MARQUETERIE

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Salle de lecture de la bibliothèque Laurentienne, Florence

Salle de lecture de la bibliothèque Laurentienne, Florence
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Palais ducal, Urbin: studiolo

Palais ducal, Urbin: studiolo
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Histoire

Différents types de marqueterie

La marqueterie sur marbre et sur d'autres matières

La tarsia de pierre semble bien dériver de ce que les Latins appelèrent opus sectile ou opus interrasile. Ces termes désignaient des œuvres en mosaïque obtenues, dans le premier cas, par encastrement de parcelles de marbre dans une surface de même matière ou, dans le second cas, par l'insertion des parcelles dans des cavités ménagées à cet effet dans la surface de marbre. Pendant le Moyen Âge, la tradition romaine de la mosaïque de pierre se retrouve dans les décorations murales à Ravenne aux ve et vie siècles (baptistère des Orthodoxes, San Vitale), plus tard à Florence au xiie siècle (San Miniato). Les effets recherchés sont avant tout des effets de couleur. Au xive siècle apparaît un type de tarsia en marbre noir et blanc. À l'intérieur de cavités réalisées dans des plaques de marbre, l'artiste plaçait un mélange obtenu à partir de poix. Les exemples les plus célèbres se trouvent dans le baptistère de Florence, le dôme de Sienne, la bibliothèque Laurentienne à Florence. La marqueterie de marbre ne connut qu'à la période baroque un développement nouveau, bien qu'éphémère, auquel succéda un déclin définitif. L'exemple le plus brillant en est certainement la décoration de la chapelle Spada, dans l'église Saint-Jérôme de la Charité, à Rome, et qui est l'œuvre de l'architecte Borromini.

Salle de lecture de la bibliothèque Laurentienne, Florence

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Bibliothèque Laurentienne, Florence. Salle de lecture. Architecte : Michel-Ange. 

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En Chine, la pratique de la marqueterie sur laque remonte à la période Tang, c'est-à-dire entre le viie et le xe siècle. Elle décore des objets variés. De même, au Japon, elle est employée pour la décoration de petits objets, combinée à la laque, dorée ou noire. Dans le monde islamique, elle semble constituer l'héritage des Coptes et des peuples de la Mésopotamie sassanide qui connaissaient la marqueterie de bois associée parfois aux ivoires, au bronze ou à la nacre. Cette technique est absente du monde ethnologique et des civilisations pré [...]

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BOULLE ANDRÉ-CHARLES (1642-1732)

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  • Francis John Bagott WATSON
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Créateur et dessinateur français d'ameublement, André-Charles Boulle donna son nom à une technique de placage des meubles par marqueterie d'écaille et de métal : celle-ci connut une grande célébrité dans toute l'Europe à la fin du xvii e siècle et au xviii e , mais il ne l'avait point inventée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-charles-boulle/#i_7933

B.V.R.B. (Bernard Van Risenburgh)

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  • Colombe SAMOYAULT-VERLET
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Dynastie d'ébénistes parisiens, d'origine hollandaise. L'activité des Van Risenburgh s'étend du début du xviii e  siècle (arrivée de Bernard I er à Paris) à 1775 environ (date où son petit-fils Bernard III abandonne le métier pour se consacrer à la sculpture). On connaît surtout les œuvres des deux derniers, Bernard II et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-van-risenburgh/#i_7933

DUBOIS JACQUES (1693 env.-1763)

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  • Colombe SAMOYAULT-VERLET
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Artisan ébéniste parisien, Jacques Dubois produit comme B.V.R.B. (Bernard van Risen Burgh) des œuvres de luxe, en laque ou en marqueterie, très élaborées, ornées de bronzes mouvementés, assez dissymétriques, telles que les voulaient les marchands merciers. Il vendait ses œuvres qui étaient très prisées en province et à l'étranger. Jacques Dubois eut deux fils : l'aîné, Louis, s'établit à son propr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-dubois/#i_7933

ÉBÉNISTERIE

  • Écrit par 
  • Colombe SAMOYAULT-VERLET
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Dans son acception la plus large, le terme « ébénisterie » est employé pour désigner la fabrication de meubles en bois massif ou plaqué. En fait, seuls les meubles en bois plaqué sont à proprement parler « d'ébénisterie ». Les meubles en bois massif sont l'œuvre de menuisiers qui débitent le bois, l'assemblent, le sculptent. Cette technique, la première à être employée, existe à des degrés de perf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ebenisterie/#i_7933

