RACISME

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Mentalités et pratiques coloniales

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Les « quatre races d'hommes »

Les « quatre races d'hommes »
Crédits : Editions Belin, 1877

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Racisme nazi

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Il n'est pas aisé de donner du racisme une définition qui fasse l'unanimité. C'est pour le moins étonnant à propos d'un sujet abordé tant de fois et de tant de manières. On comprend les raisons de cette difficulté lorsqu'on s'avise que la base du racisme, c'est-à-dire le concept de race pure appliqué aux hommes, est mal définie et qu'il est pratiquement impossible de lui découvrir un objet bien délimité. D'autre part, le racisme n'est pas une théorie scientifique, mais un ensemble d'opinions, peu cohérentes par surcroît. De plus, ces opinions, loin de découler de constats objectifs, extérieurs à celui qui les exprime, sont la justification d'attitudes et d'actes, eux-mêmes motivés par la peur d'autrui et le désir de l'agresser, afin de se rassurer et de s'affirmer à son détriment. Enfin, le racisme apparaît comme le cas particulier d'une conduite plus générale : l'utilisation de différences biologiques, mais qui pourraient être psychologiques ou culturelles, réelles ou imaginaires. Il y a donc une fonction du racisme. Il résulte de tout cela que le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences biologiques, réelles ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier une agression. Le texte suivant commente et justifie cette définition.

Repères historiques

Le mot « race » est d'emploi relativement récent dans la langue française. Il date du xve siècle et vient du latin ratio, qui signifie, entre autres, « ordre chronologique » ; ce sens logique persiste dans l'acception biologique qui s'impose par la suite : la race est alors comprise comme un ensemble de traits biologiques et psychologiques qui relient ascendants et descendants dans une même lignée. Terme d'élevage, il est d'ailleurs appliqué à l'homme seulement à partir du xviie siècle.

Le racisme comme doctrine est plus récent encore. Au xvie siècle, les Espagnols opposent la « mission civilisatrice » de l'Espagne en Amérique à l'« infériorité naturelle » et même à la « perversité » des Indiens. Ils se croient autorisés à en déduire la légitimité de la conquête et de l'établissement européens. Ainsi, l'effort systématique pour justifier l'agression et la domination sur un groupe présenté comme biologiquement inférieur, par un autre groupe, jugé supérieur, date des débuts de la colonisation. On notera aussi que l'indigène n'est pas seulement tenu pour inférieur, ce qui ne serait pas de sa faute, mais qu'il est « pervers », donc moralement blâmable, méritant sanction ou, au moins, correction ; c'est ce qui légitime la « mission » du Blanc.

Mentalités et pratiques coloniales

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Dans le Nouveau Monde et partout où ils se sont imposés, les Européens, persuadés de leur supériorité, ont considéré les peuples qu'ils avaient vaincus avec mépris.Le statut des indigènes est celui d'êtres soumis, destinés à se voir exploités par les puissances coloniales et devant au... 

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La traite des Noirs, dont l'acmé se situe au xviie siècle, est en évidente corrélation avec les premières argumentations du racisme biologique, dont se moque spirituellement Montesquieu. Certes, on trouve chez tel ou tel auteur ancien des affirmations racistes et même les premiers éléments d'une argumentation. Aristote, qui fut partisan d'un ordre social basé sur l'esclavage, a tenté de le légitimer par l'infériorité naturelle des Barbares, ce qui les destinait à servir d'esclaves aux Grecs. Mais il s'agit là de remarques isolées et souvent démenties par la pratique. La stigmatisation biologique, lorsqu'elle n'était pas absente, n'avait qu'un rôle très secondaire.

L'antisémitisme est certes ancien, mais là encore il s'agit essentiellement d'une affaire religieuse ou nationale. L'antisémitisme, comme doctrine raciale, naît bien plus tard, avec la libération sociale relative des Juifs, donc avec la concurrence économique.

Il faut attendre les temps modernes pour qu'apparaisse l'explication quasi systématique et scientifique des racistes contemporains. C'est probablement que la science paraît seule digne de fournir une garantie indiscutable au sérieux d'une thèse. L'un des initiateurs du racisme, Gobineau (1816-1882), se fonde sur l'anatomie comparée du cerveau pour affirmer que celui du Huron ne saurait contenir, même en germe, un esprit semblable à celui de l'Européen. Il n'est pas le seul à penser ainsi ; d'excellents esprits ne sont pas loin de partager de telles opinions à la même époque, ou quelque temps avant : ainsi, paradoxalement, ce sont les travaux de Linné (1707-1778) et de Buffon (1707-1788), lesquels ne sont d'ailleurs pas exempts de préjugés, qui préparent la voie au racisme prétendument scientifique ; on s'appuie aussi sur l'autorité de Darwin. Et, à la fin du xixe siècle, l'Europe cultivée est convaincue que le genre humain se partage en races supérieures et en races inférieures (voir, par exemple, Renan et l'anthropologue Broca).

Les « quatre races d'hommes »

Les « quatre races d'hommes »

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Au XIXe siècle, la construction des identités nationales encourage les efforts de l'anthropologie physique pour identifier « scientifiquement » des « races » humaines. Dans cette représentation tout à fait caractéristique de l'époque, la supériorité de la race blanche par rapport aux... 

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Cet ensemble de notions, plus ou moins clairement affirmées, connut en tout cas une extraordinaire postérité. En France, Gobineau, qui n'était pas exactement antisémite, eut une descendance violemment antijuive. C'est surtout en Allemagne que ses idées, conjuguées avec une tradition antisémite (ainsi H. S. Chamberlain, 1855-1927), eurent le plus d'influence ; elles conduisirent aux génocides, camps de concentration et déportations de populations entières. En Italie, le fascisme chercha à légitimer l'hégémonie italienne sur d'autres peuples décidés inférieurs. Dans les pays slaves, des mouvements panslavistes recherchèrent dans la littérature, les mœurs et la langue les preuves d'une supériorité qui les conduisit à approuver ou même à susciter de sanglants pogromes. Les pays anglo-saxons n'échappèrent pas à la contagion ; à la suite des recherches de l'Anglais Galton (1812-1911) sur l'eugénisme, des savants anglo-saxons se réunirent au début du siècle à Londres pour définir les moyens de lutte contre la prolifération des autres races, qui pourrait mettre en danger la race blanche. Aux États-Unis, on a essayé de promouvoir une véritable « croisade ethnologique ». L'Afrique du Sud, enfin, fit de l'apartheid le fondement de ses institutions.

Le rapprochement de ces divers doctrines sociales fait apparaître une constante, par-delà les spécificités et les circonstances locales : au nom d'une supériorité biologique, un groupe humain cherche à s'affirmer contre d'autres et se croit autorisé pour cela à utiliser tous les moyens possibles, dont la violence et le meurtre.

Opinions, attitudes et conduites

Présupposés du racisme

Pour affirmer les supériorités raciales, il faut supposer l'existence de races humaines ; le raciste sous-entend ou pose clairement qu'il existe des races pures, que celles-ci sont supérieures aux autres, enfin que cette supériorité autorise une hégémonie politique et historique. Or ces trois points soulèvent des objections considérables.

