DAVID JACQUES LOUIS (1748-1825)

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Étude d'ensemble pour le «Serment des Horaces», J. L. David, 1

Étude d'ensemble pour le «Serment des Horaces», J. L. David, 1
Crédits : École nationale supérieure des beaux-arts, Paris

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Portrait d'Antoine Laurent Lavoisier et de sa femme, J.-L. David

Portrait d'Antoine Laurent Lavoisier et de sa femme, J.-L. David
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Marius à Minturnes, J. G. Drouais

Marius à Minturnes, J. G. Drouais
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

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L’Empereur Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries, J.-L. David

L’Empereur Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries, J.-L. David
Crédits : Courtesy National Gallery of Art, Washington

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La place du peintre David n'est désormais plus discutée : il compte parmi les artistes français les plus illustres, et son rôle capital dans le renouveau classique de la fin du xviiie siècle est reconnu par tous. L'artiste est-il cependant vraiment aimé ? Les réactions parfois mitigées qui ont accueilli la rétrospective qui lui a été consacrée en 1989 permettent d'en douter. La date même de cette exposition, qui faisait partie des célébrations du bicentenaire de la Révolution française, est révélatrice des ambiguïtés que David suscite chez les critiques et les historiens d'art, ambiguïtés qui se cristallisent sur l'activité politique qu'il déploya entre 1789 et 1794 et sur la mobilisation de son art au service de la Convention puis de l'Empire. Il serait pourtant trop simple de le réduire au prototype de l'artiste engagé, et de juger toute sa carrière à l'aune d'opinions changeantes, qui ne sont pas, d'ailleurs, toujours précisément attestées ou connues. David est sans doute aujourd'hui pour nous plus présent dans son œuvre que par ses engagements politiques.

Paris et Rome : la naissance d'un peintre

Les débuts de David furent quelque peu laborieux et difficiles. Choisir une carrière artistique n'avait pourtant pas posé pour lui de réel problème. Né dans une famille parisienne aisée, il avait manifesté très tôt un goût affirmé pour le dessin. La famille de sa mère, qui avait charge de lui (son père avait été tué dans un duel alors que l'enfant n'avait que neuf ans), était assez bien introduite dans le monde des arts et ne s'opposa pas à sa vocation. Deux de ses oncles étaient architectes et le peintre François Boucher leur était apparenté. C'est vers ce dernier qu'ils se tournèrent lorsqu'il devint clair que leur neveu voulait être peintre. Mais Boucher se jugea trop vieux et il leur recommanda Joseph-Marie Vien, dont le style sévère et épuré, « à l'antique », commençait à s'imposer. Son atelier était réputé, et devait être l'un des principaux foyers du néoclassicis [...]

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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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LE SERMENT DES HORACES (J. L. David)

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Après avoir obtenu le prix de Rome en 1775, David (1748-1825) séjourna dans la métropole italienne et voyagea dans la péninsule jusqu'en 1780. Cette période fut cruciale pour lui : c'est à Rome, alors un des principaux foyers artistiques européens et le berceau du néo-classicisme , que David découvrit en effet l'art antique et qu'il se dégagea […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-serment-des-horaces/#i_9794

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Dans le chapitre « Images haïes, images vénérées »  : […] » laisse supposer que ce dernier peut encore exister. C'est pour cette raison que Jacques Louis David dirige ses coups contre l'ennemi extérieur afin que soit, à l'avance, évacuées toutes les significations qui pourraient parasiter ses œuvres (par exemple Gouvernement anglois, représenté sous les traits d'un diable écorché vif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/#i_9794

NÉO-CLASSICISME, arts

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  • Mario PRAZ, 
  • Daniel RABREAU
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Dans le chapitre « Piranèse et l'influence d'Herculanum »  : […] compta à Rome même des « antiquaires » et des érudits comme précurseurs, mais pas d'artistes. Ni Winckelmann, ni Piranèse, ni Canova n'étaient des Romains, non plus que David, qui acheva et exposa à Rome Le Serment des Horaces (1784-1785) qui fut comme le manifeste de la nouvelle école. Cette œuvre réalisait pleinement le style que s'étaient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-classicisme-arts/#i_9794

CLASSIQUE ARCHITECTURE

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Dans le chapitre « Petite rétrospective sémantique »  : […] des beaux-arts. On parle d'« école classique » pour désigner la « nouvelle école » de David, « imitatrice des Grecs et régulière dans ses compositions », et, dans la bataille romantique, le mot est employé pour désigner les artistes qui « font profession d'imiter les ouvrages de la statuaire antique » par opposition au goût moderne plus libre. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-classique/#i_9794

BOUCHER FRANÇOIS (1703-1770)

