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SAGESSE

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2.  La sagesse dans la Bible

Les Anciens avaient représenté la sagesse sous les traits d'Athéna. C'était pensivement appuyée sur sa lance que la déesse-guerrière, née tout armée du crâne de Zeus, surgissait aux regards des mortels sous le ciseau du sculpteur ou le pinceau du peintre. Mais la reine des batailles tenait un rameau d'olivier à la main ; car la sagesse politique enseigne que la paix n'est jamais que la récompense du plus fort. La déesse incarnait également l'intelligence ; car sagesse et raison cheminent de conserve. Il ne manquait à la déesse aux bras blancs, protectrice de l'astucieux Ulysse, que d'avoir dicté des ouvrages. L'idée de transformer les Célestes en écrivains n'est apparue qu'avec le judaïsme. Le bénéfice le plus précieux que l'art de la politique a retiré de ce génial artifice a été de permettre au sage de paraître confier publiquement au ciel lui-même le soin de rédiger, par la main de ses fidèles secrétaires, les préceptes de la morale élémentaire et pratique qui assure la bonne marche des sociétés.

Aussi, dans la Bible, le sage et la divinité se partagent-ils équitablement les mérites qu'ils s'attribuent généreusement l'un à l'autre. C'est ainsi que la sagesse de Salomon est proclamée « plus grande que celle de tous les Orientaux et que toute celle de l'Égypte » (I Rois, v, 9-14 ; cf. x, 6 s., 23 s.) ; mais elle passe pour un don particulier que le roi aurait obtenu par les prières répétées qu'il n'a cessé d'adresser à son alibi et support invisible, dont il est censé tenir la plume avec le moins d'indignité possible. De même, Joseph est salué comme un administrateur avisé, mais il tient toute sa sagesse de l'inspirateur tout-puissant dont il est réputé n'être que le docile scripteur (Gen., xli-xlvii).

  Le combat contre la lettre

Ce dédoublement de la personnalité est constant chez les Prophètes, qui se laissent tellement habiter par leur double littéraire qu'ils se sentent devenir comme un objet entre ses mains. Les Grecs appelaient « enthousiasme », c'est-à-dire possession intérieure par les dieux, et les  […]

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ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

…  de l'administration, de la science et, finalement, de l'exploitation technique de la nature. *D'un autre côté, la philosophie grecque, dans ses différentes écoles, a développé un art de vivre, de se comporter à l'égard de la nature, des dieux et des autres hommes. Cet art, appelé aussi « sagesse » (sophia), exige que l'homme prenne… Lire la suite
ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Être quelconque et être suprême"  : …  caractérisations plus rigoureuses, et assez différentes l'une de l'autre, de cette science nommée *sagesse. D'une part, le philosophe est celui qui connaît le plus de choses, c'est-à-dire, commente Aristote, qui possède la science de l'universel, car celui qui connaît l'universel « connaît d'une certaine façon tous les cas particuliers qui tombent… Lire la suite
AUTONOMIE

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "Autonomie et liberté stoïcienne"  : …  c'est-à-dire dans la contrainte efficace exercée par les autorités constituées, mais dans la *sagesse, c'est-à-dire dans la distinction du Bien (la liberté du sage) et du Mal (l'esclavage des passions). De là deux conséquences : d'abord, la connaissance du Bien et du Mal est la condition de l'exercice légitime du pouvoir (en termes quasi… Lire la suite
BOÈCE (480-524)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "La « Consolation de Philosophie »"  : …  . Dans cette œuvre, où alternent prose et poésie, il fait appel à la tradition de la *sagesse antique, stoïcienne et platonicienne, pour assurer la paix de son âme au sein du malheur qui l'accable. Le premier livre décrit la Philosophie apparaissant à Boèce qui, dans sa prison, se lamente sur sa disgrâce. La Philosophie explique à Boèce que son… Lire la suite
BONHEUR

Écrit par :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Le bonheur en acte"  : …  Est-il une autre voie ? Peut-être, et c'est ce que les philosophes appellent la *sagesse. Mais comment la penser ? D'abord par opposition à ce qui précède. Si le divertissement est un bonheur manqué, la sagesse serait un bonheur réussi. Mais comment, si le désir est manque ? S'il n'était que cela, il n'y aurait pas d'issue, en effet, pas de bonheur… Lire la suite
CHEMIN, symbolisme

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Dans toute tradition religieuse ou métaphysique, l'image du chemin est un symbole de la quête de l'Être. Il s'agit probablement d'une des images les plus sacrées — ce qu'exprime bien la parole du Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean XIV, 6). De fait, que ce soit par la médiation des arts plastiques ou par celle de la… Lire la suite
CICÉRON (~106-~43)