D'abord, la quasi-totalité des groupes humains actuels sont le produit de métissages, de sorte qu'il est pratiquement impossible de caractériser des « races pures ». Il est déjà très difficile de classer les groupes humains selon des critères biologiques toujours imprécis. Enfin, la constante évolution de l'espèce humaine et le caractère toujours provisoire des groupes humains rendent illusoire toute définition de la race fondée sur des données ethniques stables.

Bref, l'application du concept de pureté biologique aux groupes humains est inadéquate. Ce concept est un terme d'élevage, où la race, prétendument pure, est d'ailleurs obtenue par des métissages contrôlés. Quand on l'applique à l'homme, on confond souvent groupe biologique et groupe linguistique ou national ; ainsi en est-il de la notion d'homme aryen, dont se sont servis Gobineau et ses disciples nazis. Il n'est pas impossible enfin que cette notion contienne implicitement la référence à un phantasme de la pureté.

De toute manière, en supposant qu'une telle pureté existe, pourquoi relier pureté biologique et supériorité et en quoi consisterait cette dernière ? Si, par hypothèse encore, des supériorités biologiques existent, en liaison avec des traits ethniques, il n'est nullement démontré qu'elles conditionnent des supériorités psychologiques ou culturelles, sur lesquelles insiste le racisme.

En outre, en admettant que soient réelles de telles supériorités, provisoirement ou définitivement, liées ou non à une éventuelle pureté, pourquoi légitimeraient-elles une hégémonie politique ?

Il est clair qu'on n'est pas en présence d'une conséquence scientifiquement établie mais d'un choix politique, d'un vœu ou d'une volonté d'établir une telle hégémonie, fallacieusement appuyée sur des arguments biologiques ou culturels.

Enfin, une dernière et insurmontable confusion se décèle dans le racisme : l'inadéquation entre groupes ethniques, groupes culturels, peuples et nations rend en tout cas illégitime un comportement politique qui se baserait sur des caractères ethniques ou culturels.

En conclusion, le racisme n'est pas une théorie scientifique, mais une pseudo-théorie, un ensemble d'opinions, sans articulations logiques certaines avec des données biologiques plus ou moins précises.

Les essais de légitimation

On comprend maintenant pourquoi une définition du racisme est si difficile. D'abord, le principe du racisme – la notion de race, appliquée aux humains – est un concept indéterminé ou plus exactement une notion à laquelle il est pratiquement impossible de découvrir un objet défini. Ensuite, l'argumentation issue de cette notion douteuse est elle-même douteuse et, de plus, peu cohérente dans son développement.

Cependant, le rapprochement entre la fragilité des bases scientifiques du racisme et l'ampleur des conclusions qui en sont tirées n'est pas sans intérêt. La passion des racistes, la ténacité et l'extension du phénomène, comparées aux confusions, aux glissements de sens et aux contradictions auxquels elles donnent lieu, prouveraient, s'il en était besoin, que le racisme trouve son assise non dans la logique mais dans l'affectivité et l'intérêt. Il faut ici renverser la perspective : l'accusation renvoie à l'accusateur plus qu'à l'accusé ; le racisme, loin d'être une science ou une théorie scientifique qui dicterait une attitude et une conduite, cherche au contraire à se légitimer par une construction intellectuelle, une rationalisation, qui se trouve ainsi alimentée et sous-tendue par les exigences psychologiques de ce même comportement.

Le raciste met l'accent sur une différence biologique, réelle ou supposée, à partir de laquelle il déduit une conduite qu'il veut légitime, et souvent, par extension, une politique et une philosophie sociale, quelquefois une métaphysique. Ainsi, la couleur et les traits physiques des Noirs, qui seraient le signe de leur infériorité biologique, autoriseraient les Blancs à les gouverner. Le Juif, caractérisé d'abord par une description biologique, devient un « être du mal », à la fois maudit et générateur des pires catastrophes pour les autres.

Racisme nazi

Racisme nazi

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Dès 1940, les populations des territoires occupés à l'Est par les armées allemandes furent soumises à la politique raciste des nazis. Des centaines de spécialistes (historiens, géographes, archivistes, ethnologues, sociologues, médecins), affiliés à des instituts de recherche... 

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La différence biologique est seulement un point de départ, l'assise d'une construction qui la dépasse infiniment. Pour asseoir sa démonstration, le raciste fait flèche de tout bois : tantôt il s'appuie sur l'indice céphalique, qui serait le meilleur critère de l'état mental et spirituel du sujet ; tantôt il privilégie un détail psychologique du comportement individuel, qu'il étend ensuite à tout un groupe ; tantôt il croit déceler un trait collectif, qu'il attribue à tout individu du groupe. Même quand le trait est réel, il n'est pas forcément légitime de lui donner une telle extension, ni une telle signification ; dans tous les cas, la différence, qu'elle soit biologique, psychologique, culturelle ou sociale, est toujours à l'avantage du sujet raciste.

Une telle analyse conduit à mettre de nouveau en question le terme de racisme : il s'agit en effet ici d'un mécanisme beaucoup plus vaste et probablement plus profond qu'il ne semble. Le mot « racisme » veut signifier une théorie des races humaines ; ne serait-il pas plus exact alors d'utiliser le terme de « raciologie » ? En outre, cette signification projetée n'est presque jamais seule concernée ; le racisme contient implicitement une condamnation et un refus d'individus ou de groupes tenus pour appartenir à une autre race ; s'il ne s'agit pas tant – ou pas seulement – de constater une différence biologique, mais d'agresser un peuple ou un groupe humain sous l'alibi de l'argument biologique, ne serait-il pas plus exact de parler d'« ethnophobie » ? Ce dernier terme s'offre pour désigner un phénomène humain largement répandu et dont le racisme ne serait qu'une variété peut-être historiquement provisoire.

Motivations psychiques et sociales

Quoi qu'il en soit de l'extension du racisme, la généralité des conduites qu'il engendre à travers de nombreux groupes sociaux et la ténacité des opinions et des attitudes qu'il suscite prouveraient déjà qu'elles répondent à des motivations similaires, individuelles et collectives, puisqu'il existe un racisme tant individuel que collectif. Autrement dit, il faut rechercher les fonctions psychiques et sociales du racisme.

L'agression contre autrui, en actes ou en paroles, a besoin d'être légitimée. Il semble possible de le faire pour deux raisons : la peur et l'intérêt.

La peur de l'Autre vient du fond des âges, de l'époque où il fallait vivre dans la méfiance, faute de quoi un Autre, plus fort ou plus rusé, pouvait vous enlever la proie ou la femme convoitée, vous condamner à la faim ou à l'humiliation, ou même à la mort. L'Autre, c'est l'inconnu, duquel tout peut arriver, mais surtout le pire.

Le passage au racisme est clair : il faut se défendre contre cet Autre, étrange, étranger, ou, mieux encore, prévenir ses attaques en attaquant avant lui. Et, si son existence est nocive, il doit être mauvais en lui-même et l'on est justifié à le haïr. Devant cette peur de l'Autre, le racisme explique et rassure, il excuse et légitime l'agression.

La conduite raciste se traduit en somme par deux mouvements complémentaires : refuser l'Autre et s'affirmer soi-même, qui aboutissent au même résultat : se fortifier contre l'Autre. Si l'on utilise le vocabulaire psychanalytique, on dira que le racisme permet d'affermir le moi, individuel et collectif. Ceci sera fait, fallacieusement sans doute, provisoirement peut-être, au prix d'une injustice certes, mais, en ce domaine, le besoin est tel que la morale s'incline et le mythe triomphe aisément.

