DUMAS JEAN-BAPTISTE (1800-1884)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Né à Alès, ce savant français contribua au premier développement de la chimie organique, en particulier de l'analyse organique. À vingt et un ans, Dumas avait déjà effectué des travaux originaux en biochimie et en embryologie ; en 1818, avec Charles Coindet, il utilisa pour la première fois l'iode pour le traitement du goitre. En 1832, il devint professeur à l'université de Paris et au Collège de France.

Il inventa une méthode de combustion pour déterminer le contenu en azote des composés organiques (1830), isola l'anthracène (1831), découvrit la formule du camphre (1832) et montra que les halogènes pouvaient remplacer l'hydrogène dans les composés organiques (1834). En compagnie de E. M. Péligot, il isola l'alcool méthylique (1834) et détermina d'autres dérivés de l'alcool (1836). Avec Justus von Liebig, il montra qu'en chimie organique des groupes d'éléments peuvent agir à l'unisson comme un seul élément. Il détermina aussi des poids atomiques qui différaient de ceux de Jöns Berzelius dont les théories devaient être remplacées par celles de Dumas et de Liebig. De 1849 à 1870, Dumas fut au premier plan de la vie politique française. Il devint membre de l'Assemblée nationale (1849) et fut plus tard sénateur, président du conseil de la Ville de Paris et directeur de la Monnaie. Il mourut à Cannes, cinq ans après son élection à l'Académie française.

—  Universalis

Classification


Autres références

«  DUMAS JEAN-BAPTISTE (1800-1884)  » est également traité dans :

CHIMIE - Histoire

  • Écrit par 
  • Élisabeth GORDON, 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Raymond MAUREL
  •  • 11 163 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre «  La détermination des masses atomiques »  : […] Laborieuse tâche fondamentale qu'accomplirent les chimistes du xix e  siècle, la détermination des masses atomiques fut d'abord l'œuvre de Berzelius dont la méticuleuse précision et l'opiniâtreté analytique ont été un modèle éclatant. Il fut l'initiateur du symbolisme des formules de constitution dont l'écriture ainsi abrégée est d'un si grand se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chimie-histoire/#i_10026

LIAISONS CHIMIQUES - Liaison et classification

  • Écrit par 
  • André JULG
  •  • 8 330 mots
  •  • 7 médias

Le problème de la nature de la liaison chimique s'est posé dès que fut entrevue la structure discontinue de la matière. Depuis l'Antiquité, chaque époque s'y est intéressée, proposant des solutions adaptées à ses connaissances. Démocrite munissait les particules de petits crochets afin de leur permettre de se lier entre elles. Le Moyen Âge, abando […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liaisons-chimiques-liaison-et-classification/#i_10026

TYPES THÉORIE DES, chimie

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 1 007 mots

Il est courant pour une théorie scientifique d'être remplacée par une théorie plus large, qui donc l'englobe. La nouvelle théorie est dotée d'une plus grande extension, et prévaut aussi par un plus grand pouvoir explicatif et une aptitude à prédire davantage de résultats, à confronter avec ceux de l'expérience. La théorie des types vient ainsi s'in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-des-types-chimie/#i_10026

Pour citer l’article

« DUMAS JEAN-BAPTISTE - (1800-1884) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-dumas/