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Écrit par : Florence BURGAT
La réflexion sur l'animalité se distingue radicalement d'une approche zoologique comme d'une approche ethnologique qui présenterait les modes de relations aux animaux propres aux diverses sociétés humaines. C'est vers le discours philosophique qu'il convient de se tourner pour appréhender ce concept supposé dire l'essence de l'animal. Dans la trad ... Lire la suiteÉcrit par : Monique CANTO-SPERBER
La notion de bien constitue la notion centrale de la philosophie morale depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xviiie siècle. En effet, le concept de bien a été traditionnellement attaché aux concepts de bonheur, de bon état de chose à maximiser, de bonnes conséquences à promouvoir ou de vie bonne. Toutes ces affiliations témoign ... Lire la suiteÉcrit par : André COMTE-SPONVILLE
Tout homme veut être heureux, et cela suffit peut-être à définir, au moins provisoirement, le bonheur : il est ce que chacun désire, non en vue d'une autre chose (comme on désire l'argent pour le luxe ou le luxe pour le plaisir) mais pour lui-même, et sans qu'il soit besoin – ni, d'ailleurs, possible – d'en justifier la valeur ou l'utilité. « À qu ... Lire la suiteÉcrit par : Sandra LAUGIER
Depuis quelques années, le care suscite une curiosité et une perplexité motivées entre autres par son nom, un terme anglais laissé non traduit, car impossible à rendre en français par un seul mot, tant il engage de notions variées : celles du soin, du souci, de la proximité, du fait de se sentir concerné, donc d'attitudes ou de dispositio ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Le terme de civisme est un terme récent. On l'a lu chez Montesquieu, où il ne figure pas : « Cet amour [des lois], demandant une préférence continuelle de l'intérêt public au sien propre, donne toutes les vertus particulières... » (De l'esprit des lois, IV, 5, éd. cit., p. 542). Le texte indiquant un effet souhaitable de l'éducat ... Lire la suiteÉcrit par : Michaël FOESSEL
Le devoir désigne une action en tant qu'elle est non seulement justifiée mais exigible d'un point de vue moral. En ce sens, le devoir est distinct de la contrainte puisqu'il n'est pas l'effet mécanique d'une pression sur la volonté mais l'expression d'une obligation conçue et acceptée comme telle par le sujet agissant. Toute la difficulté, pour ce ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Le propos de cet essai est de mettre au jour l'intention éthique qui précède, dans l'ordre du fondement, la notion de loi morale, au sens formel d'obligation requérant du sujet une obéissance motivée par le pur respect de la loi elle-même. Si je parle d'intention éthique plutôt que d'éthique, c'est pour souligner le caractère de projet de ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien JERPHAGNON
Du grec eudaimonia (bonheur). Se dit des systèmes où l'activité morale consiste dans la recherche du bonheur, tenu pour souverain bien. Les eudémonismes diffèrent selon la définition qu'ils donnent du bonheur : harmonie de diverses vertus et dispositions (Platon) ; activité noétique et éthique accompagnée d'occurrences favorables (Aristot ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique RACHET-DARFEUILLE
Parmi les débats et les réformes suscités par l'emprise sans précédent des sciences et des techniques sur le corps humain, l'euthanasie est devenue une question emblématique pour les médecins, les juristes, les philosophes et parfois les sociologues, débordant le seul angle de la légalité. L'alternative « laisser vivre » ou « laisser mourir » est ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-France MURAWA-WULFING
« Serment sur l'honneur », « homme d'honneur », « religion de l'honneur ». L'honneur est un mot bien souvent employé, un concept universellement admis, célébré. Qui ne se souvient de la lettre de François Ier à sa mère Louise de Savoie, au soir de la bataille de Pavie : « Madame, tout est perdu, fors l'honneur » ! Rien n'était perdu, do ... Lire la suiteÉcrit par : Emmanuel LÉVINAS
Dans le chapitre Infini et éthiqueDans le contexte de la connaissance où il apparut à la pensée occidentale, l'Infini absorbe le fini, se produit comme le Même surmontant l'Autre, pensée de la pensée en faisant omnitudo realitatis. Mais dans cette divinisation de l'Infini n'a-t-on pas perdu la divinité spécifiquement religieuse du Dieu qui permit à l'idée d'infini de domi ... Lire la suite
Écrit par : Étienne BORNE
Le propre du mal tient en ceci qu'il ne peut être nommé, pensé, vécu qu'en relation avec une certaine idée du bien. Qu'il n'y ait pas de bien en soi, que ce que les hommes appellent le bien soit relatif aux situations et aux cultures, et le mal se trouve radicalement relativisé, lui qui du coup peut être le bien d'hier, de demain ou d'ailleurs. Qu ... Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Étymologiquement, « morale » vient du latin (philosophia) moralis, traduction par Cicéron, du grec ta èthica ; les deux termes désignent ce qui a trait aux mœurs, au caractère, aux attitudes humaines en général et, en particulier, aux règles de conduite et à leur justification. On réserve parfois, mais sans qu'il y ait a ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques POHIER
Les expériences et les notions ayant trait à l'ordre du mal sont très diverses : depuis les sentiments plus ou moins conscients de honte, d'impureté ou de culpabilité, jusqu'au jugement moral le plus élaboré de la conscience, en passant par la transgression d'une loi (loi d'un groupe social, loi de la raison ou de la nature) ou par la conviction q ... Lire la suiteÉcrit par : Manuel de DIÉGUEZ
« Sagesse » s'entend en plusieurs sens. Est-elle vertu, savoir, prudence, génie visionnaire, don de l'esprit, puissance prophétique, science politique ? « Moïse alla s'instruire dans la sagesse des Égyptiens » signifie seulement que ce grand législateur était devenu un savant. Les Grecs ont qualifié la sagesse de vertu, afin de la distinguer de la ... Lire la suiteÉcrit par : Patrick PHARO
Plus encore que les normes, les valeurs font aujourd'hui partie de ce vocabulaire de la sociologie qui s'est progressivement imposé dans le langage courant pour désigner des idéaux ou principes régulateurs des meilleures fins humaines, susceptibles d'avoir la priorité sur toute autre considération. Ce sens actuel de la v ... Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
L'exigence de vertu s'ancre dans le désir de trouver une loi qui rendrait la répétition possible. Mais conquérir l'impassibilité, est-ce devenir un dieu ou son servile imitateur ? est-ce promouvoir la vie ou bien l'étouffer ? est-ce conquérir le bonheur ou, au contraire, ôter toute saveur à l'existence ? Bref, l'exigence de vertu peut-elle s'unive ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre Le contexte « éthique » : AristoteC'est d'abord dans le cadre d'une éthique que, pour la première fois, a conçu une analyse – subordonnée mais néanmoins distincte – du volontaire et de l'involontaire. Cette analyse, recueillie dans le livre III de l'Éthique à Nicomaque, contient en germe, outre les développements que lui donneront la psychologie médiévale et celle du ... Lire la suite
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