MONDRIAN PIET (1872-1944)

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Petite Maison au soleil, P. Mondrian

Petite Maison au soleil, P. Mondrian
Crédits : Mondrian/ Holzman Trust/ Bridgeman Images

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Composition de lignes noires, P. Mondrian

Composition de lignes noires, P. Mondrian
Crédits : Stichting Kröller-Müller Museum, Otterlo, Pays-Bas. © Holzman Trust

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Composition avec grille 8, P. Mondrian

Composition avec grille 8, P. Mondrian
Crédits : Mondrian/ Holzman Trust/ Bridgeman Images

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Composition dans le losange avec jaune, noir, bleu, rouge et gris, P. Mondrian

Composition dans le losange avec jaune, noir, bleu, rouge et gris, P. Mondrian
Crédits : 2010 Mondrian/ Holtzman Trust c/o HCR International Virginia USA

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Découverte du cubisme

Au moment même où il expose Évolution, en 1911, Mondrian découvre tout à la fois Cézanne et le cubisme cézannien de Braque et de Picasso, et ce choc déclenche chez lui le processus qui le conduira à l'abstraction. Il s'aperçoit qu'on ne peut atteindre le but qu'il s'est fixé, peindre l'« universel », en personnifiant l'idée de l'absolu sur le mode allégorique comme il l'a fait dans ses toiles directement inspirées de la doctrine théosophique : personnifiée, cette idée devient « particulière », mondaine, et l'image exprime tout le contraire de ce à quoi elle aspire. Mondrian commence à comprendre qu'il ne pourra atteindre ce but en demeurant prisonnier de l'esthétique traditionnelle de l'Occident. Pourquoi ? Parce que celle-ci est fondée, depuis l'Antiquité grecque, sur les oppositions entre figure et fond d'une part, sens et forme de l'autre. Ce n'est qu'en abolissant ces oppositions que l'on pourra avoir accès à l'absolu en peinture, car elles font chaque fois retomber toute tentative pour peindre l'« universel » dans l'ordre de ce que Mondrian nomme le « particulier » (ou encore le « tragique » du sens ou l'identité de la « forme »). Dès lors, tout son art va s'employer à ce travail de sape dont l'enjeu est considérable : il s'agit de trouver le « degré zéro » de la peinture, son « essence universelle », et d'éliminer toute perception « particulière » qui serait un obstacle sur la voie de son appréhension. Logiquement, la reconnaissance de la surface du tableau en tant qu'unité impondérable de l'art pictural devient le centre de la problématique de Mondrian.

C'est d'abord embryonnaire dans ses première toiles protocubistes de 1911-1912, mais devient manifeste avec la première toile qu'il peint à son arrivée à Paris au printemps de 1912. Dans la Nature morte au pot de gingembre, II, Gemeentemuseum, La Haye, qui reprend le motif d'une toil [...]


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Pour citer l’article

Yve-Alain BOIS, « MONDRIAN PIET - (1872-1944) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/piet-mondrian/