DAVID JACQUES LOUIS (1748-1825)

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Étude d'ensemble pour le «Serment des Horaces», J. L. David, 1

Étude d'ensemble pour le «Serment des Horaces», J. L. David, 1
Crédits : École nationale supérieure des beaux-arts, Paris

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Portrait d'Antoine Laurent Lavoisier et de sa femme, J.-L. David

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Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Marius à Minturnes, J. G. Drouais

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Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

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L’Empereur Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries, J.-L. David

L’Empereur Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries, J.-L. David
Crédits : Courtesy National Gallery of Art, Washington

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L'affirmation d'un style

David revint à Paris précédé d'une flatteuse réputation, et il s'imposa en quelques années seulement. Sa position artistique, sociale, financière (celle-ci due en grande partie à son mariage), était considérable à la fin de l'Ancien Régime. Soutenu par d'Angiviller, qui lui commanda, dans le cadre de son programme d'encouragement, deux de ses plus importants tableaux d'histoire (Le Serment des Horaces, 1784 ; Les Licteurs rapportent à Brutus les corps de ses fils, 1789, Louvre), il avait aussi la faveur des particuliers, qui lui demandaient portraits et tableaux d'histoire, comme le comte d'Artois, frère du roi (Les Amours de Pâris et d'Hélène, 1788, Louvre), le maréchal de Noailles (Christ en croix, 1782, Église Saint-Vincent, Mâcon) ou encore Trudaine de la Sablière, représentant typique des milieux riches et éclairés de la France d'avant 1789, dont le peintre était proche (La Mort de Socrate, 1787, Metropolitan Museum, New York).

Étude d'ensemble pour le «Serment des Horaces», J. L. David, 1

Étude d'ensemble pour le «Serment des Horaces», J. L. David, 1

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Jacques Louis David, Étude d'ensemble pour le «Serment des Horaces». Mine de plomb reprise en partie à la plume et encre brune, 20 cm x 26,8 cm. École nationale supérieure des beaux-arts, Paris. 

Crédits : École nationale supérieure des beaux-arts, Paris

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Il fut remarqué dès le Salon de 1781 avec son Bélisaire demandant l'aumône (musée des Beaux-Arts, Lille). Son morceau de réception à l'Académie, La Douleur et les regrets d'Andromaque sur le corps d'Hector son mari, exposé en 1783, eut encore plus de succès. Mais c'est avec les Horaces que sa célébrité atteignit un sommet. David était reparti en Italie pour peindre ce tableau au contact de l'antique et il l'exposa à Rome avant de le montrer à Paris. L'émotion fut énorme : par son sujet, exemplum virtutis qui exaltait l'héroïsme et le dévouement patriotiques, par sa composition rigoureuse, par la sévérité de son style qui n'exclut pas une facture énergique mais maîtrisée (par exemple dans l'éclaircissement du coloris), la toile prenait figure de manifeste. Dans sa conception comme dans les divers aspects de son exécution, elle synthétisait aussi toutes les recherches du peintre depuis le Bélisaire. David s'affirmait ainsi comme le véritable héritier de Nicolas Poussin et de la gra [...]

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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

Barthélémy JOBERT, « DAVID JACQUES LOUIS - (1748-1825) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-louis-david/