Le même mécanisme existe, motivé cette fois par l'intérêt : agression, utilisation quasi mythique d'une différence (vraie ou fausse) biologique ou autre comme justification de cette agression.

Le racisme fut l'idéologie de la traite des Noirs et de la colonisation naissante. L'argument biologique fut utilisé pour la première fois systématiquement par les nobles espagnols dans leur lutte contre les Juifs convertis au christianisme et qui avaient gagné ainsi là des droits égaux aux leurs ; une insurmontable différence de « sang » fut leur dernière trouvaille pour contester cette acquisition. Cette idée sera reprise par les nazis pour justifier l'expansion allemande. Le capitalisme naissant ayant besoin d'utiliser la main-d'œuvre ouvrière comme du bétail, il fallait bien qu'elle fût considérée comme telle. Le commerçant, le médecin ou l'avocat des sociétés libérales, qui a une conduite raciste ou antisémite, défend ses propres intérêts avec une telle argumentation contre des concurrents noirs ou juifs qui le gênent.

Il n'y a d'ailleurs pas de contradiction entre les deux motivations et elles sont très souvent mêlées. Pourquoi le citoyen suisse ou français actuel, de condition moyenne ou modeste, est-il si souvent raciste à l'égard des travailleurs étrangers qui viennent pourtant remplir un rôle indispensable à l'économie de son pays ? Parce qu'il a peur, ce citoyen est obscurément saisi d'angoisse devant tant d'hommes différents de lui, qui risquent d'ébranler les structures de l'édifice social auquel il est attaché. Il sait bien, par ailleurs, que les travaux les plus pénibles, souvent mal payés, dotés d'avantages sociaux plus ou moins discutés, sont dorénavant le lot des immigrés. Par contrecoup, il lui faut légitimer ses privilèges, limités certes mais réels tout de même.

Une telle attitude explique les derniers caractères du racisme : la tendance à la généralisation et le passage à l'absolu. Cet individu accusé et condamné, ce groupe maudit doivent l'être définitivement. Quelle meilleure garantie de sécurité, en effet, qu'une infériorité sans appel ? Cet individu n'existe pas en tant que tel, il appartient à un groupe taré, dont il ne peut s'évader ; ce peuple dominé ne pourra plus jamais relever la tête ; ce groupe socialement asservi continuera de l'être éternellement, puisque sa constitution même l'y condamne.

On comprend également, à l'inverse, les diversifications de la démarche raciste. Si le racisme possède des fonctions de sécurisation et de diversion idéologique, ce mécanisme général donne lieu à des manifestations particulières suivant les circonstances et les groupes en présence.

Il est donc toujours fructueux de décrire les différentes situations racistes dans leurs spécificités. La manière concrète dont on traite les travailleurs noirs, à telle période, dans tel pays, n'est pas identique à celle dont on traite les travailleurs immigrés, turcs ou d'origine européenne. La guerre d'Algérie a lourdement pesé sur l'image des travailleurs algériens. Quant à l'antisémitisme, il n'est pas seulement une variété du racisme.

Mais, cette diversité concrète ne doit pas masquer la généralité du phénomène à travers le temps, l'espace et les sociétés. S'il est permis, par exemple, de lier un certain type de racisme au développement industriel et capitaliste et à la lutte des classes, il serait vain d'y ramener toutes les formes du racisme, quoique certaines s'en inspirent.

Si l'esprit humain a de telles tendances à être raciste, il y a des chances pour qu'un tel comportement se perpétue. Cependant, l'alibi fondé sur la différence biologique, sur le refus de l'Autre et sur l'agression n'ayant pas toujours existé, on peut supposer qu'il laissera place à un autre. La biologie a été un support longtemps commode des angoisses de l'humanité. L'universalisation et l'unification de la Terre, l'affirmation des peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique rendront peut-être dérisoire de considérer autrui comme inférieur à cause de la couleur de sa peau ou de la forme de son nez, ou encore de certains traits de son caractère. Mais l'exclusion biologique n'a fait que remplacer l'exclusion théologique ; il n'est pas impossible qu'elle soit relayée à son tour par l'exclusion politique par exemple. Le mécanisme fondamental n'en aura pas disparu pour autant.

Pour lutter efficacement contre le racisme, l'indignation morale et la simple persuasion ne sauraient suffire ; il faut tenir compte de ses racines, c'est-à-dire de la peur, de l'insécurité foncière et de l'avidité économique, qui sont dans l'homme les sources de sa tendance à l'agression et à la domination. Il faut lutter contre les agressions et les dominations, et les prévenir. C'est le racisme qui est « naturel » et l'antiracisme qui ne l'est pas : ce dernier ne peut être qu'une conquête, fruit d'une lutte longue et difficile, et toujours menacée, comme l'est tout acquis culturel.

—  Albert MEMMI

Bibliographie

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Écrit par :

  • : professeur de sociologie à l'université de Paris-X

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  •  • 1 813 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La norme contre la loi »  : […] Cette mutation décisive – le pouvoir, qui longtemps s'était fait reconnaître comme le maître de la mort devient l'administrateur de la vie – ne peut être isolée pour Foucault de l'apparition du capitalisme. Le biopouvoir constitue en effet une des conditions indispensables de son développement. Car il fallait tout à la fois brancher le corps des individus sur des appareils de production concrets […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/biopolitique/#i_1237

CAMP D'EXTERMINATION

  • Écrit par 
  • Michael BERENBAUM
  •  • 604 mots
  •  • 2 médias

Les camps d'extermination construits par les nazis ( Vernichtungslager ) étaient des camps de concentration destinés spécifiquement à l'anéantissement de masse ( Vernichtung ) des individus considérés comme indésirables dans l'espace du III e  Reich et des territoires conquis par les Allemands. Les victimes de ces camps furent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/camp-d-extermination/#i_1237

CHAMBERLAIN HOUSTON STEWART (1855-1927)

  • Écrit par 
  • Roland MARX
  •  • 351 mots

Écrivain anglais connu essentiellement comme l'un des pères européens du racisme. Né dans une famille d'officiers supérieurs, influencé par un professeur allemand de Cheltenham, Otto Kuntze, et par ses études de sciences naturelles à Genève, il passe les années 1885-1889 en Allemagne et s'enthousiasme pour Richard Wagner, auquel il consacrera plusieurs monographies ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/houston-stewart-chamberlain/#i_1237

CHICAGO ÉCOLE DE, sociologie

  • Écrit par 
  • Christian TOPALOV
  •  • 3 208 mots

Dans le chapitre « Les grandes enquêtes sur Chicago »  : […] L'union de la théorie écologique et de l'observation empirique de la grande ville put s'opérer à Chicago grâce à l'impulsion donnée aux sciences sociales par les fonds de la fondation Rockefeller à partir de 1923. Les administrateurs de celle-ci et les dirigeants de l'université partageaient la conviction que l'enseignement de ces disciplines restait trop individuel et livresque. Pour en faire de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-chicago-sociologie/#i_1237

CODE NOIR (1685)

  • Écrit par 
  • Louis SALA-MOLINS
  •  • 1 582 mots

Dans le chapitre « Le texte »  : […] Les sept premiers articles imposent aux propriétaires et aux gens d'Église les mesures à prendre pour faire entrer tous les esclaves dans le catholicisme et bannir des îles toutes autres croyances. Les suivants contraignent le propriétaire à gérer la vie de ses esclaves au mieux de ses intérêts dans la sauvegarde de leur durée physique, qui ne saurait être raccourcie autrement qu'en épuisement au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/code-noir/#i_1237

