ANTIOXYGÈNES

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Eugène Michel Chevreul

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Wilhelm Ostwald

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Applications des antioxygènes

Pour qu'un antioxygène puisse être considéré comme satisfaisant dans la pratique, il faut qu'il réponde à certaines exigences qui dépendent de son emploi particulier. Les principaux critères sont : la solubilité dans le produit à protéger, la volatilité faible, la stabilité à la lumière, l'absence de coloration propre, d'odeur, de goût, de toxicité et de propriétés irritantes pour la peau. En outre, l'antioxygène ne doit pas être trop coûteux.

Les antioxygènes sont utilisés sur une grande échelle pour protéger de l'autoxydation un grand nombre de produits. On les emploie principalement pour lutter contre :

– le « vieillissement » du caoutchouc. On utilise surtout des amines : la N-phényl-β-naphtylamine, la 4,4′-diméthoxydiphénylamine, la N,N′-diphényl-para-phénylènediamine et aussi des phénols, notamment le 2,2′-méthylène-bis-(4-méthyl-6-tert-butylphénol), ce dernier étant stable à la lumière. On les incorpore au caoutchouc à la dose de 0,5 à 3 p. 100 en poids ;

– le « gommage » des carburants. Le N-butyl-para-aminophénol et la N,N′-di-(sec-butyl)-para-phénylènediamine sont des antioxygènes efficaces à la dose de 0,001 à 0,01 p. 100 ;

– le « cognement » des moteurs à combustion interne, phénomène dû à la formation de peroxydes lors de la compression. Les antidétonants, tel le tétraéthylplomb (abandonné dans l'Union européenne), jouissent de propriétés antioxygènes ;

– le « rancissement » des graisses. Dans l'industrie alimentaire, l'Union européenne autorise l'emploi de l'acide L-ascorbique, de ses sels et ses dérivés acylés (E 300-304), des extraits naturels de tocophérols (E 306), des tocophérols de synthèse (E 307-309) et des esters de l'acide gallique (E 310-312) entre autres.

On peut utiliser les antioxygènes, en particulier l'hydroquinone, pour assurer la stabilisation des monomères vinyliques dont l'autoxydation conduirait à la formation de peroxydes susceptibles d'amorcer prématurément la polymérisation.

Enfin, l [...]

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Écrit par :

  • : docteur ès sciences, professeur à l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris

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Pour citer l’article

Robert PANICO, « ANTIOXYGÈNES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/antioxygenes/