes, du Japon et des Kouriles, à l'ouest, par la fosse des Aléoutiennes, au nord, par la côte nord-américaine et la fosse du Pérou-Chili, à l'est. On admet que la limite sud est constituée par la dorsale océanique Pacifique-Antarctique, qui est une zone d'expansion et non plus de subduction.

Océanie

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Les concepts de zone de subduction et de zone d'expansion sont expliqués ailleurs de façon détaillée (cf. dérive des continents, dorsales océaniques, subduction, tectonique des plaques et tectonophysique). Ils seront néanmoins brièvement rappelés, et appliqués au cadre de l' océan Pacifique.

À la partie supérieure du globe terrestre, on distingue la lithosphère, constituée de roches rigides, et l' asthénosphère, formée d'un matériau relativement visqueux. La lithosphère peut descendre jusqu'à 150 kilomètres ; la limite inférieure de l'asthénosphère se situe à une profondeur de 700 kilomètres environ.

La partie supérieure de la lithosphère forme la croûte terrestre ; elle est épaisse sous les continents (de 10 à 100 km), plus mince sous les océans (de 5 à 8 km). D'après la théorie des plaques, la lithosphère est divisée en un certain nombre de plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres de quelques centimètres par an ; ce sont ces déplacements qui conditionnent, en partie du moins, l'histoire géologique de la surface du globe. D'une manière générale, les limites mutuelles de plaques peuvent être classées en trois types.

Le premier type est la limite d'écartement, aussi appelée frontière divergente, zone d'expansion, ou encore zone d'accrétion, puisque la plaque « s'accroît » par apport magmatique sur cette limite. Ce sont les dorsales, ou rides, océaniques (cf. dorsales océaniques, lithosphère, ophiolites). Schématiquement, on peut dire que, du fait de l'écartement des plaques, ces dorsales servent de passage à un magma basaltique qui va s'épancher sous forme de laves sur le fond de l'océan ou remplir des fractures parallèles à la dorsale, formant ainsi des filons, ou dykes. Ce magma remplit les vides créés par la séparation des plaques qui, par conséquent, s'agrandissent de part et d'autre de la dorsale à mesure qu'elles s'éloignent.

Le deuxième type de limite est constitué par les failles de réajustement, appelées failles transformantes, qui apparaissent au cours du mouvement de la plaque. Celles-ci décalent la dorsale et lui sont perpendiculaires ; elles sont parallèles à la direction du mouvement relatif entre deux plaques. Certaines failles transformantes peuvent dériver de failles situées sur la bordure continentale.

Enfin, une limite de « serrage » entre deux plaques est appelée frontière convergente ou zone de subduction. Ce rapprochement entre deux plaques est complexe : lors du serrage d'une plaque océanique contre une plaque continentale (ou océanique), l'une des deux plaques s'enfonce généralement sous l'autre : c'est la subduction (cf. subduction). Plusieurs structures géologiques caractérisent la plaque chevauchante, à mesure que l'on s'éloigne de la zone de subduction proprement dite : tout d'abord, le prisme d'accrétion, un ensemble de roches sédimentaires plissées et faillées, avec des « copeaux » de croûte océanique arrachés à la plaque chevauchée [ces copeaux ophiolitiques sont particulièrement importants en Nouvelle-Calédonie et en Nouvelle-Guinée] ; un bassin avant arc, où se sédimentent les éléments détritiques provenant des reliefs du prisme d'accrétion ; enfin, un arc volcanique, sur la marge continentale si la plaque chevauchante est[...]

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Écrit par

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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Océanie

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Autres références

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    • Écrit par Philippe PELLETIER
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