COLONISATION (débats actuels)

  • Écrit par 
  • Myriam COTTIAS
  •  • 3 251 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La dénonciation simultanée de l'esclavage et du génocide juif »  : […] Le poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire publie, en 1950, le Discours sur le colonialisme , dans lequel, comme C. L .R James et Eric Williams, des intellectuels trinidadiens marxistes, il interroge le sens des notions de liberté, de pouvoir et de domination, ainsi que leur nature politique dans l'espace occidental. Il relève le paradoxe selon lequel la valorisat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colonisation-debats-actuels/#i_1237

CUBA

  • Écrit par 
  • Marie Laure GEOFFRAY, 
  • Janette HABEL, 
  • Oruno D. LARA, 
  • Jean Marie THÉODAT, 
  • Victoire ZALACAIN
  •  • 24 403 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « Partis des classes dominantes »  : […] Vers 1890-1895, quatre classes sociales s'opposent à Cuba : une classe de gens de couleur libres, une classe d'anciens propriétaires terriens qui se retrouvent ruinés par la transition impérialiste et la destruction du système esclavagiste, une classe de technocrates employés dans l'appareil d'État colonial et qui sont les piliers de la domination – et de l'oppression – espagnole, une classe de ca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cuba/#i_1237

DARRÉ WALTER (1895-1953)

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 466 mots

Théoricien et homme politique allemand, Walter Darré, après la défaite de 1918 (il avait fait la guerre dans l'artillerie), décide de devenir agriculteur et s'intéresse aux problèmes d'élevage. Il adhère au Parti national-socialiste en 1929, après avoir fait paraître l'année précédente son premier livre : La Paysannerie en tant que source de vie de la race nordique ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/walter-darre/#i_1237

DÉGÉNÉRÉ ART

  • Écrit par 
  • Jean-François POIRIER
  •  • 816 mots
  •  • 1 média

L'expression « art dégénéré » doit sa fortune à l'exposition Entartete Kunst que les nazis organisèrent en 1937 à Munich. La dégénérescence n'est pas la décadence. Cette dernière notion implique dans une visée spenglerienne un affaiblissement des cultures, analogue au vieillissement auquel sont voués les corps, mais non une dénaturation. La dégénérescence, l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-degenere/#i_1237

DREYFUS (AFFAIRE)

  • Écrit par 
  • Vincent DUCLERT
  •  • 4 877 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Une crise de la nation »  : […] L'affaire Dreyfus a révélé en effet la domination de l'antisémitisme sur l'esprit public, l'émergence d'une idéologie raciste appelant à l'exclusion des juifs de toute la vie nationale, la violence des haines nationalistes dénonçant la légalité républicaine. Confrontée à cette offensive majeure qui traduisait, en régime de culture de masse, le pouvoir de la presse tant extrémiste ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dreyfus-affaire/#i_1237

DÜHRING KARL EUGEN (1833-1921)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 807 mots

Fils d'un petit fonctionnaire prussien, Karl Dühring mène de front des études de droit et de mathématiques à l'université de Berlin. Il envisage une carrière dans la magistrature, mais devient aveugle et doit renoncer (1861). Il se dirige alors vers l'enseignement et est chargé de cours ( Privat-Dozent ) de philosophie et d'économie à l'université de Berlin. Très influencé pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-eugen-duhring/#i_1237

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Le territoire et les hommes) - Géographie

  • Écrit par 
  • Jacqueline BEAUJEU-GARNIER, 
  • Catherine LEFORT, 
  • Laurent VERMEERSCH
  •  • 19 932 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Cohabitation des groupes »  : […] Bien que l'immigration soit un des fondements de la culture des États-Unis, elle n'en est pas moins à l'origine de nombreuses tensions au sein de la société et de tout aussi nombreuses questions sur l'identité américaine. Fille de la modernité, la nation américaine a longtemps été pensée comme l'espace de liberté par excellence, où doit s'épanouir un homme nouveau, quelles que soient son origine, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-le-territoire-et-les-hommes-geographie/#i_1237

ETHNOCIDE

  • Écrit par 
  • Pierre CLASTRES
  •  • 4 680 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Génocide et ethnocide »  : […] Créé en 1946 au procès de Nuremberg, le concept juridique de génocide est la prise en compte au plan légal d'un type de criminalité jusque-là inconnu . Plus précisément, il renvoie à la première manifestation dûment enregistrée par la loi de cette criminalité : l'extermination systématique des juifs européens par les nazis allemands. Le délit juridiquement défini de génocide s'enracine donc dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethnocide/#i_1237

ETHNOLOGIE - Ethnographie

  • Écrit par 
  • Geza de ROHAN-CSERMAK
  •  • 5 066 mots

Dans le chapitre « Délimitation de la sphère d'activité »  : […] L'ethnographie a deux acceptions. Tout d'abord, elle est considérée comme partie d'une science mère, l'ethnologie. Elle n'est donc pas une discipline indépendante, mais une branche, une sous-discipline de l'ethnologie, à laquelle elle fournit des informations : observations, descriptions, documents, et des objets. Sa sphère d'activité comporte les travaux sur le terrain, donc les enquêtes ethnolog […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethnologie-ethnographie/#i_1237

EUGÉNISME

  • Écrit par 
  • André PICHOT, 
  • Jacques TESTART
  • , Universalis
  •  • 4 941 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un succès fondé sur la non-scientificité »  : […] Ce sont les lois hygiéniques pastoriennes (vaccinations, déclarations des maladies contagieuses, quarantaines, etc.) qui servirent de modèle aux législations eugénistes. Cependant, si les bases scientifiques de l'hygiénisme pastorien étaient bien établies, celles de l'eugénisme étaient imaginaires et fantasmatiques. Outre les préoccupations économiques, la dimension idéologique était primordiale. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugenisme/#i_1237

EXTRÊME DROITE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves CAMUS
  •  • 9 736 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Fascisme français ? »  : […] Les années qui séparent la défaite de 1870 du début de la Grande Guerre ont changé complètement le paysage politique et idéologique français et européen. Le principal facteur explicatif de cette rupture est évidemment l'irruption des masses dans le débat politique, avec la généralisation du suffrage universel. En France, en même temps que le socle des valeurs républicaines et la République elle-mê […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extreme-droite/#i_1237

FASCISME

  • Écrit par 
  • Raoul GIRARDET
  • , Universalis
  •  • 3 104 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Unité et diversité »  : […] Premier en date à se définir, le fascisme italien constitue un modèle de base auquel l'analyse historique ne peut manquer de se référer. Créés à Milan le 23 mars 1919, les Fasci italiani di combattimento (Faisceaux italiens de combat) réunissent, sous l'égide de Benito Mussolini, des petits groupes d'anciens combattants et d'anciens militants du syndicalisme révolutionnaire. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fascisme/#i_1237

FIN DE L'APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 219 mots
  •  • 1 média