Écrit par :  Alain MICHELClaude NICOLET

Dans le chapitre "Une sagesse pratique"  : …  *En ce qui concerne la morale pratique, elle est dominée, dans le De officiis, par le conflit apparent entre l'honnête et l'utile. Cicéron déclare s'inspirer du philosophe stoïcien Panétius dans les deux premiers livres. Mais en fait, là et surtout dans le troisième livre, il se réfère directement au platonisme pour affirmer, comme les… Lire la suite
CONTEMPLATION

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Pour la plupart des philosophes grecs, et essentiellement pour le courant de pensée qui relie le pythagorisme, Platon et le néoplatonisme, la contemplation (théôria, de Théa : déesse, et oraô : voir) désigne une attitude de connaissance qui permet à l'être humain de se libérer d'une condition commune d'esclavage du sensible, des… Lire la suite
CYRÉNAÏQUE ÉCOLE (~Ve-~IVe s.)

Écrit par :  Pierre HADOT

… *Groupe de philosophes qui tire son nom de Cyrène, d'où était originaire son fondateur, Aristippe, disciple de Socrate. Les principaux successeurs d'Aristippe furent : sa fille Arété (une des rares femmes philosophes de l'Antiquité) ; le fils de celle-ci, Aristippe Metrodidactos (c'est-à-dire le « Disciple de sa mère ») ; Hêgêsias Péisithanatos (« … Lire la suite
DE LA NATURE, Lucrèce

Écrit par :  Francis WYBRANDS

…  troubles (guerre civile, révolte des esclaves emmenés par Spartacus, massacres, paupérisation...). *La doctrine d'Épicure trouva chez Lucrèce de quoi satisfaire le besoin d'une sagesse (ou ataraxie) qui permettrait de se détacher du monde et de ses tumultes. Religion, morale, politique doivent être ordonnées en fonction de la recherche du plaisir… Lire la suite
ÉPICURE (~341-~270)

Écrit par :  Graziano ARRIGHETTI

Dans le chapitre "Sagesse et vie publique"  : …  *La solidarité et l'amitié qui, par ailleurs, étaient les éléments fondamentaux du système éthique d'Épicure, constituaient donc le lien idéal qui unissait les disciples à l'école. L'organisation pratique elle-même devait être des plus simples car tout était facilité par l'extrême frugalité de la vie que l'on menait au « Jardin ». Dans une lettre à… Lire la suite
ÉPICURISME

Écrit par :  Geneviève HÉBERT

…  les supputations de la raison, les délires de l'imagination, les illusions du désir. En ce sens, *la sagesse est de toujours suivre la nature, et ne rien chercher au-delà. Or la physique (ou connaissance de la nature) nous apprend qu'il n'y a que des atomes, susceptibles par leur mouvement de se combiner pour constituer les corps ; avec le vide… Lire la suite
FRAGMENTS, Héraclite

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Le jeu du monde"  : …  *La discorde habite le monde, et la sagesse ne saurait se réduire à la simple conciliation des opposés. Le sage est celui qui a su entendre que la nature est mesure, non mesurable à partir de nos oppositions. « Guerre (Polemos) est de tous le père, de tous le roi ; et les uns, il les désigne comme dieux, les autres comme hommes ; les uns,… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - L'homme grec

Écrit par :  André-Jean FESTUGIÈRE

Dans le chapitre "Le mal, c'est de cesser de « philosopher »"  : …  d'admettre qu'il ait cru à sa mission. Cette mission est, comme il dit, d'« agir en ami de la *sagesse » (ϕιλοσοϕε̃ιν), c'est-à-dire non pas seulement de vivre lui-même en sage, mais d'examiner les autres pour les conduire à une vie de sagesse. Nous savons maintenant, par les discussions de Socrate avec Alcibiade, avec Polos, avec Calliclès,… Lire la suite
HÉDONISME

Écrit par :  Henri WETZEL

…  au centre des préoccupations philosophiques la question du plaisir, il ne fut certes pas le seul : *sa doctrine est liée aux développements divers auxquels donnent lieu, dans la spéculation grecque, la pratique et la définition de la sagesse. À ce titre, la désignation du plaisir comme souverain bien devait produire des réactions en chaîne ; Platon… Lire la suite
ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

Écrit par :  Christian JAMBETJean JOLIVET

Dans le chapitre "Les débuts de la philosophie arabo-islamique"  : …  rattache ainsi à l'ensemble des littératures aphoristiques qui foisonnaient dans l'Orient antique : *sagesse donc plutôt que philosophie au sens technique du mot – sens restreint sans doute mais historiquement pertinent. Cependant, les régions conquises par les Arabes aux dépens des empires byzantin et sassanide au cours du ier … Lire la suite
JOB LIVRE DE

