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Langue polonaise : les phonèmes consonantiques

Langue polonaise : les phonèmes consonantiques
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Phonologie de Jakobson

Phonologie de Jakobson
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Comme toute discipline scientifique, la linguistique recouvre un certain nombre de domaines et de sous-domaines d'étude spécialisés. On peut schématiquement distinguer trois grands domaines : celui de la phonétique et de la phonologie, qui étudie la matière phonique ; celui de la morphologie et de la syntaxe, qui étudie les mots et leur organisation en phrases ; enfin celui de la lexicologie, de la sémantique, et de la pragmatique, qui étudie les significations des formes linguistiques. Par ailleurs, la linguistique diachronique et la linguistique typologique constituent deux branches particulières de la linguistique.

Phonétique et phonologie

La distinction entre phonétique et phonologie, développée par Roman Jakobson et Nikolaï Troubetzkoy, constitue l'un des apports décisifs du cercle linguistique de Prague. La phonétique a pour objet les sons dans leur réalisation concrète indépendamment de leur fonction linguistique, tandis que la phonologie a pour objet les phonèmes. Le phonème est la plus petite unité phonique distinctive (ainsi /p/ et /b/ qui permettent de distinguer par exemple « pain » et « bain »). Chaque phonème est lui-même analysable en une série de traits pertinents par lesquels il se distingue de tous les autres phonèmes de la langue. Ces deux sous-domaines étudient la matière phonique dans des perspectives différentes et complémentaires.

La phonétique

La phonétique est l'étude des sons du langage, en tant que réalités physiques observables dans toutes les langues. Ce secteur de la linguistique emprunte certains concepts d'analyse à d'autres disciplines : l'étude de la production des sons emprunte à la physiologie ; l'étude de la transmission et de la perception des sons emprunte à l'acoustique et à la psychologie. Ces deux types d'études correspondent aux deux principaux sous-secteurs de la phonétique, à savoir la phonétique articulatoire et la phonétique acoustique. Mais ce qui constitue la phonétique comme branche de la linguistique, c'est qu'elle ne s'intéresse aux sons qu'en tant qu'ils fonctionnent comme des unités langagières, par différence avec d'autres phénomènes acoustiques (sons musicaux, bruits de la nature, ...) et avec les phénomènes sonores produits par l'humain, mais dénués de fonction linguistique (respiration, ronflement, bâillement, mastication, ...).

La phonétique articulatoire s'occupe de la façon dont nous produisons les sons à travers notre appareil phonatoire : appareil respiratoire, larynx (en particulier la glotte, espace triangulaire circonscrit par les deux cordes vocales) et cavités supra-glottiques (pharynx, bouche et fosses nasales). Les types articulatoires se laissent classer en fonction de cette division de l'appareil phonatoire : sons produits avec ou sans l'aide de la respiration, avec ou sans vibrations du larynx, en laissant ou non l'air sortir par le nez, en utilisant la pointe ou le dos de la langue, en appliquant celle-ci à telle ou telle partie de la bouche, etc. Sur ces bases articulatoires on peut caractériser les différentes voyelles (produites avec un passage d'air libre) et les différentes consonnes (produites avec un passage d'air rétréci ou fermé).

Langue polonaise : les phonèmes consonantiques

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Les phonèmes consonantiques polonais. 

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La phonétique acoustique étudie la structure physique des sons utilisés et la façon dont l'oreille réagit à ces sons. Les concepts pertinents sont ici ceux de « fréquence », « intensité », « fondamental » et « harmoniques », « formants », etc. Dans cette perspective, les voyelles peuvent être essentiellement caractérisées comme des vibrations périodiques, et les consonnes comme des vibrations non périodiques.

À l'heure actuelle, l'existence de techniques très performantes (films, radiographie, palatographie, stroboscopie, oscillographie, spectrographie, sonagraphie, logiciels divers, etc.) permet aux phonéticiens de se livrer à des expérimentations extrêmement poussées.

Outre la phonétique générale (étude des possibilités articulatoires et acoustiques de l'espèce humaine), les grandes branches de la phonétique sont la phonétique descriptive (étude des particularités phonétiques d'une langue donnée), et la phonétique historique (étude des changements phonétiques connus par une langue au cours de son histoire). Les applications de la phonétique sont nombreuses, depuis l'orthoépie (enseignement des règles de bonne prononciation d'une langue) et l'orthophonie (rééducation des troubles de la production et de la perception phoniques) jusqu'aux diverses applications industrielles en traitement automatique de la parole (reconnaissance et synthèse vocales).

La phonologie

La phonologie a pour but de déterminer, par-delà l'infinité des variations possibles dans la production des sons du langage, les distinctions phonétiques qui, dans une langue donnée, ont une valeur différentielle (c'est-à-dire qui permettent de distinguer deux mots différents, comme par exemple /t/ et /d/ qui, en français, permettent de distinguer « temps » et « dent »). La liste de ces unités distinctives, appelées phonèmes (ou encore « unités de deuxième articulation »), et leur organisation en système, sont en effet variables d'une langue à l'autre. Depuis les travaux de l'École de Prague au début du siècle, la phonologie a donné lieu à l'élaboration de modèles théoriques de plus en plus abstraits, dans le sillage de la phonologie générative ; ces modèles visent en particulier à intégrer certains phénomènes traditionnellement laissés de côté : syllabation, intonation, accentuation.

Phonologie de Jakobson

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Précisons que les études de phonétique et de phonologie ne se confondent pas avec les travaux portant sur l'oral. On peut en effet s'intéresser aux spécificités non phoniques (morphologiques, syntaxiques ou lexicales) de la langue parlée, tout comme certains travaux portent, à l'inverse, sur les spécificités de la langue écrite (écritures, ponctuation, orthographe).

Morphologie et syntaxe

Ces deux sous-domaines sont constitutifs de la grammaire : ils étudient la forme et l'organisation des unités significatives (dites de « première articulation »).

La morphologie

La morphologie est l'étude de la formation des mots et de leurs variations. Dans une langue comme le français, certains mots sont simples (« maison »), d'autres sont complexes (« maisonnette »), certains sont invariables (« pour », « et »), d'autres sont variables (« cheval/chevaux »).

La variation dans la forme des mots procède de la flexion, lorsque certains éléments non autonomes, appelés désinences, sont adjoints à une forme de base : ainsi, en français, les suffixes de conjugaison sur une base verbale (« chant-e, -ais, -erions », ...), les désinences de genre (« avocat, -e ») et de nombre (« livre, -s ») sur une base nominale ; ou, dans des langues à déclinaison, les désinences de cas (latin « ros-a, -ae, -is », ...).

À côté des formations grammaticales de ce type, il existe des affixations lexicales, dites dérivations, qui permettent de construire des mots complexes à l'aide de préfixes ou de suffixes, comme par exemple le célèbre « anti-constitution-(n)-el-(l)-e-ment ». Certains autres mots complexes sont construits par composition : « timbre-poste » et « portefeuille » sont des mots composés, construits à partir d'éléments autonomes.

La tâche de la morphologie consiste donc à analyser les formes des mots d'une langue donnée en unités minimales de signification (autonomes ou non), les morphèmes et, par ailleurs, à assigner à chaque mot une catégorie (ou partie du discours) : nom, verbe, article, etc. Le découpage en morphèmes est une tâche difficile, qui conduit à concevoir le morphème comme une unité abstraite et à élaborer des concepts renvoyant à des unités non directement observables. Ainsi le concept de « morphème zéro » : « livre » s'analysera comme « livre- » (radical) + « -ø » (morphème zéro, marque du singulier) – par opposition au morphème « -s » (marque du pluriel). Ou encore le concept de variantes « allomorphes » : « all- », « ir- » et « v- » sont trois allomorphes, c'est-à-dire trois variantes de forme du même morphème radical du verbe « aller ». La morphologie de l'écrit peut être très différente de celle de l'oral : le français ne distingue pas à l'oral les formes des quatre phrases « leur secrétaire semblait réjoui », « leur secrétaire semblait réjouie », « leurs secrétaires semblaient réjouis », « leurs secrétaires semblaient réjouies ».

La morphologie entretient des liens avec, d'une part la phonologie (on parle parfois de morphophonologie), et d'autre part la syntaxe (on parle de morphosyntaxe, autre nom pour désigner la grammaire). De ce fait, le rôle et la place accordés à la morphologie au sein de l'analyse linguistique varient selon les théories.

La syntaxe

La syntaxe a pour objet l'organisation des morphèmes et des mots au sein de la phrase ; elle doit décrire la structure de la phrase, ainsi que la fonction des différents éléments qui la composent.

Les constituants de la phrase sont généralement organisés selon une structure hiérarchique, qui peut être visualisée à l'aide de diverses représentations graphiques : boîtes, parenthésages ou arborescences. Il existe toutefois un certain nombre de phénomènes qui se prêtent mal à une représentation hiérarchique : coordination, ellipse, apposition, apostrophe, etc.

Initiée par l'école distributionnaliste, la méthode de l'analyse en constituants immédiats permet de segmenter la phrase et d'en caractériser la structure syntaxique en termes d'emboîtements successifs de groupes de morphèmes, appelés syntagmes. Analyse que la grammaire générative reprend pour la formaliser en termes de règles de réécriture dans le cadre d'une grammaire syntagmatique ; le symbole de phrase (P) se réécrit (→) comme la donnée d'un syntagme nominal (SN) et (+) d'un syntagme verbal (SV), soit : P → SN + SV. À son tour, chacun des deux types de syntagmes fait l'objet d'une réécriture : par exemple SN → Dét. (déterminant) + N (nom), et SV → V (verbe) + SN ; etc. Dans une minigrammaire de ce type, le premier SN aura la fonction de sujet et le SN intégré au syntagme verbal aura la fonction d'objet. Des règles lexicales permettent ensuite de passer de ces catégories à des mots de la langue ; ainsi les règles : Dét.→ « le », N → « chat » ou « rat », et V → « mange », permettent d'obtenir : « le chat mange le rat » (mais aussi « le rat mange le chat » qui est également une phrase grammaticale !). À ce type de grammaire syntagmatique, on peut ajouter des règles de grammaire transformationnelle, permettant de transformer une structure syntaxique en une autre : par exemple pour passer de l'actif au passif (« le rat est mangé par le chat »). Comme il a été dit plus haut, d'autres types de modèles formels existent, qui visent notamment à une meilleure intégration des faits de lexique dans l'analyse syntaxique.