LENDINARA LES

  • Écrit par 
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Famille de sculpteurs sur bois et de marqueteurs de la seconde moitié du xv e  siècle, originaire de Lendinara (province de Rovigo en Vénétie). Les membres les plus célèbres de cette famille sont deux frères, Lorenzo et Cristoforo Canozi, dits Lendinara, qui ont fortement contribué au perfectionnement de l' intarsio ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-lendinara/#i_7933

MOBILIER

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Dans le chapitre « La Renaissance »  : […] L'Italie prend à cette époque la tête de tout le mouvement artistique européen. Les traités d'architectes comme Palladio ou Serlio répandent des thèmes nouveaux tirés de l'Antiquité. Les coffres italiens, dorés au xv e  siècle et peints sur le panneau du devant et dans l'intérieur du couvercle (maître des Cassoni Jarves), s'inspirent, au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mobilier/#i_7933

MONT-CASSIN ABBAYE DU

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Érigé sur les bords du Rapido, au sommet d'une montagne de l'Italie méridionale qui lui a laissé son nom, le monastère du Mont-Cassin fut fondé, en 529, par saint Benoît . Entièrement détruit, en 1944, par les bombardements, il est aujourd'hui reconstruit. En 578, les moines bénédictins, chassés par les Lombards, désertèrent le monastère pendant plus d'un siècle. En 718, l'abbé Pétronax commence u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abbaye-du-mont-cassin/#i_7933

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Fils de Louis Montigny, ébéniste du faubourg Saint-Antoine, Philippe Montigny, reçu maître en 1766, se fit une spécialité des meubles imitant les meubles de Boulle. On assiste, en effet, à la fin du xviii e  siècle, à un renouveau de la mode des meubles d'ébène à marqueterie d'écaille et de cuivre. La technique ne s'en était jamais perdue puisque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippe-claude-montigny/#i_7933

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Ébéniste d'origine allemande, Œben travaille à son arrivée à Paris dans l'atelier de Charles-Joseph Boulle au Louvre. La formation qu'il a reçue en Allemagne et l'influence de Boulle expliquent l'extraordinaire virtuosité de marqueteur qu'il déploiera. Son mariage en 1749 avec la sœur de Roger Van der Cruse dit Lacroix (R.V.L.C.) a certainement facilité son adoption par le milieu des ébénistes par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-francois-oeben/#i_7933

PEINTURE - Les catégories

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Dans le chapitre « La hiérarchie des genres »  : […] La formation d'esprits capables, devant les tableaux, d'adopter une attitude esthétique indépendante de leurs sujets semble le fait des humanistes italiens. Cette attitude nouvelle permet la création d'un marché, alimenté en grande partie par les artistes flamands, qui furent en somme « les virtuoses, non les créateurs » des genres (Ch. Sterling). Les importations de tapisseries et de peintures fl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-les-categories/#i_7933

PERSPECTIVE

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RIESENER JEAN-HENRI (1734-1806)

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Le plus célèbre des ébénistes du règne de Louis XVI, Riesener est né en Allemagne et s'est formé à Paris dans l'atelier de son compatriote Jean-François Œben. À la mort de ce dernier, en 1763, il aide sa veuve à maintenir l'activité de l'atelier et produit des œuvres qu'il continue, suivant la coutume, à estampiller Œben. En 1767, il épouse la veuve d'Œben, ce qui facilite en 1768 son accession à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-henri-riesener/#i_7933

ROENTGEN DAVID (1743-1807)

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Fils d'Abraham Roentgen (1711-1792), ébéniste allemand installé à Neuwied près de Coblence. Formé par son père, David Roentgen lui succède en 1772. Il donne une grande extension à l'atelier de Neuwied, dont la production se distingua par l'habileté des mécanismes et la virtuosité des marqueteries, ceci grâce à une double collaboration. Roentgen s'était, en effet, associé avec l'horloger Peter Kinz […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-roentgen/#i_7933

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Pour citer l’article

Catherine ROSEAU-LÉVESQUE, « MARQUETERIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marqueterie/