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Dans le chapitre « Le « Peintre des Grâces » »  : […] au début de sa carrière sans Boucher, dont il a transposé, voire pastiché les modèles ? Comment comprendre, même, les œuvres de jeunesse de David, ses morceaux de concours pour les Prix, sans rappeler qu'il fut l'élève de Boucher, dont il devait remarquer plus tard avec admiration que « n'est pas Boucher qui veut ». Et pourtant c'est ce nouveau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-boucher/#i_9794

UN SUBLIME XIXe SIÈCLE : LA PEINTURE SOUS LA RESTAURATION ET LA MONARCHIE DE JUILLET (expositions)

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(catalogue d'Alain Pougetoux, Paris-Musées, 1995). On n'avait jamais compris comment David, exilé à Bruxelles par le gouvernement de Louis XVIII, avait eu la force de peindre une réplique de son immense Couronnement de l'Empereur et de l'Impératrice. Rouget était venu l'aider. Il peint de mémoire, avec une imperceptible […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/un-sublime-xixe-siecle-la-peinture-sous-la-restauration-et-la-monarchie-de-juillet/#i_9794

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Fils de François Hubert Drouais (1727-1775), dont les portraits d'enfants sont parmi les plus émouvants et les plus dignes témoignages de l'art du xviiie siècle, Jean Germain a une réputation sans commune mesure avec la minceur de son œuvre. Prix de Rome en 1784, il est l'élève préféré de David qui l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-germain-drouais/#i_9794

GIRODET-TRIOSON ANNE LOUIS GIRODET dit (1767-1824)

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Girodet fait partie, avec Drouais, Gérard, Fabre et Gros, de la première génération des élèves de David, qui étudièrent avant la Révolution dans son atelier, non d'ailleurs sans rivalités. Mais, comme les plus doués d'entre eux, il sut s'affranchir de son maître et développer une veine très personnelle, tout en s'inscrivant dans le même cadre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/girodet-trioson/#i_9794

GROS ANTOINE JEAN baron (1771-1835)

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Les parents de Gros étaient miniaturistes, et il fut grâce à eux introduit dans le milieu artistique parisien. Lui-même entra très jeune, en 1785, dans l'atelier de David, qui devait beaucoup plus tard, lors de son départ en exil, lui en confier la responsabilité. Après avoir concouru sans succès pour le grand prix de peinture (1792), il partit à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-jean-gros/#i_9794

LA PEINTURE ET SON PUBLIC À PARIS AU XVIIIe SIÈCLE (T. Crow)

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  • Barthélémy JOBERT
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de complémentarité ou d'élargissement que d'exclusion ou de rupture. On notera d'ailleurs que dans son deuxième ouvrage, L'Atelier de David, Thomas Crow aborde beaucoup plus précisément les questions d'attribution et de main que dans La Peinture et son public, puisque l'un des postulats de base y est la collaboration des élèves de David à des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-peinture-et-son-public-a-paris-au-xviiie-siecle/#i_9794

PEYRON JEAN FRANÇOIS PIERRE (1744-1814)

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La réputation et le génie de David ont précipité dans des ténèbres, à peine dissipées aujourd'hui par la curiosité des historiens d'art, plusieurs peintres français, relevant du néo-classicisme ; Peyron est l'un d'eux. « Il m'a ouvert les yeux », devait pourtant dire David de celui qui, en 1773, obtint contre lui le prix de Rome et put passer pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-francois-pierre-peyron/#i_9794

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Dans le chapitre « Le portrait psychologique »  : […] Dans l'œuvre de David, à travers les diverses phases d'une évolution oscillant entre un classicisme antiquisant et le réalisme, le portrait constitue la partie la plus vivante et la moins soumise aux doctrines (Madame Récamier, Madame Chalgrin, la série des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/portrait/#i_9794

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Dans le chapitre « Problème de l'art romantique en France »  : […] confusion. En effet, on assimilait volontiers le concept de classicisme à l'école de David. Or David avait justement opéré une révolution, volontaire et brutale, pour détruire la tradition académique, et l'on voit à l'intérieur de ce que nous appelons le «  néo-classicisme » (David et son école, Ledoux) se dessiner la sensibilité nouvelle. Seul un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/romantisme/#i_9794

UNE ÉPOQUE EN RUPTURE. 1750-1830 (W. Hofmann)

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  • Barthélémy JOBERT
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« polyfocalité », où l'auteur voit la novation par excellence, se traduirait à partir de David non seulement dans l'abandon de la règle du « seul point de vue » ou de celle des trois unités, mais aussi dans le mélange désormais admis de différents niveaux de réalité, annonçant ainsi les développements ultérieurs de la peinture. Le systématisme et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/une-epoque-en-rupture-1750-1830/#i_9794

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Pour citer l’article

Barthélémy JOBERT, « DAVID JACQUES LOUIS - (1748-1825) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-louis-david/