Grammaire traditionnelle, grammaires scolaires, théories linguistiques : la diversité est grande, tant dans le choix des catégories et des fonctions que dans le mode de description et de représentation de la structure des phrases. Diversité qui témoigne de la complexité de la tâche.

L'une des principales difficultés auxquelles est confrontée l'analyse syntaxique des langues tient au fait que l'ordre des mots, très variable d'une langue à l'autre, est loin de refléter univoquement la structure de la phrase. Ainsi en français, certains constituants sont discontinus : c'est le cas du verbe, d'une part, et de la négation, de l'autre, dans la phrase « il n'a pas mangé ». Certains accords entre constituants se font à distance, comme dans la phrase « la pomme qu'il a mangée ». Et la place d'un constituant n'indique pas de façon nécessaire sa fonction : dans « il chante la chanson », le SN qui suit le verbe est un objet, mais dans « il chante le matin », c'est un circonstant. De façon générale, toutes les phrases qui ne correspondent pas à la structure simple prototypique « SN(sujet)-V-SN(objet) » posent des problèmes d'analyse : inversions du sujet, constituants thématisés, cascades de groupes prépositionnels, phrases complexes comportant des groupes infinitifs ou participiaux, etc., sont autant de sources de difficulté pour les théories syntaxiques.

Par ailleurs, l'analyse syntaxique de la phrase se heurte à l'existence d'ambiguïtés structurelles ; exemples : « Marie a rapporté un vase de Chine » (est-ce de Chine qu'elle a rapporté un vase, ou est-ce un vase de Chine qu'elle a rapporté de quelque part ?), « Quel auteur cite ce conférencier ? » (qui cite qui ?), « Je lui fais faire un costume » (le costume est-il fait par lui ou pour lui ?), etc.

La lexicologie, la sémantique et la pragmatique

Ces trois sous-domaines abordent la signification sous des angles différents.

La lexicologie

La lexicologie est l'étude de la signification des unités qui constituent le lexique d'une langue. À ce titre, elle participe de la sémantique : on peut la dénommer sémantique lexicale, par opposition à la sémantique grammaticale, qui s'occupe d'une part de la signification des mots morphologiquement complexes, et d'autre part de la signification des structures syntaxiques. La lexicologie doit être distinguée de la lexicographie, qui a pour objet la confection et l'écriture des dictionnaires – qu'il s'agisse de dictionnaires sur support papier, ou de dictionnaires électroniques.

Pour décrire et représenter la signification des unités lexicales, les lexicologues ont élaboré diverses théories. L'approche classique, héritée des Anciens, recourt aux concepts logiques d'intension et d'extension, et considère que la signification d'une unité donne les conditions nécessaires et suffisantes que le référent (objet ou situation du monde) doit satisfaire pour pouvoir être dénommé par cette unité. L'approche structuraliste, reprenant la notion saussurienne de valeur, décompose la signification des unités en traits distinctifs appelés sèmes, et regroupe les unités en champs lexicaux en fonction des sèmes qui leur sont communs : c'est ce que l'on appelle l'analyse componentielle (ou sémique). D'autres approches (les unes par stéréotype, les autres par prototype) remettent en cause les fondements logiques de l'approche classique.

À côté de ces travaux théoriques, certaines études portent plus spécifiquement sur le vocabulaire appréhendé à partir de textes, dans une langue donnée : ainsi, par exemple, la lexicométrie (dite aussi « statistique lexicale »), qui est l'étude quantitative du vocabulaire et qui permet, comme il a été dit plus haut, de caractériser certains usages dans le discours. D'autres se spécialisent dans un secteur particulier du lexique : ainsi l'onomastique, qui étudie les noms de lieux (toponymie) et les noms de personnes (anthroponymie).

Enfin, un domaine d'application plein d'avenir est celui de la terminologie, qui doit répondre aux innombrables besoins des secteurs techniques et scientifiques : à des fins de normalisation, de traduction, d'élaboration de nomenclatures ou de banques de données informatisées, l'activité terminologique (et aussi terminographique) est appelée à se développer, en faisant appel, entre autres, aux concepts de la lexicologie.

La sémantique

La sémantique, étude des significations propres aux langues, ne se réduit pas à la seule lexicologie : par-delà le sens des mots, elle s'attache aussi à étudier le sens des phrases, voire des textes. Ce sous-domaine, abordé par des théories très diverses, est loin d'être unifié à l'heure actuelle.

Le sens des phrases résulte non seulement du sens de chacun des mots qui les composent, mais aussi du sens des relations syntaxiques entre ces mots : « Paul bat Pierre » n'a pas le même sens que « Pierre bat Paul » ou que « Paul est battu par Pierre » , du fait que l'agent et le patient ne sont pas les mêmes. C'est pourquoi le sémanticien cherche à élaborer des règles d'interprétation sémantique des structures syntaxiques, décrivant le passage des fonctions grammaticales (sujet, objet, ...) à des rôles sémantiques (agent, patient, bénéficiaire, ...). Il doit aussi rendre compte de l'interaction sémantique entre le lexique et la syntaxe : dans « Jean tape avec un marteau », « Jean tape avec vigueur » et « Jean tape avec son frère », une même structure s'interprète diversement, du fait des propriétés du terme introduit par « avec » (instrument, manière, ou sociatif). Par ailleurs, la phrase comporte un certain nombre d'indicateurs grammaticaux (temps, aspects, modalités, déterminants, etc.) qui, eux aussi, contribuent à la signification d'ensemble, et qui sont loin d'être univoques : l'imparfait français peut renvoyer, selon le contexte, à un déroulement, à une habitude, à une répétition, à une hypothèse, ...

Quant à la sémantique des textes, elle étudie les règles d'organisation des phrases entre elles, et cherche à dégager les mécanismes linguistiques responsables de la cohérence textuelle, comme on l'a vu plus haut à propos des grammaires de textes. Elle analyse notamment certains termes et certaines constructions de la langue (connecteurs, anaphores, temps verbaux, thématisation, etc.) qui assurent la continuité du texte. En outre, certains travaux s'attachent à explorer la notion d'isotopie, c'est-à-dire la récurrence d'un même lexème ou d'un même sème – source de cohésion entre les éléments du texte.

La pragmatique

La signification complète d'une phrase ou d'un texte résulte non seulement du sens des unités et structures étudiées par la sémantique, mais aussi d'autres facteurs qui se situent à la frontière de la langue et du discours, du linguistique et de l'extralinguistique : c'est là le domaine – foisonnant – de la pragmatique, que l'on définit souvent comme l'étude du langage en acte ou de l'« usage du langage », c'est-à-dire des relations entre le « dit » et les conditions du « dire » (le contexte de référence, la situation d'énonciation, le jeu interpersonnel, l'action).

La pragmatique linguistique recouvre deux grands secteurs. Le premier étudie les symboles indexicaux, c'est-à-dire les indicateurs de subjectivité que sont les pronoms personnels, les démonstratifs ou déictiques, etc., dont la référence varie avec les circonstances de leur emploi : cet objet d'étude est plus spécifiquement, on l'a vu, celui des théories de l'énonciation. Le second sous-domaine étudie le sens non littéral (implicites, présupposés, etc.), ainsi que les actes de langage que le locuteur accomplit en direction de son interlocuteur, du fait même qu'il profère un certain énoncé (affirmation, question, ordre, promesse, etc.).

La linguistique diachronique

La linguistique diachronique est le domaine de la linguistique qui s'intéresse à l'histoire et à l'évolution des langues. Né avec la grammaire comparée, ce secteur a connu une relative désaffection à l'époque du structuralisme, mais on assiste depuis quelques décennies à un renouveau des approches diachroniques.

La grammaire comparée

On doit au britannique William Jones d'avoir, à la fin du xviiie siècle, avancé l'idée d'une parenté linguistique entre le sanskrit (langue ancienne de l'Inde), le grec et le latin. À sa suite, les chercheurs se livreront, durant tout le xixe siècle, à la recherche de la « famille indo-européenne » de langues, dont ils montreront qu'elle regroupe une dizaine de branches. L'indo-européen, tronc commun dont dérivent ces différentes branches de langues, est reconstruit dans ses traits phonétiques, morphologiques et dans certains de ses traits lexicaux, à partir de systèmes complexes de correspondances. La méthodologie repose, en particulier, sur l'établissement de lois phonétiques (loi de Grimm, loi de Verner, ...) qui caractérisent l'évolution en termes de transpositions d'un système linguistique à un autre.

En Europe, la famille des langues indo-européennes se compose de six grandes branches. L'italique a donné naissance au latin, d'où dérivent les langues romanes. Le germanique se divise en deux sous-groupes : le germanique de l'Ouest (ancêtre notamment de l'allemand, de l'anglais et du néerlandais) et le germanique du Nord (ancêtre du danois, du norvégien, de l'islandais). L'hellénique a donné le grec ancien puis le grec moderne. Le celtique connaît une sous-branche gaélique (source de l'irlandais) et une sous-branche brittonique (source du gallois, du breton, mais aussi du gaulois, qui s'est éteint). Le balto-slave a donné, du côté balte, le lituanien et le letton ; du côté slave, il s'est subdivisé en trois : le slave de l'Est (d'où le russe, le biélorusse et l'ukrainien), le slave de l'Ouest (d'où le polonais, le slovaque et le tchèque) et le slave du Sud (d'où le bulgare et le macédonien, ainsi que le serbe, le croate et le slovène). Enfin, la sixième branche est celle de l'albanais.

