GRIFFITH DAVID WARK

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Charlie Chaplin, Mary Pickford et Douglas Fairbanks

Charlie Chaplin, Mary Pickford et Douglas Fairbanks
Crédits : Hulton Getty

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Naissance d'une nation, D.W.Griffith

Naissance d'une nation, D.W.Griffith
Crédits : Coll. Tout le cinéma/ D.R.

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Le décor babylonien d'Intolérance, D. W. Griffith

Le décor babylonien d'Intolérance, D. W. Griffith
Crédits : Film Stills Archive, New York City/ Courtesy of the Museum of Modern Art

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La Mère, V. Poudovkine

La Mère, V. Poudovkine
Crédits : De Agostini

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Plus que tout autre metteur en scène, David Wark Griffith incarne le cinéma muet américain. Réalisateur de plus de quatre cent cinquante films, on lui doit des chefs-d'œuvre dont les noms jalonnent l'histoire du septième art : Naissance d'une nation, Intolérance, Le Lys brisé, La Rue des rêves... À une époque où le cinéma imitait le théâtre, Griffith introduisit les innovations techniques et les recherches plastiques les plus stupéfiantes et fit du cinéma naissant un art authentique. Son influence fut telle qu'Eisenstein put déclarer : « C'est Dieu le Père, il a tout créé, tout inventé. Il n'y a pas un cinéaste au monde qui ne lui doive quelque chose. Le meilleur du cinéma soviétique est sorti d'Intolérance. Quant à moi, je lui dois tout. »

Charlie Chaplin, Mary Pickford et Douglas Fairbanks

Charlie Chaplin, Mary Pickford et Douglas Fairbanks

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Charlie Chaplin (1889-1977), Mary Pickford (1893-1979) et Douglas Fairbanks (1883-1939) en compagnie du réalisateur américain David Wark Griffith, en 1919. 

Crédits : Hulton Getty

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Naissance d'une nation, D.W.Griffith

Naissance d'une nation, D.W.Griffith

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Les frères Lumière avaient inventé le cinématographe. On pourrait dire que D.W. Griffith, lui, invente le cinéma. Goût de la démesure dans l'évocation historique, cadrages inédits, efficacité d'un récit qui tire le meilleur parti de formes telles que l'épopée ou le feuilleton : ce sont... 

Crédits : Coll. Tout le cinéma/ D.R.

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Le décor babylonien d'Intolérance, D. W. Griffith

Le décor babylonien d'Intolérance, D. W. Griffith

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Le décor babylonien d'Intolérance (1916), de David W. Griffith (1875-1948). 

Crédits : Film Stills Archive, New York City/ Courtesy of the Museum of Modern Art

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À la découverte du cinéma

Né à Crestwood, dans le Kentucky, Griffith a, en 1907, trente-deux ans. Il a tour à tour été critique dramatique, journaliste, acteur, auteur de poèmes. Sa carrière a été principalement tournée vers la littérature et le théâtre. Edwin S. Porter l'engage alors comme acteur de cinéma (Rescued From an Eagle's Nest). L'année suivante, Griffith écrit des scénarios et met en scène son premier film : The Adventures of Dollie (Les Aventures de Dolly, 1908). À la technique statique de l'époque, imposée par l'influence du théâtre, Griffith va opposer un esprit neuf qui crée pour le cinéma au lieu de voir en ce dernier un succédané du théâtre. Il commence par changer la caméra de place au milieu d'une scène (For Love of God), utilise le principe du travelling, améliore l'éclairage (Edgar Allan Poe, 1909). Il crée, par le procédé du montage parallèle (The Lonely Villa

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Écrit par :

  • : historien du cinéma, responsable du département cinéma de France 3

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GRIFFITH DAVID WARK - (repères chronologiques)

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22 janvier 1875 David Wark Griffith naît à Floydsfork (devenu Crestwood, Kentucky, États-Unis). 1885 Sa famille connaît une grande pauvreté après la mort du père, Jacob Wark Griffith, figure légendaire de l’histoire des États-Unis, nommé général de l’armée de la Confédération durant la guerre de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/griffith-reperes-chronologiques/

NAISSANCE D'UNE NATION, film de David Wark Griffith

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Entre 1908 et 1914, Griffith (1875-1948) tourne près de 450 courts-métrages de tous genres, mêlant la comédie et le western , adaptant aussi un grand nombre de récits littéraires de Jack London à Guy de Maupassant. Issu du Sud, il apporte son savoir-faire à la nouvelle industrie américaine du cinéma qui, dès 1911, a construit le premier studio de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/naissance-d-une-nation/#i_17479

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Avec Naissance d'une nation , cinéma et Amérique se « fondent » l'un dans l'autre, D. W. Griffith (1875-1948) veut donner au cinéma américain un film digne de ce qu'il considère comme la plus grande nation du monde. Une épopée aux dimensions des États-Unis, dépassant par une mise en scène fastueuse, et une longueur inédite, ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/naissance-d-une-nation-d-w-griffith-en-bref/#i_17479

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Dans le chapitre « Cinémas de ghetto »  : […] C’est pour répondre à Naissance dune nation (Birth of a Nation, 1915), évocation de la guerre de Sécession et de ses lendemains, où David Wark Griffith justifie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-afro-americain/#i_17479

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Dans le chapitre « La souveraineté américaine »  : […] En l'espace de deux ans, grâce à deux films réalisés par D. W. Griffith, le cinéma accède à la maturité. Naissance d'une nation (Birth of a Nation, 1915) et Intolérance (1916) concentrent tous les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-histoire/#i_17479

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Dans le chapitre « Griffith, la coupe et la collure »  : […] On a attribué à tort à l'Américain David Wark Griffith des « inventions » qu'il n'a fait que perfectionner. Dans le domaine du montage, il a généralisé et surtout systématisé les montages narratifs, parallèles ou contrastés. À partir de 1908, avec Le Télégraphiste de Lonedale ou Les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-realisation-d-un-film-montage/#i_17479

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Pour citer l’article

Patrick BRION, « GRIFFITH DAVID WARK », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-wark-griffith/