En février 1991, le président sud-africain Frederik De Klerk annonce son intention de mettre un terme au régime d'apartheid (le terme signifie « séparation » en afrikaans) qui, depuis 1948, fait de la ségrégation raciale la clé de voûte de la vie politique, sociale et économique de son pays. Quatre mois plus tard, les principales lois qui fondaient la domination blanche sont abolies par le Parleme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fin-de-l-apartheid-en-afrique-du-sud/#i_1237

GHETTO

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 4 208 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le ghetto de l'ère nazie »  : […] Annoncée par Hitler dans Mein Kampf , la législation raciale de Nuremberg (15 septembre 1935) excluait les juifs, même convertis, de la société et des professions, créant ainsi un ghetto social. L'occupation de la Pologne et de l'Europe centrale par l'Allemagne nazie entraîne la reconstitution matérielle du ghetto. Le premier est établi à Lodz en avril 1940 ; d'autres suiven […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ghetto/#i_1237

GOBINEAU JOSEPH ARTHUR DE (1816-1882)

  • Écrit par 
  • Jean GAULMIER
  •  • 1 603 mots

Le cas de Gobineau est sans doute unique dans l'histoire de la pensée française : son œuvre, absolument méconnue dans son propre pays, a d'abord rayonné en Allemagne grâce à un biographe passionné, L. Schemann, et sous l'impulsion première de Richard Wagner, admirateur de son poème d' Amadis (1876). Ses boutades contre la France du second Empire, prises au pied de la lettre, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-arthur-de-gobineau/#i_1237

GUERRE MONDIALE (PREMIÈRE) - Le rôle des colonies

  • Écrit par 
  • Laurent DORNEL
  •  • 5 234 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Une expérience importante pour la métropole comme pour ses colonies »  : […] Aux yeux des autorités comme de l’opinion publique, la participation des soldats coloniaux à la guerre aura prouvé leur loyauté et la possibilité d’engager dans un conflit européen des contingents d’outre-mer disciplinés et efficaces. Au reste, les troupes des colonies participent au défilé solennel de la Victoire le 14 juillet 1919. Quelques festivités ont lieu aussi outre-mer, comme au Sénégal. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerre-mondiale-premiere-le-role-des-colonies/#i_1237

HAÏTI

  • Écrit par 
  • Jean Marie THÉODAT
  • , Universalis
  •  • 8 673 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « La colonisation française aux XVIIe et XVIIIe siècles »  : […] Le laxisme espagnol a facilité l'installation des aventuriers venus des pays d'Europe du Nord qui n'avaient pas pris part à la découverte. Installés dans l'île de la Tortue, les flibustiers français, hollandais et anglais lançaient des expéditions contre les galions chargés d'or des Espagnols et se répartissaient en butin de guerre les produits de leur rapine. L'île de la Tortue fut longtemps ten […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/haiti/#i_1237

HITLER ADOLF (1889-1945)

  • Écrit par 
  • Philippe BURRIN
  •  • 4 747 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Le chef de régime »  : […] La nomination de Hitler au poste de chancelier, le 30 janvier 1933, ne fut pas la conséquence d'une victoire électorale . Aux élections de novembre 1932, le Parti nazi avait perdu des voix par rapport à celles de juillet, passant de 37,3 à 33,1 p. 100 des suffrages (196 sièges). Cette nomination fut le résultat des intrigues d'une poignée de conservateurs, menés par Franz von Papen ; désireux de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adolf-hitler/#i_1237

HOMME MUSÉE DE L', Paris

  • Écrit par 
  • Arnaud HUREL
  •  • 1 886 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Création et évolution du musée de l’Homme »  : […] Le 20 juin 1938, le ministre de l’Éducation nationale inaugure le nouveau musée, appelé musée de l’Homme, dans le palais du Trocadéro. Ce bâtiment, avec ses lignes simples et ses volumes géométriques, tranche singulièrement avec l’ancien édifice du M.E.T. En fait, le musée de l’Homme se présente comme le contre-modèle de son prédécesseur. Musée, centre de recherche et d’enseignement, il repose aus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musee-de-l-homme-paris/#i_1237

HUTU

  • Écrit par 
  • Dominique DARBON
  •  • 894 mots
  •  • 3 médias

La population hutu est principalement concentrée au Rwanda et au Burundi, où elle constitue le groupe humain le plus important , mais elle est présente aussi dans les pays voisins, Zaïre, Tanzanie et Ouganda, qui servent notamment de zones de refuge lors de chaque conflit opposant tant au Rwanda qu'au Burundi des factions politiques qui utilisent l'identification ethnique comme une arme de mobili […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hutu/#i_1237

JAZZ

  • Écrit par 
  • Philippe CARLES, 
  • Jean-Louis CHAUTEMPS, 
  • Michel-Claude JALARD, 
  • Eugène LLEDO
  • , Universalis
  •  • 10 989 mots
  •  • 24 médias

Dans le chapitre «  Le jazz des années 1960 »  : […] Les origines du jazz, on l'a vu, sont modestes : le prolétariat noir du Sud. Sa réputation initiale est peu flatteuse : c'est une musique de bouges qui accompagne l'alcoolisme et la dépravation sexuelle. L'idée qu'on s'en fait est raciale : musique de nègres et de barbares ; et quand elle est admise, c'est à travers le mythe raciste du nègre primitif et bon enfant, roulant des yeux ronds et doté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jazz/#i_1237

JOHANNESBURG

  • Écrit par 
  • James T. CAMPBELL, 
  • Philippe GERVAIS-LAMBONY
  •  • 2 325 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Législation raciste et processus d'industrialisation  »  : […] Les premières décennies du xx e  siècle sont marquées par de vastes réformes sociales. En 1904, les Noirs vivant près du centre-ville sont relogés de force à Klipspruit, à seize kilomètres au sud-ouest de la ville ; cette décision est présentée comme une mesure « d'hygiène » censée empêcher l'apparition d'épidémies. Cette pratique s'appuie égalem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johannesburg/#i_1237

JORDAN WINTHROP DONALDSON (1931-2007)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 169 mots

Historien et pédagogue américain né le 11 novembre 1931 à Worcester, dans le Massachusetts. Winthrop Donaldson Jordan enseigne à l'université de Californie à Berkeley de 1963 à 1982, avant de rejoindre la faculté de l'université du Mississippi, où il terminera sa carrière en 2004. Jordan explore les relations interraciales dans des travaux documentés avec un soin méticuleux. Parmi ces ouvrages, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/winthrop-donaldson-jordan/#i_1237

KING MARTIN LUTHER (1929-1968)

  • Écrit par 
  • David L. LEWIS
  •  • 3 336 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Années de formation »  : […] King est issu d'une famille de classe moyenne aisée, ancrée dans la tradition des pasteurs noirs du Sud : son père et son grand-père maternel sont tous deux prédicateurs baptistes. Ses parents ont reçu une éducation secondaire et son père est pasteur de la prestigieuse église baptiste Ebenezer d'Atlanta. Sa famille vit dans l'avenue Auburn, appelée « Sweet Auburn », véritable Wall Street noir. Ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-luther-king/#i_1237

KU KLUX KLAN

  • Écrit par 
  • André KASPI
  •  • 507 mots
  •  • 1 média

Société secrète fondée dans le sud des États-Unis, au lendemain de la guerre de Sécession, en 1866. Le Ku Klux Klan s'est immédiatement assigné comme objectif la lutte contre les Noirs, que venait d'émanciper (en 1865) le XIII e amendement à la Constitution, et leurs alliés du Nord ( carpet-baggers , membres du gouvernement fédéral en poste dans les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ku-klux-klan/#i_1237