En droit, la méthode utilisée pour la reconstruction de l'indo-européen avait vocation à permettre l'établissement d'autres familles de langues. C'est dans cet esprit que l'on a cherché à dresser le catalogue des « langues du monde » (titre d'un magistral ouvrage publié sous la direction d'Antoine Meillet et de Marcel Cohen) et de leurs filiations, même si l'exhaustivité d'une telle entreprise reste hors d'atteinte pour des raisons diverses. On évoque ainsi un certain nombre de grandes familles, comme par exemple celles des langues chamito-sémitiques, des langues bantu, des langues ouraliennes ou encore des langues euskaro-caucasiennes. Toutefois, aux yeux de nombre de diachroniciens, l'indo-européen semble constituer le seul prototype parfait d'une véritable « famille », entendue au sens d'un ensemble de langues unies par des liens de parenté génétique et représentant des évolutions différentes d'une même souche linguistique. Les travaux de Meillet et de Benveniste restent, dans ce domaine, des modèles du genre.

Le renouveau des approches diachroniques

Le renouveau des approches diachroniques, auquel on assiste depuis quelques décennies, procède de deux ordres de facteurs. En premier lieu, la linguistique historique s'est trouvée, de fait, confrontée aux débats récents sur l'origine des langues et du langage, qui conduisent à s'interroger, en amont de l'indo-européen, sur la possibilité de reconstruire quelques « super-familles » originelles, voire sur une hypothétique langue mère unique. Malgré la défiance des diachroniciens, qui récusent par prudence méthodologique toute tentative de cet ordre, la vogue de la problématique des origines a incontestablement contribué à raviver l'intérêt des chercheurs pour l'histoire et l'évolution des langues.

Par ailleurs, des facteurs internes à la linguistique diachronique elle-même ont conduit au renouveau de cette sous-discipline. D'une part, elle a su tirer profit des nouveaux outils informatiques et des diverses ressources électroniques permettant de traiter les corpus textuels : pour l'étude d'états de langue disparus, mais ayant laissé des traces écrites, l'exploitation exhaustive de toutes les données disponibles, ainsi que les possibilités de calculs sur ces données (statistiques, études de cooccurrences lexicales, ...) ont conduit à de réelles avancées. D'autre part, de nouveaux types de modèles théoriques ont été élaborés à date récente, qui renouvellent l'approche des faits d'évolution. C'est le cas, notamment, de la théorie de la grammaticalisation, popularisée par les travaux récents d'Elizabeth Traugott : lorsqu'un mot lexical ayant un sens plein (par exemple en français, « pas », « mie » ou « goutte ») en vient à perdre ce sens pour fonctionner comme un pur outil grammatical (par exemple comme négation), on dit qu'il se grammaticalise. Ce procédé, massivement attesté dans l'histoire des langues, constitue l'un des ressorts de l'évolution linguistique.

La typologie linguistique

La typologie est la branche de la linguistique qui cherche à classer les langues en types, définis non pas du point de vue de la parenté génétique, comme le fait la diachronie, mais d'un point de vue structurel, c'est-à-dire selon les principes d'organisation qui en assurent le fonctionnement. La recherche des différents types de langues est indissociable de la quête d'universaux linguistiques.

À la recherche d'universaux du langage

La notion d'universaux du langage, objet de controverses au sein de la linguistique, est abordée par les typologues dans une perspective autre que celle de la grammaire universelle de Chomsky. Loin de postuler des principes grammaticaux universels qui n'autoriseraient de différences que dans le simple réglage de la valeur de quelques paramètres, les typologues se montrent extrêmement prudents dans la quête des universaux. Préférant souvent parler d'invariants interlangues, ils cherchent à caractériser de façon inductive, sur la base d'observations des langues les plus diverses, certaines propriétés générales communes à ces langues. Ces invariants constituent le fonds commun de répartition en types : plus que de règles ou de lois, il s'agit de tendances générales dans la façon dont les langues relient les formes et les sens. Les travaux pionniers de Joseph Greenberg portant, dans les années 1960, sur l'ordre des mots, ont conduit à proposer des invariants implicationnels, c'est-à-dire des solidarités entre deux propriétés (« si une langue place le nom avant le démonstratif, alors elle place aussi le nom avant la relative », par exemple). Greenberg a ainsi ouvert la voie à une floraison de travaux ultérieurs de typologues, comme ceux de Bernard Comrie sur le temps et l'aspect, ceux de Hansjakob Seiler sur la possession ou la localisation, ou bien encore ceux de Gilbert Lazard sur l'actance.

Toutefois, la question des universaux du langage dépasse très largement le seul cercle des typologues. Les grammaires cognitives d'outre-Atlantique s'efforcent de caractériser les opérations invariantes (repérage, profilage, catégorisation, ...) que les énonciateurs mettent en œuvre pour construire des représentations sémantiques, ainsi que les procédés généraux auxquels fait appel une figure comme celle de la métaphore, par exemple. De leur côté, les néofonctionnalistes, à l'instar de Talmy Givón, sont à la recherche de schèmes translinguistiques de fonctionnement sémantico-cognitifs. D'autres auteurs, telle Anna Wierzbicka, explorent la piste d'éventuelles primitives conceptuelles à vocation universelle.

Grâce à ces travaux sur l'invariance et la variation, la linguistique renoue avec une problématique longtemps occultée, celle de la relativité linguistique, c'est-à-dire de l'impact cognitif des variations entre les langues. Nonobstant l'universalité de la faculté de langage et l'existence d'invariants linguistiques, il apparaît en effet que les structures propres à chaque langue contribuent, au moins dans une certaine mesure, à moduler nos représentations du monde.

Le renouveau des approches typologiques

Le renouveau actuel des études de typologie linguistique, porté par diverses associations et revues scientifiques, a été très largement favorisé par les travaux phares de Hans-Jakob Seiler en Allemagne et par ceux de Gilbert Lazard en France. Pour Seiler, la recherche typologique consiste à construire une sorte de grammaire générale comparative, c'est-à-dire à établir, par induction d'abord puis par abduction, le « menu » à partir duquel les langues individuelles font leur propre choix. Pour Lazard, la typologie doit retrouver, par induction, les « zones focales » de l'espace sémantique, c'est-à-dire les notions et les relations invariantes autour desquelles les catégories des langues particulières se cristallisent préférentiellement en y construisant des outils grammaticaux. Pour l'un comme pour l'autre, la typologie linguistique travaille donc à un niveau intermédiaire entre, d'un côté, celui des contenus conceptuels universels, et, de l'autre, celui des grammaires des langues individuelles.

Au terme de ce parcours, il apparaît que la linguistique est une discipline dont les domaines d'étude se sont progressivement diversifiés, à mesure que ses méthodes et ses concepts d'analyse lui permettaient d'aborder des objets de nature de plus en plus complexe, depuis la matière phonique jusqu'aux significations. Corrélativement, certains secteurs traditionnels de la linguistique, tels la diachronie ou la typologie, ont connu à date récente un renouveau notable.

—  Catherine FUCHS

Bibliographie

※ Domaines

Phonétique et phonologie

J-L. Duchet, La Phonologie, coll. Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1981 (rééd. 1998)

J. Vaissiere, La Phonétique, ibid., 2006.

Morphologie et syntaxe

N. Flaux, La Grammaire, coll. Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1993

O. Soutet, La Syntaxe du français, ibid., 1989 (rééd. 2005).

Lexicologie, sémantique et pragmatique

D. Apotheloz, La Construction du lexique français, Ophrys, Paris, 2002

F. Armengaud, La Pragmatique, coll. Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1985 (rééd. 1999)

C. Fuchs, Les Ambiguïtés du français, Ophrys, 1996

A. Reboul & J. Moeschler, La Pragmatique aujourd'hui : vers une nouvelle science de la communication, Seuil, Paris,1998

I. Tamba-Mecz, La Sémantique, coll. Que sais-je ?, P.U.F., 1988 (rééd. 2005).

Diachronie

J. Greenberg, Les Langues indoeuropéennes et la famille eurasiatique, trad. franç., Belin, Paris, 2003

A. Meillet & M. Cohen dir., Les Langues du monde, 1952, rééd. Slatkine reprints, 1997.

Typologie

B. Comrie et al., Atlas des langues : l'origine et le développement des langues dans le monde, Acropole, Paris, 2005

C. Hagège, La Structure des langues, coll. Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1982 (rééd. 2001)

G. Lazard, La Quête des invariants interlangues, Honoré Champion, Paris, 2006.

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  • Robert SCTRICK
  •  • 384 mots

Lors de l'inventaire des morphèmes d'un système linguistique, on est conduit à distinguer plusieurs sortes d'unités identifiables dans l'ordre phonétique et partageant la caractéristique de se rapporter au plan de la signification : parmi ces unités, les unes ont un contenu lexical, qu'il soit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affixe-linguistique/#i_1134

AMBIGUÏTÉ, linguistique

  • Écrit par 
  • Pierre LE GOFFIC
  •  • 686 mots

Un mot ou un énoncé sont dits ambigus quand ils sont susceptibles d'avoir plusieurs interprétations. Cette définition intuitive étant très large, on s'efforce en linguistique de la préciser en circonscrivant, parmi tous les malentendus, équivoques et autres imprécisions du langage, virtuels ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ambiguite-linguistique/#i_1134

ANALYSE & SÉMIOLOGIE MUSICALES

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques NATTIEZ
  •  • 5 121 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les modèles linguistiques dans l'analyse musicale »  : […] À l'époque du structuralisme triomphant, la sémiologie musicale rencontre les modèles d'analyse linguistique pour des raisons à la fois épistémologiques et esthétiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analyse-et-semiologie-musicales/#i_1134

ANTHROPOLOGIE

  • Écrit par 
  • Élisabeth COPET-ROUGIER, 
  • Christian GHASARIAN
  •  • 16 099 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'apport de Lévi-Strauss »  : […] qui servit à la construction du nouvel outil analytique est la linguistique structurale : Lévi-Strauss transpose à l'ordre de la parenté et à celui des mythes la méthode phonologique, qui, s'occupant à la fois des relations entre les termes et du système, met l'accent à travers une analyse synchronique sur le caractère inconscient de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropologie/#i_1134

ANTHROPOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Arnaud HALLOY
  •  • 5 804 mots

Dans le chapitre « Quelques repères historiques »  : […] leur explication scientifique, et qui prône l’étude exclusive des comportements ‒ à une science de l’activité psychique. C’est également une période de transformations importantes en linguistique, notamment avec la parution du livre Syntactic Structures de Noam Chomsky (1957), dans lequel il affirme que les propriétés de surface du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropologie-cognitive/#i_1134