Écrit par :  André PAUL

… *Le Livre de Job est classé parmi les Écrits (Ketubim) dans les différentes Bibles, mais à des endroits qui varient (dans le canon catholique, la version syriaque le met entre le Pentateuque et le Livre de Josué, tandis que la Vulgate le place en tête des livres didactiques). Ces divergences s'expliquent en partie par les incertitudes… Lire la suite
KEYSERLING HERMANN VON (1880-1946)

Écrit par :  Bernard VALADE

… *Né à Könno, en Livonie, le comte de Keyserling appartenait à une vieille famille de la noblesse allemande installée dans les provinces baltiques. Lorsqu'il meurt, âgé de soixante-six ans, à Innsbruck, il a parcouru toute la planète et longuement visité l'Inde, la Chine, le Japon, l'Amérique. L'immense succès du Journal de voyage d'un philosopheLire la suite
LETTRES À LUCILIUS, Sénèque

Écrit par :  Francis WYBRANDS

…  64), les exigences de mener une « vie philosophique » semblent plus que jamais à l'ordre du jour. *Aucun dogmatisme dans cette suite de lettres qui ont pour but de faire progresser le disciple sur la voie de la sagesse. Épicurisme, stoïcisme et même cynisme sont exposés et mis au service d'un apprentissage progressif de ce qu'il faut savoir et… Lire la suite
MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

Écrit par :  Luc BRISSON

Dans le chapitre "Le sage et le philosophe"  : …  touchant la sagesse qui clôt l'anecdote et fait écho à ces deux passages du corpus platonicien : *« Parmi les dieux, il n'y en a aucun qui s'emploie à philosopher (philosopheîn), aucun qui ait envie de devenir sage (sophós), car il l'est » (Banquet, 204a) et « l'appeler sage (sophós), Phèdre, c'est, à mon avis du moins… Lire la suite
MÉTALLURGES

Écrit par :  Jean DELUZAN

Dans le chapitre "Métallurgie, alchimie et sagesse"  : …  transfigure. La sagesse opérant dans le cosmos établit un ordre, une harmonie. Qu'un homme devienne *sage, tout s'équilibre en lui dans les différentes parties qui le constituent : corps, âme et esprit. L'art du forgeron, comparable à celui de l'alchimiste, est un art de sagesse ; en façonnant il forme : ce qui est courbe devient droit, l'épais se… Lire la suite
MORALISTES

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Entre littérature et philosophie"  : …  au sens actuel : car à l'époque le terme leur convient, qui désigne plutôt ceux qui cherchent la* sagesse, en un sens essentiellement pratique. Ils ne s'efforcent donc pas d'élaborer une pensée systématique (ils s'en défient tout au contraire) et ne revendiquent aucune technicité, aucune compétence particulières. Ils n'écrivent pas pour autant… Lire la suite
MYTHE - L'interprétation philosophique

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Mythe et sagesse"  : …  entre le mythe et d'autres formes de discours, porteuses elles-mêmes d'autres modes de pensée. *La frontière avec la littérature sapientiale ou, plus brièvement, la sagesse, demande à être explorée avec le même soin. Même si cette littérature, dans sa forme rédactionnelle, paraît plus tardive que l'histoire des traditions et que la prophétie,… Lire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "Réflexion"  : …  que dans les œuvres de Platon. Il y a peu à tirer d'une formule comme amour (ou recherche) de la *sagesse, tant que l'acception de ce dernier terme n'est pas déterminée. Or sophia, en grec, semble avoir désigné d'abord un savoir-faire, une habileté, une réussite. La sagesse ne s'expose pas forcément dans une argumentation rationnelle,… Lire la suite
PLATON (~428 env.-env. ~347)

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "L'unité de la vertu"  : …  à commander que parce qu'elle se soumet à l'intelligible. S'il existe des vertus partielles, la *sagesse pour la partie rationnelle, le courage pour l'agressive, modération et justice sont des vertus de l'âme tout entière : la première, en tempérant chaque partie, leur permet de s'intégrer à la totalité, la seconde institue un ordre. Toute âme,… Lire la suite
PLOTIN (205-270)

Écrit par :  Maurice de GANDILLAC

Dans le chapitre "La purification"  : …  Encore faut-il qu'Ulysse, en son voyage, échappe à toutes les Circés. Qui possède un peu de *sagesse s'attardera peut-être au simple idéal épicurien ; il ne visera qu'à l'exclusion prudente de la douleur. Armés de meilleures ailes, d'autres connaîtront la rectitude stoïcienne, mais le vrai philosophe s'élève plus haut encore (V, Lire la suite
POLITIQUE - La philosophie politique

