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Écrit par : Claude BRUAIRE
Le sens de ce terme paraît, d'entrée de jeu, nécessairement équivoque et polémique. L'absolu est le corrélat et le contraire du relatif, c'est donc une négation. Mais une notion d'où l'idée de rapport est absente est soustraite aux limitations, affranchie des variations, et désigne donc, positivement, l'achevé, le parfait. Cette ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien JERPHAGNON
Usité comme adverbe, au-delà signifie plus loin, et, comme locution prépositive, plus loin que telle limite — de l'ordre du physique, de l'imaginable, du concevable — qu'on dépasse intentionnellement. Portée à l'absolu, cette dernière intention est créatrice d'objet : pris substantivement, le terme désigne alors un autre mond ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
Selon sa signification étymologique, conversion (du latin conversio) signifie retournement, changement de direction. Le mot sert donc à désigner toute espèce de retournement ou de transposition. C'est ainsi qu'en logique le mot est employé pour désigner l'opération par laquelle on inverse les termes d'une proposition. En psychanalyse, ce ... Lire la suiteÉcrit par : Stanislas BRETON
Les spéculations, philosophiques ou théologiques, sur les « origines » sont à la fois en rupture et en continuité avec les mythes cosmogoniques. Elles s'en écartent par deux traits majeurs : accentuation du rationnel ; réflexion sur l'idée de principe. Ce type de réflexion s'oppose aux traditions légendaires en ce qu'elle réduit le détail des desc ... Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Selon Louis de Bonald, un déiste est un homme qui n'a pas eu le temps de devenir athée. Paul Hazard réplique que c'est un homme qui n'a pas voulu le devenir. Effectivement, le déisme (mot forgé au xvie s., répandu aux xviie et xviiie s.) désigne une position moyenne, à mi-chemin du théism ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien JERPHAGNON
Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée ... Lire la suiteÉcrit par : Étienne PERROT
L'illuminisme désigne un courant à la fois philosophique et religieux qui eut son apogée avec les théosophes du xviiie siècle. Il se rattache à la pensée de Plotin, du néo-platonisme, de Maître Eckhart, de Tauler, de la Theologia germanica et de Nicolas de Cues ; fidèle à l'esprit de l'évangile de Jean et de l'Apocalyp ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
Dans le chapitre Philosophies des religionsLes grandes épopées, Mahābhārata et Rāmāyaṇa, montrent dans une affabulation épique la merveille des incarnations divines. Dans le Mahābhārata, ce sont des incarnations des dieux védiques dont les héros sont des fils et aussi l'incarnation directe en Kṛṣṇa de l'Être suprême, Viṣṇu. Dans le Rāmāyaṇa, c'est l'inca ... Lire la suite
Écrit par : Emmanuel LÉVINAS
Dans le chapitre Les données historiquesLa pensée antique, fidèle à l'idéal d'achèvement et de mesure qui animait son art et sa religion, se méfie de l'infini. Marque d'une pensée obscure correspondant à un réel irréalisé, manquant de forme pour se présenter à un savoir qui puisse le contenir ou le représenter, l'infini – l'apeiron – serait indétermination, désordre, mal. Mais ... Lire la suite
Écrit par : Henry DUMÉRY
La méditation est une réflexion prolongée, guidée et soutenue par une méthode. Elle peut être savante ou philosophique, religieuse ou profane, d'expression littéraire ou spontanée. Elle porte sur n'importe quel objet de pensée, pourvu que l'esprit s'y applique avec soin, avec constance ; il y faut un effort psychologique (recueillement) et un effo ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre Mythe et philosophieIl est possible de revenir, au terme de cette enquête, à la question posée, dans l'introduction, concernant la rencontre entre la vision du monde portée par le mythe et l'exigence de la . On se bornera ici aux problèmes posés par le mythe dans la philosophie moderne et contemporaine, en gardant toutefois comme fil conducteur l'antinomie initiale d ... Lire la suite
Écrit par : Alain DELAUNAY
De nombreuses études d'ethnologie comme de philosophie comparée, d'histoire des religions comme de psychologie des profondeurs ont montré que la pensée dite « sauvage » comme la connaissance symbolique présentent une compréhension qualitative du nombre. Cette compréhension expliquerait, semble-t-il, la préséance des nombres dits « naturels » sur t ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MISRAHI
Ce n'est pas par une facile association d'idées que le concept de panthéisme évoque le nom de Giordano Bruno. Celui-ci est effectivement l'un des plus marquants parmi les philosophes de la totalité, et la chaîne qui relie Plotin à Spinoza passe nécessairement par lui. Mais cette association d'idées comporte une justification plus profonde encore, ... Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre Raison et révélationPour les Grecs, même pour qui ne voit dans la raison qu'un moyen d'atteindre un bonheur sensible qui soit stable parce que défendu contre les erreurs d'une passion aveugle, le monde est raisonnable, compréhensible sinon dans tous ses détails, du moins dans son unité. Sans doute, des accidents se produisent, la matière ne permet pas toujours que la ... Lire la suite
Écrit par : Henry DUMÉRY
L'histoire des religions indique assez bien, quoique à gros traits, comment naît une religion, comment elle meurt. Mais elle ne montre que des religions qui se succèdent, les cultes nouveaux recouvrant ou transformant les anciens. Elle ne montre nulle part un arrêt de la religion, une coupure de l'élan mystique dans l'humanité. C'est pourquoi elle ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique CASAJUS, André DUMAS, Universalis
Dans le chapitre Approche phénoménologique et théologiqueEn tant qu'essence du religieux, le sacré indique des interdits et des attachements fondamentaux pour l'existence humaine. Il se manifeste par des prohibitions et par des préoccupations, dont ni la commodité technique, ni l'explication rationnelle, ni l'institution sociale ne suffisent à rendre compte. Il fait donc intervenir d'autres éléments, qu ... Lire la suite
Écrit par : Manuel de DIÉGUEZ
Dans le chapitre La sagesse dans la BibleLes Anciens avaient représenté la sagesse sous les traits d' . C'était pensivement appuyée sur sa lance que la déesse-guerrière, née tout armée du crâne de Zeus, surgissait aux regards des mortels sous le ciseau du sculpteur ou le pinceau du peintre. Mais la reine des batailles tenait un rameau d'olivier à la main ; car la sagesse politique enseig ... Lire la suite
Écrit par : Henry DUMÉRY
Terme créé par Leibniz (cf. Essais de théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal, 1710), « théodicée » désigne la justification de la bonté de Dieu (thèse de l'optimisme), en dépit du mal inhérent au monde. En France, l'école éclectique (seconde moitié du xixe siècle) a appelé théodicée l ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Si l'on groupe sous le nom de tolérance un ensemble complexe de conduites qui comportent simultanément une appréciation négative d'une situation ou d'une démarche et la suspension de la répression de ce qui est jugé mal, on s'en forme une notion suffisante pour la vie de tous les jours. Dans les sociétés pluralistes du xxe ... Lire la suite
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