APHASIE

  • Écrit par 
  • Jean-Luc NESPOULOUS
  •  • 983 mots

Ces perturbations viennent affecter une ou plusieurs des strates structurales des langues naturelles, telles que définies par la linguistique générale : les strates phonétique (troubles dits arthriques, induisant une élocution et une prononciation altérées), phonologique (paraphasies phonémiques), orthographique (paragraphies), lexicale ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aphasie/#i_1134

ART (Le discours sur l'art) - Sémiologie de l'art

  • Écrit par 
  • Louis MARIN
  •  • 3 561 mots

Dans le chapitre « La lecture du tableau »  : […] interprétation. Peut-on appliquer sans discernement le modèle de la lecture et, par-delà ce modèle, le modèle du signe linguistique doté du principe de la double articulation (séparation des unités significatives – les mots – ou première articulation, des unités distinctives dépourvues de sens – les sons – ou deuxième articulation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-le-discours-sur-l-art-semiologie-de-l-art/#i_1134

ASPECT, linguistique

  • Écrit par 
  • Jacques BOULLE
  •  • 962 mots

L'aspect est une catégorie verbale fondamentale, représentée dans toutes les langues, mais de façon diverse, car souvent combinée au temps, au mode, à la voix […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aspect-linguistique/#i_1134

AUXILIAIRE, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 620 mots

Un grand nombre d'éléments linguistiques qui font partie du constituant verbe sont traités par la grammaire traditionnelle comme des verbes, mais au comportement morphologique irrégulier, au contenu lexical moins plein, compensé par un rôle important dans la formation de certains temps ou voix de la conjugaison : on a pris l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auxiliaire-linguistique/#i_1134

BALLY CHARLES (1865-1947)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 491 mots

Linguiste suisse, Bally est l'élève de Ferdinand de Saussure, auquel il succède à la chaire de linguistique générale de l'université de Genève ; avec Albert Sechehaye et Albert Riedlinger, il assure la publication posthume du Cours de linguistique générale. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-bally/#i_1134

BAUDOUIN DE COURTENAY JAN (1845-1929)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 770 mots

Après des études à Prague, Berlin, et Iéna, le linguiste polonais Jan Baudouin de Courtenay enseigna à Kazan, Cracovie et Saint-Pétersbourg ; son influence sur la linguistique russe fut considérable ; il est considéré comme le précurseur de la phonologie. Le centre de ses réflexions et de son enseignement était l'hiatus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-baudouin-de-courtenay/#i_1134

BENVENISTE ÉMILE (1902-1976)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 2 993 mots

Émile Benveniste fut l'un des plus grands linguistes contemporains. Ses contributions essentielles concernent les études indo-européennes, la linguistique synchronique et la linguistique théorique. Il fut élu au Collège de France en 1937 et il y enseigna jusqu'à ce que la maladie l'eût contraint à se retirer, en 1970 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-benveniste/#i_1134

BILINGUISME INDIVIDUEL

  • Écrit par 
  • François GROSJEAN
  •  • 4 267 mots

Dans le chapitre « Définition »  : […] la Suisse et l'Italie, entre autres. De plus, la connaissance linguistique, facteur principal dans les définitions anciennes du bilinguisme, est présente, car, si une personne se sert régulièrement de deux ou plusieurs langues, elle doit forcément avoir un certain niveau de compétence dans les langues concernées. L'inverse n'est, en revanche, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bilinguisme-individuel/#i_1134

BLANCHE-BENVENISTE CLAIRE (1935-2010)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 447 mots

Linguiste française, Claire Blanche-Benveniste est avant tout considérée comme étant une éminente spécialiste de la langue du quotidien, ce français parlé auquel elle consacra une part notable de sa carrière et dont elle contribua à élever l'étude au rang de discipline à part entière. Née en 1935 à Lyon dans une famille où se mêlent à la langue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claire-blanche-benveniste/#i_1134

BOPP FRANZ (1791-1867)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 538 mots

Né à Mayence, Franz Bopp étudie à Paris de 1812 à 1816 (le persan, l'arabe, l'hébreu, le sanskrit), puis à Londres de 1816 à 1820. Il est le fondateur de la méthode comparative en linguistique. Son ouvrage, Le Système de conjugaison du sanscrit comparé avec celui des langues grecque, latine, persane et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-bopp/#i_1134

CATÉGORIES LINGUISTIQUES

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 286 mots

Malgré les fréquents glissements que l'on constate dans l'usage et qui tendent à confondre l'emploi de ce mot avec celui de classe, on peut, au sens étroit, assigner au terme de catégories un rôle essentiellement métalinguistique : en effet, alors que la classe est l'ensemble des éléments de la langue présentant telle ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories-linguistiques/#i_1134

CERVEAU ET LANGAGE ORAL

  • Écrit par 
  • Jean-François DÉMONET
  •  • 2 864 mots
  •  • 5 médias

Le langage se compose d’un ensemble hiérarchisé d’unités dont l’emboîtement suit un principe combinatoire dit de la « double articulation ». À partir d’un répertoire très restreint d’unités élémentaires – les phonèmes – organisées en catégories phonétiquement distinctives, on obtient en les combinant un nombre très grand d’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cerveau-et-langage-oral/#i_1134

CHARACHIDZÉ GEORGES (1930-2010)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 398 mots

le système trifonctionnel (religion, guerre, économie) – qui leur sont liées. L'historien des religions se fait linguiste, il se rend dans l'aire caucasienne, là où se trouve « la montagne des langues », afin de recueillir les témoignages que recèlent des parlers rares, non écrits – à l'exception de l'arménien et du géorgien – et souvent en voie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-charachidze/#i_1134

CHOMSKY NOAM (1928-    )

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POLLOCK
  •  • 4 012 mots
  •  • 1 média

Noam Chomsky est le linguiste vivant le plus important et le plus connu. Son influence sur la linguistique contemporaine est déterminante. Né à Philadelphie en 1928, formé à la linguistique par Z. S. Harris – un des principaux théoriciens du distributionnalisme – au début des années 1950, il élabore dans sa thèse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noam-chomsky/#i_1134

CODE, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 562 mots

La langue n'est qu'une variété de code, soit un ensemble préarrangé de signaux. Les linguistes ont souvent exploité la ressemblance qu'il y avait entre tout processus de communication (y compris lorsque émetteur et/ou récepteur sont des machines) et le langage. Ainsi, on suppose l'existence d'une mémoire dans laquelle sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/code-linguistique/#i_1134

COGNITIVES SCIENCES

  • Écrit par 
  • Daniel ANDLER
  •  • 19 241 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les disciplines et les regroupements »  : […] pour des disciplines-outils telles que les mathématiques et la physique. Dans le cas de la linguistique, c'est moins évident : si l'on peut soutenir une conception « platonicienne » du langage, dont le statut serait comparable à celui des mathématiques, et si par ailleurs toute une tradition en linguistique rejette l'approche naturaliste ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-cognitives/#i_1134

COHEN MARCEL (1884-1974)

  • Écrit par 
  • C.-H. VEKEN
  •  • 619 mots

L'ampleur, la variété et l'intérêt de l'œuvre du grand linguiste que fut Marcel Cohen sont à la mesure d'une vie qui recouvre près d'un siècle. Né à Paris, il fit ses études au lycée Condorcet, où naquit l'inaltérable amitié qui devait le lier à Jean-Richard Bloch. Agrégé de grammaire en 1908, il avait commencé en 1903 à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marcel-cohen/#i_1134

CONNOTATION

  • Écrit par 
  • Philippe DUBOIS
  •  • 1 034 mots

Si c'est en 1933 seulement que Bloomfield introduisit le terme de connotation parmi les concepts de la linguistique scientifique, l'idée même que véhicule ce mot (emprunté à la logique et à la philosophie, non sans modification de sens) était en fait perçue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connotation/#i_1134

CONTEXTE, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 185 mots

On appelle « contexte » l'entourage linguistique d'un élément (unité phonique, mot ou séquence de mots) au sein de l'énoncé où il apparaît, c'est-à-dire la série des unités qui le précèdent et qui le suivent : ainsi, dans l'énoncé « Marie est jolie comme un cœur », l'élément « comme » a pour contexte immédiat « jolie... un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contexte-linguistique/#i_1134

CORPUS, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 308 mots

Ensemble homogène et significatif de données linguistiques observées et à partir desquelles pourra s'élaborer la théorie. La notion de corpus est évidemment fondamentale dans la linguistique structurale : désireuse de substituer à la normativité de la grammaire ou aux fondements pseudo-logiques de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corpus-linguistique/#i_1134

COURS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE, Ferdinand de Saussure - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 855 mots
  •  • 1 média

L'influence de Ferdinand de Saussure (1857-1913) sur la linguistique contemporaine tient à la publication posthume, en 1916, par deux de ses disciples, Charles Bally et Albert Sechehaye, de son Cours […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cours-de-linguistique-generale/#i_1134

CULIOLI ANTOINE (1924-2018)

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 815 mots

Linguiste français, Antoine Culioli est né le 4 septembre 1924 à Marseille. Après avoir intégré l’École normale supérieure en 1944, il obtient l’agrégation d’anglais en 1948. Titulaire d’un doctorat d’État consacré à l’étude du subjonctif et de la coordination en moyen anglais, il est nommé en 1960 professeur à la Faculté des lettres de Paris ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-culioli/#i_1134

DÉNOTATION

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 446 mots

Terme qui désigne en linguistique l'ensemble des sens d'un signe, objet d'un consentement entre les usagers d'une langue. Il est emprunté à la logique, où il renvoie à l'extension du concept ; en linguistique, le terme dénotation n'a d'intérêt théorique que dans le couple qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/denotation/#i_1134

DÉTERMINANT, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 608 mots

On appelle déterminants une catégorie d'éléments linguistiques ayant pour fonction de se rapporter syntaxiquement au nom, avec lequel ils forment l'essentiel du syntagme (ou groupe) nominal. Du point de vue logique, leur rôle est d'actualiser le substantif en l'insérant dans la situation de parole. Il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determinant-linguistique/#i_1134

DEVOTO GIACOMO (1897-1974)

