MCLEAN JACKIE (1931-2006)

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C'est un bien lourd tribut que le saxophoniste alto américain Jackie McLean a payé à la drogue, qui l'a chassé des clubs de jazz new-yorkais à un moment clé de sa carrière. Son style et ses novations le situent pourtant bien au-dessus des nombreux épigones de Charlie Parker.

John Lenwood McLean naît à New York le 17 mai 1931. Dès l'âge de quinze ans, il joue du saxophone alto, et se produit très rapidement aux côtés de Sonny Rollins, Kenny Drew, Walter Bishop, Jr., Art Taylor et, surtout, Bud Powell, qui lui procure un premier engagement au Birdland, en 1949. C'est aussi sur la recommandation du grand pianiste que Jackie McLean est appelé à jouer, en 1951 et 1952, avec Miles Davis, avec qui il réalise ses premiers enregistrements ; il côtoie alors des solistes de la stature de J. J. Johnson, Oscar Pettiford ou Kenny Clarke. Il commence malheureusement à s'adonner à l'héroïne. On le retrouve aux côtés de Paul Bley (1954), George Wallington (1955), Charlie Mingus (1956, 1958-1959 ; McLean participe en 1956 à l'enregistrement du célèbre album Pithecanthropus erectus) ; il appartient aussi aux Jazz Messengers d'Art Blakey (1956-1958). Il commence à enregistrer pour la firme Prestige, comme sideman avec Gene Ammons (The Happy Blues, 1956) ou comme leader (Lights Out, 1956 ; 4, 5 and 6, 1956). Mais, à cause de la drogue, sa carte professionnelle, indispensable pour jouer dans les clubs new-yorkais, lui est retirée de 1957 à 1961.

En 1959, il interprète un rôle dont il se sent proche – le sujet tourne autour de la musique et de la drogue – dans la pièce The Connection de Jack Gelber, où il est en compagnie de Freddie Redd, qui en a composé la musique ; McLean enregistre celle-ci au sein du quartette de Redd (Music from « The Connection », 1960). Il participe à de nombreuses sessions d'enregistrement pour Blue Note, généralement comme leader (Jackie's Bag, 1959 ; Capuchin Swing, 1960 ; Bluesnik, 1961 ; Destination... Out !, 1963 ; ‘Bout Soul, 1967), mais aussi comme sideman avec Sonny Clark (Cool Struttin', 1958), Donald Byrd (

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Pierre BRETON, « MCLEAN JACKIE - (1931-2006) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jackie-mclean/