DIEUProblématique philosophique

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Dieu et le « cogito »

L'ensemble des philosophèmes véhiculés depuis le début de l'ère chrétienne par la littérature patristique puis, après saint Augustin, par les théologiens représente le trésor conceptuel dont se nourrira la philosophie moderne. Il se compose ou dérive autant des termes hérités de la philosophie grecque que des formules bibliques. Ainsi « le nom qui est au-dessus de tout nom » (Philipp., ii, 9) laisse-t-il entendre le thème hébraïque du nom éternel, redoutable, qu'il faut louer et sanctifier, mais qui, bien que révélé, ne peut être prononcé. Toutes ces connotations demeureront à l'horizon des termes de transcendance, d'extériorité, du Dieu infini, lointain et invisible, séparé : le Tout Autre. En revanche, les poètes et les philosophes païens, implicitement cités par Paul devant l'Aréopage, inspirent l'idée de l'absolu « en lequel nous avons la vie, le mouvement et l'être [...] car nous sommes de sa race ». Et là se laissent percevoir les notions d'immanence, d'intériorité, de vie actuelle du divin dans la totalité de ce qui est. Extra et intra cuncta, absence et présence. Mais cette dualité atteste aussi une origine platonicienne : d'un côté, la première hypothèse du Parménide, ou encore le Bien au-delà de l'essence. De l'autre, la seconde, ou encore le Bien qui donne à toutes choses d'être et d'être connues. Ainsi s'esquissent les « hautes pensées » de ceux qui ne s'arrêtent pas « aux syllabes du nom [de Dieu] » (Descartes à Mersenne, 6 mai 1630).

La philosophie moderne revendiquera à juste titre son originalité, car la pensée de la pensée prend ici un sens différent de celui qu'elle avait chez Aristote. L'autonomie du cogito met en scène un sum, en lequel la pensée saisit l'être en se saisissant d'elle-même. Et, cependant, l'eidos, au sens platonicien du terme, continue d'imposer sa loi, même si ce qui est à penser n'est pas sans rapport av [...]

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Écrit par :

  • : docteur ès lettres et sciences humaines, professeur à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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ANTHROPOMORPHISME

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ARISTOTE

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ASÉITÉ

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Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les conceptions de l'aséité sont relativement é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aseite/

ATHÉISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 3 050 mots

Littéralement, le mot « athée » veut dire « sans dieu ». Pour comprendre ses divers emplois dans le cours de l'histoire, il convient de noter que ce terme négatif n'inclut spécialement aucun verbe. Suivant le contexte, plusieurs pourront être sous-entendus : on est tenté de privilégier le verbe « croire » (l'athée est celui qui ne croit pas à l'existence de Dieu – ou des dieux), mais on parle aus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/atheisme/#i_31

AUGUSTIN saint (354-430)

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  • Michel MESLIN
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Dans le chapitre « La pensée d'Augustin »  : […] La pensée doctrinale d'Augustin s'est développée progressivement, ne parvenant que par étapes, à la suite des circonstances et parfois sous l'action de la controverse, à la prise de conscience de chaque vérité et à la perception lucide du rôle de cette vérité dans l'ensemble de la révélation chrétienne. Lui-même donne souvent à ses lecteurs le conseil de « progresser avec lui » : la perspective hi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/augustin/#i_31

AUGUSTINISME

  • Écrit par 
  • Michel MESLIN, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 5 573 mots

Dans le chapitre « Le semi-pélagianisme »  : […] La réaction vint du milieu monastique provençal, d'ascètes pour qui les outrances de l'augustinisme semblaient encourager le relâchement des efforts humains pour parvenir à la sainteté. Jean Cassien fut leur porte-parole : formé à l'école du monachisme oriental, il affirmait que Dieu et l'homme, la grâce et le libre arbitre coopéraient pour sauver l'homme pécheur. À ses yeux, le problème importan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/augustinisme/

AUTOBIOGRAPHIE

  • Écrit par 
  • Daniel OSTER
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Dans le chapitre « Autobiographie et mystique »  : […] De toutes les autobiographies, la plus courte, la plus révélatrice aussi, tient dans la réponse que Dieu fait à Moïse qui l'interpelle sur l'Horeb : je suis qui je suis , Je suis ce que je suis . L'autobiographie divine se résume non sans humour dans l'affirmation péremptoire d'une identité du sujet de l'énonciation et du sujet de l'énoncé qui en dit plu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autobiographie/#i_31

AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 3 289 mots

Dans le chapitre « Philosophie et religion »  : […] Ici apparaît aussitôt un problème : comment Averroès peut-il être à la fois musulman et aristotélicien, juriste traitant d'obligations fondées sur un texte révélé et philosophe pour qui le monde est éternel ? Averroès s'explique sur ce point, notamment dans son Faṣl al-maqāl ( Traité décisif  ). Il n'y a pas de contradiction entre la philosophie et la l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/averroes/#i_31

BARTH KARL (1886-1968)

  • Écrit par 
  • André DUMAS
  •  • 3 107 mots

Dans le chapitre « La crise et la méthode dialectique »  : […] Étudiant à Berne, Berlin, Tübingen et Marburg, Karl Barth subit l'influence de la théologie régnante : le libéralisme, avec la loyauté de sa critique historique, son culte des grandes personnalités religieuses et sa réduction de la foi dogmatique à une conduite morale. Il participe aussi au mouvement du christianisme social à la fois messianiste et socialiste. En 1911, il devient pasteur d'un peti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-barth/#i_31

BASILIDE (IIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre Thomas CAMELOT
  •  • 272 mots

Écrivain gnostique qui enseignait, entre 120 et 145 environ, à Alexandrie au temps d'Hadrien et d'Antonin le Pieux. Il avait été l'élève, à Antioche, de Ménandre, disciple de Simon le Mage. Il composa un Évangile , dont on a un fragment, un commentaire, Exegetica (peut-être sur cet Évangile ), des Psaumes ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/basilide/#i_31

BERDIAEV NICOLAS (1874-1948)

  • Écrit par 
  • Olivier CLÉMENT, 
  • Marie-Madeleine DAVY
  •  • 2 300 mots

Dans le chapitre « Une philosophie religieuse »  : […] Berdiaev a tenté de réaliser une intégration chrétienne de la révolte moderne, surtout celle de Marx et de Nietzsche. Sa pensée s'enracine dans la tradition orthodoxe, marquée par l' apocatastase origéniste, la gnose anthropocosmique de Grégoire de Nysse, la libre réalisation spirituelle d'un Syméon le Nouveau Théologien. En Russie, de Khomiakov à Soloviev, cette tradition s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-berdiaev/#i_31

BRUNO GIORDANO (1548-1600)

  • Écrit par 
  • Jean SEIDENGART
  •  • 5 287 mots

Dans le chapitre « L'infinitisation de l'Univers »  : […] La révolution intellectuelle que G. Bruno tenta d'opérer pour repenser les rapports de l'infini et du fini n'est qu'un effort d'unification de la pensée, sans concession à quelque autorité que ce soit. Aristote avait fondé son finitisme cosmologique sur des arguments rationnels, mais aussi sur des données d' observation. C'est cet attachement aux évidences sensibles que dénonce Bruno. Non qu'il ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giordano-bruno/#i_31

