TYPES THÉORIE DES, chimie

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Il est courant pour une théorie scientifique d'être remplacée par une théorie plus large, qui donc l'englobe. La nouvelle théorie est dotée d'une plus grande extension, et prévaut aussi par un plus grand pouvoir explicatif et une aptitude à prédire davantage de résultats, à confronter avec ceux de l'expérience. La théorie des types vient ainsi s'intercaler, dans l'histoire de la chimie, entre deux autres doctrines influentes, la théorie des radicaux qui la précéda et la théorie structurale qui lui succéda. Elle s'applique principalement aux molécules de la chimie organique, c'est-à-dire aux composés du carbone C.

En 1832, Justus von Liebig (1803-1873) et Friedrich Wöhler (1800-1882) formulèrent la théorie des radicaux, sur laquelle l'influence de la philologie germanique contemporaine est patente. Ces chimistes allemands avaient identifié, à partir des formules élémentaires révélées par l'analyse – dont le tout nouveau Kaliapparat de Liebig (1830) avait fait une routine – des invariants, à l'instar des racines des mots dans un lexique. De même qu'il existe des familles de mots (comme « sable, sabler, sablonneux, ensabler... »), il existe des familles de molécules. Ainsi, le même radical apparaît dans les molécules de formule (en notation moderne) C7H5O-H, C7H5O-OH, C7H5O-Cl, C7H5O-NH2. On dénomme cette entité commune C7H5O « radical benzoyle ». Le Français Jean-Baptiste Dumas (1800-1884) et Liebig concluaient en 1837 à l'unité de la chimie : les radicaux, simples en chimie minérale, sont composés en chimie organique. Dumas avait énoncé dès 1834 le germe de sa théorie des types. Il avait reconnu l'aptitude de l'élément chlore Cl à se substituer à l'élément hydrogène H, atome par atome, dans les molécules organiques. Par exemple, l'acide acétique, de formule C2H4O2 est transformable par l'action [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'École polytechnique et à l'université de Liège (Belgique)

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KEKULE VON STRADONITZ FRIEDRICH AUGUST (1829-1896)

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 2 157 mots
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Dans le chapitre « La concaténation du carbone quadrivalent et la fin de la théorie des types »  : […] Fondée sur la capacité d'enchaînement du carbone quadrivalent, la systématisation kékuléenne des espèces organiques, mit un terme à un conflit de théories que l'on peut faire remonter aux idées de Dumas et Liebig sur les radicaux composés. En 1837, ces chimistes publièrent conjointement que la diversité des espèces organiques était réductible à une combinatoire de groupements atomiques invariables […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-august-kekule-von-stradonitz/#i_24722

Pour citer l’article

Pierre LASZLO, « TYPES THÉORIE DES, chimie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-des-types-chimie/