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Platon"  : …  le sens de l'honneur ; il faut écarter d'eux tout intérêt matériel ; il faut qu'ils deviennent des *sages et que, en attendant (et l'attente peut durer), ils obéissent librement aux sages, à ceux qui connaissent la place de l'homme dans le cosmos parce qu'ils connaissent ce cosmos tel qu'il est éternellement présent dans la vue (theôria)… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Des sophistes à Socrate"  : …  de l'action. Ce n'est pas que les sophistes soient ennemis de tout enseignement ; au contraire, *ils se présentent comme maîtres de sagesse (et se font payer cher leur enseignement, ce qui les exposera au mépris de Platon). Mais cette sagesse s'éprouve et se prouve dans l'action devant les tribunaux et à l'Assemblée. L'homme, certes, est doué de… Lire la suite
SAGESSE LIVRES DE

Écrit par :  Jean HADOT

Les Livres de *sagesse sont les ouvrages bibliques qui se donnent pour but d'enseigner la sagesse. On les désigne ainsi non seulement à cause de leur contenu, mais aussi parce que le mot « sagesse » (en hébreu hokmah, en grec sophia) revient fréquemment dans le texte et apparaît même dans les… Lire la suite
SAPIENCE

Écrit par :  Jean-Pierre BORDIER

… *Calque en français médiéval du mot latin sapientia signifiant science, sagesse, sapience désigne le savoir moral et philosophique reposant sur une tradition. Au sens large, on peut comprendre sous ce terme tous les écrits didactiques touchant à la philosophie morale ; mieux vaut se cantonner aux traductions, adaptations, recueils de… Lire la suite
SÉNÈQUE (~4-65)

Écrit par :  Ilsetraut HADOT

Dans le chapitre "Les œuvres en prose"  : …  de déboires que de satisfactions, notre devoir est de renoncer au forum et à la vie publique ». *C'est également à Serenus qu'est adressé le traité Sur la constance du sage (De constantia sapientis) qui défend le paradoxe stoïcien : le sage ne peut subir l'outrage. Le traité Sur la clémence (De clementia)… Lire la suite
SOHRAWARDI ou SUHRAWARDI SHIHABODDIN YAHYA (1155-1191)

Écrit par :  Christian JAMBET

Dans le chapitre "La sagesse orientale"  : …  d'un shaykh et d'un disciple, qui n'est autre que lui-même ; c'est donc un récit d'expérience. Le *sage explique que de la Face de Dieu émanent des verbes majeurs, selon un ordre hiérarchique. Ces « verbes » sont les lumières archangéliques primordiales. « Le dernier de ces verbes est Gabriel, et les esprits humains émanent de ce verbe ultime. »… Lire la suite
SOPHISTIQUE

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIGBarbara CASSIN

Dans le chapitre "De la physique à la politique"  : …  selon la bivalence du principe de non-contradiction, de l'erreur à la vérité ou de l'ignorance à la *sagesse, mais, selon la pluralité inhérente au comparatif, d'un état moins bon à un état meilleur. Protagoras, qui professe la vertu, le dit par la bouche de Socrate, qui, alors, le défend : « C'est d'une disposition à la disposition qui vaut mieux… Lire la suite
STOÏCISME

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIGUrs EGLI

Dans le chapitre "Les doctrines de l'ancien stoïcisme"  : …  peu, et que seule la morale nous concerne, signera précisément sa déclaration d'hétérodoxie. *La sagesse, dont la philosophie est l'exercice, se définit comme la science des choses divines et humaines. Logique, physique, éthique : telles sont les trois parties que distinguent en elle les stoïciens, reprenant une division déjà employée dans l'… Lire la suite
VIRTUS

Écrit par :  Jean-Paul BRISSON

… *Littéralement, la « virtus » est la qualité propre du vir, c'est-à-dire du mâle. Aussi la première acception du mot fut-elle de désigner le courage physique dont doit faire preuve le soldat sur le champ de bataille. En ce sens, la notion de virtus entre en couple avec fortuna, la chance : courage et chance… Lire la suite
VOIE, symbolique

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Traditionnellement, il faut entendre par « voie », voie d'éveil à la réalité, à ce qui est. Il est néanmoins très difficile de définir ce que les différentes traditions de sagesse entendent par « voie ». Ce terme peut y désigner à la fois la recherche de la vérité, l'attitude du chercheur, le chercheur lui-même, la méthode pour accéder à… Lire la suite
VOLONTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le contexte « éthique » : Aristote"  : …  se fait la balance de l'intellectualisme et du volontarisme, et non dans une psychologie abstraite. *Le bon usage de la volonté, c'est finalement la sagesse pratique, qu'on a appelée en latin prudentia, et qui n'est pas cette vertu à la fois habile, avare et craintive que connote le mot français « prudence ». L'ouverture de toutes les… Lire la suite

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