CABINET DE CURIOSITÉS ou WUNDERKAMMER

  • Écrit par 
  • Myriam MARRACHE-GOURAUD
  •  • 4 017 mots
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Dans le chapitre « Microcosme  »  : […] Dans le cabinet de curiosités, le monde se dit par accumulation de traces et de fragments. En hommage à Dieu et à sa Création, la ferveur des premiers temps accumule toutes les merveilles de l’Univers dans les limites d’une pièce étroite, selon une logique d’échantillonnage. Idéalement, chaque singularité doit y trouver une place afin de reconstituer un monde en miniature et d’en offrir une image […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cabinet-de-curiosites-wunderkammer/#i_31

CALVINISME

  • Écrit par 
  • Jean CADIER, 
  • André DUMAS
  •  • 4 227 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'initiative vient de Dieu »  : […] Quelle est la doctrine du calvinisme ? Il s'agit essentiellement d'une doctrine tirée des saintes Écritures. Calvin n'avance rien qu'il ne puisse appuyer sur un texte biblique, c'est la seule preuve qu'il admet. C'est donc avant tout une exposition de la parole de Dieu. Le calvinisme est une doctrine de Dieu, un Dieu personnel et vivant. Tour à tour les trois personnes de la Trinité y manifestent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calvinisme/#i_31

CHRISTIANISME

  • Écrit par 
  • Pierre LIÉGÉ
  • , Universalis
  •  • 7 122 mots

Dans le chapitre « L'entrée en christianisme »  : […] C'est dans la mouvance des événements de Pâques et de Pentecôte et du témoignage des Apôtres que devait s'opérer le premier regroupement des chrétiens. On devenait chrétien d'abord par une conversion à la personne de Jésus identifié comme Seigneur, le rite du baptême venant sanctionner cette conversion. En se convertissant, les croyants avaient conscience d'entrer dans l'espace final de l'histoir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/christianisme/#i_31

CONTINGENCE

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 892 mots

Dans le chapitre « Formes simples »  : […] Partout où l'idée de contingence est utilisée, elle entretient des relations avec trois termes : les lois de la nature, la liberté humaine et la prescience divine, dont chacun peut être affirmé ou nié. On peut ainsi former de nombreuses combinaisons, auxquelles correspondent des sens différents du mot « contingence ». Sans passer en revue toutes les figures concevables de la contingence, nous évoq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contingence/#i_31

CRÉATION - La création dans les synthèses philosophico-religieuses

  • Écrit par 
  • Stanislas BRETON
  •  • 4 051 mots

Dans le chapitre « La nature du principe »  : […] La nature du principe se dégage sans difficulté des deux contextes évoqués. Dans l'optique créationniste, le Dieu créateur est avant tout un esprit, pur de toute ombre de matière ou d'espace. Le langage philosophique le présente comme Pensée de la pensée. Le langage religieux invoque de préférence le Premier Amour qui, loin de présupposer la « bonté » des choses, se manifeste dans le don absolu d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/creation-la-creation-dans-les-syntheses-philosophico-religieuses/#i_31

CRÉATION - Création et créativité

  • Écrit par 
  • Bernard BOURGEOIS
  •  • 4 319 mots

Dans le chapitre « Philosophie de la création humaine »  : […] La notion de création, appliquée à l'homme, l'a toujours été dans la perspective d'un rapport de l'homme à Dieu, rapport positif lorsque, en créant une œuvre, l'homme avoue qu'il ne fait que manifester, à travers sa propre finitude, l'infinie puissance du Créateur, rapport négatif lorsque l'homme affirme sa créativité comme dévoilement de l'insuffisance, de l'imperfection de l'œuvre divine, c'est- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/creation-creation-et-creativite/#i_31

DÉISME

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 305 mots

Selon Louis de Bonald, un déiste est un homme qui n'a pas eu le temps de devenir athée. Paul Hazard réplique que c'est un homme qui n'a pas voulu le devenir. Effectivement, le déisme (mot forgé au xvi e  s., répandu aux xvii e et xviii e s.) dés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/deisme/#i_31

DE LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ, Nicolas Malebranche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 827 mots

Dans le chapitre « Du cartésianisme à la « vision en Dieu » »  : […] Entre la première édition de la Recherche de la vérité , parue en 1674, et la quatrième (édition in-4 0 de 1678), Malebranche aura considérablement remanié et enrichi de nombreux « Éclaircissements » ce qui aura été son premier ouvrage. En 1700 et 1712 paraîtront encore deux éditions complétées, qui font ainsi de cette œuvre le travail d'une vie enti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-la-recherche-de-la-verite/

DENYS ou PSEUDO-DENYS L'ARÉOPAGITE (Ve-VIe s.)

  • Écrit par 
  • René ROQUES
  • , Universalis
  •  • 2 290 mots

Dans le chapitre « Nommer Dieu »  : […] C'est de l'Écriture que Denys prétend tirer son enseignement sur Dieu, comme d'ailleurs la totalité de sa doctrine ( Noms divins ). Il « expliquera » donc les dénominations empruntées à l'ordre de l'intelligence (νοητά) et à l'ordre des sens (αἰσθητά) que la Bible applique à Dieu. Or, si pour ces dernières Denys semble bien s'en tenir en fait aux images bibliques, il n'en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/denys-pseudo-denys-l-areopagite/#i_31

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La création des vérités éternelles »  : […] La première thèse proprement métaphysique affirmée par Descartes est celle de la création des vérités éternelles. Formulée, dès 1630, dans les lettres à Mersenne, maintenue, semblable à elle-même, jusqu'à la fin, elle ne figure pourtant dans aucun des exposés systématiques du cartésianisme. Les vérités éternelles, ce sont les évidences logiques, les structures mathématiques, les essences des chos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_31

DESTIN

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT
  •  • 2 486 mots

Dans le chapitre « Destin : mythe et concept »  : […] De nombreux philosophes ont utilisé le terme de destin, à moins que ce ne soit l'inverse, et qu'ils aient été « utilisés » par lui : la conceptualisation du destin, à travers les romantiques, Hegel et Kierkegaard, ou à travers les Anciens, Platon, Aristote et les stoïciens, est un terrain d'élection pour qui veut saisir sur le fait la contamination, dans la démarche philosophique, des images et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/destin/#i_31

DIEU MORT DE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 345 mots

La théologie de la mort de Dieu est née dans des cercles protestants d'Allemagne et d'Amérique du Nord. Ses principaux représentants sont : Thomas J. J. Altizer, de l'université d'Emory ; Paul M. Van Buren, de l'université de Temple ; William Hamilton, du séminaire théologique de Colgate-Rochester ; Herbert Braun, de l'université de Mayence. On peut citer également, bien que son intention soit trè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-de-dieu/#i_31

DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 1 014 mots

Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée la contingence de l'expérimenté. C'est ainsi que to […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuves-de-l-existence-de-dieu/#i_31

MUSULMAN DROIT

  • Écrit par 
  • Pascal BURESI
  •  • 4 410 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La théorie juridique musulmane »  : […] Dans la théorie politique classique, Dieu est le seul législateur. La Loi divine concerne tous les domaines : politique, économique, social, familial et, de manière générale, culturel. Tout pouvoir s'inscrit donc dans le cadre d'une Loi qu'il n'est pas habilité à modifier, mais seulement à respecter. Cela donne aux hommes de religion, aux juristes et surtout aux saints, une faculté considérable d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-musulman/#i_31

DUALISME

  • Écrit par 
  • Simone PÉTREMENT
  •  • 6 146 mots

Le nom de dualisme est donné à des doctrines suivant lesquelles on ne peut expliquer les choses en général, ou certaines catégories de faits, qu'en supposant l'existence de deux principes premiers et irréductibles. On distingue souvent le dualisme cosmologique , qui consiste à penser que le monde est dominé par le concours, ou l'alternance, ou l'opposition perpétuelle de deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_31