LEBENSBORN ET AHNENERBE

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 842 mots

Deux organismes SS demeurent mystérieux : l'Ahnenerbe (Héritage des ancêtres) et le Lebensborn (Source de vie). Le but de l'Ahnenerbe, fondé en 1933 et rattaché à la SS en 1936, n'a apparemment rien de mystérieux : « Rechercher l'espace, l'esprit, les actes et l'héritage de la race nordique indo-germanique, et communiquer au peuple les résultats de ces recherches sous une forme intéressante. » Il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lebensborn-et-ahnenerbe/#i_1237

LE DÉMON DES ORIGINES, DÉMOGRAPHIE ET EXTRÊME-DROITE (H. Le Bras) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Philippe FARGUES
  •  • 1 630 mots

Le Démon des origines, démographie et extrême droite , publié aux éditions de l'Aube en 1998, est le troisième livre dans lequel Hervé Le Bras entend démonter la manipulation de la démographie par l'extrême droite française. Après une critique du natalisme ( Marianne et les lapins , Hachette, 1992) et une défense du droit du sol ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-demon-des-origines-demographie-et-extreme-droite/#i_1237

LE MODÈLE NOIR DE GÉRICAULT À MATISSE (exposition)

  • Écrit par 
  • Julie RAMOS
  •  • 1 325 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Rendre visible et nommer »  : […] Le « modèle » du titre doit s’entendre dans le double sens du sujet anonyme posant pour les artistes et de la personnalité médiatique, mais souvent caricaturée, qu’elle soit politique (Jean-Baptiste Belley, Toussaint Louverture), littéraire (Alexandre Dumas), qu’elle appartienne au monde du spectacle (Ira Aldridge, Maria Martinez, Tom Wiggins) ou à celui des arts visuels (Théodore Chassériau, Guil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-modele-noir-de-gericault-a-matisse-exposition/#i_1237

MALCOLM X MALCOLM LITTLE dit (1925-1965)

  • Écrit par 
  • Lawrence MAMIYA
  •  • 1 442 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Jeunesse et conversion »  : […] Né le 19 mai 1925 à Omaha (Nebraska), Malcolm Little n'est encore qu'un nourrisson lorsque sa famille déménage à Lansing (Michigan). Il avait quatre ans quand il vit sa maison incendiée par des membres du Ku Klux Klan, partisans de la suprématie blanche, et entendit son père, ministre du culte baptiste, prêcher l'évangile du retour en Afrique de l'un des premiers chefs du nationalisme noir, Marcu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malcolm-x/#i_1237

MEXIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRASSEUL, 
  • Henri ENJALBERT, 
  • Roland LABARRE, 
  • Cécile LACHENAL, 
  • Jean A. MEYER, 
  • Marie-France PRÉVÔT-SCHAPIRA, 
  • Philippe SIERRA
  •  • 32 124 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « La « siesta colonial » »  : […] Les trois siècles de la période coloniale correspondent à la domination des idées mercantilistes. Les colonies ne doivent servir qu'à la prospérité de la métropole et leurs échanges ne se faire qu'avec elle, selon le système dit de l'exclusif. L'empire espagnol apparaît ainsi comme un coffre rempli d'or et d'argent, que les corsaires des autres pays, et les pirates de la région, essayent de pill […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mexique/#i_1237

MITCHELL ARTHUR (1934-2018)

  • Écrit par 
  • Agnès IZRINE
  •  • 1 267 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un éclaireur de la danse classique afro-américaine »  : […] Arthur Mitchell est engagé au New York City Ballet, dirigé par George Balanchine, à l’automne 1955, devenant le premier danseur noir à faire partie d’une troupe de ballet américaine d’un tel niveau. Il fait ses débuts dans Western Symphony avec Tanaquil Le Clercq, en remplacement de Jacques d’Amboise. Les commentaires racistes ne se font pas attendre,  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-mitchell/#i_1237

MUSSOLINI BENITO (1883-1945)

  • Écrit par 
  • Pierre MILZA
  •  • 3 761 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le maître de l'Italie fasciste (1922-1940) »  : […] À partir de 1920, la vie de l'ancien directeur de l' Avanti ! se confond avec celle de son mouvement (devenu Parti national fasciste en 1921), puis avec celle du régime qu'il a instauré en octobre 1922 à la suite d'une période de violence dont le point d'aboutissement fut la « marche sur Rome » et la désignation de Mussolini comme Premier ministre : un régime dont le raidiss […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/benito-mussolini/#i_1237

NATALISME

  • Écrit par 
  • Hervé LE BRAS
  •  • 2 731 mots
  •  • 1 média

Le natalisme se présente comme une doctrine démographique et éventuellement comme un ensemble de mesures prises par un État pour favoriser l'accroissement de la population en stimulant la natalité. Il se distingue du populationnisme qui s'appuie non seulement sur la natalité mais aussi sur l'immigration pour augmenter la population. Le natalisme revêt plusieurs formes. Il est un natalisme ordinair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/natalisme/#i_1237

NATIONS UNIES (O.N.U.)

  • Écrit par 
  • Jacques FOMERAND, 
  • Cecelia M. LYNCH, 
  • Karen MINGST
  •  • 16 654 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Conférences internationales »  : […] Les conférences internationales mondiales ont une longue histoire dans le cadre de la diplomatie multilatérale, puisqu'elles remontent à la période suivant la Première Guerre mondiale, époque à laquelle les conférences sur le désarmement et les problèmes économiques étaient réunies à l'initiative de la Société des Nations. Avec la création de l'O.N.U. après la Seconde Guerre mondiale, le nombre et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nations-unies/#i_1237

NAZISME

  • Écrit par 
  • Johann CHAPOUTOT
  •  • 4 758 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le nazisme comme racisme et antisémitisme »  : […] Le nazisme se veut aussi un programme de « régénération biologique » de la nation allemande. Il entend en effet mettre en pratique des idées défendues un peu partout en Europe et en Amérique du Nord depuis le milieu du xix e siècle au moins : le racisme et ses théorisations du mythe aryen (cf. les thèses réduisant l’Histoire à la « lutte des rac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nazisme/#i_1237

NÉGRITUDE

  • Écrit par 
  • Olivier NEVEUX
  •  • 1 215 mots

Dans le chapitre « La voie de la poésie »  : […] Dans un Occident colonial francophone, au racisme plus ou moins explicite (« Je déchirerai les rires Banania sur tous les murs de France », écrit L. S. Senghor dans Hosties noires , 1948), et alors que l'histoire de l'Afrique est niée, se forment des contestations. Dès le début des années 1930, la revue Légitime Défense , liée d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/negritude/#i_1237

NETTOYAGE ETHNIQUE

  • Écrit par 
  • George J. ANDREOPOULOS
  •  • 1 505 mots
  •  • 3 médias

Tentative de créer des zones géographiques se caractérisant par leur homogénéité ethnique, au moyen de la déportation ou du déplacement forcé de personnes appartenant à des groupes ethniques définis. Le nettoyage ethnique entraîne parfois la suppression de toutes les marques physiques témoignant de l'existence du groupe visé, par la destruction des monuments, cimetières et lieux de cultes. L'expr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nettoyage-ethnique/#i_1237

