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SAGESSE

« Sagesse » s'entend en plusieurs sens. Est-elle vertu, savoir, prudence, génie visionnaire, don de l'esprit, puissance prophétique, science politique ? « Moïse alla s'instruire dans la sagesse des Égyptiens » signifie seulement que ce grand législateur était devenu un savant. Les Grecs ont qualifié la sagesse de vertu, afin de la distinguer de la connaissance. Mais comment définir la vertu ? « Prendre les choses comme elles sont et les employer comme les circonstances le permettent, c'est la sagesse pratique de la vie », écrira Jacques de Lacretelle. Que l'on suive la pente d'une étroite gérance de la vie quotidienne, et la sagesse se réduira à la docilité envers les lois du monde. Un pédagogue se vantera d'instruire un enfant « d'une sagesse admirable ». On a écrit : « Dans les arts, la sagesse est nécessaire. » C'est condamner les Muses à une froide médiocrité. Le saint s'écrie : « Sagesse incréée, sagesse éternelle. » Toute la tradition religieuse distingue la « sagesse du siècle » ou la « sagesse de la chair » de celle de la divinité. Que penser de la sagesse du ciel ? On sait que « la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse ». Faut-il donc comprendre que le n […]

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« SAGESSE » est également traité dans :

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

Auteur :  Pierre AUBENQUE

de l'administration, de la science et, finalement, de l'exploitation technique de la nature. *D'un autre côté, la philosophie grecque, dans ses différentes écoles, a développé un art de vivre, de se comporter à l'égard de la nature, des dieux et des autres hommes. Cet art, appelé aussi « sagesse » (sophia), exige que l'homme prenne… Lire la suite
ARISTOTE (~385 env.-~322)

Auteur :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Être quelconque et être suprême" : …  caractérisations plus rigoureuses, et assez différentes l'une de l'autre, de cette science nommée *sagesse. D'une part, le philosophe est celui qui connaît le plus de choses, c'est-à-dire, commente Aristote, qui possède la science de l'universel, car celui qui connaît l'universel « connaît d'une certaine façon tous les cas particuliers qui tombent… Lire la suite
AUTONOMIE

Auteur :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "Autonomie et liberté stoïcienne" : …  c'est-à-dire dans la contrainte efficace exercée par les autorités constituées, mais dans la *sagesse, c'est-à-dire dans la distinction du Bien (la liberté du sage) et du Mal (l'esclavage des passions). De là deux conséquences : d'abord, la connaissance du Bien et du Mal est la condition de l'exercice légitime du pouvoir (en termes quasi… Lire la suite
BOÈCE (480-524)

Auteur :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "La « Consolation de Philosophie »" : …  . Dans cette œuvre, où alternent prose et poésie, il fait appel à la tradition de la *sagesse antique, stoïcienne et platonicienne, pour assurer la paix de son âme au sein du malheur qui l'accable. Le premier livre décrit la Philosophie apparaissant à Boèce qui, dans sa prison, se lamente sur sa disgrâce. La Philosophie explique à Boèce que son… Lire la suite
BONHEUR

Auteur :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Le bonheur en acte" : …  Est-il une autre voie ? Peut-être, et c'est ce que les philosophes appellent la *sagesse. Mais comment la penser ? D'abord par opposition à ce qui précède. Si le divertissement est un bonheur manqué, la sagesse serait un bonheur réussi. Mais comment, si le désir est manque ? S'il n'était que cela, il n'y aurait pas d'issue, en effet, pas de bonheur… Lire la suite

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Bibliographie

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T. Carlyle, « Pamphlets du dernier jour » et « Essais de critique et de morale », in The Works of Carlyle, éd. du Centenaire en 30 vol., Londres, 1896-1899

P. Charron, De la sagesse, Elzevier, Amsterdam, 1662

Chen-Houei, Entretiens du Maître de Dhŷana Chen-Houei du Ho-Tsö (668-670), trad. J. Gernet, publ. de l'École franç. d'Extrême-Orient, t. XXXI, Hanoï, 1949

Cicéron, « De natura rerum », in Opera Omnia, Amsterdam, 1724

P. Claudel, Traité de la co-naissance de Dieu et de soi-même, in Œuvres complètes, Bibl. de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1950-1968

A. Comte-Sponville, Traité du désespoir et de la béatitude, 2 vol., P.U.F., Paris, 1988

M. de Diéguez, La Caverne, Gallimard, 1974

Science et Nescience, ibid., 1970

Essai sur l'avenir poétique de Dieu, Plon, Paris, 1965

Et l'homme créa son Dieu, Fayard, Paris, 1984

Jésus, ibid., 1985

Une histoire de l'intelligence, ibid., 1986

« L'Ecclésiaste », in Ancien Testament

Eckhart (Maître), Traités et sermons, trad. P. Petit, 5e éd., Gallimard, 1942

Érasme, Éloge de la folie, trad. P. Mesnard, Nancy, 1965

A. France, Les dieux ont soif, L'Île des Pingouins, in Œuvres complètes, Cercle du bibliophile, Paris, 1977

J. W. von Goethe, Les Conversations de Goethe avec Eckermann, trad. J. Chuzeville, Gallimard, 1949, nouv. éd. 1988

M. Heidegger, Sein und Zeit, 1927 (L'Être et le temps, trad. E. Martineau, Authentica, Paris, 1986)

Was ist Metaphysik ?, 1929 (Qu'est-ce que la métaphysique ?, trad. H. Corbin, Gallimard, 1938)

Saint Jean de la Croix, « Cantique spirituel », « La Montée du mont Carmel », « La Nuit obscure », in Obras, Burgos, 1929-1931

S. Kierkegaard, Traité du désespoir, trad. R. Ferlow et J.-J. Gateau, Gallimard, 1932

É. de LBoétie, Le Discours de la servitude volontaire, Payot, 1976

T. E. Lawrence, Les Sept Piliers de la sagesse (Seven Pillars of Wisdom, 1922), trad. C. Mauron, ibid., 1936

M. Maeterlinck, La Sagesse et la destinée, Paris, 1942

M. de Montaigne, Les Essais, in Œuvres complètes, Bibl. de la Pléiade, Gallimard, 1963

F. Nietzsche, Die fröhliche Wissenschaft (Le Gai Savoir, trad. A. Vialatte, Gallimard, 1950)

Also sprach Zarathustra (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. G. Bianquis, Aubier, Paris, 1953)

Zur Genealogie der Moral (La Généalogie de la morale, trad. H. Albert, Gallimard, 1964)

Morgenröte (Aurore, trad. J. Hervier, Gallimard, 1970)

B. Pascal, Pensées, in Œuvres complètes, éd. Brunschvicg, Hachette, Paris, 1905, éd. Lafuma, Seuil, Paris, 1963

Platon, Théétète, Phédon, Criton, La République, Ménon

Livre de la Sagesse, Ancien Testament.

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