DULIE & HYPERDULIE

  • Écrit par 
  • Henri-Jacques STIKER
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La pratique populaire chrétienne consistant à rendre un culte aux saints, avec les excès ou les mépris qu'elle peut entraîner, a amené les théologiens et l'Église officielle à prendre position à ce sujet. On a admis qu'une forme de culte était légitime vis-à-vis des saints, mais en précisant qu'il fallait la distinguer du culte rendu à Dieu lui-même. La doctrine du Concile de Trente, face à la réa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dulie-et-hyperdulie/#i_31

ECKHART MAÎTRE (1260 env.-env. 1327)

  • Écrit par 
  • Louis COGNET
  •  • 2 660 mots

Dans le chapitre « De la déité à Dieu »  : […] Sa doctrine consiste en des spéculations sur l'être, lequel, pris absolument, s'identifie à Dieu. Eckhart distingue, d'une manière formelle et non réelle, la déité et Dieu. La déité, c'est l'essence divine absolue, isolée en son aséité, au-dessus de tout nom, de tout rapport, et dont nous ne pouvons rien affirmer, sinon qu'elle est unité. On ne peut donc en parler qu'en termes de théologie apopha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitre-eckhart/#i_31

ENQUÊTE SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, David Hume - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 806 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un « scepticisme modéré » »  : […] Mécanisme fondamental de la nature humaine, à la source même de notre conservation en tant qu'individus et nécessaire à la pérennité de l'espèce, l'examen de l'habitude va entraîner Hume, dans les sections suivantes de son Enquête , à des analyses qui concernent la philosophie pratique. La nécessité que nos actes volontaires soient suivis des effets attendus est pure illusion […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enquete-sur-l-entendement-humain/

L'ESSENCE DU CHRISTIANISME, Ludwig Feuerbach - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 754 mots

Dans le chapitre « L'essence de la religion »  : […] « La conscience de Dieu est la conscience de soi de l'homme, la connaissance de Dieu est la connaissance de soi de l'homme. À partir de son Dieu tu connais l'homme, et inversement à partir de l'homme, son Dieu : les deux ne font qu'un. » Telle est « l'essence de la religion en général ». Ce postulat va guider les recherches de Feuerbach qui radicalise dans un sens humaniste les thèses de Hegel au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-essence-du-christianisme/

ESTHÉTIQUE - L'expérience esthétique

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 5 074 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'expérience comme totalité interne »  : […] Chronos , le temps de la mesure, renvoie, selon la Logique du sens de Gilles Deleuze, à la succession incessante des instants. Une œuvre musicale peut être jouée ou écoutée comme un pur défilé de sonorités : quand le montage ne parvient pas à « prendre », ce qui advient demeure indifférent. Au temps « pulsé » de la simple chronologie, Deleuze oppose le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-l-experience-esthetique/#i_31

ÉTHIQUE, Baruch Spinoza - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 797 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Dieu, substance active »  : […] C'est ainsi que le premier livre de l' Éthique s'intitule « De Dieu ». Source unique du monde ou ensemble des réalités qui le composent, le Dieu dont part Spinoza est l'unique substance, « cause d'elle-même », éternelle et infinie, qui n'admet aucune extériorité et n'est extérieure à rien. C'est en elle qu'il faut chercher les modes, eux-mêmes éternels et infinis, qui l'expr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique-baruch-spinoza/

FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

  • Écrit par 
  • Alexis PHILONENKO
  • , Universalis
  •  • 8 846 mots

Dans le chapitre « L'accusation d'athéisme »  : […] Si Fichte fut accusé d'athéisme, c'est pour avoir nié l'existence d'un Dieu extérieur à la conscience, comparable à une véritable chose en soi. Le Dieu de Kant conservait aux yeux de Fichte des traces de « chosisme » : n'était-ce point un être extérieur à la conscience et postulé par elle ? Pour l'auteur de la Doctrine de la science , Dieu est non plus une chose, pas même un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-gottlieb-fichte/#i_31

FOI

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 468 mots

Dans le chapitre « Alliance et fidélité dans la Bible »  : […] Nous avons pris l'habitude de parler globalement de « la foi biblique », de « la foi chrétienne », de « la foi juive »..., en supposant que le mot « foi » résume la totalité du rapport de l'homme à Dieu. Il n'existe pas de mot en hébreu qui corresponde à cette acception. Les seuls termes capables d'évoquer dans sa totalité le message biblique sont ceux qui se rapportent non pas aux attitudes de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foi/#i_31

GNOSTICISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT, 
  • Michel TARDIEU
  •  • 10 629 mots

Dans le chapitre « Un certain type de connaissance »  : […] La gnose (du mot grec gnôsis ) peut se définir comme une connaissance salvatrice, qui a pour objet les mystères du monde divin et des êtres célestes, et qui est destinée à révéler aux seuls initiés le secret de leur origine et les moyens de la rejoindre, et à leur procurer ainsi la certitude du salut, que celui-ci soit obtenu ou non par une collaboration entre la grâce divin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnosticisme/#i_31

GRÂCE

  • Écrit par 
  • Georges CASALIS
  •  • 4 100 mots

Dans le chapitre « L'Ancien Testament »  : […] Chén , c'est d'abord une autre façon de désigner JHVH, le Dieu vivant, Seigneur d'Israël, dans les bonnes dispositions qui sont les siennes à l'égard des hommes ; c'est aussi, par extension, le rapport nouveau qu'il crée entre lui et les hommes en les appelant, en les interpellant incessamment par les messagers de sa Parole (Ps., XXXI, 17 ; XXXIII, 22). Et comme la grâce ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grace/#i_31

GRÉGOIRE DE NYSSE saint (330 env.-env. 395)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 1 874 mots

Dans le chapitre « Le théologien »  : […] Grégoire de Nysse est, avec son frère Basile de Césarée et leur ami commun Grégoire de Nazianze, l'un des trois grands théologiens cappadociens, qui sont à l'origine de la tradition théologique et mystique de l'Église d'Orient. Il se distingue par l'originalité et la hardiesse avec lesquelles il a su fondre en une synthèse nouvelle les traditions exégétiques héritées d'Origène, la dogmatique orth […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregoire-de-nysse/#i_31

GUILLAUME D'AUVERGNE (apr. 1180-1249)

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 1 044 mots

Sacré, en 1228 par Grégoire IX, évêque de Paris, où il avait été reçu magister theologiae en 1223, Guillaume d'Auvergne a été fortement influencé par les commentaires arabes d'Aristote et se présente à la fois comme le défenseur des ordres mendiants, alors en plein essor, et comme le tenant d'un aristotélisme réinterprété à la lumière de saint Augustin et d'Ibn Gabirol. Il a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-auvergne/#i_31

GUILLAUME DE CONCHES (1080 env.-env. 1150)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 575 mots

Mort en 1150 ou peu après, Guillaume de Conches a commenté plusieurs auteurs fondamentaux : Priscien, Boèce, Macrobe, le Platon du Timée  ; il est aussi l'auteur d'une Philosophie du monde ( Philosophia mundi , vers 1125) et du Dragmaticon , et a glosé Juvénal. Il est très au courant des données scientifiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-de-conches/#i_31

HALLÉVI JUDA (1075 env.-1141)