NOIRS AMÉRICAINS

  • Écrit par 
  • Claude FOHLEN, 
  • Daniel SABBAGH
  •  • 5 260 mots
  •  • 14 médias

Longtemps considérés par les Blancs américains comme des êtres inférieurs, les Noirs ont émergé peu à peu hors de la condition qui leur était réservée pour réclamer l'égalité non seulement théorique, mais réelle, dans la démocratie américaine. De là, l'importance de ce qu'on appelle couramment la « question noire » (ou « problème noir ») dans la vie quotidienne des États-Unis. Sans doute, les Noi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noirs-americains/#i_1237

NUREMBERG (LOIS DE)

  • Écrit par 
  • Michael BERENBAUM
  •  • 707 mots

Conçues par Adolf Hitler, approuvées à l’unanimité par le Reichstag le 15 septembre 1935 et proclamées à l’occasion du septième congrès du N.S.D.A.P. à Nuremberg, les lois de Nuremberg sont les premières normes juridiques à instaurer une discrimination raciale dans le III e  Reich en privant les Juifs allemands de leurs droits civiques. Lois d’exclusion, elles incarnent un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nuremberg-lois-de/#i_1237

OLYMPISME ET POLITIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre LAGRUE
  •  • 9 516 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Les premières dérives »  : […] Si le mouvement olympique s'est refondé comme un contre-courant de l'histoire en marche, puisque, dès les Jeux de 1896, les mondes germanique (Allemagne, Autriche-Hongrie), anglo-saxon (Grande-Bretagne, États-Unis), la France, que tout oppose, participent à l'aventure, il s'est aussi bâti dans une vision bourgeoise et aristocratique : élitisme, qui empêche les professionnels de participer aux Jeux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/olympisme-et-politique/#i_1237

POPULISME

  • Écrit par 
  • Pierre-André TAGUIEFF
  •  • 8 423 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le national-populisme autoritaire en France : un type idéal »  : […] Le populisme français contemporain, dans sa version lepéniste, apparaît comme un mélange de bonapartisme, de populisme réactionnaire à dominante nationale-xénophobe, voire raciste, de démocratie populiste à la Suisse et de populisme des politiciens. Cinq traits caractéristiques permettent de construire le type idéal du national-populisme lepéniste, en tenant compte à la fois du style démagogique d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/populisme/#i_1237

QUESTION NOIRE AUX ÉTATS-UNIS - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 500 mots

1861 La sécession de onze États esclavagistes du Sud des États-Unis provoque une guerre civile qui va durer quatre ans. 18 décembre 1865 Approbation officielle du 13 e  amendement à la Constitution, qui abolit l'esclavage aux États-Unis. À cette date, 95 p. 100 des Noirs américains sont analphabètes. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/question-noire-aux-etats-unis-reperes-chronologiques/#i_1237

RACE

  • Écrit par 
  • Daniel de COPPET, 
  • Universalis
  •  • 4 633 mots

Dans le chapitre « Race et pouvoir »  : […] La fortune du mot « race », chaque fois que se manifestent la violence et plus précisément l'extermination, pose le difficile problème du rapport entre la violence perpétrée par un pouvoir et la définition de la victime en terme de groupe humain, généalogiquement défini, c'est-à-dire « racial ». Tout au long du devenir de l'humanité, la découverte des peuples étrangers, le commerce qui s'instaur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/race/#i_1237

RESTITUTION DES BIENS CULTURELS

  • Écrit par 
  • Krzysztof POMIAN
  •  • 6 768 mots

Dans le chapitre « De la décolonisation à la globalisation, les aléas de la restitution »  : […] Passons aux déplacements des œuvres d'art et d'autres biens culturels qui furent causés par les rapports de domination imposés par l'Occident – l'Europe occidentale et les États-Unis d'Amérique – à une grande partie de l'Asie, à l'Afrique et à l'Amérique centrale et du Sud du xvi e  siècle aux années 1950. Tutelle sur les finances et les douanes, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/restitution-des-biens-culturels/#i_1237

ROMAN POPULAIRE

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 4 077 mots

Dans le chapitre « Le roman populaire est-il réactionnaire ? »  : […] Marcel Allain, orfèvre en la matière, définit ainsi le roman populaire : « S'adressant à un public divers, il aura souci, tout d'abord, de ne choquer aucun des éléments constitutifs de ce public. Il ignorera toute question politique, toute discussion religieuse : ce serait restreindre, a priori, le nombre des lecteurs éventuels. Il évitera tout ce qui pourra donner matière à critique. » C'est en l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-populaire/#i_1237

ROSENBERG ALFRED (1893-1946)

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 831 mots
  •  • 1 média

Théoricien nazi et homme politique allemand, né en Estonie, Rosenberg appartient à la communauté allemande des pays baltes. En 1917, il se rend en Allemagne où, par l'intermédiaire de Dietrich Eckart, il fait la connaissance d'Adolf Hitler. Dès 1921, il prend la direction du Völkischer Beobachter , organe du Parti national-socialiste ; il est dès lors le principal conseiller […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-rosenberg/#i_1237

ROYAUME-UNI - L'empire britannique

  • Écrit par 
  • Roland MARX
  •  • 21 734 mots
  •  • 46 médias

Dans le chapitre « L'affaiblissement des complémentarités »  : […] Ces tensions et ces difficultés s'éclairent davantage quand on considère le relâchement des liens économiques et financiers qui avaient longtemps contribué, en même temps que le mouvement migratoire, à la cohésion de l'ensemble impérial. Nombre de Britanniques continuent parfois de chercher une nouvelle chance « au-delà des mers », surtout dans les « vieux » dominions. À la fin des années 1950 et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/royaume-uni-l-empire-britannique/#i_1237

RWANDA

  • Écrit par 
  • François BART, 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN, 
  • Marcel KABANDA
  •  • 11 934 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « L'administration belge (1916-1962) »  : […] En 1925, le Territoire du Ruanda-Urundi est rattaché administrativement au Congo belge, sous l'autorité d'un vice-gouverneur général. Dès 1920, le ministre des Colonies Louis Franck avait décidé d'appuyer l'administration du pays sur « l'organisation indigène ». Celle-ci est restructurée par le résident Georges Mortehan en 1926 et surtout par le gouverneur Charles Voisin au début des années 1930  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rwanda/#i_1237

SCIENCES - Sociologie

  • Écrit par 
  • Yves GINGRAS
  •  • 5 538 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La science et l'ordre social »  : […] Le contexte social et politique européen du milieu des années 1930, marqué par la montée des idéologies fasciste et nazie, fournit à Robert K. Merton l'occasion de la réflexion qui fixera le cadre des préoccupations des sociologues des sciences jusqu'au début des années 1970. Paru en 1938 sous le titre « La Science et l'ordre social », l'article de Merton part de l'observation fondamentale de Max […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sociologie/#i_1237

SÉNÉGAL

  • Écrit par 
  • François BOST, 
  • Vincent FOUCHER
  •  • 10 065 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Le Sénégal colonial : islam, arachide et assimilation »  : […] L'instabilité de la seconde moitié du xix e  siècle a facilité la poussée de l'islam maraboutique qui, bien qu'anciennement établi en Afrique de l'Ouest, était resté limité. Dans le contexte d'effervescence socio-politique, des marabouts pacifiques réussissent là où leurs prédécesseurs, avec leurs méthodes guerrières et prédatrices, avaient échou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/senegal/#i_1237