  • Écrit par 
  • Michel LEJEUNE
  •  • 602 mots

Né à Gênes le 19 juillet 1897, mort à Florence le 25 décembre 1974, Giacomo Devoto était fils d'un professeur de médecine qui avait fondé à Milan la première clinique italienne de médecine du travail. Il s'oriente vers la linguistique et, après un doctorat à Pavie en 1920, poursuit sa formation à Berlin, à Bâle, à Paris (où […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giacomo-devoto/#i_1134

DIACHRONIE ET SYNCHRONIE, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 197 mots
  •  • 1 média

Depuis Ferdinand de Saussure, on a coutume en linguistique de distinguer l'approche diachronique et l'approche synchronique du langage. Est dite « diachronique » une approche qui s'intéresse à l'évolution d'une langue au cours de son histoire. Une approche « synchronique » ne prend au contraire en compte qu'un seul et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diachronie-et-synchronie-linguistique/#i_1134

DICTIONNAIRE

  • Écrit par 
  • Bernard QUEMADA
  •  • 7 981 mots

Pour le lexicographe-dictionnariste, c'est un répertoire à visées didactiques où sont enregistrés, ordonnés, décrits ou définis des mots, sens et emplois, selon des formules affinées au cours de la longue histoire de ce type d'ouvrages […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dictionnaire/#i_1134

DIDACTIQUE - La didactique des disciplines

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BRONCKART, 
  • Jean-Louis CHISS
  •  • 5 207 mots

Dans le chapitre «  De l'applicationnisme à la didactique des disciplines »  : […] e siècle, avaient régulièrement été dénoncés pour leur inefficacité : les langues et les mathématiques. Dans le premier domaine, la linguistique structurale avait élaboré de nouvelles méthodes d'analyse des langues naturelles qui permettaient de décrire scientifiquement les propriétés particulières de chacune d'elles, et qui mettaient en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/didactique-la-didactique-des-disciplines/#i_1134

DISCOURS

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 383 mots

Le terme de discours (du latin discurrere, « courir çà et là ») n'est pas à l'origine directement lié au langage. Quand, dès la fin de la latinité (cf. Codex Theodosianus, IX, xxiv, 1), discursus prend le sens de discours, c'est d'abord comme chemin hasardeux de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/discours/#i_1134

DISCOURS PARTIES DU

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 602 mots

L'étude systématique des différences portant sur les éléments (« parties ») mis en jeu dans le langage réalisé (« discours ») a été entreprise il y a fort longtemps par les grammairiens. C'est déjà pour les Indiens un début d'inventaire structural que d'inventorier le verbe, le nom, les prépositions et les particules. En Grèce, pour Aristote, « l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parties-du-discours/#i_1134

ÉCRIT ET ORAL (linguistique)

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 110 mots

Pour sa part, la tradition linguistique a toujours insisté sur le caractère vocal du langage. Au xixe siècle, c'est l'évolution phonétique qui a été désignée comme moteur des changements diachroniques. Pour Ferdinand de Saussure, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecrit-et-oral/#i_1134

ÉCRITS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE (F. de Saussure)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude CHEVALIER
  •  • 935 mots

Peu de carrières scientifiques ont été aussi étranges que celle de Saussure. Après l'éclat du Mémoire sur le système primitif des voyelles dans les langues indo-européennes (1878), puis la thèse, le jeune docteur est d'abord chargé de cours aux Hautes Études à Paris. Il revient à Genève en 1891 pour enseigner les langues indo- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecrits-de-linguistique-generale/#i_1134

ÉNONCÉ, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 326 mots

En linguistique, un énoncé peut être défini comme une séquence orale ou écrite résultant d'un acte d'énonciation, c'est-à-dire produite par un sujet énonciateur dans une situation donnée. En français, la phrase minimale comporte nécessairement au moins un sujet et un verbe conjugué. En revanche, l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enonce-linguistique/#i_1134

ÉNONCIATION

  • Écrit par 
  • Oswald DUCROT
  •  • 7 982 mots

La prise en considération systématique de l'énonciation n'est devenue habituelle que depuis les années 1960, à l'intérieur de la linguistique dite moderne ou scientifique. Bien qu'on puisse déjà observer cette attitude dans divers ouvrages de Charles Bally ou d'Henri Frei, sa popularité date des Problèmes de linguistique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enonciation/#i_1134

ESSAIS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE, Roman Jakobson - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 898 mots

Roman Jakobson (1896-1982) a contribué aux recherches en grammaire historique du russe et en linguistique structurale, en poétique et en pathologie du langage, en anthropologie et en théorie de la communication, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essais-de-linguistique-generale/#i_1134

FÓNAGY IVÁN (1920-2005)

  • Écrit par 
  • Ferenc KIEFER
  •  • 550 mots

Linguiste de renommée internationale, Iván Fónagy est né à Budapest en 1920. Il acquiert une formation de niveau européen à l'université Pázmány Péter – notamment avec Gyula Laziczius, représentant notable du cercle de Prague –, à Kolozsvár et à Paris. Il termine en 1949 ses études en littérature et langue françaises, en langue allemande et en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ivan-fonagy/#i_1134

FORMALISME RUSSE

  • Écrit par 
  • Georges NIVAT
  •  • 3 393 mots
  •  • 1 média

Dès 1920, Roman Jakobson avait transporté à Prague l'esprit des recherches formalistes ; il fondait, en 1926, le Cercle linguistique de Prague, d'où devait sortir le structuralisme linguistique. Une fortune inattendue attendait les idées formalistes. Depuis 1955, on assiste à une véritable redécouverte : reproductions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/formalisme-russe/#i_1134

GRAMMAIRE

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 8 566 mots

Dans le chapitre « Grammaire et linguistique »  : […] D'un point de vue historique, cette disposition a été affectée par la constitution de la linguistique : à partir du moment où la linguistique s'est présentée comme la science du langage et des langues, la grammaire ne pouvait plus revendiquer ce titre et ne pouvait subsister que sous la forme d'une technique ; dans le meilleur des cas, une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaire/#i_1134

GRAMMAIRE COMPARÉE DES LANGUES INDO-EUROPÉENNES, Franz Bopp - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 752 mots

Après avoir conduit des études classiques en Allemagne, Franz Bopp (1791-1867) s'installe en 1812 à Paris. Durant quatre années, il se consacre aux langues orientales, notamment l'arabe et le sanscrit dont il poursuit l'étude à Londres. Nommé en 1821 professeur de littérature orientale et de linguistique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaire-comparee-des-langues-indo-europeennes/#i_1134

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Du Moyen Âge à la période contemporaine

  • Écrit par 
  • Jean-Claude CHEVALIER, 
  • Jean STÉFANINI
  • , Universalis
  •  • 4 816 mots

Dans le chapitre « L'héritage du structuralisme : quelle science de la grammaire ? »  : […] Le structuralisme des années 1920-1930 a des sources multiples, jusque dans l'organicisme du xixe siècle (Koerner), convergeant dans l'œuvre de Saussure et dans celle de Bloomfield. Le premier dégage de la pratique de la grammaire comparée principes et concepts qui la fondent ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaires-histoire-des-du-moyen-age-a-la-periode-contemporaine/#i_1134

GROSS MAURICE (1934-2001)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 210 mots

Linguiste français. C'est par le biais de la grammaire et de la traduction automatique que Maurice Gross va entrer en linguistique. Un premier séjour à Harvard, en 1961, lui permet de rencontrer Noam Chomsky et M. P. Schutzenberger, et d'entamer des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-gross/#i_1134

GUIRAUD PIERRE (1912-1983)

  • Écrit par 
  • Jacques CELLARD
  •  • 719 mots

Il est alors nommé professeur de linguistique générale à l'université de Nice (1963), tout en conservant une activité d'enseignement aux États-Unis, à Bloomington et à Vancouver : carrière universitaire peu habituelle, marquée d'un certain dédain (qui ne lui valut pas que des amis) pour le cursus honorum […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-guiraud/#i_1134

HARRIS ZELLIG SABBETAI (1909-1992)

  • Écrit par 
  • Morris SALKOFF
  •  • 1 063 mots

La recherche de Zellig Sabbetai Harris est intimement liée aux travaux de l'école américaine d'analyse distributionnelle qui a élaboré son programme pour la linguistique dans les années 1930 et 1940, sous l'impulsion de E. Sapir et L. Bloomfield. Ce dernier avait proposé d'abstraire de la phrase des unités définies […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zellig-sabbetai-harris/#i_1134

HJELMSLEV LOUIS TROLLE (1899-1965)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 695 mots
  •  • 1 média

Linguiste danois, animateur du cercle linguistique de Copenhague, Louis Hjelmslev se situe dans la perspective structurale issue de l'enseignement de Ferdinand de Saussure. Sa théorie « glossématique » constitue un approfondissement et une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-trolle-hjelmslev/#i_1134

ILLETTRISME

  • Écrit par 
  • José MORAIS
  •  • 965 mots

les termes utilisés ne sont justifiés ni par une théorie cognitive ni par des arguments linguistiques. L’illettré étant celui qui n’est pas lettré, la négation de « lettrisme » ne tient pas compte du fait que ce mot désigne déjà un courant littéraire. Plus problématique encore, le terme illettré devrait désigner l’adulte qui ne sait ni lire ni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illettrisme/#i_1134

INDO-EUROPÉEN

  • Écrit par 
  • Guy JUCQUOIS
  •  • 7 981 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nouveaux procédés d'analyse et de comparaison »  : […] pour la reconstruction des protolangues. Certaines de ces recherches ont vu le jour en linguistique générale, et plus spécialement dans la synchronie. Leur application à la diachronie a été riche de conséquences. Parmi ces méthodes, il faut faire mention de la théorie de l'information et des théories statistiques. D'autre part, le structuralisme, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/indo-europeen/#i_1134

INTRODUCTION À L'ŒUVRE SUR LE KAVI, Wilhelm von Humboldt - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 804 mots

Les recherches linguistiques de Humboldt se partagent entre l'héritage des Lumières quand il soutient une vision unitaire de la langue (chaque langue représenterait une adaptation différenciée, selon l'époque et le lieu, d'une pensée constante dans ses principes et son fonctionnement), et les conceptions du Sturm und Drang quand il soutient qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/introduction-a-l-oeuvre-sur-le-kavi/#i_1134