  • Écrit par 
  • Charles TOUATI
  •  • 1 138 mots

Dans le chapitre « La philosophie et le peuple d'Israël »  : […] Suivant Juda Hallévi, la philosophie nie toute possibilité de dialogue entre l'homme et Dieu. Certes, elle est parvenue à démontrer l'existence d'un Premier Moteur impersonnel ; elle demeure foncièrement incapable d'accéder jusqu'au Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. En fait, la philosophie ne comprend pas le phénomène religieux. Cependant il n'est pas question de récuser la raison, et Juda Hal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juda-hallevi/#i_31

HASARD & NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Ilya PRIGOGINE, 
  • Isabelle STENGERS
  • , Universalis
  •  • 9 586 mots

Dans le chapitre «  Retour aux origines »  : […] « Je ne forge pas d'hypothèses », a répondu Newton à ceux qui lui demandaient comment une force pouvait agir à distance. Cette phrase n'annonce pas vraiment la conception d'une science purement positive, mais elle exprime plutôt le constat que le monde, au sens de Newton, ne constitue pas un système déterministe, régi par des lois. Pour lui, il est possible de mesurer les effets observables des f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hasard-et-necessite/#i_31

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Malebranche »  : […] L'idéalisme est le fait de penseurs qui viennent après Descartes. Plus cartésiens que le maître, ils sont tout près de trouver en lui des vestiges de scolastique et d'infrarationnel. Malebranche et Berkeley, dont les doctrines comportent des analogies et des différences, sont des ecclésiastiques en réaction contre le thomisme et l'aristotélisme, qu'ils jugent trop laïques. Ils ne se doutent pas qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_31

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 276 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'immanence radicale »  : […] C'est avec Spinoza (précédé notamment par Giordano Bruno, brûlé à Rome en 1600) qu'on assiste à la critique radicale de la métaphysique de la transcendance. Puisque le monde (ou Nature), étant infini, ne saurait être qu'un, il est également incréé, permanent et infini : par-delà toute création ex nihilo (le créationnisme étant la marque ultime de tout transcendantalisme) la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanence-et-transcendance/#i_31

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le divin infini »  : […] À l'époque hellénistique, à travers les spéculations gnostiques et la patristique chrétienne, s'établit un contact entre la spiritualité orientale et la philosophie : la notion d'infini s'identifie avec la perfection et la toute-puissance du Dieu biblique. L'Un de Plotin (205-270) est, par excès et non pas par défaut, au-delà de tout monde sensible ou intelligible. Il est infini, sans forme, au-d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_31

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_31

IRÉNÉE DE LYON (130 env.-env. 208)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 1 882 mots

Dans le chapitre « Traditions gnostiques et tradition apostolique »  : […] La Pseudo-Gnose démasquée et réfutée , tel est le titre de l'ouvrage en cinq livres (écrit vers 180-185) dans lequel Irénée réfute le gnosticisme. Appelé traditionnellement Adversus haereses , il ne nous est parvenu que dans des traductions latine et arménienne. Le premier intérêt de cette œuvre est de conserver des documents gnostiques authentiques, cit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/irenee-de-lyon/#i_31

ISLAM (La religion musulmane) - Les fondements

  • Écrit par 
  • Jacques JOMIER
  •  • 12 611 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'absolu du sacré »  : […] Si le principe de l'insertion du musulman dans ce monde est bien affirmé, il reste à préciser comment celle-ci se réalise. Cette question est liée à celle du sacré. Quels sont les domaines sacrés dans lesquels l'activité du musulman est soumise à des normes supérieures intangibles ? Quels sont les domaines profanes où il est libre d'agir à sa guise ? Profondément religieux, l'islam tient le sacré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-religion-musulmane-les-fondements/#i_31

ISLAM (La religion musulmane) - Les sciences religieuses traditionnelles

  • Écrit par 
  • Chafik CHEHATA, 
  • Roger DELADRIÈRE, 
  • Daniel GIMARET, 
  • Guy MONNOT, 
  • Gérard TROUPEAU
  •  • 12 202 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  La théologie »  : […] En islam, la théologie a été appelée curieusement « science de la parole » (‘ ilm al- kalām ), et ceux qui la pratiquent « ceux qui parlent » ( al-mutakallimūn ). On a proposé de cela plusieurs explications ; celle qui prévaut aujourd'hui est que ladite science aurait été ainsi caractérisée non par son objet, mais par son mode d'arg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-religion-musulmane-les-sciences-religieuses-traditionnelles/#i_31

JEAN DE LA CROIX (1542-1591)

  • Écrit par 
  • Louis COGNET, 
  • Bernard SESÉ
  •  • 3 742 mots

Dans le chapitre « La nuit passive »  : […] En dehors de l'Écriture et de quelques lieux communs patristiques ou scolastiques, l'œuvre de Jean de la Croix ne contient pratiquement aucune citation, et pendant longtemps les commentateurs l'ont considéré comme une sorte d'autodidacte dans le domaine spirituel. Cependant, de récentes recherches ont montré qu'en fait il utilisait discrètement une considérable culture en ce domaine. Fortement inf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-de-la-croix/#i_31

JEAN DE RIPA (XIVe s.)

  • Écrit par 
  • Francis RUELLO
  •  • 1 453 mots

On sait seulement de Jean de Ripa, l'un des penseurs les plus remarquables de Paris dans la seconde moitié du xiv e  siècle, qu'il publia en 1357 son commentaire des Sentences ( Lectura super Primum Sententiarum ) et que ses Determinationes , dans lesquelles il répond à Ascensius d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-de-ripa/#i_31

JÉHOVAH

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 194 mots

Barbarisme pris pour le nom propre de Dieu chez les Juifs. Le tétragramme divin YHWH se lisait très probablement à l'origine YaHWeH , à une époque où les voyelles hébraïques n'étaient pas notées. Cependant, par respect pour leur divinité, les Juifs ne prononçaient jamais ce nom dans la liturgie synagogale. Ils lui substituaient soit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jehovah/#i_31

JÉSUS ou JÉSUS-CHRIST

  • Écrit par 
  • Joseph DORÉ, 
  • Pierre GEOLTRAIN, 
  • Jean-Claude MARCADÉ
  •  • 21 225 mots
  •  • 22 médias

Dans le chapitre « De la possibilité de représenter le divin  »  : […] La division entre Occident et Orient dans le monde chrétien s'est établie, pour une part importante, à partir de la question de l'image, en premier lieu de l'image du Fils de Dieu. Issu du judaïsme pour lequel toute image est interdite, parce que susceptible de provoquer l'idolâtrie, mais évoluant dans le monde gréco-romain où il y a une profusion de représentations de dieux et de demi-dieux, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jesus-jesus-christ/#i_31

JUSTIFICATION

  • Écrit par 
  • André DUMAS
  •  • 3 809 mots

La doctrine chrétienne de la justification de l'homme par Dieu exprime à la fois l'exigence radicale que Dieu a envers l'homme et le salut radical que Dieu donne à cet homme qui ne répond pas à cette exigence. La justification maintient ainsi la justice de Dieu, qui n'a pas « pour métier de pardonner », ainsi qu'ironisait Voltaire, et elle annonce le retournement du jugement en grâce, quand Jésus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/justification/#i_31

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les postulats »  : […] Que le principe moral exclue toute détermination de la volonté par un objet extérieur à la loi ne saurait empêcher cette volonté, lors même qu'elle est déterminée par ce principe, de se rapporter à un objet qui lui soit conforme et qui représente l'absolu pour l'ensemble des objets pratiques. Le conditionné dont cet absolu est le fondement, c'est le bonheur, objet de nos inclinations sensibles. A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_31