SEXISME

  • Écrit par 
  • Marie-Josèphe DHAVERNAS, 
  • Liliane KANDEL
  •  • 696 mots

Le terme de sexisme sert à désigner l'ensemble des institutions (socio-politiques, économiques, juridiques, symboliques) et des comportements, individuels ou collectifs, qui semblent perpétuer et légitimer la domination des hommes sur les femmes. Il est utilisé, plus couramment, pour caractériser les aspects idéologiques du phénomène et leurs expressions culturelles ou individuelles. Apparu vers l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sexisme/#i_1237

SHOAH

  • Écrit par 
  • Philippe BURRIN
  •  • 5 884 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les conditions de réalisation du génocide »  : […] À l'évidence, l'extermination des juifs ne fut pas accomplie par le seul Hitler ni par la seule S.S. Il faut donc s'interroger sur ce qui a rendu possible une entreprise criminelle aussi massive, sur les conditions qui l'ont permise, sur les cercles concentriques des responsabilités. Parmi les conditions favorables, il faut mentionner, en premier lieu, le secret. L'extermination fut menée avec un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shoah/#i_1237

STATUTS DES JUIFS (1940-1944), France

  • Écrit par 
  • Claude SINGER
  •  • 1 249 mots

D'octobre 1940 à la fin de 1942, l'État français adopta et publia au Journal officiel plus d'une centaine de textes juridiques, décrets et lois visant les juifs. En interdisant à ces derniers certaines professions et en les dépouillant d'une partie de leurs biens, les autorités de Vichy contribuaient indiscutablement à les affaiblir et à les marginaliser. Cette politique dél […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/statuts-des-juifs-france/#i_1237

TERRORISME

  • Écrit par 
  • Gérard CHALIAND, 
  • Pierre DABEZIES, 
  • Sylvia PREUSS-LAUSSINOTTE, 
  • Jean SERVIER
  •  • 13 238 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Terrorisme et idéologie »  : […] Le xix e siècle, pour ne parler que de l'époque moderne, a été marqué dans sa première partie par l'affrontement de la France et de l'Angleterre – conséquence d'anciennes rivalités. Nous comprenons ainsi le soutien donné par Hoche, en 1796, aux patriotes irlandais. La seconde moitié du xix e  siè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/terrorisme/#i_1237

THE COLOR LINE. LES ARTISTES AFRICAINS-AMÉRICAINS ET LA SÉGRÉGATION

  • Écrit par 
  • Lamia DZANOUNI, 
  • Olivier MAHEO
  •  • 1 328 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Qu’est-ce que l’art noir ? Naissance d’un débat »  : […] La sphère culturelle a longtemps représenté pour les esclaves une liberté d’expression qui leur était autrement déniée. En 1865, au terme de la guerre de Sécession, l’esclavage est aboli, mais la ségrégation se met en place. L’intellectuel noir W. E. B. Du Bois écrit en 1903 que « le problème du xx e  siècle est celui de la ligne de couleur ». Le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/the-color-line-les-artistes-africains-americains-et-la-segregation-exposition/#i_1237

TOLÉRANCE ZÉRO

  • Écrit par 
  • Laurent MUCCHIELLI
  •  • 2 672 mots

Dans le chapitre « Une nouvelle régulation des désordres urbains et ses effets pervers »  : […] Est-ce à dire que le nouveau management policier de Bratton est sans aucun effet ? Il semble logique de penser que cette politique a dû réduire les petites délinquances de voie publique et les désordres les plus visibles (mendicité, prostitution, errance de toxicomanes et d'alcooliques), qui préoccupent traditionnellement fort peu la police alors qu'ils font l'objet des principales récriminations […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tolerance-zero/#i_1237

TOTALITARISME

  • Écrit par 
  • Brigitte STUDER
  •  • 1 361 mots

Dans le chapitre « Du phénomène au concept »  : […] Il faut imputer à la Première Guerre mondiale l'origine du phénomène. Les ruptures dues à la violence et au caractère « total » du conflit militaire, le génocide des Arméniens, l'irruption des masses dans la politique et la polarisation radicale qui s'ensuit déstabilisent profondément les sociétés européennes. En Russie, en Italie et en Allemagne, des partis de masse aux programmes inconciliables […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totalitarisme/#i_1237

TROISIÈME REICH (1933-1945)

  • Écrit par 
  • Gilbert BADIA
  •  • 9 940 mots
  •  • 22 médias

Dans le chapitre « Le système concentrationnaire et l'antisémitisme »  : […] Créés en 1933 pour accueillir les opposants au régime, les camps de concentration, qui s'étaient sensiblement vidés en 1939, à la mobilisation, virent leur importance s'accroître avec la guerre. On y rassembla, outre les Allemands, les antifascistes et les Juifs des territoires occupés : en même temps, les camps changèrent de fonction. Baptisés d'abord camps de rééducation, ils devinrent des camp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/troisieme-reich/#i_1237

TUTSI GÉNOCIDE DES

  • Écrit par 
  • Marcel KABANDA
  •  • 7 456 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La guerre du F.P.R. et la campagne de haine »  : […] Le 1 er  octobre 1990, les exilés et fils d'exilés tutsi de la décennie 1960-1970, rassemblés dans le Front patriotique rwandais (F.P.R.), lancent une attaque contre le Rwanda depuis la frontière ougandaise au nord. Ils cherchent à recouvrer par la force le droit au retour dans la patrie que le gouvernement de Kigali leur refuse. Dès le déclenchement de cette guerre, une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genocide-des-tutsi/#i_1237

UN ANTISÉMITISME ORDINAIRE. VICHY ET LES AVOCATS JUIFS (R. Badinter)

  • Écrit par 
  • Marc Olivier BARUCH
  •  • 1 194 mots

La photo – tristement célèbre – est reproduite dans deux journaux parisiens : on y voit côte à côte sept des avocats parisiens les plus réputés, l'air grave. Le commentaire, certes étroitement contrôlé par la censure allemande, évoque, à l'exemple de Paris-Soir , « ces Juifs millionnaires, ex-célébrités du barreau parisien, internés dans un camp proche de la capitale ». Ce ca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/un-antisemitisme-ordinaire-vichy-et-les-avocats-juifs/#i_1237

UNDERGROUND RAILROAD (C. Whitehead) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Liliane KERJAN
  •  • 992 mots

Pan de fresque de l’histoire américaine, récit vibrant d’une grande puissance d’évocation en même temps que combat politique sur la piste de la liberté, le sixième roman de Colson Whitehead retrace l’épopée des Noirs d’Afrique aux États-Unis et met en perspective les racines et l’expérience du racisme. Au milieu du xix e  siècle, une jeune esclave […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/underground-railroad-whitehead/#i_1237

WAFFEN SS

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 709 mots
  •  • 1 média

Le corps numériquement le plus important de la SS fut la Waffen SS, c'est-à-dire la section purement militaire de l'Ordre noir, dont cinq cent mille Européens non allemands portèrent l'uniforme. L'origine de la Waffen SS remonte à la prise du pouvoir par Hitler en 1933. Poursuivant la reconstitution d'une véritable armée allemande, celui-ci crée, dès mars 1933, un bataillon d'infanterie affecté à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/waffen-ss/#i_1237

Voir aussi

Pour citer l’article

Albert MEMMI, « RACISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/racisme/