JAKOBSON ROMAN (1896-1982)

  • Écrit par 
  • Nicolas RUWET
  •  • 2 296 mots
  •  • 2 médias

Roman Jakobson est un des plus grands maîtres de la linguistique du xxe siècle. Son œuvre, étonnamment nombreuse et variée, couvre une multitude de domaines, débordant souvent la linguistique au sens strict du terme. Fondateur, avec N. S. Troubetzkoy, de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-jakobson/#i_1134

LANGAGE (FONCTIONS DU)

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 510 mots

Dans le chapitre « L'approche cognitive »  : […] cadre des approches cognitives du langage que la dimension représentationnelle du langage a trouvé ses défenseurs les plus ardents. En linguistique, comme en philosophie et en psychologie, la question des liens entre le langage et la pensée a en effet resurgi à la faveur du développement des sciences cognitives. Pour les tenants du paradigme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-fonctions-du/#i_1134

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 534 mots
  •  • 7 médias

mais aux philosophies du langage, contemporaines de l'extraordinaire essor de la linguistique. On essaiera de faire comprendre que c'est la même époque, la nôtre, qui a produit la linguistique et des sortes de philosophies pour lesquelles la connaissance du langage est préalable à la résolution des problèmes fondamentaux de la philosophie, si l'on […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_1134

ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LES MALENTENDANTS

  • Écrit par 
  • Jacqueline LEYBAERT
  •  • 2 560 mots

Dans le chapitre « La langue des signes, structure, et acquisition »  : […] Un pas important dans la reconnaissance de la LS comme un vrai langage a été franchi grâce à l’analyse linguistique de l’American Sign Language (ASL) faite par William Stokoe : la LS possède les équivalents d’une phonologie, d’une morphologie, et d’une syntaxe. La phonologie décrit le niveau d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acquisition-du-langage-chez-les-malentendants/#i_1134

LANGUE REGISTRES DE

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 840 mots

On appelle « registres de langue » les usages que font les locuteurs des différents « niveaux de langue » disponibles, en fonction des situations de communication. Ces usages relèvent de la « parole » telle que la définit Ferdinand de Saussure (1857-1913), c'est-à-dire de l'utilisation effective de la langue : c'est pourquoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/registres-de-langue/#i_1134

LANGUE & PAROLE, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 221 mots

La distinction entre la « langue » et la « parole » est due à Ferdinand de Saussure. Elle apparaît dès les chapitres iii-v de la partie introductive du Cours de linguistique générale (1916, rééd. 1995). Cherchant à définir l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langue-et-parole-linguistique/#i_1134

LANGUES TYPOLOGIE DES

  • Écrit par 
  • Loïc DEPECKER
  •  • 8 357 mots

La notion de « typologie » implique de situer des types, c'est-à-dire des proximités entre langues, de façon à établir des cadres de classement. Concernant les langues, la diversité est telle qu'il n'est pas aisé de les ramener à quelques « types ». D'une part, parce qu'il est difficile de situer et de fixer des critères de regroupement ; d'autre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/typologie-des-langues/#i_1134

LEJEUNE MICHEL (1907-2000)

  • Écrit par 
  • Pierre CARLIER
  •  • 862 mots

Le linguiste Michel Lejeune est né en 1907 ; il est le frère du dessinateur Jean Effel (F.L., François Lejeune). D'une remarquable précocité (ses premiers articles datent de 1929), il a reçu sa formation dans la période féconde de l'entre-deux-guerres. Il fut en particulier l'élève d'Antoine Meillet, le maître de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-lejeune/#i_1134

LINGUISTIQUE, Edward Sapir - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 776 mots

Inséparablement linguiste et anthropologue, Edward Sapir (1884-1939) est né dans une famille juive d'origine lituanienne à Lauenburg, en Allemagne. Émigré avec sa famille aux États-Unis en 1899, il s'est consacré aux sociétés autochtones de l'Amérique du Nord sous l'influence de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-edward-sapir/#i_1134

LINGUISTIQUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Pierre KUENTZ
  •  • 5 325 mots
  •  • 2 médias

La rupture de l'unité ancienne entre « grammaire » et « belles-lettres », instituée par le passage de la philologie à la linguistique, a conduit à poser comme un problème la question de la relation entre la linguistique et la littérature […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-et-litterature/#i_1134

LINGUISTIQUE ET PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 7 201 mots

La question des rapports entre la psychanalyse et la linguistique est compliquée par deux facteurs. D'une part, ces rapports ont évolué ; ils ont en effet été si profondément transformés par l'œuvre de Jacques Lacan qu'on peut parler à cet égard de coupure. D'autre part, ces rapports ne sauraient se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-et-psychanalyse/#i_1134

LINGUISTIQUE HISTORIQUE ET LINGUISTIQUE GÉNÉRALE, Antoine Meillet - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 768 mots

Antoine Meillet (1866-1936) est l'un des maîtres du comparatisme. Élève de Michel Bréal et de Ferdinand de Saussure, il enseigne successivement à l'École des langues orientales, à l'École pratique des hautes études et succède en 1906 à Michel Bréal dans la chaire de grammaire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-historique-et-linguistique-generale/#i_1134

LITTÉRATURE NUMÉRIQUE

  • Écrit par 
  • Jean CLÉMENT, 
  • Alexandra SAEMMER
  •  • 4 340 mots

Dans le chapitre « Une littérature générée »  : […] Les progrès de l’informatique et la prise en compte des avancées de la linguistique ont permis à cette littérature purement combinatoire et aléatoire de se donner des objectifs plus ambitieux. S’inspirant de la grammaire générative de Chomsky ou des travaux des chercheurs comme Propp, Greimas ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-numerique/#i_1134

LOCUTEUR

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 606 mots

Dans le schéma de communication, on donne le nom de locuteur à la personne qui parle ; on l'appelle aussi parfois émetteur ou destinateur. Le locuteur s'oppose alors à l'auditeur ou, dans ces autres terminologies, au récepteur ou destinataire. La notion de locuteur a l'avantage de cerner une fonction […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/locuteur/#i_1134

MARTINET ANDRÉ (1908-1999)

  • Écrit par 
  • Claude HAGÈGE
  •  • 1 094 mots

Par l'importance de son œuvre comme par le rôle historique qu'il a joué dans l'avènement de la linguistique structurale, par le rayonnement de son enseignement comme par la solide unité d'une conception de la langue qu'il n'a jamais cessé de défendre sans rien en modifier, André Martinet est certainement un des plus grands […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-martinet/#i_1134

MEILLET ANTOINE (1866-1936)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 651 mots

Linguiste français. Antoine Meillet étudie le sanskrit, les langues romanes, les langues slaves, l'irlandais, l'iranien, l'arménien (qu'il enseignera aux Langues orientales de 1902 à 1906). Après avoir suivi les cours de Ferdinand de Saussure à l'École pratique des hautes études, il lui succède en 1891 et y enseignera jusqu' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-meillet/#i_1134

MESCHONNIC HENRI (1932-2009)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 529 mots

français. Né à Paris, Henri Meschonnic suit des études de lettres avant d'enseigner à l'université de Lille (1963-1968) puis à Paris-VIII (1969-1997). La linguistique, l'exercice de la poésie et celui de la traduction constituent pour lui les trois dimensions d'une même réflexion sur le langage, auxquelles on pourrait ajouter une quatrième, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-meschonnic/#i_1134

MILNER JEAN-CLAUDE (1941-    )

  • Écrit par 
  • Yves KIRCHNER
  •  • 715 mots

du Collège de philosophie (de 1998 à 2001), il occupe dans la linguistique contemporaine une position éminente par ses travaux sur la syntaxe, accessibles dans trois livres qui allient propositions empiriques, constructions théoriques et analyses épistémologiques (De la syntaxe à l'interprétation, 1978 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-claude-milner/#i_1134

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
  • Sylvanie GUINAND, 
  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 24 440 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Le modèle en linguistique »  : […] L'activité de modélisation en linguistique a connu un essor considérable depuis le début des années 1970. Comme dans toutes les disciplines qui traitent de données empiriques, les modèles en linguistique cherchent à rendre compte de phénomènes observables : il s'agit de mettre en place un dispositif dont la conception est régie par la théorie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modele/#i_1134

MORPHOLOGIE, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 323 mots

Au sens étroit, la morphologie est la partie de la grammaire qui s'occupe de la formation des mots par adjonction d'affixes à des thèmes. En ce sens, morphologie s'oppose essentiellement à syntaxe, ce dernier champ étant l'étude des rapports entre les éléments de la phrase. Ainsi, l'étude des cas en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morphologie-linguistique/#i_1134

MORPHOLOGIE (psycholinguistique)

  • Écrit par 
  • Séverine CASALIS, 
  • Pascale COLÉ
  •  • 2 908 mots

La morphologie est une discipline linguistique qui s’attache à décrire les unités morphologiques de la langue, appelées morphèmes, qui renvoient aux plus petites unités de signification de la langue, et leurs règles de combinaison. La morphologie dérivationnelle en est un des domaines, qui s’intéresse plus particulièrement à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morphologie/#i_1134

MOUNIN GEORGES (1910-1993)

  • Écrit par 
  • Raymond JEAN
  •  • 732 mots

C'est sans doute la poésie qui le conduisit à l'étude du langage. Un poste de chercheur, puis de professeur de linguistique générale à la faculté des lettres de l'université d'Aix-en-Provence – où il s'était installé –, une thèse sur Les Problèmes théoriques de la traduction (1963), dont il était devenu un grand spécialiste, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-mounin/#i_1134

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 832 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le langage du mythe »  : […] avant tout une forme de discours, c'est dans le cadre des sciences sémiologiques qu'il faut d'abord le placer. Ces sciences, dont la linguistique est le fer de lance, fournissent en effet toutes les sciences humaines en modèles d'une grande efficacité. Mais il y a deux manières de situer le mythe dans le prolongement de la linguistique, deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_1134