LAÏCITÉ

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT, 
  • Émile POULAT
  •  • 7 588 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La tendance internationale »  : […] L'histoire de la laïcité en France présente une originalité certaine, au point de n'être, selon certains auteurs, que « l'exception française ». Cette exception, réelle, n'est pourtant que relative. Le premier piège est ici la langue : « laïque », « laïcité » sont intraduisibles hors des langues latines. En anglais, secular (par opposition à lay ) appar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laicite/#i_31

LE BUISSON ARDENT ET LES LUMIÈRES DE LA RAISON (J. Greisch)

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 997 mots

La philosophie de la religion a mauvaise presse. Remise en question par la théologie au nom de la distance qu'elle prend avec son objet, elle est soupçonnée par la science religieuse et, plus généralement, les sciences humaines, d'une trop grande proximité avec la foi. C'est sans doute ce qui explique le relatif abandon d'une telle approche au cours de ces dernières décennies du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-buisson-ardent-et-les-lumieres-de-la-raison-j-greisch/#i_31

LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM

  • Écrit par 
  • Martine DE GAUDEMAR
  •  • 5 064 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La République des esprits et le meilleur des mondes possibles »  : […] Le privilège des esprits est ainsi considérablement érodé par Leibniz, même s'il souligne les degrés de perfection qui donnent à certains êtres dits « raisonnables » des prérogatives particulières, avec les devoirs qui en découlent. Les esprits sont appelés à conduire l'Univers à une perfection plus grande, à l'optimiser : telle est leur vocation. Ils constituent une République des esprits, un rè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-g-w/#i_31

LITURGIE CATHOLIQUE DE L'EUCHARISTIE

  • Écrit par 
  • Jean-Noël BEZANÇON
  •  • 2 120 mots

Dans le chapitre « L'acte originel et sa célébration »  : […] L'originalité du christianisme, c'est que tout s'y ramène à un homme, Jésus de Nazareth, le « Christ » (en grec, celui qui est investi, par une « onction », de toute la puissance de Dieu). Beaucoup plus qu'un fondateur, il est reconnu comme la « Parole de Dieu », le « Fils de Dieu », ayant avec Dieu un tel lien qu'en lui c'est Dieu qui se rend présent. Déjà dans les Évangiles, en particulier celu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liturgie-catholique-de-l-eucharistie/#i_31

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Critique de l'innéisme »  : […] « C'est une opinion bien établie parmi certains hommes qu'il y a dans l'entendement certains principes innés imprimés en l'esprit de l'homme dès son arrivée dans le monde. » Ce préjugé sous-tend tous les autres et, cette constatation étant faite, la presque totalité du livre premier de l' Essai est une critique systématique de toute forme de savoir inné en l'homme. Précisons […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-locke/#i_31

LULLE RAYMOND (1233 env.-1316)

  • Écrit par 
  • Louis SALA-MOLINS
  •  • 2 774 mots

Dans le chapitre « Entre le non-être et l'être : l'agir »  : […] L'expérience pluriconfessionnelle de Lulle l'amène à fonder sa doctrine sur des critères philosophiques qui puissent être acceptés par les trois grandes religions du Livre. Sa conviction d'avoir reçu d'en haut, par une faveur spéciale de la divinité, sa méthode de raisonnement explique qu'il ne sente presque jamais le besoin de mélanger à son discours des arguments empruntés explicitement à d'autr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raymond-lulle/#i_31

LUTHER MARTIN (1483-1546)

  • Écrit par 
  • Martin BRECHT, 
  • Pierre BÜHLER
  •  • 11 930 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Théologien de la Croix, et non de la gloire »  : […] « La Croix seule est notre théologie », déclare Luther. Dans le cadre du conflit des indulgences, qui porte le mouvement de la Réforme sur la scène publique en 1517, il caractérise les forces qui s'affrontent par l'opposition entre la théologie de la Croix et la théologie de la gloire. Par là, il ne propose pas simplement d'opérer des choix ou de marquer des préférences par rapport à des thèmes th […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-luther/#i_31

MAL

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 218 mots

Dans le chapitre « Les formes classiques du discours rationaliste »  : […] La sagesse antique, en proposant des figures de sagesse, pensables et praticables, a donné les premiers modèles, achevés dès l'origine, de mises en forme d'un discours réduisant l'angoisse devant le mal comme la clarté du jour efface un mauvais rêve : on avance que faire le mal pour le mal étant une impossibilité logique, la volonté ne pouvant se définir que comme volonté de bien, la faute et même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mal/#i_31

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « La philosophie de Malebranche »  : […] Avec Malebranche, le point d'appui de la philosophie, ce n'est plus, comme avec Descartes, la lumière naturelle créée, ce n'est plus la réflexion de l'esprit sur soi, ce n'est plus le cogito   : c'est la lumière divine elle-même, c'est le Verbe de Dieu, avec lequel notre union est si étroite qu'elle ne pourrait se rompre sans que notre être en fût détruit. Aussi la philosophi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_31

MANICHÉISME

  • Écrit par 
  • Henri-Charles PUECH
  •  • 15 291 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La doctrine »  : […] Le manichéisme est une gnose, une variété particulièrement intéressante et typique du gnosticisme, ou encore une gnose élargie aux proportions grandioses d'une religion nouvelle. Comme toute gnose, il est essentiellement fondé sur une « connaissance » qui apporte avec elle-même le salut, sauve par elle-même, du fait qu'en révélant à l'homme son origine, ce qu'il était et où il était avant d'être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manicheisme/#i_31

MESSIANISME

  • Écrit par 
  • Henri DESROCHE, 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 7 914 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Définition du messianisme »  : […] On a défini le messianisme comme étant « essentiellement la croyance religieuse en la venue d'un rédempteur qui mettra fin à l'ordre actuel des choses soit de manière universelle soit pour un groupe isolé et qui instaurera un ordre nouveau fait de justice et de bonheur » (Hans Kohn, « Messianism », in The Encyclopædia of Social Sciences ). Pratiquement, ce terme revêt souven […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/messianisme/#i_31

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le dieu créateur et la preuve ontologique »  : […] L'idée judéo-chrétienne d'un dieu créateur de toutes choses va contribuer à l'identification de la métaphysique et de la théologie, mais en un sens différent de celui d'Aristote. Pour Aristote, Dieu n'était cause du monde qu'à titre de cause finale du mouvement qui tend vers lui. Cela laissait intact le problème posé par Parménide, problème du rapport de l'unité de l'être et de la multiplicité de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_31

MIRACLE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 6 604 mots

Dans le chapitre « L'histoire sacrée et les « œuvres de Dieu » »  : […] Un troisième pas est franchi lorsque le prodigieux, signe de grâce, n'est plus perçu en situation « naturelle », mais en situation historique, lorsqu'un groupe religieux particulièrement inventif (Israël) récuse l'animisme, condamne l'idolâtrie, expulse ou retouche les mythes de représentation, leur préfère un mythe d'action, et décide de « signifier » Dieu par une exigence morale, par une intent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/miracle/#i_31

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nécessité, contingence et plénitude »  : […] L'histoire des conceptions philosophiques de la modalité est étroitement liée à celle des doctrines qui soutiennent la nécessité de ce qui est et de nos actions, dans leur opposition aux doctrines qui admettent qu'il y a, dans la nature ou en nous, une forme de contingence, c'est-à-dire au conflit philosophique traditionnel entre déterminisme et libre arbitre. On peut en retracer l'origine chez l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_31

