CAHORS

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Chef-lieu du département du Lot, Cahors compte 21 193 habitants (recensement de 2012), formant avec la commune voisine de Pradines une agglomération de 23 505 habitants. Ce pôle urbain rayonne sur les trente-neuf communes de l’agglomération du Grand Cahors (comptant 43 400 habitants) où réside une partie de sa population active.

Cahors

Photographie : Cahors

Le centre ville de Cahors, avec la cathédrale Saint-Étienne (1080-1135) et ses deux coupoles, vu depuis le mont Saint-Cyr (Lot, France). 

Crédits : Bernard Annebicque/Sygma/Corbis

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Occitanie : carte administrative

Carte : Occitanie : carte administrative

Carte administrative de la région Occitanie. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Installée dans un méandre du Lot encaissé entre les plateaux calcaires des causses du Quercy, la ville se situe sur la grande route menant de Paris à Toulouse. Les liaisons nord-sud (route, voie ferrée) forment, avec le Lot et les voies qui suivent sa vallée d'est en ouest, un carrefour dont l'aménagement a de tout temps imposé la construction de nombreux ponts, dont le célèbre Pont Valentré, construit au xive siècle, bel exemple de l'architecture de défense médiévale.

Aux xiiie et xive siècles, Cahors connut une importante activité commerciale (exportation de vin, de drap et de fer) et financière (le mot cahorsins était synonyme d'usuriers au Moyen Âge).

Jusqu'à la fin du xviiie siècle, la ville n'a guère dépassé son enceinte du Moyen Âge, remplacée ensuite par le boulevard Gambetta qui suit la route nationale 20 et sépare, à l'est, le « Vieux Cahors » – aujourd'hui bien réhabilité, autour de la cathédrale Saint-Étienne (construite du xie au xviie siècle) avec ses belles demeures en pierre et ses maisons à pans de bois – de la ville « moderne », à l'ouest, où fut implantée la gare du chemin de fer.

Au sein d'un département resté à l'écart de la révolution industrielle et qui s'est fortement dépeuplé du fait de l'exode rural et de la déprise agricole, Cahors est restée une ville administrative bénéficiant, à partir des années 1960, comme toutes les villes moyennes de la région, d'une modernisation et d'un renforcement de son infrastructure commerciale et de services. Elle profite aujourd'hui de la reconstitution d'un vignoble de qualité, ruiné à la fin du xixe siècle par le phylloxéra, et du renouveau démographique modéré, lié à l'attraction qu'exercent les campagnes environnantes sur les touristes et sur de nouveaux résidents temporaires ou permanents venus de la région parisienne ou du nord de l'Europe. La capitale du Quercy cultive son image dans le domaine de la culture, du patrimoine, et de la qualité de la vie. Située sur la grande route de Paris à Toulouse, elle peut voir cependant son rôle de ville-étape souffrir du contournement autoroutier par l'est (A20), depuis 2003, et du nouvel itinéraire des T.G.V. Paris-Toulouse : ces derniers passent désormais par Bordeaux, alors que tous les trains rapides empruntaient, depuis la fin du xixe siècle, la ligne directe et marquaient un arrêt à Cahors, lui assurant une excellente desserte dans ses relations avec la capitale comme avec Toulouse.

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Écrit par :

  • : professeur des Universités à l'université de Toulouse-Le-Mirail

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Pour citer l’article

Robert MARCONIS, « CAHORS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/cahors/