MYTHE - Épistémologie des mythes

  • Écrit par 
  • Marcel DETIENNE
  •  • 8 612 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le Grec à deux têtes »  : […] ni le mensonge des mots. Avec Max Müller et le discours scientifique sur les mythes, la linguistique reçoit mission d'expliquer le surgissement des puissances mythiques à travers une analyse où le clinicien linguiste dénombre les figures régulières d'une pathologie du langage. En même temps, dans l'école sociologique française, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-epistemologie-des-mythes/#i_1134

NÉGATION, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 740 mots

La langue réalise de plusieurs façons l'opérateur logique fondamental qu'on appelle négation et qui a pour propriété essentielle d'inverser la valeur de vérité d'un jugement : le terme de foncteur de vérité monadique (ou singulaire) dont on le désigne parfois signifie qu'à la différence des connectifs il ne s'applique pas à l'union de deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/negation-linguistique/#i_1134

NOM, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 693 mots

L'une des parties du discours, appelée encore, dans une terminologie fondée sur la logique, « substantif », transposition du nomen substantivum des Anciens par opposition au nomen adjectivum, parce qu'il lui est dévolu de représenter dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nom-linguistique/#i_1134

NOMBRE, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 619 mots

À part de rares exceptions lexicalisées, tout substantif est susceptible d'être à volonté employé dans l'énoncé au singulier ou au pluriel. Dans certaines langues, on rencontre, en outre, la désignation d'une paire d'objets dénombrables, le « duel ». Mais la catégorie du nombre connaît rarement une partition plus fine, quoique, a priori, cela ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nombre-linguistique/#i_1134

NORME ET USAGE (linguistique)

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 201 mots

Dans le chapitre « Norme et description »  : […] La linguistique, en tant que discipline scientifique, s'est démarquée dès la fin du xixe siècle de cette tradition normative en se donnant un objectif purement descriptif, dénué de tout souci prescriptif. Déjà la linguistique historique avait montré que les évolutions de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/norme-et-usage/#i_1134

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Les « significations » et les faits humains »  : […] idée peut d'abord venir à l'esprit, qui est d'assigner pour paradigme à toute étude des faits humains la linguistique. Cependant, s'il faut reconnaître le fait linguistique comme ingrédient ou aspect d'un fait ethnologique – telle l'organisation des relations de parenté – ou d'un fait économique – comme la formation des prix sur un marché […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_1134

OCCURRENCE, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 307 mots

On appelle « occurrence » la possibilité, pour un item linguistique, d'apparaître à un point de la chaîne. Le concept est fondamental dans la théorie distributionnelle, qui pratique sur l'axe syntagmatique des segmentations en constituants immédiats et définit notamment la notion de liberté d'occurrence, faculté pour un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/occurrence-linguistique/#i_1134

OPPOSITION CONCEPT D'

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 18 814 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La linguistique : de l'analyse lexicale à la phonologie de Jakobson »  : […] Les linguistes utilisent aujourd'hui les termes d'opposition et de contraste pour désigner toutes formes de rapports de différence, respectivement sur les axes paradigmatique et syntagmatique – distinction que n'avait pas encore effectuée F. de Saussure. Dans l'étude des unités lexicales, des lexèmes, l'analyse linguistique moderne distingue trois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-d-opposition/#i_1134

PARADIGME, linguistique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD, 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 684 mots

Au sens traditionnel du terme, un paradigme est l'ensemble caractéristique des formes fléchies d'un morphème lexical. Ainsi, dans une langue à cas, le nom, le pronom, l'adjectif prennent, selon le genre, le nombre, la personne qui leur sont propres et les rapports qu'ils ont aux autres éléments de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paradigme-linguistique/#i_1134

PARAPHRASE

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 545 mots

Dès l'Antiquité, la paraphrase figure dans les manuels pédagogiques pour la formation des futurs orateurs, au titre des progymnasmata (« exercices préparatoires » à la rhétorique) : ainsi chez Quintilien, Hermogène ou Aphtonios ; c'est un exercice pratique de lecture et de reformulation développée à partir d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paraphrase/#i_1134

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
  •  • 13 432 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'analyse linguistique et conceptuelle »  : […] Comme on l'a bien vu jusqu'ici, les rapports sont particulièrement étroits entre la philosophie analytique actuelle et la recherche linguistique au sens technique du terme : en un sens, la « philosophie du langage » n'est plus très différente, aujourd'hui, de ce que les linguistes – sous son influence d'ailleurs – appellent la « pragmatique ». […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/#i_1134

PHONÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Denis AUTESSERRE
  •  • 3 558 mots
  •  • 9 médias

dans la situation actuelle (même si elles prennent la forme d'étroites spécialisations), aboutissent à une connaissance plus complète de l'acte de parole dans sa production, sa transmission, sa réception et son fonctionnement linguistique (ce dernier étant envisagé soit sous son aspect actuel, soit tout au long de son évolution historique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phonetique/#i_1134

PHONOLOGIE

  • Écrit par 
  • Jean Léonce DONEUX, 
  • Véronique REY, 
  • Robert VION
  •  • 7 452 mots
  •  • 1 média

La linguistique a vécu, dans les années 1960, des heures de gloire qu'elle n'avait jamais connues auparavant. Considérée comme science pilote, elle était susceptible d'offrir, à l'ensemble des sciences humaines, des concepts généraux et des modèles d'analyses. Des chercheurs comme Claude Lévi-Strauss, Roland Barthes ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phonologie/#i_1134

PHRASE, linguistique

  • Écrit par 
  • Christiane MARCHELLO NIZIA
  •  • 1 010 mots

L'introduction dans la grammaire du terme et de la notion de phrase est relativement récente. Le mot lui-même, emprunté, au xvie siècle, au latin, signifie uniquement, jusqu'à la fin du xviie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phrase-linguistique/#i_1134

PLURILINGUISME

  • Écrit par 
  • Penelope GARDNER-CHLOROS, 
  • Andrée TABOURET-KELLER
  •  • 9 199 mots

Les notions de « bilinguisme » et de « plurilinguisme » restent très générales et désignent sans distinction les usages variables de deux ou de plusieurs langues par un individu, par un groupe ou par un ensemble de populations. Leur emploi ne permet pas, par exemple, de différencier les deux cas extrêmes qui peuvent se présenter sur un même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plurilinguisme/#i_1134

PRAGMATIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES
  •  • 6 532 mots

insolubles en syntaxe ou en sémantique. La pragmatique contemporaine regroupe un ensemble de recherches logico-linguistiques aux frontières floues. Mais un consensus général se dessine pour la définir comme l'étude de l'usage du langage, qui traite de l'adaptation des expressions symboliques aux contextes référentiel, situationnel, actionnel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatique/#i_1134

PRAGUE CERCLE DE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul MOURLON
  •  • 205 mots

Mouvement de réflexion et d'analyse linguistique fondé par le linguiste russe Nicolaï Troubetskoy et par Roman Jakobson, le cercle de Prague connut sa plus grande activité entre 1920 et 1930. Les membres du Cercle mettent l'accent sur la fonction des éléments qui constituent le langage, le contraste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cercle-de-prague/#i_1134

PRÉDICAT, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 234 mots

Le terme « prédicat » a été repris par la linguistique à la tradition logique. Dès l'Antiquité, ce terme a été utilisé par les logiciens pour désigner l'attribut qui est prédiqué d'un sujet. Ainsi, dans le traité des Catégories, Aristote présente-t-il les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/predicat-linguistique/#i_1134

PRINCIPES DE PHONOLOGIE, Nikolaï Sergueïevitch Troubetzkoy - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 961 mots

Parus en allemand en 1939, les Principes de phonologie constituent le huitième volume des Travaux du Cercle linguistique de Prague, fondé en 1928 par Nikolaï Sergueïevitch Troubetzkoy (1890-1938) et Roman Jakobson, et décidé à conduire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/principes-de-phonologie/#i_1134

PROBLÈMES DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE II, Émile Benveniste - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 662 mots

Émile Benveniste (1902-1976) avait déjà une solide réputation de comparatiste, spécialiste des langues indo-européennes (Origines de la formation des noms en indo-européen, 1935, qu'allait prolonger le Vocabulaire des institutions indo-européennes, 1969), quand il s'est décidé à réunir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/problemes-de-linguistique-generale-ii/#i_1134

PROLÉGOMÈNES À UNE THÉORIE DU LANGAGE, Louis Trolle Hjelmslev - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 467 mots
  •  • 1 média

Parus en 1943 dans les Annales de l'université de Copenhague, les Prolégomènes à une théorie du langage représentent un bilan de la théorie générale de Louis Trolle Hjelmslev (1899-1965) concernant le langage, ce qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prolegomenes-a-une-theorie-du-langage/#i_1134

PROVERBES

  • Écrit par 
  • Marc SORIANO
  •  • 3 126 mots

Dans le chapitre « Les proverbes aujourd'hui »  : […] x. Si A a une qualité positive et si B ne l'a pas, A est meilleur que B. Cette classification est bien entendu précédée d'une classification linguistique (présence ou absence d'une métaphore, existence d'une opposition binaire, etc.) et complétée par une étude du registre auquel appartient l'image employée, critère de type ethnologique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proverbes/#i_1134

PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 17 217 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sujet et signifiant »  : […] Émile Benveniste, aux ressources offertes par les divers courants de l'analyse linguistique. Ainsi s'introduisent, notamment, les thèmes de la concaténation de l'imaginaire (1953), de l'irréductibilité du signifiant du nom du Père (1955), de la fonction de la métaphore et de la métonymie (1957), de la prohibition de l'inceste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse/#i_1134

QUANTIFICATION, linguistique

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DESCLES
  •  • 984 mots

La quantification est une série d'opérations de détermination qui sont constitutives de la bonne formation de l'énoncé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quantification-linguistique/#i_1134

RASTIER FRANÇOIS (1945-    )

  • Écrit par 
  • Loïc DEPECKER
  •  • 936 mots

François Rastier s'est montré l'un des esprits les plus inventifs dans le domaine des sciences du langage. Né à Toulouse en 1945, docteur en linguistique, directeur de recherche au C.N.R.S., son œuvre est aujourd'hui reconnue internationalement. Elle est fondée sur une audace et une originalité. L'audace est sans doute d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-rastier/#i_1134

RHÉTORIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise DOUAY-SOUBLIN
  •  • 6 015 mots