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Pour Pascal, le moi était haïssable : formule de moraliste, qui estime que le moi est « injuste », « tyrannique », qu'il se fait « centre du tout ». Loin du texte, près des réalités, Paul Valéry commente : « Le moi est haïssable..., mais c'est celui des autres. » Pour nos contemporains, pour les prophètes de la « mort de l'homme », le moi n'est pas seulement détestable ; il est suspect, il est déc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_31

MONADOLOGIE, Gottfried Wilhelm Leibniz - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 843 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le système et l'harmonie »  : […] La Monadologie se présente comme le résumé du système de son auteur en quatre-vingt-dix alinéas d'une grande densité (et avec de multiples renvois à la Théodicée ). Elle ne sera publiée qu'en 1840 (l'édition de référence n'étant fournie qu'à la fin du xix e  siècle, par Émile Boutroux), mais connue par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monadologie/

MONOTHÉISME

  • Écrit par 
  • Claude GEFFRÉ
  •  • 3 567 mots

Le monothéisme désigne la forme de religion selon laquelle il n'existe qu'un Dieu unique. Dans la mesure où l'on entend le monothéisme au sens strict (non seulement comme croyance en un seul Dieu, mais comme négation explicite de tous les autres dieux), il n'y a pour l'histoire des religions que quatre grandes religions monothéistes : la religion d'Israël, la religion de Zarathoustra (mazdéisme), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monotheisme/#i_31

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « La liberté »  : […] Ce nouveau principe ne se distingue pas de l'ancien par un refus de la recherche du bonheur : il promet, au contraire, au fidèle la félicité éternelle. Ce n'est pas, non plus, qu'il abandonne le concept d'un monde ordonné, sensé, capable d'assigner à l'homme sa place. Mais cette félicité n'est plus de ce monde et ne saurait y être cherchée, et le cosmos ne se montre pas comme objet de connaissance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/#i_31

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « De la lumière comme métaphore à la lumière comme modèle »  : […] Le thème de la lumière est à ce point essentiel à la pensée médiévale qu'on le retrouve pour ainsi dire partout. La théologie symbolique lui fait une place déterminante, au titre de signe ou de symbole d'un Bien suprême connu par ses effets : pour un théologien, lecteur de Denys, le mot de « lumière », bien que « figuré », nous dit pourtant quelque chose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_31

MYSTIQUE

  • Écrit par 
  • Michel de CERTEAU
  •  • 8 610 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Détermination géographique et conditionnements historiques »  : […] Dans les analyses entreprises par des Européens, alors même qu'elles concernent des traditions étrangères, l'attention portée à la mystique des autres est conduite, plus ou moins explicitement, par des interrogations ou des contestations internes. Par exemple, la quête scientifique de l'hindouisme ou du bouddhisme a été et est encore habitée par l'« inquiétude » qu'ont suscitée, en Europe, l'irrup […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mystique/#i_31

NEWTON ISAAC (1642-1727)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 663 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La philosophie naturelle »  : […] Newton concevait son travail scientifique comme faisant partie de ce qu'il appelait la « philosophie naturelle », qui n'est pas une simple reprise du thème galiléen du livre de la nature, mais s'insère dans le courant néoplatonicien de Cambridge. S'il s'inspire de Descartes, par une certaine conception de la raison et du rôle des mathématiques, c'est aussitôt pour s'en démarquer, et les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isaac-newton/#i_31

NOM

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 080 mots

Dans le chapitre « L'invocation du Nom divin »  : […] C'est sans doute dans les textes bibliques et dans les textes juifs que la nomination revêt, à l'égard de la divinité, une importance capitale. Ces textes ont valeur paradigmatique pour une étude de la place du Nom dans le langage religieux. Il est dit dans la prière juive quotidienne : « Tu es Saint et Ton Nom est Saint... » et dans la liturgie du jour de l'An : « Ton Nom est accordé à Toi, et To […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nom/#i_31

NOMS & ATTRIBUTS DIVINS

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 429 mots

Le problème des noms divins dans la pensée chrétienne revient à poser la question suivante : comment concevoir que s'appliquent à l'absolue simplicité de Dieu, découlant de sa définition, les perfections multiples qu'on lui attribue en vue d'expliciter, à l'usage de l'homme, son essence, ainsi que les noms que la tradition, scripturaire et patristique, lui donne ? Le contexte mythique vécu de la B […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noms-et-attributs-divins/#i_31

OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 6 684 mots

Dans le chapitre « La morale et la métaphysique ockhamistes »  : […] La morale d'Ockham est plus surprenante que sa psychologie. Pour lui, le libre arbitre n'est pas seulement une exigence de foi ; à la différence de l'immatérialité de l'âme, il y voit une évidence empirique et il admet, très classiquement, que le vouloir se fortifie par l'habitude, s'affaiblit par l'inaction. Mais le terme qui se propose à l'action, le volibile , ne peut être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-ockham/#i_31

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Aristote et la métaphysique »  : […] L'ontologie d'Aristote diffère de celle de Platon en ceci que ce qui est fondamentalement, ce ne sont pas les idées, mais les individus concrets : Callias, cet arbre, ce temple. Les idées sont ramenées à leur statut de genres, dont l'existence n'est que virtuelle, comme l'homme en Callias. L'Être, c'est à titre primordial la substance ( ousia , étance) sensible. Une ontologie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_31

ORTHODOXE ÉGLISE

  • Écrit par 
  • Olivier CLÉMENT, 
  • Bernard DUPUY, 
  • Jean GOUILLARD
  •  • 23 318 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Déification de l'humanité et de l'Univers »  : […] Présent dès le ii e  siècle chez Irénée de Lyon, le vocabulaire de la déification (les substantifs θ́εωσις et θεοποίησις, les verbes θεο̃υν et θεοποιειν) se précise au iv e  siècle à Alexandrie et en Cappadoce, et se différencie de la problématique néo-platonicienne en opposant les thèmes de l'ad […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eglise-orthodoxe/#i_31

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Les stoïciens »  : […] En toute rigueur, on devrait réserver le terme de panthéisme (apparu pendant la Renaissance) à un petit nombre de philosophes chez lesquels apparaît explicitement l'affirmation de l'identité de Dieu avec le tout de l'être, celui-ci englobant la nature ou se réduisant à elle. C'est pourquoi on fera commencer l'histoire du panthéisme avec les stoïciens et non pas avec les présocratiques ; on ne tro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_31

LOGOS

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 505 mots

Dans le grec classique, logos signifie une parole ou la parole, et tout rôle qu'elle assume : profane (proposition, définition, exemple, science, opinion particulière, rumeur publique) ou sacré (réponse d'oracle, révélation d'en haut). Ce terme tient une place si considérable dans la langue philosophique que la multiplicité des significations qu'il recouvre oblige à s'enquér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logos/#i_31

PARTICIPATION, théologie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 331 mots

Au sens théologique, la participation désigne le rapport de la créature au Créateur, la façon dont l'esprit reste lié à Dieu, qui lui est présent bien que transcendant et auquel il ne cesse d'être uni, bien que le Dieu dont il dépend ne dépende pas de lui, bien que le Dieu dont l'homme est l'image ne soit pas à l'image de l'homme. L'intérêt de cette notion pour le théologien vient de ce que, sans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/participation-theologie/#i_31

PASCAL BLAISE (1623-1662)

  • Écrit par 
  • Dominique DESCOTES, 
  • François RUSSO
  •  • 8 433 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Port-Royal »  : […] C'est en 1646, à Rouen, que Pascal rencontre l'augustinisme grâce aux frères Deschamps, deux médecins venus soigner son père, qui lui font lire des ouvrages de Saint-Cyran et peut-être de Jansénius, dont il est si fortement frappé que, dans cette famille dont le catholicisme a été jusqu'alors tiède, il engendre un mouvement de ferveur qui touche particulièrement sa sœur Jacqueline. Cette première […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/blaise-pascal/#i_31

PATRISTIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 8 815 mots

Dans le chapitre « Judaïsme et christianisme »  : […] Après le rejet par Israël de la communauté chrétienne primitive, considérée comme hérétique, et à la suite de mouvements très complexes, l'Église s'est séparée définitivement du judaïsme après 70. Comment devait-elle concevoir son rapport avec la tradition juive, à laquelle Jésus, son fondateur, appartenait ? Devait-elle aller jusqu'à la rupture radicale avec tout le passé ? Le christianisme appa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/patristique/#i_31

PÉCHÉ, religion

  • Écrit par 
  • Jacques POHIER
  •  • 6 302 mots

Les expériences et les notions ayant trait à l'ordre du mal sont très diverses : depuis les sentiments plus ou moins conscients de honte, d'impureté ou de culpabilité, jusqu'au jugement moral le plus élaboré de la conscience, en passant par la transgression d'une loi (loi d'un groupe social, loi de la raison ou de la nature) ou par la conviction qu'un acte entraîne quelque désordre ou cause un to […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peche-religion/#i_31

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 4 962 mots

Dans le chapitre « La purification »  : […] La philosophie de Plotin peut se lire en deux sens : à partir du principe originaire et proprement indicible pour passer à la dualité du pensant et du pensé, puis à l'éparpillement psychique dans le temps et dans l'espace ; mais, à suivre ainsi l'ordre logique d'une «  procession » (qui n'est qu'en apparence histoire et genèse), on laisse échapper la méthode plotinienne comme purification et ascen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin/#i_31

POÉSIE DU SENTIMENT RELIGIEUX (XVIe et XVIIe s.)

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine FRAGONARD
  •  • 1 100 mots

La fréquentation des Écritures, les affrontements de la fin du xvi e siècle métamorphosent la notion même de littérature religieuse, en un temps où le religieux représente plus de la moitié des livres édités. Une littérature institutionnelle polémique, didactique, historique prend un essor inouï dans les deux Églises, catholique et protestante. M […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesie-du-sentiment-religieux/#i_31

PRÉDESTINATION

  • Écrit par 
  • André DUMAS
  •  • 2 867 mots

La prédestination est la doctrine biblique et théologique selon laquelle Dieu choisit d'aimer l'homme, de l'appeler avant son savoir, de le sauver avant ses mérites, de le maintenir dans la fidélité de cet appel et de ce salut avant le terme de sa vie, de condenser ainsi dans un acte de libre amour ce qui se déroule dans la multiplicité variable du temps. La prédestination caractérise Dieu non co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/predestination/#i_31

PRIÈRE ET CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Albert-Marie BESNARD
  •  • 4 081 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le rôle de la croyance »  : […] On se ferait une idée caricaturale de la prière si on n'y voyait que l'expression d'un besoin signifié et transmis à une instance supérieure à fin d'exaucement. Le besoin incite au recours, mais le recours va être lui-même conditionné par le type de relation qui unit l'orant et son dieu. C'est la croyance qui encourage, justifie et structure le recours. Une question capitale se pose : n'est-il pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/priere-et-contemplation/#i_31

PROVIDENCE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 487 mots

Si l'on s'en tient à l'histoire des idées, le concept de providence n'est pas d'origine judéo-chrétienne : il est d'origine hellénique, de facture stoïcienne. En contexte stoïcien, « providence » ne signifie pas vigilance ou bienveillance personnelle d'un dieu sage et bon qui prend soin de chacune de ses créatures ; le terme est synonyme de « nécessité ». En effet, dans l'ancien stoïcisme, il y a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/providence/#i_31

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La raison pervertie et la foi »  : […] Un changement radical intervient avec l'avènement des religions révélées. Certes, le monde est l'œuvre d'un Dieu créateur et, en tant que tel, il est parfait et entièrement raisonnable. Mais la chute du premier homme a tout bouleversé : non seulement la vue immédiate du monde en son unité et sa beauté est refusée à la raison humaine déchue par sa propre faute, mais le monde lui-même en a pâti en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_31

RÉVÉLATION

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
  •  • 3 751 mots

La révélation a été comprise de façon classique comme la communication d'une vérité par un auteur inspiré de Dieu, dont le message a été confirmé par des signes. Elle a été ainsi interprétée dans la catégorie de la parole et du discours. La réflexion contemporaine procède à partir de la Bible à un renouvellement de cette définition en reconnaissant que la révélation en premier lieu ne se donne pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revelation/#i_31

SABBAT

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 552 mots

Transcription du mot hébreu shabbat , le terme sabbat est le nom du septième jour de la semaine, le samedi ; conformément à son étymologie (du verbe shavat , « cesser »), il désigne le jour de la cessation du travail, du repos. Institution essentielle à la vie religieuse juive, le sabbat commence dix-huit minutes (pour certains trois heures) avant le cou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sabbat/#i_31

SACRÉ, religion

  • Écrit par 
  • Dominique CASAJUS, 
  • André DUMAS, 
  • Universalis
  •  • 10 203 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Sacralisation et sanctification »  : […] À première vue, il n'y a pas de différence entre les termes de sacralisation et de sanctification. Le saint, comme le sacré, est séparé, fondateur et idéal. Comme lui, il appelle des interdits et il contient des promesses. C'est ainsi que Roger Caillois écrit : « Le sacré est un univers de prohibitions transcendantes, capitales, arbitraires, ou qui paraissent telles, inexplicables en tout cas au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sacre-religion/#i_31

SADE DONATIEN ALPHONSE FRANÇOIS DE (1740-1814)

  • Écrit par 
  • Béatrice DIDIER
  •  • 2 705 mots

Dans le chapitre « Le philosophe »  : […] Sade est avant tout philosophe. Il a écrit un Dialogue d'un prêtre et d'un moribond où il détruit les arguments du déisme avec allégresse. Ses romans ont le caractère d'une démonstration, en particulier La Philosophie dans le boudoir (1795) où deux personnages donnent à une très jeune fille une leçon théorique et pratique du libertinage le plus poussé et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/donatien-alphonse-francois-de-sade/#i_31

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « Ruses et candeur du sage »  : […] Comment se fait-il que des sages aient soutenu, bien au-delà du raisonnable, des régimes politiques fondés sur des fétiches et des polices ? C'est que la raison visionnaire, observant les relations mi-apeurées, mi-triomphales que l'infirmité de la raison humaine entretient depuis des millénaires avec la pensée magique, en a quelquefois conclu que les idoles ont joué dans le passé un rôle civilisat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_31

SAINT-ESPRIT

  • Écrit par 
  • Joseph DORÉ, 
  • Richard GOULET
  •  • 3 912 mots

Le Saint-Esprit, l'Esprit de Dieu , tient dans le judéo-christianisme une place paradoxale : il y apparaît à la fois omniprésent aux yeux de la tradition biblique et dogmatique et, en maintes époques du moins, assez largement méconnu chez nombre de croyants. Il est mentionné dès la première page de la Bible, sous la forme de la ruaḥ hébraïque : il « planait sur les eaux » au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saint-esprit/

SAINTETÉ

  • Écrit par 
  • André BAREAU, 
  • Yves CONGAR, 
  • Louis GARDET, 
  • Françoise MALLISON
  • , Universalis
  •  • 7 167 mots