Dans le chapitre « Perspectives »  : […] En linguistique générale, cependant, on commence à voir aboutir les recherches d'une génération pionnière qui connaît les deux traditions et, en toute connaissance de cause, introduit dans la théorie linguistique des principes qui s'inspirent de la rhétorique. C'est le cas pour la grammaire polylectale de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhetorique/#i_1134

SAUSSURE FERDINAND DE (1857-1913)

  • Écrit par 
  • André MARTINET
  •  • 1 442 mots
  •  • 1 média

Il serait inexact de dire de Saussure qu'il est le fondateur de la linguistique scientifique contemporaine. L'enseignement qu'il a donné à l'université de Genève se plaçait en effet d'emblée, par sa nouveauté et sa rigueur, à un niveau que ses auditeurs n'avaient pas atteint, et il a fallu maturation et fécondation pour que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferdinand-de-saussure/#i_1134

SÉMANTIQUE

  • Écrit par 
  • Catherine KERBRAT-ORECCHIONI
  •  • 10 323 mots
  •  • 1 média

ou comment s'en débarrasser » : jusqu'à une époque récente, l'étude du sens était volontiers considérée comme constituant pour la linguistique une sorte de rejeton indésirable, au nom sans doute de ce réalisme naïf « qui porte à ignorer tout ce qui ne peut pas se montrer ou se toucher du doigt » (Pierre Bourdieu). Or le sens, dissimulé sous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/semantique/#i_1134

SÈME, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 377 mots

Toute langue est construite selon une architecture appelée « double articulation du langage » (dénomination reprise d'André Martinet). Sur le plan de la première articulation se situent les unités dotées de sens, dont les plus petites sont les morphèmes (dits aussi monèmes), ou unités minimales de signification ; sur le plan de la deuxième […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/seme-linguistique/#i_1134

SÉMIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Julia KRISTEVA
  •  • 5 451 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Ferdinand de Saussure »  : […] est tout autre : une réflexion sur les régularités, voire les lois, découvertes par la linguistique comparée historique le conduit à envisager le langage comme un système dont le signe serait la matrice constitutive ou l'élément fondamental. Reprenant ainsi le projet stoïcien sur la base de la matérialité du langage lui-même, distinguée du système […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/semiologie/#i_1134

SIGNE ET SENS

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 769 mots

Dans le chapitre « Signe et sens en linguistique structurale »  : […] philosophique du signe et du sens servira de toile de fond à l'analyse proprement linguistique des mêmes concepts. Si, en effet, la naissance de la linguistique marque une coupure importante dans l'histoire du problème, elle n'abolit pas pour autant les enjeux philosophiques. On peut dire, en première approximation, que la linguistique structurale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/signe-et-sens/#i_1134

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Quelle périodisation ? »  : […] du terme « structure » à ses dérivés (structuralisme, structural), pour débrouiller l'écheveau complexe qui, dans les années 1950 et 1960, a abouti à la rumeur de l'existence d'une « science pilote » dans les sciences humaines – la linguistique – et d'une évolution philosophique qui en serait la conséquence plus ou moins directe... Il faudrait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_1134

STRUCTURES SYNTAXIQUES, Noam Chomsky - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 837 mots

Noam Chomsky est né en 1938 dans une famille d’universitaires (son père est professeur d’hébreu). Après à des recherches en phonologie qui aboutissent à la publication, en collaboration avec Morris Halle, de The Sound Pattern of English (1968), il oriente […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structures-syntaxiques/#i_1134

STYLISTIQUE

  • Écrit par 
  • Georges MOLINIÉ
  •  • 6 184 mots

Dans le chapitre « Stylistique et linguistique »  : […] La stylistique, cependant, est aussi inséparable de la linguistique, soit comme partie intégrante, soit comme voisine d'un territoire aux lisières incertaines. On peut même soutenir que c'est dans la mouvance de la linguistique que la stylistique s'est historiquement constituée comme discipline autonome. Mais il s'est passé, à ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stylistique/#i_1134

SYMBOLIQUE

  • Écrit par 
  • Angèle KREMER-MARIETTI
  •  • 2 385 mots

Dans le chapitre « Élaboration du symbolique »  : […] la « prise du symbolique », il faut mettre en relation l'œuvre lacanienne – inspirée des linguistiques saussurienne et jakobsonienne – avec l'entreprise du philosophe Ernst Cassirer, ce dernier passant pour avoir donné une théorie qui ferait du symbolique une raison préfreudienne (cf. l'article intitulé « La Raison avant Freud », in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolique/#i_1134

SYNTAXE

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 1 030 mots

Traditionnellement, les grammairiens occidentaux envisagent l'étude de toute langue sous trois grands aspects : sémantique (ou lexical), morphologique (formation des mots et variations de leur forme), syntaxique (rapport entre les mots). Dans ce cadre, la syntaxe est essentiellement conçue comme l'étude de la combinaison des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syntaxe/#i_1134

PRODUCTION SYNTAXIQUE

  • Écrit par 
  • F.-Xavier ALARIO
  •  • 1 513 mots

Selon une description très générale, tout énoncé décrit un état de fait à propos de quelque chose (« ça brûle », « je pense »). Un énoncé est donc précédé par un message, possiblement non linguistique, qu'un locuteur souhaite exprimer. La syntaxe est un dispositif mental […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/production-syntaxique/#i_1134

TERMINOLOGIE

  • Écrit par 
  • Loïc DEPECKER
  •  • 6 205 mots

Dans le chapitre « Théories de la terminologie »  : […] Une autre conception, qu'on pourrait appeler « terminologie du texte », est apparue récemment (voir D. Bourigaut et M. Slodzian). Elle pose que le travail terminologique consiste à dégager des textes le sens des unités terminologiques. Elle est principalement issue de la linguistique de corpus, qui analyse automatiquement des ensembles de textes de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/terminologie/#i_1134

TEXTE THÉORIE DU

  • Écrit par 
  • Roland BARTHES
  •  • 7 503 mots

Dans le chapitre « La crise du signe »  : […] linguistique elle-même. D'une façon ambiguë (ou dialectique), la linguistique (structurale) a consacré scientifiquement le concept de signe (articulé en signifiant et signifié) et peut être considérée comme l'aboutissement triomphal d'une métaphysique du sens, cependant que, par son impérialisme même, elle obligeait à déplacer, à déconstruire et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-du-texte/#i_1134

THÈME, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 387 mots

S'il se fait un large accord parmi les linguistes pour dissocier le plan sémantique et le plan formel, concernant l'analyse en constituants de la phrase, il reste néanmoins des cas où le recours au sens paraît difficile à éviter : ainsi, à côté du couple de termes sujet/prédicat qui s'applique aux fonctions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theme-linguistique/#i_1134

TRADUCTION

  • Écrit par 
  • Jacqueline GUILLEMIN-FLESCHER
  •  • 3 782 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le XXe siècle »  : […] conception que récuse Meschonnic. En revanche, il s'inscrit, comme Meschonnic, contre une linguistique abstraite et souligne ce qui est spécifique dans les langues et les cultures. Sur le plan idéologique, il s'élève contre les orientations extrêmes vers le pôle texte origine ou le pôle texte traduit, et conclut qu'il ne peut s'agir en tout état de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traduction/#i_1134

TRAITEMENT AUTOMATIQUE DES LANGUES

  • Écrit par 
  • Anne ABEILLÉ
  •  • 8 410 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Modélisation linguistique »  : […] En général, la réalisation d'un système T.A.L. est le fruit d'un savant dosage entre linguistique traditionnelle (ou descriptive) et linguistique théorique. L'accumulation des connaissances empiriques sur les langues relève strictement de la linguistique ; la question de leur formalisation (indispensable au codage en machine) relève, elle, de ce qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traitement-automatique-des-langues/#i_1134

TROPES, linguistique

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 1 310 mots

La taxinomie des ornements rhétoriques (il faut bien avoir recours à cette périphrase, puisque, dès les Anciens, on estime que le trope porte sur le mot, et la figure sur le groupe de mots) pose des problèmes tant historiques (l'histoire des classements) que théoriques (le fondement des classements). En cette matière, les deux extrêmes sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tropes-linguistique/#i_1134

TROUBETZKOY ou TROUBETSKOÏ NIKOLAÏ SERGUEÏEVITCH (1890-1938)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 922 mots

Né à Moscou dans une famille de la haute aristocratie, de père universitaire, Troubetzkoy s'intéresse très tôt (dès l'âge de treize ans) à l'ethnographie, puis à la sociologie et à l'histoire : ses premiers articles sont publiés alors qu'il est à peine âgé de quinze ans. Il entre à l'université, où il étudie la grammaire comparée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/troubetzkoy-troubetskoi/#i_1134

UNIVERSAUX, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 4 975 mots

mettre en jeu des universaux transcendant les différences entre les langues particulières. La quête de ces universaux constitue l'une des questions récurrentes de la linguistique : l'enjeu est d'appréhender l'unité du langage derrière la diversité des langues particulières, tout en reconnaissant la spécificité de chaque système […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universaux-linguistique/#i_1134

VALEUR, linguistique

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 550 mots

On appelle valeur le sens d'une unité linguistique considéré comme le produit des relations que cette unité entretient avec les autres unités du système, et non pas comme un contenu intrinsèque. C'est Ferdinand de Saussure qui a le premier utilisé cette notion, qu'il illustrait par une comparaison de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeur-linguistique/#i_1134

VOIX GRAMMATICALES

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 560 mots

L'une des catégories de la conjugaison des verbes, appelée « voix », porte essentiellement sur l'orientation du procès. On ne peut guère que la définir différentiellement, en étudiant, pour une langue donnée, la manière dont les actants du procès se distribuent par rapport à celui-ci. Le degré zéro, ou si l'on veut la forme non marquée, est appelé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/voix-grammaticales/#i_1134

WHORF BENJAMIN LEE (1897-1941)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 311 mots

Linguiste américain né le 24 avril 1897 à Winthrop (Massachusetts), mort le 26 juillet 1941 à Wethersfield (Connecticut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/benjamin-lee-whorf/#i_1134

Voir aussi

Pour citer l’article

Catherine FUCHS, « LINGUISTIQUE - Domaines », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-domaines/