Dans le chapitre « Les Écritures juives »  : […] Les aspects dégagés par l'histoire des religions touchant le sacré (mana, tabou, numinosum selon R. Otto) se rencontrent dans la Bible : crainte du redoutable, interdiction d'approcher, vertu contagieuse des objets du culte, interdits et règles de pureté. Ce ne sont pas là les valeurs caractéristiques de l'idée biblique de sainteté, qui est marquée par la personnalité de Di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saintete/#i_31

SCHELER MAX (1874-1928)

  • Écrit par 
  • Daniel CHRISTOFF
  •  • 2 381 mots

Dans le chapitre « Philosophie religieuse »  : […] Du vrai Dieu, du Dieu personnel qui se révèle librement dans la nature et dans l'histoire, la métaphysique ne donne que l'idée inerte d'un absolu dont elle ne peut saisir les attributs sans le secours de la connaissance religieuse. Celle-ci part de l'acte qui vise le sacré et découvre la présence de Dieu dans le monde. Tout homme peut reconnaître le divin, mais souvent de manière partielle, en ido […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-scheler/#i_31

SHOAH LITTÉRATURE DE LA

  • Écrit par 
  • Rachel ERTEL
  •  • 12 488 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « L'impensable objet de pensée : l'essai et l'impresceptible »  : […] Etre « le témoin du témoin » signifie, au-delà même de la parole des rescapés, la réverbération à l'infini de l'anéantissement. Être « le témoin du témoin » proclame qu'il y a imprescriptibilité de la mémoire et de son dire, tout comme il y a imprescriptibilité du crime. Qu'est-il advenu à l'homme, dans cet effondrement de l'humain ? Rien d'étonnant à ce que Primo Levi et Robert Antelme s'interrog […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-de-la-shoah/#i_31

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Dieu, c'est-à-dire la Nature »  : […] On notera d'abord la conséquence principale de la finalité éthique du système : la théorie de l'Être ne vaut pas pour elle-même, mais seulement comme moyen indispensable à la constitution de cette éthique. C'est pourquoi il est important de noter que le commencement de la doctrine ne consiste pas à réfléchir sur un commencement chronologique du monde, c'est-à-dire sur un acte de création qui serai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_31

SUBLIME, philosophie

  • Écrit par 
  • Philippe LACOUE-LABARTHE
  •  • 6 168 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sublime et métaphysique »  : […] Tel est, semble-t-il, le fond de la problématique du sublime. Et tel est ce qui la définit comme une problématique proprement métaphysique, en somme toujours affrontée à ce paradoxe matriciel qui est peut-être le paradoxe même de l'ontologie : dans le sublime, c'est la nature qui demande à l'art de la seconder, de la faire être afin qu'elle se révèle. Mais du coup elle supprime l'art, au sens de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sublime-philosophie/#i_31

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Aristote »  : […] C'est la définition de la « philosophie première » qui, chez Aristote (à travers les livres Γ, Λ, Ζ, Θ de la Métaphysique ), va se constituer comme l'origine simultanée de la métaphysique occidentale et de la philosophie d'Aristote ; la philosophie première est la science de l'être en tant qu'être et non pas la connaissance particulière de tel ou tel domaine de la réalité. Ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_31

SWEDENBORG EMANUEL (1688-1772)

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 3 317 mots

Dans le chapitre « De l'amour-propre à l'amour de Dieu »  : […] Il importe au premier chef de ne pas faire de Swedenborg un mystique abscons et monomane. Comme sa compatriote sainte Brigitte de Vadstena, il n'a jamais pris la paille des mots pour le grain des choses. Natures scandinaves que l'on calomnie gravement en les disant déséquilibrées, utopiques ou échevelées ; natures au contraire étroitement accordées au rythme des saisons et aux beautés des choses, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emanuel-swedenborg/#i_31

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Naissance de la théologie »  : […] Platon ne mentionne le terme que dans son sens étymologique : « théologie » signifie discours ou propos sur Dieu, sur les dieux ; il ne l'utilise que pour répondre à la question : comment parler du divin, en bien parler, en parler comme un poète ? Aristote est le premier à spécifier, à délimiter un savoir comme théologique. Mais il nomme théologie la « philosophie première », cette partie de la ph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_31

THÉOLOGIE NÉGATIVE

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 3 863 mots

Dans le chapitre « Méthode d'abstraction et intuition intellectuelle »  : […] Pour être encore plus précis, il vaudrait mieux parler de méthode aphairétique que de méthode apophatique, au moins pour la période qui s'étend jusqu'au iv e siècle après J.-C. Pendant tout ce temps, la théologie négative a été plutôt désignée par le terme aphairesis , qui désigne une opération intellectuelle d'abstraction, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie-negative/#i_31

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Dieu »  : […] Au niveau philosophique, deux grandes thèses sont énoncées au sujet de Dieu : l'existence de Dieu n'est pas une évidence   ; la nature de Dieu reste inconnue . La sentence « Dieu existe » suppose un raisonnement qui procède par des voies multiples mais convergentes. C'est la fameuse doctrine des « cinq voies », qui toutes partent de l'expérience : remont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_31

TRINITÉ

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
  •  • 3 116 mots

Être chrétien, c'est croire au salut apporté par Jésus-Christ. Cet acte de foi s'est d'abord exprimé par des formules simples, comme « Jésus est le Christ » ou « Jésus est le Seigneur ». Un seul nom est alors cité, mais, si l'on développe la formule, on s'aperçoit que sa structure est trinitaire : le croyant sait que le salut, apporté par Jésus, vient de Dieu, et que cette œuvre de sanctification […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/trinite/#i_31

WHITEHEAD ALFRED NORTH (1861-1947)

  • Écrit par 
  • Jean-Luc VERLEY, 
  • Jean WAHL
  •  • 2 204 mots

Dans le chapitre « La négation de la bifurcation cartésienne »  : […] Né à Ramsgate (Kent), Alfred North Whitehead se forma à Cambridge, où il devint fellow de Trinity College, puis fut professeur de physique mathématique à l'université de Londres, collaborant alors avec Russell pour la rédaction des Principia mathematica (1910-1913) et publiant lui-même, en 1920, The Concept of Nature . À Cambridge […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-north-whitehead/#i_31

YAHVÉ ou YAHWEH

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 358 mots

Le Dieu d'Israël, Yahvé, était connu avant Moïse chez d'autres peuples que les Hébreux : les anciens Phéniciens semblent avoir adoré un dieu Yo. Dans la Bible hébraïque, on trouve les formes abrégées Yahu, Yo ou Yah, la plupart du temps en composition, préposées ou postposées, dans des noms théophores (Yoiakin, Abia) ou dans des formules liturgiques (alléluia). Dans les papyrus juifs d'Éléphantine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yahve-yahweh/#i_31

ZWINGLI HULDRYCH (1484-1531)

  • Écrit par 
  • Jacques Vincent POLLET
  •  • 7 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La pensée religieuse de Zwingli »  : […] Zwingli a traduit et commenté vingt et un livres de l'Ancien Testament (C.R., XIII, XIV) à l'occasion de la Prophezei , cercle d'études bibliques remplaçant l'office choral et inauguré le 19 juin 1525. La Bible de Zurich (1529) est le fruit de ce travail. Les sermons, dont il ne reste que des notes d'auditeurs (publiées en partie par O. Farner), suivent l'ordre des leçons de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/huldrych-zwingli/#i_31

Voir aussi

Pour citer l’article

Jacques COLETTE, « DIEU - Problématique philosophique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/